AFRIQUE. Notre condition humaine et notre place dans le concert des nations

AFRIQUE. Notre condition humaine et notre place dans le concert des nations

REFLEXION. Je me pose souvent cette question dérangeante : Dieu, l’histoire ou la nature nous ont-ils placés sur cette terre pour que certains peuples construisent le monde pendant que d’autres le regardent se faire ? Quand j’observe l’écart persistant entre l’Afrique et l’Occident, je refuse d’y voir une fatalité divine ou une malédiction historique. Ce serait trop facile. Et surtout trop dangereux. Car croire que notre condition serait voulue ainsi, c’est absoudre nos renoncements, nos lâchetés et nos abandons collectifs. Si la vie a un sens, alors ce sens ne peut être la soumission permanente. Exister, ce n’est pas seulement respirer, c’est transformer. Transformer sa société, ses institutions, ses mentalités, son rapport au travail, au savoir, à la vérité et à la responsabilité. L’Occident n’a pas attendu d’être moralement parfait pour s’organiser, investir dans la science, discipliner le temps, protéger ses intérêts et imposer sa vision du monde. Pendant ce temps, trop souvent, nous avons sacralisé l’improvisation, confondu la foi avec la fatalité, la tradition avec l’immobilisme, la résistance avec le slogan. Je crois profondément que Dieu ne crée pas des peuples inutiles. Mais je crois tout autant que Dieu ne travaille pas à la place de ceux qui refusent l’effort, la rigueur et le courage du changement. La spiritualité qui n’accouche pas de justice, d’ordre et de progrès matériel devient une consolation, pas une mission. La vraie question politique est donc aussi une question spirituelle : qu’avons-nous fait de la liberté qui nous a été donnée ? Qu’avons-nous fait de nos États, de nos écoles, de nos ressources, de notre jeunesse ? Militer pour l’Afrique, ce n’est pas insulter l’Occident ni réécrire indéfiniment le passé. C’est accepter une vérité exigeante : aucune nation ne se développe sans discipline collective, sans élites responsables et sans un peuple qui exige plus de lui-même que des autres. Si notre passage sur terre a un sens, alors il est là : laisser derrière nous une Afrique plus organisée, plus juste et plus souveraine que celle que nous avons reçue. Tout le reste n’est que discours. Par Jean BoninPresident de FIER. Conseiller municipal et juriste. Membre du cabinet d’avocats Serres et associés.

Shéhérazade réinventée par l’Orchestre Philharmonique du Maroc : un voyage symphonique entre Orient et Occident

Shéhérazade réinventée par l’Orchestre Philharmonique du Maroc : un voyage symphonique entre Orient et Occident

Du 2 au 7 décembre 2025, à Rabat, Casablanca et Tanger, l’Orchestre Philharmonique du Maroc, avec le soutien de BMCI BNP Paribas, revisite Shéhérazade, le chef-d’œuvre légendaire de Rimski-Korsakov. Entre influences orientales et occidentales, cette version s’inscrit dans le thème de la saison 2025-2026, « Légendes », et invite à un voyage symphonique aux confins du rêve et du conte. Au cœur de cette création originale, ou l’imaginaire des Mille et Une Nuits se réinvente sous forme d’un conte musical, l’Oud et le Qanoun se mêlent subtilement à l’orchestre, tandis que deux récitantes donnent voix à Shéhérazade. Dans un dialogue intime et poétique, elles guident l’auditeur à travers des textes spécialement écrits pour l’occasion. Dirigé par le chef autrichien Wolfgang Doerner, l’Orchestre Philarmonique du Maroc fera vibrer toute la beauté et la force de cette œuvre emblématique. En écho, l’Orchestre interprétera également La Valse de Maurice Ravel, en célébration des 150 ans du compositeur, une pièce brillante et pleine d’énergie, qui viendra clore cette tournée placée sous le signe de l’imaginaire et de la légende. Les concerts Shéhérazade sont produits par l’Orchestre Philharmonique du Maroc, en partenariat avec la Fondation Ténor pour la Culture, et avec le soutien de BMCI BNP PARIBAS, du Ministère de la Culture, du Théâtre Mohammed V, de la Wilaya de Tanger et de la région de Casablanca-Settat. Programme musical Rimski-Korsakov, ShéhérazadeRavel, La Valse​​Orchestre Philharmonique du MarocWolfgang Doerner, directionDurée du concert : 1 h 30

