Tunisie : la Banque mondiale finance des projets qui renforcent la sécurité alimentaire et les opportunités économiques

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé hier (jeudi 14 mars, Dnr) deux nouveaux prêts en faveur de la Tunisie, d’un montant total de 520 millions de dollars. Il s’agit de financements supplémentaires qui aideront le pays à faire face aux défis de sécurité alimentaire et à résorber les disparités régionales grâce à de meilleures liaisons routières. « Ces deux projets s’inscrivent dans la droite ligne du cadre de partenariat de la Banque mondiale avec la Tunisie pour la période 2023-2027, qui vise à renforcer le capital humain et à accroître les opportunités économiques dans l’ensemble du pays, explique Alexandre Arrobbio, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie. Nous nous sommes également attachés, en étroite collaboration avec le gouvernement tunisien, à faire concorder ces opérations avec les principales stratégies nationales, dont notamment le plan de développement 2023-2025. » Un prêt de 300 millions de dollars viendra ainsi s’ajouter au projet d’urgence pour la sécurité alimentaire, qui s’emploie à remédier aux conséquences de quatre années consécutives de sécheresse en Tunisie, dont une saison céréalière difficile en 2023. Ce projet a pour objectif de rationaliser les importations de blé et de soutenir les petits exploitants en fournissant de l’orge pour la production laitière et des semences résistantes aux aléas climatiques destinées aux producteurs de blé. Le financement s’inscrit dans le cadre d’une aide globale coordonnée avec d’autres partenaires de développement et visant à renforcer la résilience du pays face à de futures crises alimentaires. Depuis l’approbation du projet initial en juin 2022, la Tunisie s’est efforcée d’améliorer son secteur céréalier. Les mesures gouvernementales visent notamment à augmenter la production nationale, réduire le gaspillage alimentaire, accroître la valeur ajoutée des filières céréalières et gérer les risques de production liés à la sécheresse. Le projet a ainsi permis de fournir de l’orge à 126 000 producteurs laitiers et des semences de blé certifiées « climato-intelligentes » à 16 362 petits exploitants agricoles, tout en assurant le maintien de l’approvisionnement en pain grâce à l’importation de 160 099 tonnes de blé tendre. Le deuxième prêt, d’un montant de 220 millions de dollars au titre du projet de corridor de développement économique, vise à réduire les disparités économiques régionales le long de l’axe Kasserine-Sidi Bouzid-Sfax. Pour cela, il développera les infrastructures avec des travaux routiers qui porteront sur 65 km et la modernisation de 117 km de routes de desserte. Le projet prévoit également la capitalisation du Fonds Impact géré par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) afin d’améliorer l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) de la région. Le projet bénéficiera ainsi aux ménages, dont les déplacements seront facilités par l’amélioration des infrastructures routières ; aux entreprises, à travers les liaisons routières qu’offre le corridor ; aux PME, qui auront un accès accru à des financements ; ainsi qu’aux femmes, qui disposeront d’un meilleur accès aux terres agricoles et aux financements.
Les opportunités économiques du Congo présentées à l’Italia Africa Business Week

