République du Congo : la Banque africaine de développement accorde à Ecobank Congo une garantie de dix millions d’euros pour dynamiser le financement du commerce

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 13 février 2026 à Abidjan, la mise en place d’une facilité de garantie de transaction pour le financement du commerce d’un montant de dix millions d’euros au profit d’Ecobank Congo. Cette facilité vise à renforcer les capacités de financement du commerce de la filiale congolaise du Groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Grâce à cette garantie, la Banque africaine de développement pourra couvrir jusqu’à 100% du risque de non-paiement supporté par les banques lors de la confirmation des lettres de crédit et d’autres instruments similaires émis par Ecobank Congo. L’objectif est de faciliter les opérations de commerce international et de sécuriser les transactions dans un contexte où l’accès aux financements demeure un défi pour de nombreuses entreprises locales. « Cette garantie de transaction illustre l’engagement constant de la Banque africaine de développement à renforcer la capacité des banques africaines à soutenir le commerce international, a déclaré Lamin Drammeh, responsable de la Division du financement du commerce au Groupe de la Banque. A travers ce mécanisme de partage de risque, nous contribuons à fluidifier les échanges, à réduire les contraintes de liquidité et à offrir aux entreprises congolaises, en particulier les PME un meilleur accès aux marchés régionaux et internationaux.» La garantie permettra de soutenir des secteurs clés de l’économie congolaise, notamment le commerce en général et les technologies de l’information et de la communication. Les services, le transport, la santé, l’éducation ainsi que le commerce de produits alimentaires de première nécessité tels que l’huile ou le sucre, seront également pris en compte. Ces appuis permettront de couvrir les besoins à court terme du pays, dont le tissu industriel ne répond pas encore entièrement à la demande locale. « Cette garantie renforce significativement notre capacité à accompagner nos clients dans leurs opérations de commerce international, a souligné Monsieur Olivier Brou Kouamé, directeur général d’Ecobank Congo. Elle nous permettra d’offrir des solutions plus compétitives aux entreprises congolaises, notamment les PME, et de contribuer activement au dynamisme de l’économie nationale. »a-t-il conclu. Les principaux bénéficiaires de cette garantie seront les PME et autres entreprises locales engagées dans le commerce international et clientes d’Ecobank Congo. Une attention particulière sera accordée aux entreprises dirigées par des femmes et des jeunes ainsi qu’aux acteurs évoluant dans le secteur de la croissance verte. Une convention sera signée entre la Banque africaine de développement et Ecobank Congo et précisera les modalités de mise en œuvre de cette facilité, les critères d’éligibilité des transactions, les responsabilités de chaque partie, les exigences en matière de reporting ainsi que la conformité environnementale, sociale et climatique. Banque africaine de développement
Pointe-Noire : Archange MOUYAMI, une ambition structurée pour Lumumba 1 (Congo)

PORTRAITS POLITIQUES: À l’aube des élections législatives de 2027, une nouvelle figure émerge sur l’échiquier politique de la République du Congo. Archange MOUYAMI, originaire de Pointe-Noire, ne se contente pas de porter un discours de changement ; il s’appuie sur une expérience concrète du terrain économique pour proposer une vision véritablement transformatrice. Entre la France et le Congo, ce leader de la nouvelle génération entend prouver que la gestion rigoureuse d’une entreprise constitue un véritable laboratoire pour la gestion de la cité. Un parcours académique et professionnel d’excellence Formé aux exigences du management international (détenteur d’un Master), Archange MOUYAMI a très tôt fait le choix de l’action. Sa trajectoire se distingue par une polyvalence rare. Dans le secteur logistique, il a fondé Empire Fret Service, une structure qui facilite les échanges et le