CAN 2025 : « La Fédération Sénégalaise de Football dénonce une décision inique, sans précédent et inacceptable »

JURY D’APPEL DE LA CAF Dans un communiqué, la Fédération sénégalaise de football (FSF) indique avoir pris connaissance de la notification de la décision rendue le 17 mars 2026 par le Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), dans le cadre de l’affaire DC23316, qu’elle juge « inique, sans précédent et inacceptable », dont l’intégralité est à lire ci-dessous. AFFAIRE DECISION JURY D’APPEL DE LA CAF La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a pris connaissance ce jour de la notification de la décision rendue le 17 mars 2026 par le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF), dans le cadre de l’affaire DC23316. Cette procédure fait suite à la plainte formulée lors du match n° 52 de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) TotalEnergies, Maroc 2025, opposant le Sénégal au Maroc. Par cette décision, le Jury d’Appel de la CAF a déclaré l’appel de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) recevable et l’a admis. Ce faisant, l’instance a annulé la décision qui avait été rendue par le Jury Disciplinaire de la CAF, au motif que le droit d’être entendu de la partie appelante n’aurait pas été respecté lors de la procédure de première instance. Le Jury d’Appel a par ailleurs estimé que le comportement de l’équipe du Sénégal relevait des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. En conséquence, la CAF a déclaré que la FSF avait enfreint l’article 82 et a prononcé la perte du match par forfait pour le Sénégal, avec un score enregistré de 3-0 en faveur de la FRMF, en application de l’article 84. La Fédération Sénégalaise de Football dénonce une décision inique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain. Pour la défense de ses droits et des intérêts du football sénégalais, la Fédération engagera, dans les plus brefs délais, une procédure d’appel devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne. La FSF réaffirme son engagement indéfectible envers les valeurs d’intégrité et de justice sportive, et tiendra le public informé des suites données à cette affaire. Dakar, le 17 mars 2026 Le Secrétaire Général
Carlo Pesta : La danse transcende les barrières de l’âge, de la langue et des cultures

Président et directeur artistique du Ballet de Milan INTERVIEW. Le Balletto di Milano (Ballet de Milan), dont la réputation dans la danse classique et moderne n’est plus à faire, a été chaleureusement accueilli par le public casablancais lors de son Grand Gala de danse, au Studio des Arts Vivants, en février dernier. Retour sur l’identité de la compagnie, son projet artistique et son rapport au public marocain, avec son président et directeur artistique Carlo Pesta. Le Grand Gala du Ballet de Milan a été très bien reçu à Casablanca. Avant d’y revenir, pouvez-vous nous présenter votre compagnie ? Carlo Pesta : Le Balletto di Milano est l’une des compagnies les mieux établies du paysage chorégraphique italien. A Milan, nous sommes l’un des principaux centres chorégraphiques, juste après la compagnie du Teatro alla Scala. Nous avons également été désignés ambassadeurs de la danse italienne dans le monde, ce qui représente à la fois un honneur et une responsabilité. Autorisée depuis 1996 à porter le nom de la grande ville de Milan, la compagnie est aussi universellement prisée, car elle attire des artistes talentueux, nous permettant ainsi de recruter des danseurs d’un très haut niveau. Nous bénéficions du soutien du ministère italien de la Culture, de la région Lombardie et de la ville de Milan. Nous collaborons également avec les ambassades, les consulats et les institutions culturelles italiennes dans de nombreux pays. Quelle est la particularité artistique du Ballet de Milan ? Quelle est votre signature ? Notre démarche s’inscrit dans le registre néoclassique, qui consiste à redynamiser le ballet classique via l’ouverture à des formes d’expressions plus contemporaines. Il s’agit donc non pas de rompre avec la tradition mais de la faire évoluer, d’essayer de substituer d’autres formes, d’autres mouvements, qui résonneraient davantage avec notre époque. Cette quête perpétuelle fait partie de notre propre histoire, car nous refusons de nous fixer dans une forme immuable ; il s’agit au contraire d’interroger sans cesse nos autres possibilités artistiques. Est-ce cette approche qui explique votre succès auprès du public ? Je le pense. Pour un directeur