La résolution onusienne 2797 sur la question du Sahara marocain reflète l’engagement de la communauté internationale en faveur de solutions pacifiques,réalistes et pragmatiques aux différends régionaux

La résolution onusienne 2797 sur la question du Sahara marocain reflète l’engagement de la communauté internationale en faveur de solutions pacifiques,réalistes et pragmatiques aux différends régionaux

L’adoption d’une déclaration finale clôt les travaux du 2ème Congrès international du Réseau MENA-Latina Les travaux du deuxième Congrès international du Réseau MENA-Latina se sont achevés jeudi 2 avril à Tanger, par l’adoption d’une déclaration finale réitérant son ferme engagement en faveur de la démocratie, la paix et la justice et  appelant «à la promotion de solutions politiques pacifiques aux conflits». Dans sa déclaration finale, le Réseau salue la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara marocain, estimant qu’elle reflète «l’engagement de la communauté internationale en faveur de solutions pacifiques, réalistes et pragmatiques aux différends régionaux». A cet égard, il «considère l’Initiative d’autonomie comme une solution sérieuse, crédible et réaliste à ce conflit, dans le cadre du respect de la souveraineté nationale et de la stabilité régionale, conformément aux principes des Nations Unies ». Le texte, lu par la Colombienne Maria Christina, cofondatrice du Réseau, réaffirme en outre son soutien indéfectible à la cause palestinienne et condamne fermement toute législation ou politique ciblant les droits des prisonniers, en particulier les projets de loi concernant l’exécution des prisonniers, expliquant qu’« ils constituent une violation grave du droit international humanitaire ». Le communiqué appelle également à l’arrêt immédiat de toutes les activités de colonisation, condamne les attaques contre les villages et villes palestiniens et alerte sur la situation humanitaire catastrophique à Gaza. Condamnant l’agression contre le Liban, les congressistes rejettent «tout plan visant à annexer des territoires libanais ou à saper sa souveraineté et son intégrité territoriale ». Le document adopté apporte aussi son appui aux processus démocratiques dans les pays d’Amérique latine et rejette « fermement toutes les formes de violence politique et les tentatives de prise de pouvoir par des moyens armés ou anticonstitutionnels ». Il condamne, par ailleurs, les coups d’Etat militaires en Afrique et l’escalade de la violence dans plusieurs pays africains. Le Réseau MENA-Latina considère «ces pratiques comme sapant les fondements démocratiques et entravant le développement et la stabilité» et appelle à un retour rapide aux processus démocratiques, au respect de la volonté populaire et à la promotion du dialogue pacifique comme seule voie viable pour surmonter les crises. Dans sa déclaration, le Réseau juge préoccupante la situation en Turquie et la défense de l’Etat de droit. Il s’inquiète «des pressions politiques sur les processus judiciaires ». Dans ce contexte, souligne-t-il, le Réseau MENA-Latina réaffirme son engagement à défendre l’Etat de droit conformément aux valeurs social-démocrates. Les forces progressistes expriment également leur «pleine solidarité avec Ekrem İmamoğlu et les autres maires, qui jouent un rôle crucial dans le renforcement de la démocratie et de la gouvernance locale en Turquie». Elles rejettent toute ingérence visant les élus ou sapant leur légitimité précisant que cette position reflète l’engagement du Réseau envers l’universalité des valeurs démocratiques et sa solidarité avec toutes les forces démocratiques