transport, un secteur vital pour le développement économique. Parallèlement, conscient que le capital humain est la première richesse d’une nation, il a lancé Archange Consulting, un cabinet dédié au coaching et à l’orientation de carrière. Ce volet de son activité témoigne d’une volonté profonde : accompagner la montée en compétences des cadres et des jeunes professionnels congolais. La culture comme vecteur d’unité L’influence d’Archange MOUYAMI ne s’arrête pas aux frontières de l’entreprise. À traversson label Empire Production, il s’investit dans l’industrie musicale et créative. Pour lui, laculture n’est pas qu’un divertissement, c’est un levier de soft power et un espace de dialoguepour une jeunesse en quête de modèles et de réussite. Le NPPDC : un nouveau souffle politique pour 2027 L’année 2025 marque un tournant avec la création du Nouveau Parti Politique duDéveloppement Congolais (NPPDC). Ce mouvement, qu’il préside, naît d’un constat simple :la nécessité d’une offre politique pragmatique, axée sur l’unité et la prospérité partagée.C’est avec cette bannière qu’Archange MOUYAMI se prépare à solliciter les suffrages deshabitants de la circonscription de Lumumba 1 lors des législatives de 2027. Son programmerepose sur une promesse de « développement par l’exemple », visant à importer l’efficacité dusecteur privé dans la sphère publique pour répondre aux besoins concrets des populations. Conclusion : Archange MOUYAMI incarne ce « double profil » d’homme d’affaires etd’homme d’État en devenir. Sa candidature pour Lumumba 1 représente bien plus qu’uneambition personnelle ; c’est le symbole d’une jeunesse congolaise formée, expérimentée etprête à prendre ses responsabilités pour la transformation sociale et économique de son pays.
Les enjeux de la gestion énergétique en République du Congo (lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. Faite d’une histoire complexe depuis la fin de la guerre de 1997, la problématique de l’électricité, malgré la libéralisation du secteur amorcée, des efforts consentis et des réactions aux révélations des journalistes, fait face à des défis persistent, notamment la gestion opaque de la société E2C. Dans ces conditions, il est impossible de faire l’économie la nécessité d’améliorer le cadre légal et la gouvernance pour assurer la sécurité énergétique du pays. La gestion énergétique au Congo est marquée par des défis structurels et des incohérences dans les politiques sur l’énergie. Pour la petite histoire, à la fin de la guerre de 1997, le vainqueur Denis Sassou sur Pascal Lissouba avait nommé, Jean-Marie Tassoua au poste de Ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique en octobre 1997. Dans la foulée, celui-ci avait contacté EDF pour réhabiliter le réseau électrique et des ouvrages de production. EDF avait chiffré ses services à 300 milliards de francs cfa. La situation financière d’antan ne permettant pas d’accéder à cette requête, M. Sassou avait instruit M. Tassoua de se débrouiller avec les cadres de la SNE, les nouveaux recrus proposés par le front 400 d’Okombi et le duo (Marcel Ntsourou, gouverneur civil et militaire de Pointe Noire et cogestionnaire des fonds avec Pacifique Issoïbeka) pour relancer la machine électrique. Ce duo avait donné, dix milliards de FCFA, des véhicules de marque Discovery et Toyota Hilux à Jean Marie Tassoua pour le job. Avant le 15 décembre, les agents de la SNE et les ex-combattants du front 400 ont réalisé l’exploit d’achever le rétablissement de l’électricité à Brazzaville, Dolisie et les autres zones faisant partie du réseau national sud dans un délai de 45 jours (15 décembre). Le nord du pays fut alimenté par des groupes électrogènes avec des coûts de fioul très élevés. M. Sassou, lucide à l’époque, avait ordonné, en janvier 1998, à M. Tassoua de finaliser les études du barrage d’Imboulou, de boucler les négociations du financement (chinois) et celles avec le FMI pour un accompagnement postconflit du pays. Puis vint la libération du système énergétique. Libéralisation du secteur énergétique La libéralisation du secteur énergétique par un cadre juridique