La Banque africaine de développement plaide pour l’expansion de l’agritech, des partenariats et de l’accès aux engrais à un prix abordable

Le Groupe de la Banque africaine de développement s’appuiera, cette semaine, sur sa solide expertise et son pouvoir de mobilisation pour souligner le rôle crucial des technologies agricoles, des engrais et des sols sains dans la promotion d’une croissance agricole durable lors du Sommet africain sur les engrais et la santé des sols à Nairobi. Représentant le président de la Banque, Akinwumi Adesina, la vice-présidente chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, Beth Dunford, conduira une délégation d’experts dans les domaines de l’agriculture, de l’agro-industrie, des engrais et des partenariats à ce sommet. Cet événement permettra d’explorer des solutions face au déclin généralisé de la qualité des sols agricoles et de dégager un consensus sur un plan d’action africain pour les engrais et la santé des sols. Le sommet adoptera également une initiative de la Commission de l’Union africaine visant à améliorer la santé et la productivité des sols africains. Plus de 1 500 participants venus de tout le continent africain sont attendus à Nairobi, dont des chefs d’État et des ministres. Mme Dunford s’exprimera lors d’un événement parallèle intitulé « Dakar 2, l’état des engrais et de la santé des sols en Afrique : politique, gouvernance et cadre institutionnel pour accélérer les Pactes de fourniture de denrées alimentaires et de produits agricoles des pays ». Organisée par le réseau Leadership for Agriculture, un partenariat entre la Banque africaine de développement, la Fondation Bill & Melinda Gates et la Fondation Rockefeller, cette session réunira des représentants des ministères de l’Agriculture, du secteur privé et d’autres parties prenantes afin de mettre en lumière les efforts fructueux déployés par l’Éthiopie et le Mali pour intensifier les actions en faveur de la santé des sols, accroître la productivité des cultures et renforcer les moyens de subsistance des populations rurales. Elle fera progresser la mise en œuvre des Pactes de fourniture de denrées alimentaires et de produits agricoles afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, résultant du Sommet Dakar 2 « Nourrir l’Afrique », qui s’est tenu en janvier 2023 au Sénégal. Mme Dunford prononcera également l’allocution d’ouverture d’un événement parallèle organisé conjointement par le Groupe de la Banque, l’Union africaine et le Département d’État américain, qui se tiendra le 7 mai. Intitulé « Promouvoir l’Initiative en faveur des sols en Afrique grâce à la Vision pour des cultures et des sols adaptés », cet évènement présentera la relation stratégique et en constante évolution entre la Banque africaine de développement et l’initiative Vision pour des cultures et des sols adaptés (VACS), qui vise à bâtir des systèmes alimentaires résilients fondés sur des cultures diversifiées, nutritives et adaptées au climat, cultivées dans des sols sains et fertiles. L’initiative VACS est alignée sur le programme appelé « Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine » (TAAT) de la Banque. Ce programme fournit des semences certifiées résistantes à la chaleur et à la sécheresse et d’autres semences climato-intelligentes à des millions de petits exploitants agricoles africains afin de produire 120 millions de tonnes supplémentaires de denrées alimentaires en Afrique et de sortir 130 millions de personnes de la pauvreté. Parmi les autres intervenants du sommet figurent l’ambassadrice Josefa Leonel Correia Sacko, commissaire à l’agriculture et à l’économie rurale de l’Union africaine, et Cary Fowler, envoyé spécial des États-Unis pour la sécurité alimentaire. Richard Ofori-Mante, directeur du Financement agricole et du Développement rural à la Banque africaine de développement, et Marie Claire Kalihangabo, coordinatrice du Mécanisme africain de financement du développement des engrais (MAFDE), participeront à un événement parallèle intitulé « Finance, alimentation et engrais : comment la crise de la dette affecte les marchés des denrées alimentaires et des intrants agricoles en Afrique ». La session portera sur le défi que représente le renforcement de la résilience des systèmes alimentaires face aux chocs financiers. Dans le cadre de sa stratégie « Nourrir l’Afrique » visant à accroître les rendements et à renforcer la résilience, la Banque africaine de développement est déterminée à veiller à ce que les agriculteurs africains aient accès aux intrants dont ils ont besoin, notamment des engrais et des semences de haute qualité. Selon Martin Fregene, directeur de l’Agriculture et de l’Agro-industrie à la Banque, « nous ne saurions trop insister sur l’importance du financement des engrais pour réaliser nos aspirations communes. Le Sommet africain sur les engrais et la santé des sols offre une nouvelle occasion de faire progresser nos objectifs collectifs, à savoir combler le déficit d’approvisionnement en engrais en Afrique et contribuer à un paysage agricole florissant. » M. Fregene interviendra lors de l’événement parallèle de la Banque sur le thème de Dakar 2 ainsi que lors de la session intitulée « Des sols sains pour la transformation du système alimentaire ». Il fera également une présentation lors d’une autre session organisée par la Fondation Sasakawa pour l’Afrique et le Forum africain pour les services de conseil agricole sur le thème suivant : « Parvenir à des systèmes agroalimentaires résilients grâce à l’agriculture régénératrice dans le sillage des crises mondiales des engrais et du changement climatique ».