L’Occident utilise l’Ukraine comme intermédiaire pour le transfert d’armes en Afrique, dit un expert

L’Occident utilise l’Ukraine comme intermédiaire pour le transfert d’armes en Afrique, dit un expert

Les pays occidentaux utilisent l’Ukraine comme intermédiaire pour le transfert d’armes aux groupes extrémistes en Afrique et déstabiliser les États du Sahel, affirme à Sputnik un expert égyptien en sécurité. Selon lui, l’Ukraine est incapable de mener des opérations de renseignement dans le Sahel et seuls les États occidentaux ont le potentiel pour le faire. Pour sa part, la directrice du Centre africain d’études stratégiques au Caire a blâmé les forces de l’Onu et l’armée française pour leur échec à contrer les groupes terroristes au Mali… Lire la suite sur Sputniknews

TRIBUNE. La perfidie des alliances

TRIBUNE. La perfidie des alliances

INTERNATIONAL. Les alliances entre les États au XXIè siècle ! On doit encore en parler, vu la kyrielle des conséquences qu’elles génèrent sur la planète avec les risques d’occasionner une troisième guerre mondiale. Deux siècles (XXè et XXIè) semblent s’être accordés pour se décliner en siècles de violence extrême, de tragédies humaines et de complots de tout genre. Les deux guerres mondiales (1914 et 1935) du vingtième siècle n’ont pas suffi à mettre en péril la terre entière, et voilà que le vingt-unième siècle prend le relais pour servir à l’humanité d’autres guerres essentiellement transfrontalières et dont moultes personnes disent qu’elles ouvrent le chemin à la 3eme guerre mondiale. Pessimisme ou fatalisme, réalisme ou supputation, les guerres sont bien là, aussi cruelles et dévastatrices que celles du siècle dernier. Elles mettent en selle, cette fois encore, des alliances qui se dévoilent au fil des événements si elles n’ont pas été les instigatrices des conflits pour des raisons qui se laissent deviner. À chaque belligérant ses alliés constitués sur la base d’intérêts. Personne ne peut soutenir que c’est pour de simples convenances que la fédération de Russie est en odeur de sainteté auprès de la Chine, l’Inde, la Corée du Nord, la Biélorussie, et de certains pays africains comme l’Érythrée et autres courtisans du continent venus en Russie pendant le sommet Afrique-Russie pour solliciter la bienfaisance du Kremlin. Beaucoup de ces États se sont rapprochés de Poutine, soit pour des raisons d’instinct de survie ( le cas de la Syrie de Bachar Al-Assad dont le régime ne tient que grâce au président russe). La Chine et l’Inde sont suspendues au pétrole de la fédération. L’Iran et la Corée du Nord nourrissent une haine viscérale pour l’Occident. Kim Jong-Un trouve dans le discours du Kremlin le même tempo que celui qui fonde sa propre dynamique politique. Dans le réseau des alliances, l’Ukraine n’est pas l’enfant pauvre. Le soutien des États-Unis et de l’Europe lui est acquis. Emmanuel Macron a franchi le rubicon en annonçant urbi et orbi qu’il serait prêt à envoyer les troupes françaises combattre aux côtés des forces ukrainiennes. Biden continue de saigner le trésor américain dans la fourniture des armes et des munitions. Ainsi, la guerre change plus ou moins de front. Elle n’est plus russo-ukrainienne, américano-russe. Israël a bombardé le consulat d’Iran avec plusieurs victimes dont deux officiers généraux des gardiens de la révolution. Ignorant la relation de causes à effets sur la riposte iranienne, la France, la Grande Bretagne et les U.S.A ont soutenu leur allié, Israël à se défendre contre la pluie des missiles et drones de l’Iran. À cette allure, la déflagration générale est au seuil de la terre. Les prémices de la troisième guerre mondiale sont visibles. Ghys Fortune BEMBA DOMBE

L’Occident prépare des attentats dans ces deux pays d’Afrique, selon les services secrets russes