Le ministre Denis Christel Sassou Nguesso a participé, du 09 au 10 octobre à l’Italia Africa Business Week qui s’est ouverte ce 09 octobre à Rome en présence des autorités italiennes, africaines et des personnalités issues des deux horizons. À l’occasion de l’ouverture de cette manifestation économique, considérée comme la plus importante entre l’Italie et l’Afrique, le ministre congolais en charge de la Coopération internationale a prononcé un discours dans lequel il a présenté les opportunités d’affaires offertes par la République du Congo. En marge de ce forum économique, SEM Denis Christel Sassou Nguesso a eu une série d’entretiens à Rome avec plusieurs différentes personnalités parmi lesquelles M. Vittorio Platè (directeur général de TITAN Overseas) ; Mme Sibilla Camurati (directrice générale d’OF.ME.R) et M. Cleophas Adrien Dioma (organisateur de l’Italia Africa Business Week) qui était accompagné de M. Roberto Ridolfi (président de Link2007). Au cours de leur échange, M. Vittorio Platè a présenté au ministre les dernières réalisations de TITAN Overseas, qui est une holding regroupant des entreprises évoluant dans plusieurs domaines (traitement des eaux, agriculture, habitat, industrie, etc.) avant de lui faire part de son souhait de voir se développer un partenariat public-privé entre TITAN Overseas et le Congo dans le domaine agricole notamment. Suite à cette manifestation d’intérêt, SEM Denis Christel Sassou Nguesso a mis à sa disposition de ce chef d’entreprise des informations qui vont l’aider à structurer son projet et il l’a assuré de sa disponibilité à poursuivre les échanges jusqu’à, éventuellement, la mise en place de ce PPP. La directrice d’OF.ME.R quant à elle avait tenu à rencontrer le ministre en charge de la Promotion du partenariat public-privé après avoir suivi son allocution au forum, dans laquelle il présentait les opportunités du Congo (voir vidéo ci-haut). Mme Camurati a donc présenté au ministre sa société qui est spécialisée dans la production de machines à couper et cintrer le fer à béton, utilisées dans le secteur du bâtiment. Dans l’optique d’identifier les opportunités de développement que le Congo peut offrir à sa société, la directrice d’OF.ME.R a projeté de visiter le pays très prochainement. Avec M. Cleophas Adrien Dioma, le ministre a parlé des perspectives qui s’offrent au lendemain de la 5e édition du forum qu’il organise. Il était intéressant et opportun que M. Roberto Ridolfi prenne part à cette discussion, car ce dernier préside un réseau d’ONG qui œuvre pour l’amélioration qualitative de la coopération et des partenariats pour le développement. Ils ont ainsi pu bénéficier de son regard éclairé sur les sujets évoqués. Le 09 octobre, à la veille de cette série de réunions, c’est avec M. Emilio Ciarlo que le ministre s’était entretenu. Il est le directeur du pôle Stratégie de l’Agence italienne pour la coopération et le développement. Son agence envisage de travailler à l’identification des opportunités d’investissement en Afrique et c’est à ce titre que le ministre a eu le plaisir de lui présenter le potentiel des secteurs congolais de l’écotourisme, de la pêche, etc. dans le but de les amener à s’intéresser davantage à notre pays où l’agence n’est pas encore implantée. Il est à noter que cette agence est déjà implantée dans plusieurs pays d’Afrique dont le Sénégal ou encore le Burkina Faso.
Maroc: Amélioration de l’accès des jeunes à des opportunités économiques

La Banque mondiale apporte son soutien au projet « Soutenir l’insertion économique des jeunes au Maroc », une initiative visant principalement l’amélioration de l’accès des jeunes à des opportunités économiques dans la région de Marrakech-Safi. Représentée par sa directrice du Département Maghreb et Malte, Moyen-Orient et Afrique du Nord, Marie Françoise Marie-Nelly, l’institution financière internationale et le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaaboun, ont procédé récemment à Rabat à la signature d’un accord de prêt relatif audit projet. L’accord a été signé en présence des ministres de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saïd Amzazi ; de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Yatim et du ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Lahcen Daoudi. Etaient également présents à cette cérémonie : Mohamed Derdouri et Abdelmounaim Madani, respectivement wali et coordinateur national de l’Initiative nationale pour le développement humain et directeur de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences. Inscrit dans le cadre du partenariat stratégique 2019-2024 entre le Maroc et la Banque mondiale, le projet «Soutenir l’insertion économique des jeunes au Maroc» permettra de mobiliser 55 millions de dollars sur cinq ans, indique le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué publié au terme de cette cérémonie. Ainsi que le rappelle également le département des Finances, ce projet s’articule autour de trois composantes. La première porte sur la promotion de l’employabilité et l’insertion économique des jeunes, à travers la mise en place d’un réseau régional d’Espaces d’emploi des jeunes (EEJ) dans les sept provinces et la préfecture de la région et l’organisation de formations d’insertion professionnelle au profit de 19000 jeunes. La deuxième composante vise « le développement de l’écosystème entrepreneurial et le soutien à la création d’opportunités d’entrepreneuriat pour les jeunes dans les domaines aux chaînes de valeur à fort potentiel d’emploi; à travers la mise en place d’un réseau régional de Centres d’appui à l’entrepreneuriat et au développement économique local ». Selon le ministère, cette composante porte aussi sur la mise en œuvre d’un programme régional d’entrepreneuriat au profit de 25 000 jeunes avec la création de 1500 entreprises. Comme précisé de même source, par le département l’Economie et des Finances, elle porte également sur « la mise en œuvre d’un programme régional d’appui au profit des micros, très petites, petites et moyennes entreprises et des coopératives intégrées dans des chaines de valeur et activités économiques locales ayant un potentiel de croissance et de création d’emplois dans la région ». La troisième composante du projet fait allusion au renforcement des capacités des institutions et de mise en œuvre du projet. A noter que lors de la signature de l’accord de prêt, « les ministres présents à cette cérémonie et le directeur de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences ont procédé à la signature de la convention de mise en œuvre de ce projet », souligne le département de l’Economie et des Finances. Alain Bouithy