Prix Découvertes RFI 2018: les inscriptions sont ouvertes

L’appel à candidatures pour la 38ème édition du Prix Découvertes RFI est ouvert depuis jeudi 15 à tous les artistes ou groupes musicaux professionnels d’Afrique, de l’Océan Indien et des Caraïbes. Le lauréat de cette compétition, qui met en avant les nouveaux talents musicaux du continent africain, bénéficiera d’un prix de 10 000 euros, d’une tournée en Afrique et d’un concert à Paris. Mais avant, les candidats ont jusqu’au 1er juillet 2018 pour envoyer leurs candidatures. Ils doivent disposer d’une page personnelle sur Internet, sur les réseaux sociaux ou sur une plateforme musicale (Spotify, SoundCloud, Apple Music etc.) incluant un minimum de quatre titres en écoute. A noter que ce prix, organisé en partenariat avec L’Institut français, l’Organisation Internationale de la Francophonie, la Sacem et Ubiznews, a contribué au lancement de nombreux artistes qui ont depuis conquis un public international. A l’instar de Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Amadou et Mariam (Mali), Rokia Traoré (Mali),Didier Awadi (Sénégal), Soul Bang’s (Guinée), entre autres. Patricia Engali
L’artiste malien M’bouillé Koité, lauréat du Prix Découvertes RFI 2017

Le vote du jury présidé cette année par SINGUILA, artiste français d’origine congolaise , a retenu le 9 Novembre 2017 l’artiste malien M’bouillé Koité, lauréat du Prix Découverte RFI 2017. Il a devancé dans les votes, la rappeuse Ami Yerevolo, elle aussi d’origine malienne et le Mauricien, Hans Nayma. Agé de 27 ans, M’bouillé Koité est un brillant jeune talent, Issu d’une famille de griots et musiciens. En 2008, il entre à l’Institut National des Arts. Deux ans plus tard, il sort diplômé de la section musique. En 2014, il est remarqué dans le télé crochet » Island talent Africa ». En 2016, il obtient le Trophée Tamani d’or « révélation » et le trophée Africa-Show Meilleur Artiste du Mali. Depuis ce jeune griot n’a cessé de faire du bonheur à ses fans et à tous ceux qui militent pour le retour aux sources de la musique africaine. Notons qu’auparavant le comité d’écoute du Prix Découvertes RFI avait sélectionné 10 finalistes de l’édition 2017 ci-après: Ayôdélé (Benin), Willy Baby (Togo), M’bouillé Koité (Mali), Lab’l (Cameroun), Hans Nayna (Ile Maurice), OMG (Sénégal), Prince Mo (Togo), Sarro (Sénégal), SO-S Def (Guinée), Ami Yerewolo (Mali). Pour la petite histoire Le Prix Découvertes est l’occasion chaque année de mettre en avant les nouveaux talents musicaux du continent africain. Au cours des années, ce Prix a récompensé des artistes aussi divers et talentueux que tels Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Rokia Traoré (Mali), Didier Awadi (Sénégal), Amadou et Mariam (Mali) ou Maurice Kirya (Ouganda) Casimir Zoba « Zao », Ange Linaud (Congo), etc… Il jouit maintenant d’une vraie notoriété à travers le monde. Son Jury, composé de professionnels, est chaque année présidé par une personnalité. De Jacob Desvarieux à Youssou N’Dour, Angélique Kidjo, Passi, Kery James, Richard Bona, Asalfo et Fally Ipupa, les présidents du Prix Découvertes RFI apportent leur caution et leur expérience à son rayonnement. Le lauréat bénéficie de 10 000 euros, d’une tournée en Afrique et d’un concert à Paris. RFI et leurs partenaires sont des acteurs engagés auprès du lauréat et lui offrent un soutien professionnel, une promotion sur leurs antennes et leurs sites web. Le Prix Découvertes RFI est organisé en partenariat avec la SACEM, L’Institut Français, l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’UNESCO, Ubiznews et Deezer. Avec RFI
Angélique Kidjo: « il est temps que les chefs d’Etat (africains) se rendent compte que les populations changent »