évolué et l’incitation à des financements privés ont conduit à des missions, en République tchèque en 1999 soldée par la construction de la centrale à gaz de Côte Mateve aujourd’hui concédée au sulfureux Turc Aska et Cie avec la complicité de Maxime Gandzion qui s’est sucré sérieusement, en Chine (septembre 1999), aux États-Unis (août 2000), en Allemagne et en France (2001), en Afrique du Sud et auprès des grandes sociétés comme Escom qui était la première société d’électricité en Afrique en taille et en ressources. Elle était le réseau nᵒ 1 en 400 V de transport transnational de la RDC, du Zimbabwe, de la Namibie, et de la République sud-africaine… Sous la supervision du D.G., le colonel Iwanga, les premiers échanges d’expérience avec Escom avaient abouti sur le projet de compteurs électroniques au Congo qui devrait permettre à la SNE d’optimiser ses recouvrements et d’améliorer la qualité de son réseau électrique domestique. Pour mailler le territoire national, le gouvernement se pencha du côté de la Banque mondiale, partenaire technique et historique (1998-2000 et 2023-2025) et de la société Escom. Avec l’ensemble des projets des barrages identifiés, Escom entendait investir dans la production énergétique, l’interconnexion et la distribution et le transport du courant jusqu’en République sud-africaine(RSA), qui a des besoins énormes en énergie. La Banque mondiale avait marqué son accord de principe pour accompagner ce projet très ambitieux et fédérateur. Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Rodolphe Adada, et l’ambassadeur du Congo en RSA, Jean-Pierre Ossey, et Cyrille Ramaphosa, ministre d’État chargé des questions énergétiques de l’époque, peuvent encore témoigner du manque d’engagement concret du Congo malgré la mise officieuse dans les tuyaux du lieutenant Jean Aimé Ignoumba (actuel Degascom), qui maîtrisait les problèmes énergétiques et le barrage de Sounda. En 2000, Albert Pela, frère ainé de Guy Pela, conclut un contrat d’assistance technique avec M. Marcel Zadi Kessi, fondateur de SODECI. 5 ans après la guerre Le gouvernement a pris un texte de loi nᵒ 14-2003 du 10 avril 2003 portant Code de l’électricité qui fixe le cadre d’une libéralisation progressive du service public de l’électricité. L’État peut désormais conclure des partenariats avec les opérateurs tant publics que privés. Au vu de ces textes, les ministres Ondongo, Bouya, Zonabia et Itoua ont eu la malice de se partager le pan électrique. Fort de ce texte, Collinet Makosso, avec l’appui du FMI et de la Banque mondiale, a lancé des réformes du secteur mais sous forme d’un business, à l’image des oligarques russes qui découpent des pans entiers du secteur économique sans aviser les cadres, collaborateurs et partenaires sociaux de l’ancienne SNE, devenue un matin, par décret, E2C, société de patrimoine, sans doute pour répondre à une exigence du FMI. Sauf que l’exploitant SNE n’a pas été préparé à ces nouvelles missions. Une gestion opaque E2C n’a pas un contrat de performance avec l’État, ni une convention de cession de gestion d’infrastructures avec l’État. L’État veut céder ses infrastructures dans un modèle économique de versement d’une partie de la redevance perçue par la société de patrimoine, E2C, au titre des infrastructures concédées (barrage, réseau de distribution), mais sans investissements par les concessionnaires. Rien que pour l’exploitation, ce dernier devrait percevoir des frais de gestion allant par exemple à 4 milliards de FCFA /mois pour la Senelec, soit 48 milliards l’an, sur 10 ans sans avoir investi 1 fcfa. Tout cela juste pour avoir répondu à un appel d’offres d’une valeur du dossier d’achat 5.000.000 fcfa, non versés au Trésor public. Les producteurs concessionnaires devraient percevoir une partie du prix d’achat de vente sur l’énergie produite, soit 15 fcfa, pour une production hydro. Les conséquences d’une telle décision, non aboutie, impliquent des conséquences énormes sur la garantie de l’emploi au sein d’E2C, la garantie sur l’ouvrage concédé et, naturellement, la sécurité nationale énergétique du Congo, tenue par des commerçants détenteurs de boutiques. Le 8 mai
