Congo. Le département du Pool doit demeurer en paix quelle que soit l’issue du scrutin présidentiel du 21 mars 2021

Congo. Le département du Pool doit demeurer en paix quelle que soit l’issue du scrutin présidentiel du 21 mars 2021

OPINION. Dans moins d’un mois, le peuple congolais ira aux urnes pour élire la personne qui va présider aux destinées de notre pays pendant les cinq(5) prochaines années. Si cet exercice démocratique est une expression positive dans la vie de notre nation, il est parfois source d’inquiétude, de désespérance et de traumatisme pour une partie de la population du département du Pool. Alors que, dans les autres départements du Congo, les gens vivent en harmonie et dans la paix absolue, depuis plusieurs années, le département du pool ne vit pas dans la quiétude totale à cause des crises et troubles qui s’y passent de manière répétitive. Le département du pool est tous les temps sur les bas cotés de la république. Il connait un cycle infernal de violences et de désolation sans commune mesure. Si les causes de cette instabilité sont multiples et liées à la politique, il nous incombe aujourd’hui, nous hommes politiques, de créer des conditions qui feront que plus jamais ce département ne replonge dans ce que le congolais a pris l’habitude d’appeler par << la bêtise humaine >>. Il est connu de tous que le département du pool souffre parfois du fait de la naïveté et des décisions politiques hasardeuses et irréfléchies que prennent ses filles et fils. Les fils du pays en général et ceux natifs du pool en particulier devraient se mobiliser autour de la cause de ce département pour que celui-ci retrouve les repères d’antan. Il est temps : – de bannir l’ethnocentrisme et le repli identitaire d’où qu’ils viennent, – de prôner et promouvoir le vivre ensemble ; – de combattre le messianisme politique qui est devenue l’arme d’aliénation et d’embrigadement d’une partie de la jeunesse de ce département. Le Congo d’abord, le Congo pour toujours Paris, le 25 février 2021 Henri Blaise NZONZA Président de la Nouvelle Dynamique pour le Congo

Scrutin présidentiel patinant et décapant pour Ahmed Gaïd Salah

Scrutin présidentiel patinant et décapant pour Ahmed Gaïd Salah

TRIBUNE. Nul ne peut ignorer que le Chef d’Etat-Major algérien, Ahmed Gaïd Salah, a plongé son pays dans un vide Constitutionnel dont il en porte l’entière et unique responsabilité. Non satisfait d’écraser la contestation par l’arrestation de centaines d’Algériens pour des faux délits d’opinion et par des limitations croissantes aux libertés de manifestation, de réunion et d’expression, le généralissime Gaïd affiche publiquement son arbitraire tout en souhaitant rétablir le confortable statu quo qui accorde la prééminence du pouvoir militaire sur celui du pouvoir civil. La campagne électorale pour la présidentielle a pris fin le 08 décembre 2019 a été marquée par un rejet massif du scrutin par le peuple algérien mais aussi par une intensification féroce de la répression comme l’ont confirmé les organisations de défense des Droits Humains Amnesty International et Human Rights Watch (HRW). Force est d’admettre également que la contestation de cette présidentielle algérienne dépasse les frontières de ce pays. Ainsi, les expatriés algériens ont manifesté, les 07 et 08 décembre 2019, devant les consulats de leur pays, que ce soit à Bobigny, à Créteil, Blois, à Paris, à Lyon, à Montpellier, à Saint-Etienne, à Reims, à Nanterre, à Créteil, à Caen, à Lyon, à Bordeaux, à Marseille, à Nantes, à Rennes, à Lille, à Strasbourg, à Saint-Etienne, Toulouse et dans d’autres villes françaises mais aussi à Londres, Lausanne, à Bruxelles, à Milan, Madrid et alicante, pour dénoncer le déroulement de cette présidentielle. Ces manifestations ont fait que l’opération de vote à l’étranger tourna au fiasco. Des contestations ont même été perçues au Maroc où pour la seule ville de Fès un couple algérien a protesté avec des pancartes critiquant un scrutin au résultat déjà tranché par les généraux. Le monde attend avec impatience le jour du scrutin, à savoir le 12 décembre 2019, pour savoir si les Algériens iront voter et si les chiffres de la participation seront fiables ou contestés. Toutefois, la grande crainte est qu’il y ait des dérapages le jour du scrutin et verseraient l’Algérie dans un désordre chaotique. Chose certaine est que ce vendredi 13 décembre 2019, ils seront toujours aussi nombreux à manifester, comme tous les vendredis, pour exiger leur droit à une transition effective vers une authentique démocratie. Quel que soit le vainqueur de l’élection présidentielle du 12 décembre 2019 en Algérie, au cas où celle-ci se tienne, il devra batailler pour asseoir sa légitimité et ce, sous les ordres d’Ahmed Gaïd Salah. Au final, l’Algérie est bien un Etat gérée par une mafia, pour ne pas dire des voyous, depuis 1962. Dans ce pays, la justice n’existe pas et c’est la loi du plus fort qui est toujours appliquée. Farid Mnebhi.