en Turquie. Il est à souligner que, dans le cadre du processus de structuration en cours du Réseau MENA-Latina et en application des décisions adoptées lors des précédentes réunions tenues en Colombie et au Maroc, les congressistes ont procédé à l’expansion du Réseau par une représentation régionale équilibrée. Ils ont ainsi adopté une structure organisationnelle composée de : Hend Mgaieth (présidente du Réseau), Jesus Tapia (vice-président), Ayoub Elhachmi (secrétaire général), Mohamed Jenhani (coordinateur exécutif) ainsi que des coordinateurs régionaux Luis Páez (Amérique latine), Melis Asya (Méditerranée et Caucase), Omar Awad (Moyen-Orient) et Ali Abderrahmane (Afrique). Précisons que la représentation institutionnelle des jeunes est assurée par El Hassan Lachguar (coordinateur des jeunes parlementaires) et Salek Moussaoui (coordinateur des jeunes conseillers) qui siègent en tant que membres de droit. Les participants ont conclu leurs travaux en insistant sur l’importance de «renforcer la coopération entre les forces progressistes du monde entier et d’intensifier les efforts conjoints pour défendre la démocratie et les droits de l’Homme, tout en relevant les défis communs grâce à la solidarité internationale ». Ils ont également appelé à renforcer la participation des jeunes à la vie politique et à consolider les mécanismes d’action conjointe en faveur de la liberté, de la justice sociale et du développement. Enfin, le Front de lutte populaire palestinien a été admis en tant que membre à part entière du Réseau MENA-Latina. Organisé à l’initiative du parti de l’Union socialiste des forces populaires, le Congrès a réuni des responsables et représentants d’une quarantaine d’organisations issues d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d’Amérique latine et du bassin méditerranéen. Deux jours durant, les forces progressistes internationales ont échangé autour des préoccupations du monde d’aujourd’hui, abordant notamment les transformations géopolitiques actuelles et l’impact des guerres et des conflits sur la stabilité politique et économique, les implications de la migration et la montée des réseaux transnationaux de crime organisé. Figuraient également au menu des échanges, les défis des politiques commerciales internationales dans un contexte de tensions mondiales ainsi que la question de la paix fragile en Afrique et en Amérique du Sud et les moyens de la soutenir et de la renforcer. Tanger – Alain Bouithy El Hassan Lachguar : Coordinateur du Forum international des jeunes parlementaires socialistes Nous sommes très satisfaits du déroulement et des conclusions La tenue de ces assises a principalement permis de restructurer l’organisation du Réseau MENA-Latina avec une équipe qui sera en charge pour la période à venir. Nous sommes très satisfaits des résolutions adoptées à l’issue de ce congrès, en particulier celles auxquelles nous attachons une grande importance au sein du Réseau. Parmi ces résolutions, il y a le soutien à la résolution du Conseil de sécurité concernant le Sahara marocain, rappelant ainsi la légitimité de la position marocaine, comme c’est souvent le cas dans nos congrès. Une autre résolution concerne le soutien à nos camarades du CHP turc, face aux difficultés qu’ils rencontrent aujourd’hui en Turquie, notamment les arrestations de plusieurs de leurs maires. Nous avons également réaffirmé notre engagement envers la cause palestinienne, dénonçant les agressions commises en Cisjordanie, à Gaza et, récemment, au Liban. Ces assises ont été aussi l’occasion de rappeler les valeurs que nous partageons. On peut