L’atelier de Dakar : une initiative pour la mise en œuvre des partenariats

La Fédération des Agences urbaines du Maroc – Majal organise conjointement avec la municipalité de Dakar, du 15 au 17 avril 2019 au Sénégal, l’Atelier de Dakar. La tenue de cet atelier a été décidée à l’occasion de l’organisation de la session parallèle tenue à Marrakech le 23 novembre 2018, dans le cadre du Sommet Africités. Les objectifs de l’Atelier de Dakar visent à renforcer l’esprit de partenariat qui anime les villes marocaines et africaines, en parfaite adéquation avec les axes sur lesquels est fondée la démarche de Majal, notamment la mutualisation des compétences en matière d’urbanisme et la promotion du partenariat, les défis pour l’avenir des villes en termes d’équité urbaine, de planification maîtrisée, d’intégration de la dimension environnementale et de réduction des risques, la politique de coopération bilatérale entre le Royaume du Maroc et les pays africains et le rôle d’Africités comme forum d’échanges et de dialogue des collectivités territoriales. La Fédération des Agences urbaines marocaines – Majal compte, à travers l’Atelier de Dakar, comme le souligne M. Amine Idrissi Belkasmi, Président de Majal et Directeur de l’Agence Urbaine d’Agadir, faire de sa participation ‘’une nouvelle opportunité qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’orientation stratégique du Royaume du Maroc aspirant à favoriser le développement humain durable et intégré de l’Afrique, dans un monde multipolaire et très concurrentiel’’. L’Atelier de Dakar vient consacrer la volonté des pays africains, réunis dans le cadre du Sommet Africités en novembre 2018 à Marrakech, d’engager de manière volontariste et prospective l’échange d’informations, d’expertise et d’expériences entre les autorités sénégalaise et marocaines chargées de la planification urbaine et du développement territorial. Cet échange devrait permettre de travailler avec les parties prenantes aux conventions de partenariat signées à cet égard à Marrakech et associant plusieurs villes partenaires : Casablanca-Abidjan (Côte d’Ivoire), Rabat-Dakar (Sénégal), Marrakech-Yaoundé (Cameroun), El Jadida-Sousse (Tunisie), Essaouira- Jinja (Ouganda), Al Hoceima-Abomey (Bénin) et Dakhla-Rufisque (Sénégal) ainsi que des institutions publiques marocaines et internationales (CGLUA, ONU-Habitat, le Groupe Al Omrane…). Les travaux de l’Atelier de Dakar seront axés sur plusieurs thématiques d’importance. Il connaitra la participation de plusieurs autorités de premier rang sénégalaises et marocaines concernées par la problématique de la ville, ainsi que les représentants de haut niveau de l’ONU-Habitat, CGLU Afrique et le Président de Majal. Depuis sa création en 2006, le réseau MAJAL s’est enrichi par les générations des Agences Urbaines qui ont vu le jour dans le cadre de la politique de proximité adoptée par les pouvoirs publics. Au nombre de 30, ces institutions déconcentrées couvrent aujourd’hui la totalité du territoire national. MAJAL a pour principaux objectifs de favoriser le partenariat, la coopération nationale et internationale et les échanges d’information et d’expertise entre les autorités publiques chargées de l’urbanisme, les administrations, les organismes publics ou privés et les autres composantes de la société civile. CP