Afrique. La CEEAC et l’ONUDI renforcent et redynamisent leur coopération

Afrique. La CEEAC et l’ONUDI renforcent et redynamisent leur coopération

VIENNE. Son Excellence l’Ambassadeur Dr Ezéchiel NIBIGIRA, Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), et Madame Fatou HAIDARA, Adjointe du Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), Directrice principale en charge des partenariats globaux et des relations extérieures, ainsi que Représentante spéciale du Directeur Général pour l’Afrique, se sont entretenus ce mercredi 8 avril 2026 sur l’état et les perspectives de la coopération entre leurs deux institutions A cette occasion, ils ont salué la qualité des relations existantes et exploré les voies et moyens de renforcer davantage cette collaboration déjà fructueuse, en particulier dans les secteurs des énergies renouvelables et de l’industrialisation. Les deux personnalités ont exprimé leur volonté de renforcer cette collaboration à travers l’accompagnement de l’ONUDI dans plusieurs domaines prioritaires, notamment : – l’opérationnalisation du Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de l’Afrique centrale (CEREEAC), dont le siège est à Luanda (Angola) ; – la mise en œuvre du Plan directeur d’industrialisation de l’Afrique centrale, adopté en octobre 2024 par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC ; et – le développement de projets de corridors énergétiques nécessaires à la transformation structurelle de l’Afrique centrale. Les deux hauts Responsables ont reitéré leur volonté de finaliser le Mémorandum d’entente sur la cooperation entre la CEEAC et l’ONUDI et d’actualiser la feuille de route du partenariat CEEAC – ONUDI, élaborée en janvier 2023. A cet effet, ils ont convenu de mettre en place un cadre opérationnel pour assurer le suivi efficace des initiatives conjointes et à maximiser leur impact au bénéfice des populations de l’Afrique centrale. Par ailleurs, dans le cadre de préparation du Premier Forum de l’Afrique centrale sur les énergies renouvelables prévu au courant du premier trimestre 2027 à Luanda (Angola), le Président de la Commission de la CEEAC a sollicité l’appui multiforme de l’ONUDI à la CEEAC. L’ONUDI a promis y apporter son soutien, entre autres, dans la maturation des projets qui pourront y être présentés. Avant de lever la séance, la Représentante de l’ONUDI a réaffirmé l’intention de son Organisation d’effectuer, au cours de cette année, une visite de travail à la Commission de la CEEAC à Libreville (Gabon). Cette séance de travail s’est tenue en prélude au Forum international de Vienne sur l’energie et le climat, prévu du 9 au 10 avril 2026. Le Président de la Commission était accompagné du Commissaire en charge du Département Aménagement du Territoire et Infrastructures, Dr Maurice NIATY-MOUAMBA, du Directeur de l’énergie, Monsieur Désiré Armand NDEMAZAGOA BACKOTTA, de la Directrice par intérim en charge de la Communication, Relations publiques et Protocole, Madame Isabelle BOUKINDA NZAOU, de l’Experte Technique détachée auprès de la CEREEAC, Dr-Ing. Georgette FUMTCHUM et de l’Expert Chargé de l’Administration du Site Web, Réseaux Sociaux, Marketing et lnfographie, Monsieur Gildas Parfait DIAMONEKA. Mme Fatou HAIDARA, quant à elle, était accompagnée du Chef du Bureau Régional Afrique, Monsieur Victor C. DIWANDJA DJEMBA. CP

