OMS-Afrique : Des recommandations aux pays membres pour la santé des Africains

OMS-Afrique : Des recommandations aux pays membres pour la santé des Africains

Les participants à la 69e session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique (OMS-Afrique), ont recommandé, à l’issue des travaux, tenus du 19 au 23 août 2019 à Brazzaville, recommandé aux Etats membres et à la structure onusienne de mettre les populations du continent à l’abri des maladies qui les déciment et constituent un frein au développement. Les participants à cette grande messe ont rappelé, en ce qui concerne les maladies à transmission vectorielle, principalement le paludisme, les arboviroses et la schistosomiase, qu’une lourde charge de morbidité et de mortalité pèse sur l’Afrique, soit 17% de la charge mondiale avec 700 000 décès chaque année, 90% concernant le paludisme dont 70% se concentre dans dix Etats, à savoir, le Burkina Faso, le Cameroun, le Ghana, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la RDC et  la République-Unie de Tanzanie. Ils ont également conseillé aux Etats membres, que pour lutter contre les vecteurs,  d’élaborer, entre autres, des programmes nationaux de recherche fondamentale et appliquée en entomologie, d’améliorer la coordination des activités de surveillance des maladies à transmission vectorielle, de créer des groupes de travail interministériels et multisectoriels, des comités nationaux pour impliquer toutes les parties prenantes dans cette lutte. Par ailleurs, les maladies non transmissibles, tel que celles cardiovasculaires, le cancer, le diabète et les affections respiratoires chroniques posent de sérieux problèmes de santé publique. Dans le but de prévenir les décès prématurés causés par ces maladies, il a été demandé aux Etats membres d’élaborer des lois et des politiques de lutte contre l’alcool afin d’en règlementer la consommation et d’investir dans l’intégration des maladies non transmissibles dans les soins de santé primaires pour assurer le dépistage, la détection et le traitement précoce. Dans le cadre de la réduction du double fardeau de la malnutrition, les participants ont adopté un plan stratégique 2019-2020. En appuyant les Etats membres dans ce combat, l’OMS-Afrique et les partenaires vont assurer la contextualisation régionale des lignes directrices et accorder la priorité à la nutrition de la petite enfance. Il s’agira également de renforcer les capacités institutionnelles et le suivi en la matière. Le modèle de profil régional des nutriments sera révisé et les seuils en matière de nutrition actualisés. Le Comité régional a en outre pris acte des rapports de divers documents d’information dont le rapport sur la mise en œuvre de la stratégie régionale de lutte contre le cancer, celui de la mise en œuvre du cadre d’adaptation de la santé publique au changement climatique ainsi que le plan régional pour la vaccination. Réélue pour un nouveau mandat de quatre ans, la directrice régionale de l’OMS-Afrique, le Dr Matshidiso Moetia dit en substance que les autorités sanitaires sont conscientes des défis à relever pour la santé des Africains, ajoutant que «Nous avons l’obligation des résultats. Les populations ont l’œil sur nous». La ministre de la Santé et de la Population du Congo, Jacqueline Lydia Mikolo, qui a assuré la présidence de la 69e session du Comité régional, pour un mandat d’un an, travaillera de concert avec le bureau régional et assurera le relais et l’appui aux actions des Etats membres, des décideurs et des partenaires. Elle se chargera également de la coordination des travaux de groupe, des pays de l’OMS-Afrique à la 72e assemblée mondiale de la santé qui aura lieu en mai 2020 à Genève, en Suisse. Le Togo a été à cet effet désigné pour abriter la 70e session du Comité régional de l’OMS-Afrique en 2020.   Les participants ont recommandé à l’OMS-Afrique de soutenir la formation des professionnels de santé à la lutte contre les vecteurs, de soutenir la recherche en santé publique afin d’atténuer les changements de l’environnement et d’appuyer les services de laboratoire pour la détection des arboviroses. Florent Sogni Zaou

OMS-Afrique : «Des réponses pertinentes à l’environnement morbide préoccupant qui caractérise l’Afrique», selon Denis Sassou N’guesso.

OMS-Afrique : «Des réponses pertinentes à l’environnement morbide préoccupant qui caractérise l’Afrique», selon Denis Sassou N’guesso.

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a déclaré lors de l’ouverture des travaux de la 69e session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la santé pour Afrique (OMS-Afrique), le 19 août 2019, qu’il faut trouver des réponses pertinentes à l’environnement morbide préoccupant de l’Afrique.  Au cours de cette activité, le président Sassou N’guesso a également insisté sur les niveaux élevés de la mortalité maternelle et infanto-juvénile, aux épidémies meurtrières dans les pays africains à l’image de la fièvre hémorragique à virus Ebola, à l’évolution alarmante des maladies chroniques. Il en a appelé à la nécessité d’une mise en œuvre effective de la couverture sanitaire universelle, la disponibilité des vaccins et la lutte contre les faux médicaments se présentent comme des outils permettant de faire face à ces problèmes de santé.   En présence du représentant de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, de la représentante de l’OMS-Afrique, Dr Moeti Matshidiso, et des ministres de la Santé des quarante pays représentés, le président Sassou N’Guesso a évoqué l’urgence d’une réponse stratégique globale afin de lever les obstacles qui entravent l’élargissement de la couverture sanitaire universelle dans le continent. « J’exhorte les Etats africains à prendre part à la réunion de haut niveau sur cette problématique prévue le 23 septembre 2019 à New York, en marge de la 74e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies », a-t-il déclaré. Pour la représentante de l’OMS-Afrique, ce comité régional se tient avec des défis complexes, même si les avancées sont également notées. C’est d’ailleurs dans la poursuite des travaux, que les participants vont analyser le rapport sur la mise en œuvre du programme de transformation de l’OMS afin d’aider les pays à améliorer la santé et le bien-être dans la région. Ils vont également plancher sur la stratégie régionale de surveillance et de lutte intégrées contre les maladies, le plan stratégique pour réduire le double fardeau de la malnutrition, la définition d’un cadre de prestation de services de santé essentiels par le renforcement des systèmes de santé communautaires et des districts pour soutenir la couverture sanitaire universelle. La ministre de la Santé et de la Population, Jacqueline Lydia Mikolo, a évoqué quelques avancées réalisées par le Congo dans la dynamisation du système de santé tout en soulignant que de nombreux défis restent à relever. Florent Sogni Zaou