Françafrique/Exclusif. Macron en « Business class premium »

Première escale: Yaoundé, où il aura un tête à tête avec Paul Biya. Le Medef, au cœur de ces arrangements économico diplomatiques, a mis en avant la diplomatie économique, sous l’appellation de la « francophonie économique ». Est-ce donc le patronat français qui aurait également suggéré les escales de Brazzaville, Kinshasa, Libreville, Cotonou et Abidjan, au cours de ce voyage marathon de Macron? En ce qui concerne la période de ce voyage, ce sera, croît savoir une source diplomatique, avant la fin de ce mois de juillet 22 voire août 22. Seul souci pour le locataire de l’Elysée: le culte du secret à la chinoise qui doit entourer ce voyage, essentiellement économique, pour ne pas réveiller les milieux de l’opposition et de la société civile en France et en Afrique. Une chose est possible, Paris pourrait éviter d’y évoquer des sujets qui fâchent: succession de Paul Biya, déjà présenté par ses hommes liges comme futur candidat à la présidentielle de 2025, affaire Kamto, gestion gouvernementale de la crise anglophone… Si les étapes de Brazzaville, Kinshasa et Libreville sont retenues, probablement que les discussions sur les dossiers économiques mettront entre parenthèses les problèmes congolo congolais (cas Moukoko et Okombi, héritier successoral au cas où le Chef venait à prendre sa retraite politique en 2026(j’en doute) ou gabono-gabonais( affaire Jean Ping, héritier successoral au moment où Ali hésite entre son repos médical et le passage de témoin à son fils…). Idem à Cotonou où les entreprises françaises ont perdu du terrain, sous le regard complaisant de Patrice Talon… Traditionnellement, les énormes potentialités économiques des pays africains francophones ont d’abord bénéficié aux hommes d’affaires français qui, sans compétition véritable, raflaient la mise. Depuis l’arrivée des plus offrantes et mieux disantes chinoises dans les pays du pré carré français, la donne a changé. Des pratiques aux quelles ne s’accomodent pas certains hommes d’affaires français. Surtout lorsqu’elles contribuent à leur faire perdre du terrain en ces temps où la France subit elle-même durablement les conséquences économiques de la crise en Ukraine. Ah oui, les temps sont durs pour tout le monde! Certainement que Achille Mbembe, l’intellectuel camerounais devenu l’égérie de Macron en matière de politique africaine,et, dans une moindre mesure, l’écrivain congolais Alain Mabanckou, seront obligés de se mettre en congé technique, le temps que le vieux dicton anglo-saxon « business is business » prime sur la politique, afin que l’acte de décès de la FrançAfrique, que voulait signer Jean- Marie Bockel, soit, pour l’instant, une possibilité peu envisageable. Par A.Ndongo
Accueil chaleureux du Président Français par le Roi Mohammed VI du Maroc pour sa première visite au Maghreb