artistique, c’est gratifiant de toucher des publics qui n’ont pas nécessairement l’habitude de la danse. Capter de nouveaux spectateurs, c’est créer un moment de vraie émotion artistique. Dans certaines villes, le public connaît déjà bien cet univers. Mais ailleurs, voir des gens découvrir une œuvre et s’y intéresser est encore plus fort. A Casablanca, j’étais très heureux de voir autant d’enfants et de jeunes dans la salle. De nombreux ados avaient des yeux émerveillés. Effectivement, plusieurs jeunes semblaient fascinés par le spectacle. La danse attire-t-elle particulièrement les jeunes ? Oui, très souvent. La danse possède en elle une dimension universelle, physique, qui dépasse toute considération d’âge, de langue ou de culture. Le corps en mouvement, la musique qui l’accompagne, touchent de premier abord les émotions. C’est souvent le cas pour les jeunes, mais il y a aussi bien sûr les adultes. Un mot sur les danseurs qui ont émerveillé le public : comment les choisissez-vous ? Le choix des danseurs est fondamental pour la réussite d’une compagnie. Nous recrutons surtout dans les académies les plus prestigieuses du monde. La technique est incontournable, je cherche surtout des personnalités artistiques. La technique est nécessaire mais pour faire vivre une œuvre, il faut véritablement interpréter. Dans plusieurs de nos spectacles, inspirés de chefs-d’œuvre comme Anna Karénine ou Roméo et Juliette, il faut placer les danseurs devant de vrais personnages. « Le public marocain a une sensibilité qui me rappelle beaucoup celle des Italiens » Vous êtes un habitué des scènes marocaines. Comment percevez-vous le public marocain ? J’attache une grande importance au Maroc. J’y viens depuis de nombreuses années et chaque passage me confirme le dynamisme et les progrès du pays. Le public marocain a une sensibilité qui me rappelle beaucoup celle des Italiens : beaucoup de spontanéité et une philosophie de vie basée sur la joie. Mais il est important de continuer à développer l’offre culturelle. Le théâtre et la danse reposent sur un échange d’énergie entre la scène et la salle. Plus il y a de spectacles, plus cette relation se renforce, contribuant ainsi à l’émergence d’une véritable culture du spectacle vivant. Vous avez été danseur. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur vos spectacles ? Il s’agit d’émotions différentes. Lorsque je dansais, j’étais concentré sur moi-même. Aujourd’hui, ma responsabilité est beaucoup plus large, elle concerne toute la compagnie et la qualité de chacune des productions. Chaque spectacle reste toujours un moment très fort. Je compare souvent la création d’un spectacle à une naissance. Votre compagnie est très active à l’international… Tout à fait, nous tournons beaucoup. La structure compte 42 personnes dont 28 artistes permanents et nous donnons environ 120 spectacles par an. Cette année, nous nous sommes déjà produits dans quatorze pays. Nous venons de Paris où nous étions au théâtre Bobino avant de venir au Maroc. La tournée continue ensuite en Italie, en France, en Grèce et à Malte. Un dernier mot pour conclure Nous sommes très heureux d’être au Maroc, où les échanges culturels que nous développons sont particulièrement fertiles, grâce à la collaboration avec la Società Dante Alighieri à l’étranger. Rappelons que l’Italie possède une tradition artistique très ancienne dans des domaines comme la musique, l’opéra et la danse. Notre mission est de faire vivre cet héritage et de le partager avec les publics du monde entier. Partout où nous nous produisons, nous recevons un accueil chaleureux. Et cela reste, pour un artiste, la plus belle des récompenses. Propos recueillis par Alain Bouithy
Maroc/Politique monétaire. Bank Al-Maghrib privilégie la prudence et maintient son taux directeur

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir inchangé le taux directeur à 2,25%, à l’issue de sa première réunion trimestrielle de l’année 2026, tenue mardi 17 mars à Rabat, s’alignant ainsi sur les anticipations et prédictions de nombreux experts et investisseurs. Bank Al-Maghrib (BAM) optera-t-elle pour le statu quo ou pour un ajustement du taux directeur ? Telle est la question que nous nous posions à la veille de la première réunion de l’année de la Banque centrale. Après avoir analysé l’évolution de la conjoncture économique nationale et internationale, ainsi que les projections macroéconomiques à moyen terme de la Banque, le Conseil a finalement jugé approprié de maintenir le TD