Ayoub El Hachmi : Pour le Maroc, en tant qu’acteur influent en Afrique, il est essentiel de consolider les liens avec les pays du Sud

Ayoub El Hachmi : Pour le Maroc, en tant qu’acteur influent en Afrique, il est essentiel de consolider les liens avec les pays du Sud

INTERVIEWS. A l’occasion de la tenue du 2ème Congrès international du Réseau Mena-Latina, qui a pris fin hier à Tanger, « Pagesafrik/Libé » s’est entretenu avec Ayoub El Hachmi, coordinateur exécutif du Réseau Mena-Latina. Ce Congrès, organisé à l’initiative de l’USFP en partenariat avec le Réseau Mena-Latina, a connu la participation de représentants d’organisations internationales et de personnalités politiques des quatre coins du monde. Pagesarfrik/Libe: L’USFP a accueilli le deuxième Congrès du Réseau MENA-Latina à Tanger. Quelle importance stratégique revêt cet événement pour le parti ? Ayoub El Hachmi : Comme vous le savez, il y avait toujours des difficultés pour établir une relation directe avec les acteurs de la région d’Amérique latine. Nous n’avions jamais eu, si vous voulez, un contact direct avec les organisations ou les jeunes partis politiques de cette région. Nous devions toujours passer par l’intermédiation des Européens. Au sein de l’Internationale socialiste, nous avons donc pensé à créer un réseau capable de rassembler les jeunesses de la région MENA et d’Amérique latine. Quel intérêt cela représente pour le Maroc ? Et qu’est-ce que cela apporte à l’USFP ? Pour le Maroc, c’est clair : notre pays cherche de plus en plus à trouver sa place au sein du continent américain. C’est important, non seulement pour notre Cause nationale, mais aussi parce que cette zone a toujours été, si vous voulez, un terrain influencé par nos opposants. Il était donc essentiel d’établir des relations directes et d’expliquer notre vision et nos solutions concernant le conflit du Sahara marocain. Pour un parti socialiste, c’est aussi stratégique : les partis socialistes ont une forte influence en Amérique latine. Nous voulions donc créer des liens directs avec des responsables gouvernementaux et parlementaires pour transmettre nos messages et nos idées, tant au sein des partis qu’au sein des institutions. Ce congrès réunit des organisations progressistes d’Afrique, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Amérique latine. Que peut apporter ce dialogue entre les différentes régions du monde ? C’est une coopération Sud-Sud, ce qui est très important. Jusqu’ici, nous avions surtout des relations avec le Nord. Mais pour le Maroc, en tant qu’acteur influent en Afrique, il est essentiel de consolider les liens avec les pays du Sud. Nous essayons donc de collaborer avec des organisations et des partis politiques confrontés aux mêmes enjeux que nous : immigration, trafic de personnes, problématiques de la jeunesse… Travailler ensemble nous permet de trouver des solutions communes et de faire entendre nos voix auprès du Nord. Les débats ont concerné notamment les conflits, les migrations et la jeunesse. Quel message souhaitez-vous faire passer à travers ces discussions ? Le message principal est d’élaborer des positions communes. Il s’agit de rapprocher nos points de vue pour faire passer nos messages via ces jeunes décideurs au sein de leurs partis et institutions, et plaider pour les causes qui nous rassemblent. Ce congrès marque aussi une nouvelle étape pour le Réseau MENA-Latina avec l’élection d’une nouvelle direction. Quelles sont vos attentes ? Au Maroc, nous occupions le poste de coordinateur exécutif du réseau. Nous sommes maintenant candidats au poste de secrétaire général du Réseau MENA-Latina et nous espérons bien l’obtenir. Plus largement, quel message adressez-vous à toutes les forces progressistes internationales à travers cette rencontre ?  Il faut faire du networking, c’est essentiel. Nous ne pouvons pas relever tous les défis mondiaux sans coopération. Il est donc crucial de consolider nos forces et de travailler ensemble pour affronter les enjeux auxquels chaque région est confrontée. Propos recueillis par Alain Bouithy

Robotique et innovation : l’ENSMR de Rabat accueille la 9ᵉ édition du Moroccan Robotics Challenge

Robotique et innovation : l’ENSMR de Rabat accueille la 9ᵉ édition du Moroccan Robotics Challenge

Le Club MINES MAKERS de l’École nationale supérieure des mines de Rabat (ENSMR) annonce l’organisation de la neuvième édition du Moroccan Robotics Challenge (MRC), qui se tiendra les 25 et 26 avril 2026 au sein de l’ENSMR à Rabat. Placé cette année sous le thème : « Smart Cities: la robotique au cœur des villes de demain », le Moroccan Robotics Challenge est une compétition nationale dédiée à la robotique et à l’innovation technologique, réunissant des étudiants issus de différentes écoles d’ingénieurs et universités à travers le Maroc, rappelle un communiqué parvenu à notre Rédaction. « A travers plusieurs défis techniques, les participants conçoivent et programment des robots capables de répondre à des problématiques concrètes, mettant ainsi en valeur leur créativité, leurs compétences techniques et leur esprit d’équipe », souligne la même source. D’après les organisateurs, cette édition met particulièrement l’accent sur le rôle de la robotique dans le développement des villes intelligentes, en explorant des solutions innovantes visant à améliorer la mobilité urbaine, la gestion des ressources, la sécurité et la qualité de vie des citoyens. Ces derniers précisent que cet événement vise à stimuler l’ingéniosité des jeunes talents marocains, promouvoir la culture de l’innovation et offrir un espace d’échange et d’apprentissage entre étudiants, enseignants et acteurs du secteur technologique

Tanger. Les jeunes congressistes débattent des défis migratoires, économiques et politiques

Tanger. Les jeunes congressistes débattent des défis migratoires, économiques et politiques