Comme annoncé, l’avion présidentiel français a atterri à l’aéroport de Rabat-Salé, ce mercredi 14 juin 2017. A sa descente de l’avion, le Président français, Monsieur Emmanuel Macron, et son épouse, Madame Brigitte Macron, ont été accueillis par le Roi Mohammed VI, Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma et de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Keltoum. Au Palais Royal de Rabat, les deux Chefs d’Etat ont eu un entretien en tête-à-tête portant sur des sujets d’intérêt commun. A l’issue de cet entretien, le Président Emmanuel Macron a déclaré à la presse internationale et nationale « avoir été très touché par la marque d’amitié du Roi du Maroc et souhaiter la consolidation de la politique culturelle, linguistique et éducative liant la France et le Maroc ». Le Chef de l’Etat Français a également affirmé son entente parfaite avec le Roi Mohammed VI sur la situation en Libye, au Sahel, en Afrique et sur la crise du Golfe mais aussi sur la lutte contre le terrorisme et toutes les formes de son financement. S’agissant de la situation à Al Hoceima, le Chef de l’Etat Français a indiqué que « le Roi Mohammed VI estime qu’il est légitime qu’il y ait des manifestations dans cette région du Maroc, son souhait à l’apaisement et de répondre aux attentes des citoyens ». Quant à la question du Sahara marocain, il a été réaffirmé la position constante de la France sans possibilité de changement. Entre temps, Madame Brigitte Macron a visité en compagnie de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma et Son Altesse Royale la Princesse Lalla Keltoum une exposition consacrée au grand artiste du XXème siècle, Pablo Picasso, au Musée Mohammed VI d’Art Moderne et Contemporain de Rabat (MMVI). En début de soirée, le couple présidentiel français a été reçu par le couple Royal Marocain en leur résidence de Dar Al Salam où le Roi Mohammed VI a offert à ses illustres hôtes un Iftar (rupture du jeûne) qui se voulait avant tout familial. On peut donc, au regard des intenses activités du Président Français en ce jour du 14 juin 2017, affirmer que cette visite de Travail et d’Amitiés a été un franc succès et annonce une nouvelle page dans le partenariat bilatéral fort et pérenne entre les deux pays. Cette visite du Président Macron au Maroc est aussi une première dans le sens où il a choisi de se rendre d’abord au Maroc avant tout autre destination maghrébine, provoquant l’ire de la presse algérienne ; un signal très clair émis par l’Elysée et une nouvelle victoire diplomatique marocaine, n’en déplaise aux responsables algériens qui ne pourront jamais s’opposer à ce qu’une nouvelle page dans les relations séculaires entre le Maroc et la France s’écrive en lettres d’or.
Le Président Français, Emmanuel Macron, effectuera sa première visite officielle pour un pays du Maghreb au Maroc

Selon une annonce du Palais de l’Elysée faite le 08 juin 2017, le Chef de l’Etat français, Monsieur Macron, accompagné de son épouse, Madame Brigitte Macron, se rendra au Maroc le 14 juin 2017 pour une visite officielle de deux jours au cours de laquelle il rencontrera le Roi Mohammed VI. Les deux Chefs d’Etat auront une série d’entretiens portant sur les relations bilatérales, ainsi que sur des questions d’intérêt commun relatives au Maghreb, au Sahel et au Moyen-Orient et le Sahara marocain Le Roi Mohammed VI s’était dit convaincu que le partenariat franco-marocain gagnerait « en profondeur et en intensité » sous la présidence d’Emmanuel Macron, notamment dans la lutte contre le terrorisme, particulièrement dans la région sahélo-saharienne. Il est acquis que cette visite officielle au Maroc, première sortie maghrébine pour le Président français, consolidera les relations et les liens entre la France et le Maroc et illustrera, une nouvelle fois, l’excellence des relations de partenariat qu’entretiennent les deux pays qui s’étendent également aux domaines cultuel, scientifique, culturel, mais aussi et surtout sécuritaire. D’ailleurs, la France et le Maroc ont des appréciations identiques sur de nombreux dossiers internationaux, tels la stabilité du continent africain et la lutte contre le terrorisme. En outre, le Maroc est l’un des premiers partenaires stratégiques de l’Hexagone comme le témoigne l’implantation dans ce pays de milliers de sociétés françaises, dont l’essentiel des grandes entreprises du CAC 40, en plus de milliers d’autres PME opérant dans divers domaines, notamment l’industrie, les services ou l’offshoring. De plus, une importante diaspora française est installée au Maroc, tout comme de nombreux Marocains résident en France, qui forment l’une des communautés les plus importantes de la diaspora marocaine de part le monde. Enfin, le choix du Maroc par le Président français comme première destination au Maghreb, alors que d’habitude le privilège en revient à l’Algérie, est un véritable coup diplomatique pour le Maroc, un des premiers partenaires stratégiques français en Afrique et dans la région MENA.