En honneur de la République du Congo, clôturer 2025 pour renaitre en 2026

TRIBUNE. Le 31 décembre 2025, le Chef de l’Etat congolais, le Président Denis Sassou Nguesso devrait, selon la tradition, et comme il s’en est créé l’habitude officielle, le 31 décembre de chaque année, s’adresser à la Nation congolaise. Le 28 novembre dernier, pour la 67ème Journée de la République, il avait également livré un discours de circonstance. Par ces temps qui courent, les défis qu’affronte l’Etat congolais et les attentes des populations du pays sont de taille. Mais l’élan au processus des réformes engagées par le Gouvernement Congolais pour des solutions durables à ces défis et à ces attentes marque le pas. Malgré les déclarations ministérielles, la gouvernance ne semble pas avoir un impact réel sur le développement du pays. Les indicateurs économiques montrent une croissance modérée. La pauvreté, la corruption et les inégalités persistent. De même, la dépendance excessive au secteur pétrolier qui représente 50% du PIB et 80% des exportations. Les pénuries d’électricité et d’eau, dans les villes, n’en finissent pas de gêner le quotidien des usagers de ces produits. Et les corps syndicaux, représentant des intérêts des travailleurs, grognent. Une situation qui pourrait, au bout du compte, ébranler la confiance des populations et ainsi mener à un déclin de l’efficacité des autorités. Dans cet environnement socio-économique congolais marqué par des efforts insuffisants du Gouvernement pour assurer la relance, une attitude est incompréhensible. Celle de la tendance persistante des dirigeants consistant à ignorer royalement les contributions au développement du pays, sans cesse avancées par les forces de l’opposition et de la société civile, aussi bien de l’intérieur du pays que de la diaspora. Comme, assurément, dans tous les États du monde, l’année 2025 se termine, en République du Congo, avec des difficultés non totalement soldées qui s’ajouteront à celles de 2026. Il va sans dire que 2026 étant une année électorale, en République du Congo, avec les présidentielles du mois de mars, les regards des dirigeants seront beaucoup plus axés vers les efforts de reconduction au pouvoir de leur candidat que tournés du côté de la solution aux préoccupations pendantes. D’où la nécessité de cette pause nationale, avant les présidentielles, que des forces nationales attachées au progrès et à la concorde, dans le pays, appellent de leurs voeux, depuis quelque temps. Cela, pour mieux asseoir le présent en le réparant et bien préparer les lendemains de la République. Si l’on y prend garde, les questions non tranchées, en 2025, risqueraient de se poser, à nouveau, en 2026, en dépit des élections présidentielles qui approchent. Dans l’hypothèse de la reconduction tant recherchée, à coup de forte propagande, du candidat du pouvoir par ses partisans, la République court le risque d’une poursuite des mêmes habitudes, des mêmes méthodes et d’identiques manières d’être tenue, comme jusqu’au soir des présidentielles, puisque, dans leur grande majorité, les hommes d’avant descendants, seraient quasiment tous là, dans l’équipe montante. Pour me redire, avec humilité et respect à l’égard des potentiels candidats à ces présidentielles de 2026, une pause nationale, avant celles-ci, pourrait être bénéfique afin d’amener la Nation à réfléchir aux défis actuels en vue des solutions durables. Renforcer, par ailleurs, la cohésion nationale et la confiance entre les citoyens et les dirigeants. Préparer, en partage, et avec sens de responsabilité, l’avenir du pays. Il en découlerait un engagement des dirigeants à mettre en œuvre l’ensemble des décisions et d’actes en réponse aux problèmes. Des milieux politiques congolais avanceraient que l’idée d’une pause nationale que réclameraient l’opposition et la société civile, avant les présidentielles de mars 2026, viserait une opportuniste bousculade pour se partager des postes ministériels avec le pouvoir du Président Denis Sassou Nguesso aux fins de profiter de l’opération et s’en mettre plein les poches. Une affirmation