Le Maroc classé deuxième sur l’Indice 2022 de l’industrialisation en Afrique

Le Maroc classé deuxième sur l’Indice 2022 de l’industrialisation en Afrique

Plusieurs pays africains dont le Maroc ont progressé sur la voie de l’industrialisation au cours de la dernière décennie, révèle un nouveau rapport de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Union africaine (UA) et de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Selon le rapport sur l’Indice de l’industrialisation en Afrique (AII), publié récemment par la Banque africaine et ses partenaires, « trente-sept des cinquante-deux pays africains ont vu leur niveau d’industrialisation s’accroître au cours des onze dernières années ». D’après les auteurs de ce document, qui fournit une évaluation à l’échelle nationale des progrès réalisés par les 52 pays africains sur la base de 19 indicateurs clés, « l’Afrique du Sud a conservé un classement très élevé tout au long de la période 2010-2021, suivie de près par le Maroc, qui occupait la deuxième place en 2022 ». L’Égypte, la Tunisie, Maurice et Eswatini complètent le top six sur la même période, fait savoir le rapport intitulé « Indice de l’industrialisation en Afrique 2022 » (IIA 2022). Au cours de la période couverte, Djibouti, le Bénin, le Mozambique, le Sénégal, l’Éthiopie, la Guinée, le Rwanda, la Tanzanie, le Ghana et l’Ouganda ont tous progressé de cinq places ou plus dans le classement, poursuit le rapport. Dans un communiqué, l’institution financière panafricaine explique que l’évaluation de l’industrialisation des pays s’effectue sur la base d’une série de paramètres. 19 indicateurs de l’indice couvrent les performances manufacturières, le capital, la main-d’œuvre, l’environnement des affaires, les infrastructures et la stabilité macroéconomique, souligne-t-elle. « L’indice établit également un classement du niveau d’industrialisation des pays africains selon trois axes : les performances, les déterminants directs et indirects », poursuit en outre la Banque de même source. Précisons que les déterminants directs comprennent les dotations en capital et en main-d’œuvre et la manière dont elles sont déployées pour stimuler le développement industriel. En ce qui concerne ce sous-indice, le rapport révèle que le Maroc se place à la tête du Top 5 du classement, à l’échelle continentale. Le Royaume est suivi par l‘Afrique du Sud, la Tunisie, l’Egypte, et l’Algérie. Quant aux déterminants indirects, ils comprennent les conditions environnementales favorables telles que la stabilité macroéconomique, des institutions et des infrastructures solides, selon la BAD. Ici, le Maroc vient en deuxième position derrière l’Afrique du Sud. Il est suivi par l’Egypte, la Tunisie, et l’ile Maurice. Il est important de préciser que « les pays les plus performants ne sont pas nécessairement ceux dont l’économie est la plus importante, mais plutôt ceux qui réalisent la plus forte valeur ajoutée manufacturière par habitant », comme le relève le rapport dont la première édition a été lancée en marge du Sommet de l’Union africaine sur l’industrialisation et la diversification économique qui s’est tenu à Niamey, au Niger. Les experts qui se sont penchés sur le rapport notent par ailleurs que l’Afrique du Nord reste la région africaine la plus avancée en matière de développement industriel, suivie par l’Afrique australe, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est. Si l’Afrique a fait des progrès encourageants en matière d’industrialisation au cours de la période 2010-2022, force est de constater que la pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont freiné ses efforts et mis en évidence des lacunes dans les systèmes de production, a déploré Abdu Mukhtar, directeur du Développement de l’industrie et du commerce à la Banque africaine de développement. Qu’à cela ne tienne, il est persuadé que « le continent a une occasion unique de remédier à cette dépendance en renforçant davantage son intégration et en conquérant ses propres marchés émergents. » Pour Abdu Mukhtar, qui représentait la Banque africaine lors de l’événement de lancement du rapport, « la Zone de libre-échange continentale africaine constitue une opportunité inédite de créer un marché unique de 1,3 milliard de personnes et de générer des dépenses cumulées des consommateurs et des entreprises pouvant atteindre 4 000 milliards de dollars, ce qui offre la possibilité de renforcer leurs liens commerciaux et de production et de tirer enfin parti de la compétitivité industrielle de l’intégration régionale, comme l’ont fait d’autres régions. » Le rapport « permettra aux gouvernements africains d’identifier des pays de référence afin de mieux évaluer leurs propres performances industrielles et d’identifier plus efficacement les meilleures pratiques », selon la Banque africaine qui a investi jusqu’à 8 milliards de dollars au cours des cinq dernières années dans le cadre de sa priorité stratégique « High-5 » dénommée « Industrialiser l’Afrique ». Comme l’a relevé Abdu Mukhtar, « rien que dans le secteur pharmaceutique, nous avons l’intention de dépenser au moins 3 milliards de dollars d’ici 2030 ». Alain Bouithy

Maroc: L’OFPPT et l’ONUDI élargissent leur partenariat pour une coopération triangulaire avec l’Afrique

Maroc: L’OFPPT et l’ONUDI élargissent leur partenariat pour une coopération triangulaire avec l’Afrique

Dans le cadre de sa visite officielle au Maroc, M. Gerd Muller, le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) a été accueilli le mardi 17 mai à Casablanca par Mme Loubna Tricha, Directrice général de l’OFPPT, pour échanger autour de projets de collaboration entre les deux institutions ainsi que des opportunités de mises en synergie dans des domaines à forte valeur ajoutée, notamment le Verdissement des métiers, l’économie Bleue et la formation professionnelle dans le milieu rural. Engagés conjointement pour le renforcement de la coopération triangulaire, l’OFPPT et l’ONUDI ont exprimé leur volonté pour le développement de leur partenariat et l’élargissement des champs de collaboration en matière de formation professionnelle en faveur du continent africain. En effet, le rapprochement OFPPT et ONUDI, a permis, grâce au concours de l’USAID, de Volvo et du Secrétariat d’Etat chargé de la formation professionnelle, la création de l’Académie de Conduite de Camions En Sécurité. Cette académie a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la sécurité routière à travers des formations ciblées et adaptées. Toujours en matière de Transport et de Logistique, les deux institutions ont mis en place l’Académie des Engins Lourds et des Véhicules Commerciaux (AGEVEC), dotée des équipements modernes nécessaires, et dispensant des programmes de formation adéquats qui répondent aux besoins des secteurs industriels. L’Académie compte un effectif total de 745 bénéficiaires.  L’OFPPT et l’ONUDI collaborent aussi dans le cadre de deux projets phares, dans la région de Béni Mellal-Khénifra, à savoir le projet de H2O MAGHREB pour la création des opportunités d’emplois pour les jeunes de la région, en plus du Projet Régional pour l’Emploi et le Développement Agro-industriel qui a pour objectif de renforcer la productivité et la résilience des unités agro-industrielles implantées dans la région et de réduire le chômage des jeunes en leur fournissant les compétences nécessaires à l’insertion professionnelle dans le secteur agro-industriel. Les deux institutions, avec l’appui d’autres partenaires, ont développé un partenariat portant sur les Industries créatives en vue de permettre aux artisans et aux PME d’améliorer leur offre et d’accéder à de nouveaux marchés, tout en favorisant la promotion de la création de nouvelles entreprises.Cette rencontre a été suivie par une visite de l’Institut spécialisé dans les métiers du transport routier (ISMTR), abritant des projets communs, notamment le projet ACCES, pour s’enquérir du déroulement de la formation.