L’Occident travaille avec des terroristes en Afrique, les orientant vers des attaques et des sabotages contre des installations au Mali et en République centrafricaine, selon les informations sur Service des renseignements extérieurs russe. Les services secrets russes ont obtenu des informations sur les liens des pays occidentaux avec des terroristes en Afrique, en vue de préparer des attaques au Mali et en République centrafricaine, a annoncé ce jeudi 12 octobre à Bakou Sergueï Narychkine, chef du Service russe des renseignements extérieurs. Selon lui, l’Occident « observe avec inquiétude l’aspiration croissante des États africains à mener une politique indépendante, à diversifier leurs contacts internationaux et à développer l’intégration régionale ». Il a souligné que l’Occident mené par les États-Unis perd ses positions dans beaucoup de régions et cherche à « restaurer le monde unipolaire ». La multipolarité prônée par le Président russe Le thème de multipolarité a été évoqué par Vladimir Poutine lors de son discours dans le cadre de la Semaine énergétique russe qui se déroule à Moscou du 11 au 13 octobre. Le chef de Kremlin a insisté sur le fait que la Russie « se bat pour un ordre mondial plus juste, un ordre multipolaire ». Il a souligné que « beaucoup de choses datent de l’époque coloniale » et que les gens ne le tolèrent plus. Retrouvez cet article sur Sputniknews.africa

Kémi Séba: le globalisme néolibéral instrumentalise la souffrance des minorités en Occident

Kémi Séba: le globalisme néolibéral instrumentalise la souffrance des minorités en Occident

HAUT ET FORT. Les minorités qui souffrent en OCCIDENT finiront bien par comprendre que « le globalisme néolibéral instrumentalise leur souffrance sur le terrain sociétal pour obtenir des gains substantiels sur le terrain économique », espère Kémi Séba. Comme le rappelle le militant panafricaniste, « les grandes marques capitalistes, qui en soutenant prétendument la cause noire via BLM, ont augmenté spectaculairement leurs parts de marché, tout en continuant à exploiter leurs employés à la peau sombre en Asie du Sud-Est et ailleurs ». Pour l’écrivain, chroniqueur et activiste franco-béninois, « la dangerosité du globalisme néolibéral tient du fait que contrairement au capitalisme d’hier, celui d’aujourd’hui prétend défendre la cause des opprimés, pour se donner une bonne image en priorité et obtenir des parts de marchés croissantes dans ces communautés, tout en continuant d’exploiter de manière violente ses employés, esclaves des plantations modernes du nouveau millénaire. » Adrien Thyg