inchangé, rejoignant ainsi le consensus en faveur d’une stabilité du taux directeur prédit, anticipé notamment par Attijari Global Research (AGR) et BMCE Capital Global Re search (BCGR). Cette décision tient compte notamment de la poursuite de la dynamique notable de l’activité économique, des niveaux modérés prévus de l’inflation, ainsi que de la forte incertitude entourant les perspectives internationales. Elle intègre également les résultats des stress tests réalisés par BAM pour l’économie nationale. Concernant l’escalade du conflit au Moyen-Orient, que certaines institutions craignaient susceptible d’influencer sa décision, BAM a estimé que « cette guerre ne serait pas sans conséquence à travers, notamment, les canaux des comptes extérieurs, en particulier les cours de l’énergie ». Qu’à cela ne tienne, selon les évaluations préliminaires de l’institution publique, « l’impact serait relativement contenu dans le scénario retenu d’un conflit de courte durée, mais pourrait s’avérer plus marqué dans le cas contraire », a-t-elle souligné. Quoi qu’il en soit, « la forte dynamique des secteurs non agricoles, tirée par l’investissement dans les infrastructures économiques et sociales, devrait se poursuivre et la production agricole connaîtrait un rebond notable à la faveur des conditions climatiques exceptionnelles qui ont prévalu au cours des derniers mois », a expliqué BAM. Lors de cette session, le Conseil a en outre noté que l’inflation a évolué à des niveaux bas, en lien avec l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires et le repli des prix des carburants. Selon ses prévisions, à moyen terme, elle devrait s’accélérer graduellement tout en restant à des niveaux modérés. Elle ressortirait ainsi « quasi stable d’une année à l’autre à 0,8% en 2026, puis atteindrait 1,4% en 2027 ». Le Conseil estime par ailleurs que les conditions climatiques très favorables devraient se traduire par une nette hausse de la production agricole. Selon ses estimations, basées sur une superficie emblavée de 3,9 millions d’hectares, la récolte des trois principales céréales atteindrait 82 millions de quintaux. Ainsi, BAM table sur un rebond de la valeur ajoutée agricole de 14,4% en 2026, suivi d’un recul de 5,3% en 2027 sous l’hypothèse d’un retour à une campagne céréalière moyenne. La croissance de l’économie nationale devrait se situer à 5,6% en 2026 Selon l’institution, la croissance des activités non agricoles resterait robuste, oscillant autour de 4,5%, tandis que celle de l’économie nationale devrait se situer à 5,6% en 2026, avant de ralentir à 3,5% en 2027. Enfin, le Conseil s’est engagé à continuer de suivre de près la conjoncture interne et externe et en particulier les développements au Moyen-Orient ainsi que leurs conséquences sur l’activité économique et l’inflation, et à fonder ses décisions, sur la base des données les plus actualisées. Alain Bouithy
Finale de la CAN 2025 : le Maroc vainqueur sur tapis vert par la CAF

SPORTS. Dans une déclaration aux médias publiée le mardi 17 mars 2026, le Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a rendu son verdict dans le litige portant sur la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025. Considérant que l’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est recevable en la forme et fondé, et conformément à l’article 84 du règlement de la compétition, l’organe juridictionnel a déclaré l’équipe nationale du Sénégal forfait. En conséquence, le match est homologué sur le score de 3-0 en faveur du Maroc. Les Lions de l’Atlas se voient ainsi attribuer la victoire sur décision administrative. Lire ci-dessous l’intégralité de ladite déclaration. « Déclaration aux médias du Jury d’Appel de la CAF Le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé, en application de l’article 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), de déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 (« le Match »), le résultat étant homologué sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Réuni ce jour, le Jury d’Appel de la CAF a statué, suite à l’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) concernant l’application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations, comme suit : Décisions du Jury d’Appel de la CAF : • L’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est déclaré recevable en la forme et fondé. • La décision du Jury Disciplinaire de la CAF est annulée. • Le Jury d’Appel de la CAF considère que le comportement de l’équipe du Sénégal