Les infrastructures de transport de Madagascar bénéficient d’un appui majeur du Groupe de la Banque mondiale

Les infrastructures de transport de Madagascar bénéficient d’un appui majeur du Groupe de la Banque mondiale

Les infrastructures de transport jouent un rôle essentiel dans l’économie malgache. Elles soutiennent le commerce intérieur, l’acheminement des produits alimentaires, le tourisme et les exportations. Cependant, des décennies de sous‑investissement, aggravées par la fréquence des cyclones, ont fragilisé plusieurs axes stratégiques du pays. Pour renforcer l’efficacité, la sécurité et la résilience climatique des infrastructures de transport et de logistique le long des principaux corridors économiques, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement de 200 millions de dollars en faveur du Projet multimodal de transport et de logistique de Madagascar. Le projet réhabilitera et renforcera des sections clés de l’emblématique chemin de fer Tananarive–Côte Est, une ligne de 371 kilomètres reliant la capitale au principal port du pays, à Toamasina. Il soutiendra également la construction d’un port sec et d’une plateforme logistique à proximité d’Antananarivo, afin de désengorger le port et de fluidifier la circulation des marchandises entre la côte et l’intérieur du pays. Dans les secteurs maritime et fluvial, le projet appuiera la réhabilitation des ports de Majunga, au nord‑ouest, et de Tuléar, au sud‑ouest, notamment par la remise en état des quais, des infrastructures d’accès et des équipements essentiels. Ces investissements permettront d’assurer un fonctionnement portuaire tout au long de l’année et de renforcer la résilience des installations face aux cyclones. Le projet prévoit également la réouverture et la réhabilitation d’environ 200 kilomètres du canal des Pangalanes, sur la côte est, grâce à des dragages ciblés, à la protection des berges et à l’installation d’aides modernes à la navigation. Il contribuera ainsi à restaurer une voie fluviale essentielle reliant des communautés côtières isolées et à promouvoir un mode de transport résilient face aux changements climatiques. Dans le secteur aérien, le projet financera des améliorations en matière de sécurité, de sûreté et de résilience climatique dans les aéroports régionaux de Toamasina, Fort‑Dauphin et Tuléar. Ces investissements contribueront à maintenir la connectivité intérieure du pays, à soutenir le tourisme et à garantir un accès fiable aux populations, notamment pour les opérations de secours et les interventions en cas de catastrophes. Au total, le projet devrait bénéficier à environ 3,8 millions de personnes, en améliorant l’accès à des transports plus sûrs, plus fiables et plus résilients. Les communautés et les entreprises situées le long du corridor ferroviaire nord, notamment autour d’Antananarivo, bénéficieront de services de fret plus efficaces et d’une réduction de la congestion. Parallèlement, les populations côtières, commerçants, pêcheurs et acteurs du tourisme, profiteront d’un meilleur accès aux marchés grâce à la modernisation des ports et au rétablissement de la navigation sur le canal. Le transport aérien régional renforcé contribuera également à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à maintenir la connectivité dans des régions particulièrement exposées aux cyclones. « L’amélioration des transports est une priorité nationale pour Madagascar. La faible connectivité demeure un frein majeur à l’emploi et à la croissance économique. Ce projet ouvrira de nouvelles opportunités, renforcera la cohésion sociale et contribuera à réduire l’isolement des communautés à travers le pays. Nous remercions le Groupe de la Banque mondiale pour son engagement renouvelé dans un secteur crucial pour l’avenir de Madagascar et pour son investissement dans des infrastructures stratégiques qui permettront de mieux relier les marchés et les populations », a déclaré le Dr Hery Ramiarison, ministre de l’Économie et des Finances de Madagascar. Le projet met également l’accent sur le renforcement des capacités des institutions en charge de la gestion des infrastructures ferroviaires, portuaires et aéroportuaires, ainsi que sur l’amélioration de la supervision en matière de sécurité et la modernisation de la gouvernance du secteur. Ces réformes sont essentielles pour améliorer la qualité des services, assurer la durabilité des investissements à long terme et favoriser une participation accrue du secteur privé, en particulier dans les services ferroviaires et logistiques. « Les Malagasy méritent un système de transport qui fonctionne pour eux, et non un système qui cède à chaque cyclone ou inondation », a déclaré Atou Seck, Représentant du Groupe de la Banque mondiale à Madagascar. « Ce projet vise à construire un avenir plus durable : un pays mieux connecté, où un agriculteur du sud, un pêcheur de la côte est ou un entrepreneur d’Antananarivo peut compter sur des infrastructures opérationnelles tout au long de l’année. En réhabilitant conjointement les chemins de fer, les ports, les voies navigables et les aéroports, nous aidons Madagascar à réduire les coûts de transport, à protéger des chaînes d’approvisionnement vitales et à garantir la continuité des échanges pour les populations et les entreprises, même face aux chocs climatiques. » Le projet multimodal de transport et de logistique vient compléter les investissements en cours du Groupe de la Banque mondiale dans le réseau routier de Madagascar, notamment à travers le Projet de durabilité du secteur routier et le Projet Connecter Madagascar pour une croissance inclusive, qui visent à réhabiliter et moderniser des routes nationales et régionales stratégiques. Ensemble, ces opérations portent l’appui total du Groupe de la Banque mondiale aux infrastructures de transport à Madagascar à 1,1 milliard de dollars et traduisent une approche intégrée visant à renforcer durablement le système de transport du pays — des routes aux chemins de fer, en passant par les ports, les voies navigables et les aéroports. Le projet multimodal de transport et de logistique bénéficiera également d’un cofinancement de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB). BM

Madagascar. « LEO DÉLESTAGE »

Madagascar. « LEO DÉLESTAGE »