que j’estime légère, parce que non fondée. Ne reposant pas sur une volonté affichée de l’opposition et de la société civile de s’asseoir à la même table du Gouvernement pour des désastreuses postures des volontés de s’approprier des postes en vue de l’enrichissement. Il est vrai que des acteurs politiques congolais pourraient instrumentaliser l’idée d’une pause nationale pour des velléités des gains personnels au détriment des causes nationales. Encore faudrait-il le prouver. Aussi est-il plus indiqué de juger les conseils de l’opposition, non sur la base des procès d’intention et de suppositions, mais sur les faits réels. Le pouvoir actuel à Brazzaville semble avoir la main lourde pour engager des réformes, notamment celles qui touchent à la transparence de la gouvernance financière du pays. La République du Congo est riche en ressources naturelles, mais leur gestion ne sert pas à fond les intérêts de la communauté nationale. Des compatriotes, spécialistes des questions monétaires et financières reviennent, avec insistance, sur le dénuement et la sécheresse du Trésor Public pour stigmatiser la destination des fonds publics, tirés des revenus nationaux, vers les Banques privées. Le Gouvernement n’a en jamais démontré le contraire. Enfin, bon nombre de Congolais, et non des moindres, sur l’arène politique congolaise, laissent entendre que toute idée d’une perspective de pause nationale ou d’un dialogue national sans exclusive, devant déboucher sur une gestion des élections présidentielles différentes de l’actuelle, par une commission électorale, réellement indépendante, est une vue de l’esprit, une illusion. Donc irréalisable, aux circonstances présentes. Soit. Mais, en citoyen aimant intensément son pays, je continue d’en appeler à la grandeur et au sens du devoir national du Président Denis Sassou Nguesso pour créer les conditions d’une autre manière de gouverner le pays. Dans les heures qui suivront l’année 2025 va se clôturer. Tout en ayant des pensées pour des compatriotes qui s’en sont allés, puisse ceux en vie, sans exception, en leurs rangs, statuts sociaux, postes, grades et fonctions, sur l’étendue du territoire de la République du Congo et au sein des diasporas, trouver ici l’expression de mes vœux les meilleurs, pour la nouvelle année 2026. Une année que j’espère ne pas entrainer d’autres conflits, des tensions et une incertitude, dans un monde déjà instable. Paris 26 décembre 2025 Ouabari Mariotti
La République du Congo s’engage à réduire les risques climatiques et à renforcer les infrastructures en milieu urbain

La Banque mondiale a approuvé (récemment, Dnr) un financement de 60 millions de dollars pour le Projet de renforcement de la résilience urbaine(PRRU)visant à réduire les risques d’érosion et d’inondation et à améliorer l’accès à des infrastructures et à des services résilients au changement climatique et durables dans certaines zones de Brazzaville et de Pointe-Noire, les deux principales villes de la République du Congo. Le projet adopte une approche multisectorielle, en orientant les investissements vers la réduction des risques climatiques, les infrastructures urbaines et les équipements publics afin d’améliorer à la fois la résilience climatique et la vivabilité à Brazzaville et à Pointe-Noire. Il vise également à renforcer les institutions nationales et locales en améliorant leurs capacités de planification et de gestion urbaines résilientes. « La République du Congo se distingue comme l’un des pays les plus urbanisés d’Afrique, avec 70 % de sa population résidant dans des zones urbaines. Fait remarquable, plus de la moitié de la population du pays vit dans deux villes seulement : Brazzaville et Pointe-Noire, » a déclaré Cheick F. Kante, Directeur de division de la République du Congo. « Le pays se classe également parmi les pays les plus vulnérables et les moins prêts à s’adapter au changement climatique. D’où l’importance de ce projet pour soutenir la République du Congo dans ses efforts visant à améliorer la résilience climatique en milieu urbain. » Le projet bénéficiera directement à environ 575 000 résidents