relève du champ d’application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. • La réserve introduite par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est déclarée fondée. • Il est établi que la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), à travers le comportement de son équipe, a enfreint l’article 82 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. • En application de l’article 84 du Règlement, l’équipe du Sénégal est déclarée forfait pour ce match, dont le résultat est enregistré sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). • Toutes les autres demandes ou conclusions sont rejetées. Le Jury d’Appel de la CAF a également statué comme suit : • L’appel introduit concernant M. Ismaël Saibari (joueur n°11 de l’équipe nationale du Maroc) est partiellement accepté. • Le Jury d’Appel confirme que M. Ismaël Saibari s’est rendu coupable d’un comportement fautif en violation des articles 82 et 83(1) du Code disciplinaire de la CAF. • La sanction prononcée à l’encontre de M. Ismaël Saibari est révisée à une suspension de deux (2) matches officiels de la CAF, dont un (1) match avec sursis. • L’amende de 100 000 USD infligée à M. Ismaël Saibari est annulée. • L’appel relatif à l’incident impliquant les ramasseurs de balles est partiellement accepté. • Le Jury d’Appel confirme la responsabilité de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) concernant le comportement des ramasseurs de balles lors de ce match. • L’amende infligée à la FRMF pour cet incident est réduite à 50 000 USD. • L’appel concernant les interférences autour de la zone de révision OFR/VAR est rejeté. • L’amende de 100 000 USD infligée à la FRMF pour cet incident est confirmée. • L’appel relatif à l’incident du laser est partiellement accepté. • L’amende infligée à la FRMF pour cet incident est réduite à 10 000 USD. • Toutes les autres demandes sont rejetées ».
Première réunion de l’année du Conseil de Bank Al-Maghrib : BAM optera-t-elle pour le statu quo ou un ajustement du taux directeur ?

Investisseurs et institutions financières scrutent la décision de la Banque centrale MAROC. Le premier Conseil de l’année de Bank Al Maghrib (BAM), qui se tient aujourd’hui, maintien dra-t-il son taux directeur in changé ou la Banque centrale décidera-t-elle de l’ajuster ? Dans un contexte marqué par l’escalade du conflit au Moyen-Orient, la question d’un éventuel im pact sur la décision de l’ins titution monétaire alimente également les analyses. Si ces questions préoccu pent de nombreux experts et investisseurs, le consensus semble toutefois pencher en faveur d’une stabilité du taux directeur, selon Attijari Global Research (AGR) et BMCE Capital Global Re search (BCGR).En effet, pour les inves tisseurs financiers interrogés par AGR, cette session de vrait se traduire par une sta bilité du taux directeur de Bank Al-Maghrib. Un avis partagé par BCGR, qui pré voit également son maintien à son niveau actuel. Selon AGR, les résultats de son enquête du mois de mars auprès de 35 investis seurs considérés parmi les plus influents du marché fi nancier marocain, font res sortir un consensus quasi-unanime de ces der niers en faveur d’une stabi lité du taux directeur de Bank Al-Maghrib. Dans sa récente publica tion « Research Report-Stra tegy », la filiale du groupe Attijariwafa bank dédiée à l’analyse et à la recherche sur les marchés financiers afri cains note que la probabilité d’un statu quo du TD est de 99% contre seulement 1% pour une hausse de 25 points de base (pbs), rap porte la MAP ajoutant que la probabilité d’un abaisse ment du taux directeur est nulle.Par catégorie d’investis seurs, les institutionnels lo caux et les acteurs de référence sont unanimes en faveur d’un maintien du TD inchangé. De son côté, BKGR s’at tend à ce que le Conseil de BAM maintienne inchangé le taux directeur. Dans son récent « Flash Strategy », le bureau de recherche panafri cain spécialisé en analyse fi nancière (sell-side) de BMCE Capital estime que « la pru dence apparaît comme la voie la plus raisonnable », dans un cadre macroécono mique mêlant apaisement sur le plan interne et volati lité à l’extérieur. Cité par la MAP, BKGR explique que la Banque cen trale « devrait donc opter pour un statu quo sur le taux directeur, le temps de laisser les signaux économiques se stabiliser et d’éviter tout mouvement prématuré dans un environnement mondial aussi instable ». Pour rappel, à l’issue de sa dernière réunion trimes trielle de l’année 2025, tenue le 16 