Congo : les ministres interdits de voyager hors du pays sans l’aval du Président Sassou Nguesso jusqu’en mars 2026

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, aurait décidé de restreindre les déplacements à l’étranger des membres du gouvernement y compris du Premier ministre Anatole Collinet Makosso. « Denis Sassou-Nguesso a décidé d’interdire tout déplacement hors du pays à ses ministres dépourvus de missions validées par ses services. Et ce, jusqu’à la tenue de l’élection présidentielle de mars 2026 », rapporte Africa Intelligence Selon ce média reputé bien informé, « les missions ministérielles à l’étranger doivent désormais être validées par la présidence congolaise, soucieuse d’éviter les abus ». Toujours d’après la même source, cette consigne été rappelée dans une note de service diffusée courant juillet. Patricia Engali
Gabon. Oligui Nguéma éclipse le Congo et son Président ( lecture en 4 minutes )

PARLONS-EN. La préférence du Président américain, Donald Trump, d’avoir comme interlocuteur en Afrique centrale francophone le Président du Gabon Brice Clotaire Oligui Nguema, au mini-sommet USA-Afrique du 9 au 10 juillet 2025, prouve une fois de plus que la diplomatie et l’avenir du Congo ont pris une tangente incertaine que mêmes les chantres du pouvoir ne peuvent expliquer. Adoubé par Trump, Oligui Nguéma attirerait désormais vers lui minerais, sécurité et alliances, reléguant ainsi la capitale congolaise au rang de spectatrice d’un basculement régional inévitable. C’est bien Oligui Nguéma qui capte désormais les projecteurs géostratégiques. La rencontre inédite programmée à Washington entre Trump et cinq chefs d’État africains est le signe le plus clair du basculement des priorités américaines dans la région. Le Gabon, avec son manganèse, son uranium et sa façade atlantique de 800 km, devient l’interlocuteur privilégié pour sécuriser les corridors miniers critiques et contrer les influences chinoises, russes ou turques. Pendant ce temps, Brazzaville est tenue à l’écart, perçue comme un État prédateur à la dette opaque, plombée par des spreads obligataires supérieurs à 450 points de base et incapable d’offrir des garanties politiques solides hors d’une logique monarchique usée. Ainsi, tandis que Sassou s’emploie à organiser noces princières et vitrines biofuel pour prolonger la fiction d’un État moderne, la réalité du Congo apparaît pour ce qu’elle est : une architecture sophistiquée de militarisme ethnique, de rente détournée et de lignage sacralisé, désormais contournée par les grandes stratégies géopolitiques qui préfèrent investir ailleurs leur capital diplomatique et économique. Le Congo livré au tribalisme Au fil du temps, M. Sassou a consolidé son pouvoir en l’adossant à une mise en scène quasi monarchique et tribale où Oyo est devenu la capitale rituelle du régime, accueillant obsèques nationales, grandes messes officielles et même certaines rencontres diplomatiques et mystiques. Le clanisme dans l’appareil diplomatique bat son plein au point de voir des illettrés peupler nombre des ambassades du Congo. Comment expliquer, par exemple, que sur tout le personnel que compte la représentation diplomatique congolaise à Londres, seuls 2 s’expriment couramment en anglais ? Leur seul mérite, c’est d’être Mbochi… Dans cette logique de sacralisation du lignage, Denis Christel Sassou Nguesso, dit Kiki, s’est vu confier la gestion des flux pétroliers et miniers, préparé à incarner la continuité économique. Mais plus significatif encore est le rôle désormais accordé à Omar Denis Junior Bongo (ODJB), petit-fils de M.Sassou et fils d’Omar Bongo, qui, par son mariage initialement programmé pour août 2025 à Oyo puis ramené en 2026 dans le Haut-Ogooué au Gabon, entérine la fusion symbolique des deux dynasties et projette une continuité lignagère à l’échelle régionale. Ce scénario s’organise sous l’œil bienveillant de Brice Clotaire Oligui Nguema, devenu l’homme fort du Gabon, qui facilite cette recomposition tout en asseyant sa propre légitimité de protecteur du nouvel axe Sassou-Bongo. Ghys Fortuné DOMBE BEMBA
Politique : Le Président Sassou N’guesso met fin aux fonctions du ministre Fidèle Dimou

Le Président de la république du Congo, Denis Sassou N’guesso a mis fin, le 16 mars 2020, aux fonctions du ministre Fidèle Dimou qui vient d’être remplacé par Mme Ingrid Olga Ghislaine Eboukas Babakas. Le ministre Fidèle Dimou était en charge des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande jusqu’à la date de son débarquement. Ses fonctions sont confiées à Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babakas qui s’occupait du plan, de la statistique et de l’intégration régionale. Avec les nouvelles fonctions, Mme Ebouka Babakas gère en ce moment le plus grand ministère du gouvernement en termes de responsabilité. Elle est désormais ministre du plan, de la statistique, de l’intégration régionale, des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande. Dans le même élan, le président de la république a procédé à la nomination d’un ministre délégué. Monsieur Ludovic Ngatsé qui fait ses premiers pas au gouvernement est de ce fait nommé ministre délégué, chargé du budget, auprès du ministre des finances et du budget, Calixte Nganongo. Florent Sogni Zaou