Au deuxième jour du Congrès du Réseau MENA-Latina CONGRES. Les forces progressistes du Réseau «MENA-Latina» ont poursuivi leurs échanges, jeudi 2 avril, à Tanger dans une ambiance aussi studieuse que professionnelle. « Immigration et criminalité organisée » et « Tarifs et politique commerciale internationale » étaient au menu de la deuxième et dernière journée du Congrès dont la séance d’ouverture a été présidée, la veille, par le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, entouré des principaux responsables mondiaux de ce mouvement. Des thématiques qui n’ont pas laissé indifférents les congressistes, composés essentiellement de jeunes dont le Premier secrétaire a salué la veille l’enthousiasme et la volonté d’avancer, en soulignant qu’« à l’heure où la montée des populismes et de l’extrême droite s’accentue, où le sens de la liberté et de la justice est dévoyé, vous avez décidé de construire ce pont politique et humain entre le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Amérique latine ». Saisissant cette occasion, Driss Lachguar a rappelé une vérité tenace : « Nos jeunesses partagent les mêmes maux: le chômage, les migrations forcées ou non sécurisées, la défiance envers l’action politique et l’aggravation des inégalités sociales ». Avant de délivrer un message sans ambiguïté : « Mais c’est depuis le cœur de Tanger que nous affirmons aujourd’hui que nous ne partageons pas seulement les souffrances, mais aussi la volonté, les solutions et l’espoir. »   Selon le programme concocté, cette journée prévoyait également des discussions sur la «Ratification des règlements internes et élections des coordinateurs pour le réseau MENA-Latina». Pour rappel, la première journée de cet important rendez-vous a été ponctuée par des échanges et discussions autour de deux thèmes : « La guerre au Moyen-Orient et ses répercussions politiques et économiques »,  « Afrique et Amérique du Sud : Conflits armés et paix fragile ». Deux thématiques qui ont donné lieu à un échange riche entre les panelistes et les congressistes. A noter que le deuxième Congrès du Réseau MENA-Latina a réuni plusieurs responsables et représentants d’organisations issues d’Afrique, du Moyen-Orient, du Bassin méditerranéen et d’Amérique latine. Tanger. Alain Bouithy

Joao Martins Pereira : Construire une vision commune et un avenir partagé pour les jeunes à travers le monde

Joao Martins Pereira : Construire une vision commune et un avenir partagé pour les jeunes à travers le monde

