Maroc: Les précipitations récentes dopent significativement les réserves des bassins hydrauliques

Maroc: Les précipitations récentes dopent significativement les réserves des bassins hydrauliques

Situation au 29 janvier 2026 « Suite aux précipitations enregistrées et plus particulièrement ces dernières semaines, le volume des retenues des bassins hydrauliques au niveau national s’est remarquablement amélioré », annonce la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans sa note de conjoncture du mois de janvier 2026 (N°347). Au 29 janvier 2026, le bassin du Sebou, qui dispose de la plus grande capacité au niveau national, a abrité plus de 4 milliards m3, soit une augmentation de près de 2 milliard m3, comparé au volume enregistré au 15 janvier 2025, indique ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Concernant le bassin d’Oum Er Rbia, deuxième plus grand bassin, ses réserves ont avoisiné les 1,6 milliard m3, soit un additionnel de 1,3 milliard m3. Quant aux bassins du Bouregreg et du Loukkos, leurs retenues se sont accrues respectivement de 631 millions m3 et 575 millions m3, pour se situer à 1 milliard m3 et 1,4 milliard m3. S’agissant du bassin de Souss Massa, le volume de ses retenues a plus que triplé, passant à 391,8 millions m3, après 121,4 millions m3 (+270,4 millions m3). Au niveau des bassins de Tensift, de Guir Ziz Rheris et de Moulouya, leurs réserves ont également augmenté, bien que dans une moindre mesure, avec des volumes en hausse de 78 millions m3, 18,3 millions et 43 millions respectivement. « Malgré ces progrès significatifs réalisés en matière de volumes d’eau disponibles, le gouvernement, conformément aux Hautes Orientations Royales, poursuit sa stratégie axée sur des solutions durables et à long terme pour sécuriser les ressources hydriques du Royaume », souligne la DEPF. Cette approche repose notamment sur le développement de projets de dessalement de l’eau, destinés à diversifier les sources d’approvisionnement et à répondre aux besoins croissants des populations et des secteurs productifs. Parallèlement, les projets d’interconnexion des bassins hydrauliques visent à optimiser la gestion des ressources existantes, en permettant un transfert efficace des eaux excédentaires vers les zones les plus déficitaires, précise-t-elle. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision globale de gestion intégrée de l’eau, qui prend en compte à la fois les contraintes climatiques, les pressions démographiques et les besoins économiques. Elles contribuent ainsi à assurer une répartition plus équitable et durable des ressources entre les différentes régions du Royaume, à renforcer la résilience face aux aléas climatiques et à soutenir le développement socio-économique dans toutes ses dimensions, tout en préservant les écosystèmes hydriques. Martin Kam avec DEPF

Maroc : Après une année de sécheresse, la campagne agricole 2022-2023 s’annonce favorable

Maroc : Après une année de sécheresse, la campagne agricole 2022-2023 s’annonce favorable

La campagne agricole 2022-2023 s’annonce favorable, d’après une analyse de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Après une année de sécheresse,  « les dernières pluies observées à partir du mois de novembre, annonceraient un démarrage favorable de la campagne agricole 2022-2023 », a estimé la DEPF. Il faut dire que « les réserves hydriques dans les principaux grands barrages du Royaume ont avoisiné les 5 milliards de mètres cubes au 19 décembre 2022, après 3,9 milliards au 14 novembre 2022 », comme l’a annoncé la DEPF précisant que leur taux de remplissage a atteint ainsi 30,7%, après 34,3% à la même date un an auparavant. Pour rappel, le Gouvernement marocain a adopté plusieurs mesures et incitations en vue d’assurer le bon déroulement de l’actuelle campagne. Celles-ci portent, notamment, sur l’approvisionnement en facteurs de production (semences et engrais) et le développement des filières agricoles ainsi que la gestion de l’eau d’irrigation, l’assurance agricole, le financement et l’accompagnement des agriculteurs. « Parmi ces mesures, figure la mise à disposition de près de 1,1 million de quintaux de semences sélectionnées, à des prix de vente subventionnés, et de 650.000 tonnes d’engrais phosphatés, au même prix de la campagne précédente », a indiqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de décembre 2022 (N°310). Ce n’est pas tout. La même source rappelle que, sur le plan de l’irrigation, le Gouvernement prévoit aussi plusieurs mesures, dont l’achèvement de la modernisation des réseaux d’irrigation et de reconversion collective en irrigation localisée sur une superficie de 117.000 ha, sa poursuite sur une superficie de 38.000 ha et l’équipement de 35.000 ha supplémentaires d’exploitations agricoles en système d’irrigation localisée. D’après la DEPF, le Gouvernement prévoit également « la poursuite des travaux d’aménagement hydro-agricole pour l’extension des superficies irriguées sur une superficie de 37.000 ha au niveau de l’aval des barrages réalisés ou programmés ». Il attend en outre poursuivre des travaux d’aménagement et de protection des périmètres de petite et moyenne hydraulique sur une superficie de 15.000 ha. Soulignons, par ailleurs, que « l’investissement dans le secteur agricole continuera d’être encouragé, notamment, à travers l’octroi des incitations dans le cadre du Fonds de Développement Agricole (FDA) et le lancement de nouvelles incitations dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie Génération Green ». Comme l’explique la DEPF dans sa note, le montant prévisionnel des subventions pour l’année 2023 qui avoisine les 3,7 milliards de dirhams, vise à mobiliser un investissement global de 7,4 milliards de dirhams. Il est à  noter que le programme des grandes cultures d’automne, qui bénéficie des dernières précipitations, va être mis en place en tenant compte des disponibilités hydriques dans les zones pluviales, dont 4,3 millions ha de céréales, près de 530.000 ha de cultures fourragères, près de 205.000 ha de légumineuses alimentaires et 95.000 ha de maraîchage d’automne. Visant une agriculture durable et éco-efficiente, « le programme national de semis direct prévoit, au titre de l’actuelle campagne agricole, la poursuite du programme sur une superficie de 100.000 ha, avec pour objectif d’atteindre 1 million ha à l’horizon 2030 », a poursuivi la DEPF. Au niveau des industries agro-alimentaires, il est aussi indiqué que le soutien au développement de ce secteur se poursuivra notamment à travers l’opération de commercialisation des agropoles de Meknès, Berkane, Tadla et Souss et la poursuite de création des unités industrielles au niveau des agropoles. Quant aux exportations du secteur de l’agriculture et agro-alimentaire, les données recueillies montrent qu’elles poursuivent leur croissance en valeur. Ainsi que l’a relevé la DEPF dans sa dernière note de conjoncture de l’année, « elles se sont accrues de 19,9% à fin octobre 2022, après +8,3% un an auparavant, recouvrant une performance de la valeur des expéditions de l’industrie alimentaire de +22,1% (après +9,9%) et de celle des produits d’« agriculture, sylviculture et chasse » de +16,9% (après +6,1%) ». Martin Kam