L’émission « Internationales », proposée par TV5MONDE et RFI avec quotidien Le Monde, et désormais présentée par Françoise Joly, a fait sa rentrée dimanche 10 septembre dernier avec l’artiste engagée Angélique Kidjo qui s‘est exprimée sur nombreux sujets actuels. Connue pour son franc-parler, l’ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef a livré son appréciation de l’actualité internationale, en particulier africaine, en toute franchise. Réagissant à un extrait d’un petit film de l’Unicef sur la Syrie parlant d’enfants, de guerre et d’exode, l’artiste à la carrière internationale a déclaré en des termes très durs que « cette indifférence de la vie humaine qu’ont les hommes de pouvoir, c’est quelque chose que nous devrons combattre. Parce que, c’est nous qui les mettons en place ». La chanteuse et compositrice a estimé que « s’il y a une démocratie et qu’on a choisi quelqu’un qui ne nous plaît pas, il faut qu’on aille dans la rue pour lui dire de partir; parce qu’on n’a pas envie que cette personne tue nos enfants ou d’autres personnes ». Malheureusement, a-t-elle déploré, « tous autant que nous sommes, nous sommes complaisants et cette situation perdure. Les enfants et les femmes en sont les premières victimes. Je crois qu’on a pris l’habitude d’être silencieux ». Angélique Kidjo est persuadée que « si aujourd’hui on décide de ne plus être silencieux en tant société civile et citoyens du monde, je crois que les conflits s’arrêteraient et que les enfants ne seront plus dans cette détresse qu’on vient de voir ». Sur la limitation des mandats présidentiels réclamée par l’opposition au Togo, la chanteuse a déclaré: « je suis absolument pour (la limitation des mandats) parce que le peuple a besoin plus de démocratie et de transparence. Et ce n’est pas seulement au Togo que ce phénomène va se répéter, c’est partout en Afrique », a-t-elle assuré. « Au Bénin, on a réussi à partir de la dictature communiste que j’avais fui à la démocratie aujourd’hui, sans aucun bain de sang. On a réussi à le faire parce qu’on a réussi à se parler et à se comprendre », a expliqué la star africaine jugeant donc qu’« il est temps que les chefs d’Etat, qui restent ad vitam aeternam au pourvoir, se rendent compte que les populations changent ». Pour Kidjo, il est évident que s’ils ne partent pas d’eux-mêmes, les populations les forceront à changer. Mais ce qui la désole, c’est que ce scénario va se passer dans un bain de sang. Il se trouve qu’elle déteste les vies qui se perdent inutilement alors qu’il suffit seulement d’un bon sens pour dire : « je suis resté suffisamment au pouvoir je vais partir », a-t-elle affirmé.
L’OIF, RFI et RSF lancent le Prix francophone de l’innovation dans les médias

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Radio France internationale (RFI) et Reporters sans frontières (RSF) ont lancé mardi 15 septembre « Le Prix francophone de l’innovation dans les médias », qui sera remis en mars 2016. Ce prix, qui récompensera les innovations dans les contenus, les usages et dans les modèles économiques ou d’organisation, s’adresse à tous les médias (radio, télévision, presse écrite et nouveaux médias) des 57 Etats et gouvernements membres de la Francophonie ayant développé des offres innovantes prenant en compte les nouveaux modes de consommation et d’accès à l’information. Dans un communiqué dont nous avons eu une copie, les organisateurs expliquent que les lauréats seront désignés par un jury composé de représentants des partenaires ainsi que de personnalités issues du monde des médias francophones et qu’ils bénéficieront d’une dotation de 10 000 euros (1er Prix), 6 500 euros (2e Prix) et 3 500 euros (3e Prix) destinée à consolider le développement de leur entreprise. Il est à signaler que les candidatures sont ouvertes du 15 septembre au 15 décembre 2015 sur les sites Internet de l’Organisation internationale de la Francophonie, de RFI et de Reporters sans frontières. « Par cette 1ere édition du Prix francophone de l’innovation dans les médias, les trois partenaires souhaitent encourager un secteur en pleine évolution, incubateur d’idées et de talents. L’innovation doit en effet contribuer à renforcer la liberté de la presse et le droit à l’information des populations, valeurs défendues par les trois organisations », indique-t-on de mêmes sources. Patricia Engali avec CP