de Brazzaville et de Pointe-Noire, dont 350 000 à Brazzaville et 225 000 à Pointe-Noire. Il créera notamment plus de 450 000 jours-personnes d’emplois temporaires. Ces efforts s’alignent sur le Plan national de développement (PND) 2022-2026 du gouvernement en améliorant les infrastructures urbaines et la résilience au changement climatique tout en stimulant la création d’emplois et le développement local. « En raison d’importantes insuffisances en infrastructures à Brazzaville et à Pointe-Noire, l’augmentation des risques d’érosion et d’inondation menace une grande partie de la population et entraîne chaque année une perte de croissance économique », a expliqué Alexandra Célestin, responsable pays du Groupe de la Banque mondiale pour la République du Congo. « Ce projet permettra de combler ces lacunes en contribuant à réduire les risques climatiques, à élargir l’accès aux infrastructures et aux services, à favoriser le développement socioéconomique, à améliorer les conditions de vie et à soutenir la création d’emplois. » Le projet s’inscrit dans le cadre de l’engagement à long terme de la Banque mondiale en faveur du développement urbain en République du Congo et adopte une approche intégrée. La première composante du projet sera axée sur l’investissement dans la réduction des risques d’érosion et d’inondation ainsi que dans des infrastructures et des services durables et résilients aux changements climatiques à Brazzaville et à Pointe-Noire. La deuxième composante viendra compléter la première en soutenant les politiques de développement urbain et de gestion des risques de catastrophe, en renforçant les institutions nationales et locales concernées et en améliorant leurs capacités en matière de planification et de gestion urbaines durables et résilientes. La préparation du projet a bénéficié de l’assistance technique de la Facilité mondiale pour la prévention des catastrophes et le relèvement (Global Facility for Disaster Reduction and Recovery, GFDRR), du Fonds pour combler le déficit de financement climatique des villes (City Climate Finance Gap Fund), du Partenariat pour l’investissement dans des infrastructures de qualité (Quality Infrastructure Investment Partnership, QII) et du Centre mondial pour l’adaptation (Global Center on Adaptation, GCA). BM
La Banque africaine de développement et la République du Congo signent le protocole d’accord pour l’organisation des assemblées annuelles 2026

Le Groupe de la Banque africaine de développement et la République du Congo ont signé, vendredi 19 à Brazzaville, un protocole d’accord ainsi que le premier aide-mémoire en vue de l’organisation des prochaines Assemblées annuelles de l’institution, prévues du 25 au 29 mai 2026 dans la capitale congolaise. La cérémonie s’est tenue en présence de Anatole Collinet Makosso, Premier ministre de la République du Congo ainsi que d’autres membres du gouvernement congolais. Les Assemblées annuelles 2026, du Groupe de la Banque comprendront la 61ᵉ Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et la 52ᵉ Assemblée du Fonds africain de développement, guichet de prêts à taux concessionnels du Groupe destiné aux pays africains à faible revenu. Le protocole d’accord, qui précise le cadre juridique et organisationnel de la rencontre, a été paraphé par Ludovic Ngatsé, ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale et gouverneur de la Banque pour la République du Congo, et par Vincent O. Nmehielle, Secrétaire général du Groupe de la Banque africaine de développement. La signature du protocole d’accord et de l’aide-mémoire intervient au terme de la première mission préparatoire des Assemblées annuelles menée par une délégation du Groupe de la Banque entre le 11 et le 19 septembre au Congo. Pour le ministre Ngatsé, « cette première mission d’organisation des 61ème Assemblées du Groupe de la Banque a été utile et riche. Utile, car elle a permis aux parties d’échanger sur les cadres organisationnels mis en place de part et d’autre, en vue de disposer de structures institutionnelles dédiées … riche, car elle nous a tous permis non seulement de prendre la mesure