INTERVIEWS. A l’occasion de la tenue du 2ème Congrès international du Réseau Mena-Latina, qui a pris fin hier à Tanger (Maroc), « Pagesafrik.com/Libé » s’est entretenu avec Joao Martins Pereira, président des jeunes socialistes européens. Ce Congrès, organisé à l’initiative de l’USFP en partenariat avec le Réseau Mena-Latina, a connu la participation de représentants d’organisations internationales et de personnalités politiques des quatre coins du monde. Pagesafrik.com/Libe : Vous avez participé au deuxième congrès du Réseau MENA-Latina organisé ici à Tanger. Qu’est-ce qui a motivé votre présence à cet événement ? Joao Martins Pereira : En tant que président des Jeunes socialistes européens, il est important pour nous d’être présents dans ce type de rencontre et de réseaux qui permettent de mettre en contact et en perspective un certain nombre de combats entre plusieurs régions du monde. Et donc, en tant que Jeunes socialistes européens, nous souhaitons accompagner ce mouvement, apporter notre point de vue, mais surtout nous inspirer des échanges et des  discussions entre les composantes d’Amérique latine et de la région MENA. Nous entretenons déjà de nombreux liens entre l’Europe et ces régions, et il est essentiel pour nous de nourrir ces relations et contacts. Ce congrès a rassemblé des organisations venues d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe et d’Amérique latine. Selon vous, que peut apporter cette convergence politique à l’échelle internationale ? Pour nous, c’est quelque chose de majeur. Nous sommes socialistes et sociaux-démocrates et l’internationalisme fait partie intégrante de notre ADN. Il est donc essentiel de développer ce type de relations, de réseaux et de moments de rencontre. Ces espaces permettent de travailler ensemble afin de trouver des solutions communes aux problèmes internationaux. Ils permettent également à la famille socialiste mondiale d’élaborer des réponses partagées face aux grands enjeux de notre époque, notamment face à une extrême droite qui, elle aussi, s’internationalise et dispose de moyens importants. Il est donc vital pour nous  de renforcer ces connexions afin de pouvoir, au final, améliorer concrètement la vie des populations et apporter des réponses rapides et efficaces aux défis auxquels elles sont confrontées partout dans le monde. Les conflits armés et les voies de la paix figuraient parmi les thèmes au cœur des discussions de ce congrès. Quel rôle les forces progressistes peuvent-elles jouer dans un monde marqué par les tensions géopolitiques ? Notre force réside justement dans cette dimension internationaliste dans notre combat. Nous ne sommes pas dans une logique d’opposition entre « eux » et « nous ». Lorsqu’il y a des conflits, nous savons qu’il existe des relais démocratiques et progressistes sur les terrains et territoires concernés. C’est une force que d’autres mouvements politiques n’ont peut-être pas à l’échelle mondiale. Cette capacité de dialogue et de coopération constitue un atout important de notre famille politique Notre rôle consiste à favoriser les rencontres entre ces forces progressistes au niveau national afin de prévenir les conflits, mais aussi d’apporter des réponses lorsqu’ils existent déjà. Nous devons incarner une alternative face à ceux qui promeuvent la guerre, les tensions et les logiques nationalistes. La question des migrations était également au cœur des débats. Quelles solutions solidaires et réalistes peuvent émerger de cette discussion entre les différentes régions ? La perspective européenne est particulièrement toute importante dans ce débat, car la question migratoire occupe aujourd’hui une place centrale dans le débat public en Europe. Cependant, il ne faut pas oublier que cette problématique concerne d’abord les pays d’origine, notamment en Afrique et en Amérique latine. Ce sont des personnes qui quittent leur territoire et leurs racines dans l’espoir de trouver une meilleure vie ailleurs. Je pense que la véritable réponse consiste à créer les conditions permettant à chacun de vivre dignement dans son pays, en sécurité et avec des perspectives d’avenir. Cela suppose une véritable solidarité internationale. Malheureusement, aujourd’hui, les financements destinés à cette solidarité sont fragilisés, aussi bien du côté des pays du Nord que des institutions internationales. Il est donc nécessaire de réactiver ces mécanismes de financement, dans la transparence, afin de montrer à quoi ils servent, de soutenir le développement et  d’éviter que des personnes soient contraintes de quitter leur pays, parfois au risque de tomber dans des réseaux de trafic ou de vivre des situations dramatiques. Notre rôle consiste à créer des conditions de vie meilleures dans les pays partenaires d’Afrique et d’Amérique latine dans l’intérêt de l’Europe. Cela permet de construire des relations économiques, culturelles et humaines équilibrées, tout en évitant la fuite des cerveaux et le départ massif de la jeunesse. La jeunesse et les mutations du monde constituent un autre axe de réflexion. Comment les mouvements progressistes peuvent-ils mieux mobiliser les jeunes aujourd’hui ? A votre niveau, par exemple, avez-vous engagé des réflexions dans ce sens ?  Oui, bien sûr. Les Jeunes socialistes européens sont une organisation dite «parapluie» qui regroupe des organisations nationales de jeunesse. Notre rôle consiste justement à favoriser les rencontres, les échanges et les débats afin de construire une dynamique commune. L’objectif est que les combats internationalistes soient portés simultanément en Europe, en Afrique, en Amérique latine et ailleurs dans le monde, avec un discours et une ambition partagés. Bien sûr, nous devons apporter des solutions aux problèmes hérités des générations précédentes, mais la jeunesse doit surtout construire son propre avenir, avec  les jeunes du monde entier. Elle a cette force particulière : celle de  regarder vers l’avenir. Propos recueillis par Alain Bouithy