décembre dernier, le Conseil de Bank Al-Maghrib avait jugé approprié le ni veau d’alors du taux direc teur et avait ainsi décidé de le maintenir inchangé à 2,25%.Cette décision avait été prise après examen de l’évo lution de la conjoncture éco nomique et des projections macroéconomiques à moyen terme de Bank Al-Maghrib d’alors. Lors de cette session, le Conseil avait relevé la per formance remarquable des activités non agricoles ainsi que les signes de reprise sur le marché du travail. Pour ce qui est de l’infla tion, BAM prévoyait qu’elle « continue d’évoluer à des niveaux bas, ressortant à 0,8% en moyenne sur les dix premiers mois de 2025, sous l’effet notamment de l’amé lioration de l’offre de cer tains produits alimentaires, en particulier l’huile d’olive, et de la baisse des prix des carburants et lubrifiants ». Selon les projections de l’institution, elle devrait s’accélérer graduellement pour converger vers des ni veaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix. Ainsi, elle s’établirait à 1,3% en 2026, puis à 1,9% en 2027, tandis que sa composante sous-jacente ressortirait à 0,7% cette année avant de s’accélérer à 1,9% en 2027. Il est à rappeler égale ment qu’au regard du ni veau d’incertitude encore élevé, observé au terme de l’année écoulée, en lien no tamment avec la persistance des tensions géoécono miques sur le plan interna tional et les conditions climatiques au niveau in terne, le Conseil s’était en gagé à « continuer de suivre de près l’évolution de la conjoncture et de fonder ses décisions, réunion par réu nion, sur la base des don nées les plus actualisées ». Alain Bouithy
Maroc : la production industrielle tirée par l’agroalimentaire et la pharmacie au quatrième trimestre 2025

La production manufacturière en hausse de 4 % Selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP), l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a enregistré une hausse de 4,0% au cours du quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période de 2024. Cette progression est attribuée principalement à la hausse des indices de production dans plusieurs branches, a expliqué l’organisme public dans une récente note d’information citant en particulier les « industries alimentaires » (+9,9%), l’ « industrie pharmaceutique » (+28,9%) et la « fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et des équipements » (+14,5%). D’après la note, relative à l’indice de la production industrielle, énergétique et minière (base 100 : 2015) du quatrième trimestre 2025, cette évolution s’explique également par la progression des indices de production des branches « fabrication d’autres produits minéraux non métalliques » (+4,8%), « fabrication d’autres matériels de transport » (+37,1%) et « fabrication de produits à base de tabac» (+4,7%). Toujours selon l’institution, l’indice de l’ « industrie automobile » a en revanche enregistré une baisse de 6,2%, tandis que ceux de l’ « industrie de l’habillement », la « fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques », la « fabrication d’équipements électriques » et les « autres industries manufacturières » ont reculé respectivement de 4,7%, 12,6%, 2,3% et 15,4%. S’agissant de l’indice de la production des industries extractives, il a enregistré une baisse de 4,4%, résultant de la baisse de l’indice de la production des « produits divers des industries extractives » de 4,6% et de la hausse de celui des « minerais métalliques » de 0,7%, a fait savoir le HCP, ajoutant par ailleurs que l’indice de la production de l’énergie électrique a pour sa part progressé de 2,8%. En conséquence, les indices de la production ont enregistré, en 2025 par rapport à 2024, des hausses de 7,0%, de 4,1% et de 6,3% pour les industries extractives, l’industrie manufacturière hors raffinage de pétrole et pour l’énergie électrique respectivement. Martin Kam
inDrive célèbre ses conductrices au Maroc lors d’un événement dédié à la Journée internationale des droits des femmes