de nos engagements, mais également de mieux connaitre les différentes tâches qui nous incombent ». Cette signature marque une étape importante dans le programme des Assemblées annuelles 2026. Elle reflète une compréhension commune des conditions nécessaires à sa réussite ainsi qu’un engagement partagé dans des domaines clés comme l’organisation logistique, la sécurité, l’accueil, les services linguistiques, l’hébergement, les transports, les technologies de l’information et les réunions statutaires. « Par la signature de ce protocole d’accord, le gouvernement de la République du Congo s’engage à fournir les biens et services nécessaires à l’organisation efficace et au bon déroulement des Assemblées annuelles, conformément aux règles et procédures de la Banque en matière de passation de marchés. Par un dialogue permanent avec le pays hôte, la Banque s’emploiera également à garantir le respect des normes de qualité des Assemblées annuelles à tout moment », a déclaré M. Nmehielle. Rendez-vous statutaire du Groupe de la Banque, ces Assemblées permettent aux Conseils des gouverneurs et à la direction de l’institution de dresser le bilan de l’année écoulée et d’adopter des résolutions stratégiques pour accélérer le développement du continent. Parallèlement à cette signature et afin de préparer efficacement l’échéance de mai 2026, les deux parties ont également officialisé le premier aide-mémoire de la mission préparatoire. Ce document a été paraphé le même jour par Sylvain Lekaka, directeur de cabinet du ministre congolais de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, et par André Basse, chef de la Division du protocole, des privilèges et immunités du Groupe de la Banque africaine de développement. Premier d’une série de trois, cet aide-mémoire détaille les travaux à réaliser par les autorités congolaises afin d’assurer une organisation fluide et offrir une expérience optimale aux représentants des gouvernements, partenaires et autres parties prenantes. Les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque attirent chaque année plus de 3 000 participants : gouverneurs et administrateurs de la Banque, partenaires du développement, philanthropes, chercheurs, acteurs du secteur privé, représentants de la société civile, médias, ainsi que les équipes dirigeantes et le personnel de l’institution. Leur tenue dans un pays membre obéit à un principe de rotation. La République du Congo accueillera les Assemblées pour la deuxième fois depuis la création de l’institution en 1964, après une première édition en 1984 à Brazzaville. Les Assemblées 2026 seront les premières à se dérouler sous la présidence de M. Sidi Ould Tah, élu le 29 mai dernier à la tête du Groupe de la Banque. La coopération entre le Groupe de la Banque africaine de développement et la République du Congo a démarré en 1972. Depuis, l’institution a approuvé des projets et programmes pour une valeur cumulée de 1,27 milliard de dollars. Le 30 juin 2025, le portefeuille actif du Groupe de la Banque au Congo comptait neuf opérations souveraines pour un engagement total d’environ 223,3 millions de dollars américains, reparti entre les secteurs suivants : transports, agriculture, finance, énergie et eau & assainissement. Afdb
La République du Congo mettra en avant sa vision stratégique en matière d’énergie avec le Premier ministre Anatole Collinet Makosso lors d’un événement consacré à l’énergie au Cap

La République du Congo sera à l’honneur lors de l’African Energy Week (AEW) 2025 : Invest in African Energies au Cap, où le Premier ministre Anatole Collinet Makosso dirigera une délégation de haut niveau représentant le président Denis Sassou Nguesso. La présence du Premier ministre souligne l’engagement du gouvernement à intégrer la croissance du secteur énergétique aux priorités nationales en matière de développement, témoignant à la fois de la stabilité politique et d’une vision claire pour une expansion économique durable. Le projet Congo LNG est au cœur de la stratégie du Congo. En août 2025, l’unité flottante de GNL Nguya, d’une capacité de 2,4 millions de tonnes par an (MTPA), a