Afrique. Anciens et nouveaux pilleurs

Afrique. Anciens et nouveaux pilleurs

TRIBUNE. « Wagner, les nouveaux pilleurs de l’Afrique ». C’est le titre d’une enquête initiée par un célèbre magazine panafricain. Et il a suscité cette réflexion chez mon ami Koulibali Lassina de Korhogo : « Wagner les nouveaux pilleurs de l’Afrique ? Ok. Qui sont donc les anciens pilleurs de l’Afrique ? Ces anciens pilleurs ont-ils arrêté de nous piller ? » Les anciens pilleurs ? Ne tournons pas autour du pot. Il s’agit des anciennes puissances qui pratiquèrent la traite négrière, puis la colonisation du continent. Les esclavagistes furent essentiellement les Anglais, les Français, les Espagnols, les Portugais, les Hollandais, et les Arabes. Et ces mêmes Européens, auxquels s’ajouteront les Belges, les Italiens et les Allemands viendront par la suite coloniser le continent africain. La première matière qui fut pillée en Afrique fut ce que le poète haïtien René Depestre appela « le minerai noir » : « Quand la sueur de l’Indien se trouva brusquement tarie par le soleil quand la frénésie de l’or draina au marché la dernière goutte de sang indien de sorte qu’il ne resta plus un seul Indien aux alentours des mines d’or on se tourna vers le fleuve musculaire de l’Afrique pour assurer la relève du désespoir alors commença la ruée vers l’inépuisable trésorerie de la chair noire alors commença la bousculade échevelée vers le rayonnant midi du corps noir et toute la terre retentit du vacarme des pioches dans l’épaisseur du minerai noir… » Tout a été dit sur la traite transatlantique. C’est sur l’autre traite, celle pratiquée par les Arabes et qui continue encore en ce 21ème siècle, sur notre continent, que nous gardons un étrange silence, comme si elle était tout à fait normale. Voici donc les premiers pilleurs de l’Afrique. Sont-ils ceux que mon ami Lassina appelle les anciens pilleurs ? Je crois que pour parler des anciens pilleurs, il serait erroné de citer des pays. Car ce qui est en cause est plutôt un système économique, à savoir le capitalisme, qui s’étend à toute la planète. Lénine avait écrit en 1917 que « l’impérialisme était le stade suprême du capitalisme. » Il voulait dire par là que lorsque le capitalisme atteint un certain niveau dans son développement, il se doit de chercher de nouveaux débouchés et cela le conduit à aller dominer d’autre peuples pour s’emparer de leurs ressources aux coûts les plus bas lorsqu’il en a la possibilité. Et c’est ce que le poète martiniquais Aimé Césaire traduit en ces termes : « le geste décisif est ici celui de l’aventurier et du pirate, de l’épicier en grand et de l’armateur, du chercheur d’or et du marchand, de l’appétit et de la force, avec, derrière, l’ombre portée, maléfique, d’une forme de civilisation qui, à un moment de son histoire, se constate obligée, de façon interne, d’étendre à l’échelle mondiale la concurrence de ses économies antagonistes. » De son côté l’altermondialiste américaine naturalisée française Susan George, auteure du livre « comment meurt l’autre moitié du monde » avait déclaré dans une interview que les pays développés ne se réunissent pas régulièrement pour trouver les moyens de piller les pays pauvres. Leurs soucis sont d’augmenter le niveau de vie de leurs citoyens et électeurs en augmentant leur pouvoir d’achat, faire baisser le chômage, équilibrer leur balance commerciale. Par contre, les dirigeants des grandes entreprises multinationales eux, réfléchissent tous les jours sur la manière de continuer à faire du profit, afin de ne pas être sanctionnés par leurs conseils d’administration. Et pour faire du profit, il faut acheter des matières premières à très bas prix, avoir des coûts de production aussi bas que possible, une main d’œuvre pas chère, etc. Par exemple, on incitera les pays tropicaux à cultiver beaucoup de cacao, de café, d’hévéa, ou de noix de cajou, et ainsi, lorsque l’offre dépassera la demande, les prix s’effondreront tout seuls. Ou, on alimentera des guerres interminables dans certaines régions du monde riches en minerais très précieux, afin de pouvoir s’en approprier à moindre coût, on fomentera des coups d’Etats pour placer à la tête de pays riches en pétrole, uranium, diamant ou autre chose des hommes serviles qui ne chercheront pas à savoir la quantité exacte de minerai extraite, etc. Et cela est valable pour tous les pays développés ou émergents qui aspirent à jouer dans la cour des grands. Alors Wagner, un nouveau pilleur ? Oui. Disons que c’est le dernier arrivé sur la liste, qui vient avec ses méthodes à lui et qui ont l’air de déplaire aux autres qui étaient là avant lui. En oubliant qu’ils ont eu eux aussi leurs Bob Denard, CIA, Executive outcome (c’était pour les sud-africains) et autres catégories de mercenaires. Par Venance Konan Journaliste et écrivain ivoirien

RCA: le président Touadéra accuse l’Occident d’entretenir l’instabilité politique dans son pays

Le président de la République centrafricaine (RCA), Faustin-Archange Touadéra, a accusé ce 5 mars 2023 à Doha les pays occidentaux d’entretenir une instabilité politique en RCA, trois jours après avoir rencontré le président français Emmanuel Macron, en marge d’un sommet à Libreville. Faustin-Archange Touadéra s’en est pris aux pays occidentaux ce 5 mars 2023 à Doha, au Qatar. Le président de la République centrafricaine (RCA) s’exprimait à l’occasion de la 5e Conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés, qui regroupait une cinquantaine de pays, en présence du Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. « Pillage systématique » « La Centrafrique est soumise depuis son indépendance à un pillage systématique facilité par l’instabilité politique entretenue par certains pays occidentaux ou leurs compagnies qui financent des groupes armés terroristes dont les principaux leaders sont des mercenaires étrangers », a accusé le chef d’État de la RCA à cette occasion… Lire la suite sur RFI