inDrive rend hommage aux conductrices partenaires le 8 mars à travers une célébration conviviale et familiale inDrive, plateforme mondiale de mobilité et de services urbains, a organisé le 8 mars une rencontre spéciale afin de reconnaître et célébrer ses conductrices partenaires au Maroc, marquant la Journée internationale des droits des femmes à travers un événement dédié et ouvert aux familles. Réunissant près de 40 participantes, des conductrices et leurs enfants, cette initiative a été pensée comme un moment de reconnaissance et de partage. L’événement a mis en lumière le rôle essentiel des conductrices au sein de la communauté inDrive, tout en créant un espace permettant aux familles de vivre ensemble une expérience conviviale et mémorable. Organisé dans une atmosphère chaleureuse et intime, le rassemblement a proposé différentes animations et activités, renforçant l’esprit de célébration et le sentiment d’appartenance à la communauté. En signe de reconnaissance, inDrive a également offert des cadeaux aux conductrices afin de saluer leur engagement quotidien et leur contribution. « Cette journée est l’occasion de mettre en lumière l’engagement et la résilience des femmes conductrices », a déclaré Fatine Bennani, Directrice Générale Maroc et Responsable Régionale MENA chez inDrive. « Nous souhaitions leur offrir une célébration sincère, qui leur ressemble, avec leurs familles au cœur de cette expérience, d’autant plus que les conductrices marocaines jouent aujourd’hui un rôle clé dans la croissance du secteur de la mobilité et dans la création d’un impact réel. » À travers cette initiative, inDrive poursuit son engagement pour renforcer les liens au sein de sa communauté et soutenir ses partenaires conducteurs au-delà de l’expérience quotidienne de mobilité, en créant des moments qui valorisent l’inclusion, la reconnaissance et les valeurs partagées. À propos d’inDriveinDrive est une plateforme mondiale de mobilité et de services urbains. L’application inDrive a été téléchargée plus de 400 millions de fois et a été classée deuxième application de mobilité la plus téléchargée au monde pour la troisième année consécutive. Au-delà du service de transport à la demande, inDrive propose également plusieurs services, notamment le transport interurbain, la livraison, les services financiers et la livraison de courses. inDrive est aujourd’hui présent dans 1 065 villes réparties dans 48 pays. Fidèle à sa mission de lutter contre les injustices, l’entreprise ambitionne d’avoir un impact positif sur la vie d’un milliard de personnes d’ici 2030.
Amina Bensouda, une voix marocaine entre confidences et traversées musicales

ZOOM. Amina Bensouda est une chanteuse, autrice-compositrice-interprète marocaine. Elle chante en français, en anglais et en arabe, trois langues qui traversent son écriture et reflètent la pluralité de son identité et de ses influences. Née à Rabat, elle grandit au Maroc avant de s’installer en France à l’âge de 17 ans, où elle poursuit des études de management tout en développant en parallèle son univers musical. Toujours accompagnée de sa guitare, elle affine son écriture sur les scènes parisiennes dans une forme dépouillée et intime, où la voix et le texte occupent une place centrale. En 2019, elle se produit pour la première fois à Dubaï dans le cadre du Quoz Arts Fest, où elle est invitée à nouveau en 2020, 2022 et 2023. Ces expériences marquent un tournant et ouvrent son travail à une dimension plus internationale. La même année, elle renoue avec son premier amour, le théâtre, en suivant une année de formation aux Cours Florent à Paris. Cette étape marque un moment décisif dans son parcours créatif : elle y redécouvre le rapport au texte, à la parole et à la présence, et décide à la suite de cette expérience de se lancer dans l’écriture et l’auto-production de son premier projet musical. En 2020, elle sort son premier EP Confidences, un projet autobiographique, sensible et épuré. Ce premier opus pose les fondations de son écriture : une parole directe et vulnérable, où se mêlent introspection, mémoire, amour, deuil et émancipation. En parallèle, Amina développe son expérience scénique en assurant notamment les premières parties de Hoba Hoba Spirit, de Jalil Tijani et de Karim Duval, croisant ainsi les univers de la musique et de la scène parlée. Depuis, elle poursuit un travail artistique nourri par la scène et la recherche musicale, notamment à travers une résidence au Berklee College of Music dans le cadre du Berklee Gnawa Festival 2025. Elle fait de la scène un espace essentiel de son parcours : un lieu de présence et de rencontre, où tout se joue dans l’instant, dans le lien direct avec le public. Aujourd’hui, avec Traversées, Amina Bensouda propose un concert pensé comme un chemin intérieur : un récit musical en deux actes, chanté en trois langues, où l’intime devient progressivement collectif. Un projet à la frontière de la musique et du récit, porté par une voix qui cherche moins à séduire qu’à dire ce qui nous traverse.