quitté Shanghai pour rejoindre la concession offshore Marine XII. Cela fait suite à l’exploitation réussie du Tango FLNG, qui a commencé sa production en décembre 2023. Ensemble, ces installations porteront la production de GNL du pays à 3 MTPA d’ici la fin 2025, renforçant ainsi le rôle du Congo en tant qu’exportateur régional de GNL. Au-delà de la production d’énergie, ces projets contribuent au développement national en générant des emplois, en renforçant les compétences locales et en créant des opportunités pour la participation du secteur privé dans les infrastructures et le transport maritime. En aval, la raffinerie de Fouta, située près de Pointe-Noire, devrait entrer en service en 2025. Avec une production annuelle de 2,5 millions de tonnes de produits raffinés, notamment de l’essence, du diesel, du kérosène et des matières premières pétrochimiques, elle réduira la dépendance du pays vis-à-vis des importations tout en soutenant la croissance industrielle et le développement du contenu local. Ce projet, associé à la modernisation en cours de la raffinerie CORAF, représente un point de convergence entre la stratégie énergétique et la politique économique, offrant aux investisseurs des possibilités de partenariats, de fourniture de technologies et de contrats de gestion opérationnelle qui contribuent à des objectifs socio-économiques plus larges. Le gouvernement investit également massivement dans les infrastructures énergétiques, notamment dans un pipeline reliant le port occidental de Pointe-Noire à Brazzaville. Ce projet, mené en collaboration avec des partenaires internationaux, améliorera l’efficacité du transport de carburant, renforcera la sécurité énergétique nationale et favorisera l’intégration régionale. Cette initiative illustre l’approche du Congo, qui consiste à combiner une planification stratégique avec des opportunités d’investissement concrètes, créant ainsi les bases d’une croissance durable à long terme. « La présence du Premier ministre Anatole Collinet Makosso à l’AEW 2025 souligne l’engagement de la République du Congo à transformer son secteur énergétique en un moteur de la croissance nationale. En développant la production de GNL, en développant les raffineries locales et en modernisant les infrastructures, le gouvernement crée un environnement propice à l’investissement tout en favorisant le développement socio-économique et la sécurité énergétique », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. AEW 2025 : Invest in African Energies offre à la République du Congo une plateforme pour présenter sa stratégie énergétique intégrée, attirer des partenariats internationaux et mettre en évidence la manière dont la croissance du secteur énergétique peut favoriser la construction nationale et la réalisation des objectifs politiques. La présence du Premier ministre Makosso montre que le pays se positionne activement comme un partenaire fiable et tourné vers l’avenir dans l’expansion énergétique de l’Afrique. African Energy Chamber.
République du Congo : TotalEnergies se voit attribuer un nouveau permis d’exploration

TotalEnergies (50 %, opérateur), conjointement avec ses partenaires QatarEnergy (35 %) et la compagnie nationale SNPC (15 %), a été attributaire du permis d’exploration de Nzombo en République du Congo. Situé à une centaine de kilomètres de la côte de Pointe-Noire, le permis Nzombo couvre une superficie d’environ 1 000 kilomètres carrés à proximité des installations de production du permis de Moho, opérées par TotalEnergies EP Congo. Le programme de travail comprend un puits d’exploration, dont le début des opérations de forage est prévu avant la fin de l’année 2025. « Cette attribution d’un permis d’exploration prometteur, avec le prospect de Nzombo, reflète notre stratégie continue d’élargissement de notre portefeuille d’exploration ciblant des prospects à fort potentiel et pouvant être mis en production en tirant parti des installations existantes. Elle confirme également notre partenariat de longue date avec la République du Congo », a déclaré Kevin McLachlan, Directeur Exploration de TotalEnergies.