Galaxy S26 ultra : notre avis après avoir testé le nouveau fleuron de Samsung

Galaxy S26 ultra : notre avis après avoir testé le nouveau fleuron de Samsung

Un smartphone taillé pour l’ère de l’intelligence artificielle TEST PRODUIT. Pour les milliers de nos lecteurs et, plus particulièrement, les friands de smartphones haut de gamme, aux technologies les plus avancées, PAGESAFRIK.COM s’est fait le plaisir de tester les prouesses annoncées du dernier modèle de Samsung : le Galaxy S26 Ultra. « Les tâches du quotidien n’ont jamais été aussi simples » affirmait-on déjà avant même le lancement du nouveau modèle de la marque sud-coréenne lors des différentes rencontres de promotion. Très attendu en cette année 2026, le nouveau modèle du géant sud-coréen affiche, de prime abord, des caractéristiques séduisantes. A commencer par son habillage soigné : un emballage comme on les aime, un design joliment conçu aux couleurs sobres (en ce qui nous concerne, nous avons opté pour le cobalt violet). Quant à l’écran, il est intègre des technologies de pointe que nous avons apprécié dès les premières utilisations. Pour nous faire une idée précise de la valeur ajoutée de ce smartphone dopé à l’intelligence artificielle, nous ne nous sommes pas contentés d’observer son emballage, quoique séduisant, ni de parcourir rapidement ses nouvelles fonctionnalités. Notre première réaction a été de tester de près la fonction Privacy Display dont la démonstration avait été déjà faite lors d’une de rencontre à Casablanca. Cette technologie permet de masquer l’écran aux regards latéraux. Une prouesse à saluer, car elle est particulièrement utile et protège l’utilisateur des regards indiscrets dans les lieux publics en assombrissant l’affichage pour les personnes sur les côtés. Les performances visuelles sont perceptibles à travers les captures d’images de vidéos et de photos d’une grande netteté, grâce à la fonctionnalité Nightography Video. Pour vérifier cette promesse, nous avons pris des photos de jour comme de nuit, à divers endroits y compris dans des conditions de très faible luminosité, ce qui nous a permis d’apprécier des images d’une remarquable clarté. Déjà présente dans la S25, la fonction ProScaler améliore davantage les performances du smartphone dans le traitement des images et des vidéos, en optimisant leur résolution et offrant un excellent rendu. Très confortables, les manipulations du téléphone sont fluides tout comme l’exécution des taches est rapide. Les recherches sont plus précises, les captures d’écran plus faciles à réaliser.  S’agissant du temps de recharge, notre constat est l’intégration de la technologie Super-Fast Charging 3.0 offre à ce téléphone un bon équilibre entre rapidité de charge et longévité de la batterie. Après trois jours seulement d’utilisation, force est de reconnaitre que la promesse n’est pas exagérée. Car, les fonctionnalités proposées sont effectivement innovantes et pratiques, permettant un usage simplifié, fluide et agréable au quotidien.  Enfin, nous n’oublions pas les aspects liés à la sécurité et la confidentialité très chers aux utilisateurs parmi les améliorations notables promis dans ce nouveau modèle. Patricia Engali

Maroc : des précipitations abondantes augurent d’une meilleure campagne agricole 2025-2026

Maroc : des précipitations abondantes augurent d’une meilleure campagne agricole 2025-2026

ECONOMIE. « Les précipitations exceptionnelles et largement réparties sur le territoire enregistrées ces derniers mois, laissent présager une meilleure campagne agricole 2025-2026 », a indiqué la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans sa récente note de conjoncture (N°349, mars 2026). Selon ce département relevant du ministère de l’Économie et des Finances, « ces précipitations ont sensiblement amélioré la situation hydrique au niveau national, portant le taux de remplissage des barrages à 71,6%, le 16 mars 2026, contre 34,8% un an auparavant (soit +36,8 points), enregistrant ainsi un niveau record comparé aux dix dernières années ». La même source précise que le volume des retenues dans les barrages nationaux a atteint 12,4 milliards m3, le 16 mars 2026, offrant des marges de manœuvre importantes pour couvrir les besoins en eau des différents secteurs de l’agriculture. D’après la DEPF, le chiffre d’affaires des exportations du secteur d’agriculture et agro-alimentaire a atteint 8,6 milliards de dirhams en janvier 2026, traduisant un retrait de 9,5%, après une amélioration de 6,5% un an plus tôt. Précisons que ce recul est justifié par la baisse des exportations d’agriculture, sylviculture et chasse de 11,4% et de celles de l’industrie alimentaire de 6% en lien avec les conditions climatiques contraignantes, selon les explications de la Direction.  Martin Kam

