RDC. Une chose et son contraire…

RDC. Une chose et son contraire…

PARLONS-EN. L’Ambassadeur de l’Union européenne à Kinshasa, Nicolás Berlanga-Martinez, lors d’une intervention à la chaîne allemande DeutscheWelle, a reconnu que la majeure partie des minerais exportés par le Rwanda est d’origine congolaise. « Tous les rapports indépendants montrent qu’au moins, 80% des minerais qui sont exportés par le Rwanda, sont d’origine congolaise », a-t-il précisé. Là où le bât blesse, c’est la toute récente signature du protocole d’accord, le 19 février 2024, par la même Union Européenne avec le même Rwanda accusé par elle. Tenez-vous bien, ce même Proticole d’accord a pour objectif « de renforcer le rôle du Rwanda » dans le développement de « chaînes de valeur durables et résilientes pour les matières premières critiques. » Toujours selon la même UE, ce Protocole vise à valoriser l’exploitation des minerais par le Rwanda. Elle qualifie même le pays de mille collines d’être « un acteur majeur au niveau mondial dans le secteur de l’extraction de tantale, produisant également de l’étain, du tungstène, de l’or et du niobium, et dispose de réserves de lithium et de terre rares ». L’on assiste éberlué à un double mensonge. Primo tout le monde sait que la richesse du Rwanda limitée en grande partie au café et au thé ne peut s’étendre au 20% du volume réel de minerais commercialisés par le Rwanda avec les puissances occidentales. Secundo dire une chose ( 80% de minerais rwandais sont d’origine congolaise) et décider en même temps de signer des accords commerciaux pour acheter ces minerais volés dans un pays étranger donnent sérieusement matière à réflexion. Cette politique de dire une chose et son contraire est un indice significatif du mode opératoire de l’UE qui souffle le chaud et le froid pour continuer à protéger Sinona accroître ses propres intérêts. La guerre douce c’est aussi cela : un jeu de mensonge et un art subtil de duperie. Par Germain Nzinga

Les ambassadeurs européens condamnent toute tentative de déstabilisation de la Rdc

Les ambassadeurs européens condamnent toute tentative de déstabilisation de la Rdc

Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a reçu, ce vendredi à la Cité de l’Union africaine, une dizaine d’ambassadeurs de l’Union européenne (UE) accrédités en République Démocratique du Congo (RDC). Cette délégation des diplomates, qui vient de rencontrer le Chef de l’État pour la première fois depuis sa réélection en décembre 2023, était conduite par M. Nicolas Berlanga Martinez, ambassadeur de l’Union européenne en RDC. « C’est une rencontre planifiée de longue date », a-t-il déclaré à la presse. « Nous sommes venus réitérer l’importance que l’UE a, en tant que partenaire stratégique de la RDC. Nous sommes venus renouveler ce partenariat pour encourager un dialogue franc et ouvert dans le sens des priorités relatives aux ambitions du Président de la République pour son nouveau mandat », a dit l’ambassadeur Nicolas Berlanga Martinez. Au sujet du gouvernement du second mandat du Chef de l’État, l’ambassadeur de l’UE a fait part de la volonté de leurs pays à accompagner et à intensifier la coopération dans divers domaines . En ce qui concerne la situation sécuritaire dans l’Est du pays, le chef de la délégation des ambassadeurs européens a fait part de « la solidarité avec le peuple congolais ». Au sujet des événements du dimanche de Pentecôte, l’ambassadeur Berlanga Martinez n’a pas fait trop de commentaires, mais a condamné cet événement malheureux. « Nous sommes d’accord à travailler avec les autorités du pays pour renforcer les institutions de l’État et éviter toute tentative de déstabilisation de la vie politique du pays », a-t-il conclu. Outre M. Nicolas Berlanga, cette délégation des diplomates était constituée de Henric Råsbrant, ambassadeur de Suède ; Alberto Petrangeli, ambassadeur d’Italie; Roxane de Bilderling, ambassadeur de Belgique; Angèle Samura, ambassadeur des Pays-Bas; Carmen Diez Orejas, ambassadeur d’Espagne; Francisco Meireles, chargé d’Affaires en pied de Portugal; Dider Larroque, chargé d’Affaires a.i. de France; David Marinis, chargé d’Affaires a.i. de Grèce; Levente Szabo, chargé d’Affaires a.i. de Hongrie; Julie Makossova, cheffe de mission adjointe de Tcheqie et Mme Matilda Schedwin, cheffe de délégation adjointe de l’Union européenne.