Brouxou ou quand l’imagination dépasse le réel

Brouxou ou quand l’imagination dépasse le réel

LIVRES. Il est des mots qui naissent d’une erreur de prononciation et deviennent des royaumes de rêves. Dans la nouvelle « Brouxou », extraite du recueil Une petite vie à Sidi Youssef Ben Ali de My Seddik Rabbaj, le réel et l’imaginaire s’entrelacent avec une délicatesse nostalgique pour raconter une histoire dont le théâtre est le quartier Sidi Youssef Ben Ali, à Marrakech. À travers une simple déformation phonétique — « Bruxelles » devenue « Brouxou » — l’auteur construit une méditation sensible sur l’enfance, le langage, l’exil rêvé et la désillusion. L’histoire est dédiée au poète et dramaturge belgo-marocain Taha Adnan, dont le parcours entre le Maroc et la Belgique éclaire le sens profond du texte. Tout commence dans ce quartier populaire où des enfants espiègles transforment le trajet vers la place Jemaa el-Fnaa en une aventure. Ils préfèrent s’accrocher discrètement aux calèches. Cependant, goûter à l’ivresse du risque, à la liberté conquise est payé parfois à coup de fouet. L’avion surgit dans la nouvelle comme une figure surnaturelle. Ni oiseau ni voiture : un « merveilleux entre-deux ». Un jour, à l’école, le maître explique que l’avion permet d’atteindre des capitales européennes comme Paris, Londres, Amsterdam et Bruxelles. Mais l’enfant entend « Brouxou ». Ce malentendu devient le point central du récit. Pour lui, « Brouxou » n’est pas une ville réelle : c’est un lieu mystérieux, riche, presque magique. Le mot lui-même le fascine par sa sonorité. Il le répète, le savoure, l’adopte. Rapidement, le terme se répand parmi ses amis et devient une expression du quartier. On l’utilise pour parler du luxe, de l’élégance ou d’un comportement prétentieux. Ce passage montre clairement comment le langage peut transformer la réalité. Un simple mot, mal compris, devient un symbole collectif. L’imaginaire des enfants remplit le vide laissé par l’ignorance géographique. Le génie de la nouvelle tient à cette alchimie. Le signifiant — le mot — précède le signifié — la réalité. « Brouxou » n’est pas encore un lieu géographique ; c’est un espace imaginaire, un pays où l’argent ne manque jamais, où les rues flottent dans l’air. Le narrateur invente ce qu’il ne connaît pas. Il partage le mot avec ses amis. Il l’élève au rang de mythe collectif. Brouxou devient une expression, un code, une mesure du luxe et de l’élégance. Le langage crée un monde parallèle. Plus tard, au lycée, la révélation tombe : Brouxou n’est autre que Bruxelles. Le choc est discret mais profond. La magie se fissure. L’erreur d’enfance devient faute linguistique. Le narrateur tente d’effacer l’ancien mot, d’adopter la prononciation correcte — « Brucelles » — comme on enfile un masque social. Derrière cette anecdote phonétique se cache une réflexion subtile sur l’ascension sociale et la honte des origines. Dire correctement le nom d’une capitale devient un signe d’appartenance. Mal le dire, c’est trahir le quartier. Le langage est ici territoire et frontière. En perdant « Brouxou », le narrateur perd une part de lui-même. L’enfance se retire comme une marée silencieuse. La ville réelle entre en scène à travers Taha Adnan, ami et confident, parti étudier en Belgique. À travers ses récits, le narrateur espère retrouver son mythe. Mais la description est prosaïque : studios exigus, difficultés financières, survie étudiante. La capitale européenne n’est plus cité enchantée mais espace de lutte. Brouxou vacille. Plus tard, le narrateur lui-même obtient l’occasion d’aller en Belgique. L’excitation est immense. Pourtant, à deux reprises, le périphérique l’empêche d’entrer dans le centre-ville. La ville est là, toute proche, mais inaccessible. L’ironie est poignante : arrivé enfin à Bruxelles, il ne rencontre toujours pas Brouxou. La déception est décrite avec une pudeur bouleversante. Ce n’est pas seulement un itinéraire contrarié ; c’est une collision entre imaginaire et réalité. L’enfant intérieur attendait un miracle. L’adulte se heurte à la logistique, aux horaires, à l’indifférence fonctionnelle des chauffeurs. La dédicace à Taha Adnan éclaire le texte d’une lumière fraternelle. À travers l’ami parti en Europe, le narrateur a voyagé sans quitter son quartier. Les récits de l’autre ont entretenu la flamme du mythe. Brouxou devient alors symbole du lien entre deux rives, entre deux langues, entre deux réalités. Le style de My Seddik Rabbaj est limpide, presque oral, mais traversé de fulgurances poétiques. Les comparaisons sont issues du quotidien : un château de sable qui s’effondre, un cadeau dont l’emballage dissimule un vide, une boule dans la gorge impossible à avaler. Cette simplicité donne au texte sa force. Elle permet au lecteur de reconnaître sa propre « Brouxou » — ce mot, ce lieu, cette illusion d’enfance qu’il a dû abandonner.  Par Youssef Ait Bihi