PARLONS-EN. Ce qui se passe au Madagascar ressemble énormément au triste train de vie d’autres pays de l’Afrique subsaharienne. La triste image d’un État qui a échoué à ses missions les plus élémentaires, notamment dans la prestation des services publics. À Antananarivo, les chiffres parlent d’eux-mêmes et dessinent le portrait accablant d’un pays à l’agonie infrastructurelle. Chaque foyer endure quotidiennement entre quatre et huit heures de coupures électriques. En province, l’obscurité s’étend parfois sur deux à trois journées entières. L’eau courante, ce bien de première nécessité, est devenue un luxe inaccessible. Les Malgaches, résignés, font la queue devant les bornes-fontaines publiques, bidons jaunes à la main, dans une scène qui rappelle les pénuries des temps de guerre. Cette dégradation ne date pas d’hier. Depuis plus d’une décennie, Madagascar s’enfonce dans une spirale de déliquescence des services publics, sans que l’État ne manifeste la moindre volonté politique de faire de ces urgences vitales une priorité absolue. Face à cette inertie coupable, la jeunesse malgache a fini par dire « stop ». Le mouvement citoyen « LEO DELESTAGE » – littéralement « on en a assez du délestage » – incarné par la génération Z, a cristallisé avant-hier jeudi 25 septembre l’exaspération populaire. Des milliers de jeunes ont manifesté pacifiquement, réclamant simplement ce qui devrait être un droit : l’accès à l’eau et à l’électricité. Car derrière ces coupures se cache un drame humain et économique d’une ampleur considérable. Les petites entreprises, privées d’énergie et démunies face au coût prohibitif des générateurs ou panneaux solaires, ferment leurs portes les unes après les autres. Le chômage explose dans un pays déjà classé parmi les plus pauvres au monde. Plus grave encore : dans les hôpitaux publics, combien de vies ont été sacrifiées sur l’autel de ces délestages, faute de respirateurs artificiels, de machines à oxygène ou d’appareils de dialyse fonctionnels ? Curieusement face à ces revendications légitimes, quelle a été la réponse de l’État malgache ? La répression pure et simple. Tirs, gaz lacrymogènes, coups et blessures, arrestations arbitraires contre des manifestants pacifiques et désarmés. Voilà le vrai visage d’un pouvoir qui se proclame démocratique sur la scène internationale. Au Madagascar comme dans de nombreux pays africains subsaheriens, quelque chose de pourri caractérise la mentalité des animateurs des pouvoirs publics. Cette “agonie infrastructurelle” générée par leur mauvaise gouvernance est visible un peu partout en Afrique et exige des réponses, des actes, une politique digne de ce nom. Le mouvement citoyen « Leo Délestage M (On en a marre des délestages) par lequel les jeunes malgaches ont exprimé leur ras-le-bol devrait faire effet boule de neige et devenir plus généralisé à travers le continent noir en vue d’inquiéter ceux qui croient ne plus avoir de compte à rendre à leurs peuples. Germain Nzinga

CHAN 2024 : Madagascar fait tomber le Burkina Faso et décroche son billet pour les quarts de finale !

CHAN 2024 : Madagascar fait tomber le Burkina Faso et décroche son billet pour les quarts de finale !

Madagascar s’est offert une qualification palpitante pour les quarts de finale du Championnat d’Afrique des Nations TotalEnergies (CHAN) PAMOJA 2024, après une victoire cruciale 2-1 face au Burkina Faso, samedi soir à Zanzibar. Grâce à ce succès et au match nul vierge entre la Tanzanie et la République centrafricaine à Dar es Salaam, la Tanzanie termine en tête du Groupe B, tandis que Madagascar se hisse à la deuxième place et poursuit l’aventure. Scénario électrique à Zanzibar ! Les Barea savaient qu’ils n’avaient pas le droit à l’erreur : seule une victoire pouvait leur permettre de continuer dans le tournoi. Et ils n’ont pas tardé à afficher leurs intentions. Dès la 7e minute, Fenohasina Razafimaro déclenche une frappe somptueuse de loin, qui finit au fond des filets — un bijou pour lancer les hostilités dans un Amaan Stadium survolté. Éliminés avant même cette rencontre, les Étalons du Burkina Faso jouaient pour l’honneur. Mais ils ont répondu avec caractère. À la 25e minute, Souleymane Sangaré s’élève plus haut que tout le monde pour reprendre de la tête un centre millimétré d’Hanaby Sagne : 1-1, tout est à refaire. Un penalty décisif relance Madagascar Après la pause, le match reste tendu, chaque action pesant lourd. Et c’est Madagascar qui reprend l’avantage. À la 58e minute, Sagne commet une faute dans la surface : penalty. Lalaina Rafanomezantsoa ne tremble pas et transforme d’une frappe puissante sous la barre. 2-1 pour les Barea ! Le Burkina Faso pousse, mais Madagascar tient bon Les hommes d’Issa Balbone jettent alors toutes leurs forces dans la bataille. Les tentatives de Papus Ouattara et Yves Koutiama sont stoppées avec autorité par le gardien malgache Michel Ramandimbisoa, tandis qu’une tête tardive d’Hanaby Sagne frôle la transversale. Malgré leur domination en fin de match, les Étalons se heurtent à une défense malgache héroïque, dirigée par un solide Tony Randriamanampisoa. Le Burkina Faso quitte le tournoi avec une victoire en quatre matchs, mais la tête haute et avec des promesses offensives. Madagascar, une résurrection remarquable Côté malgache, cette qualification vient récompenser une phase de groupes mouvementée : un match nul marqué par un carton rouge contre la Mauritanie, une défaite contre les co-organisateurs tanzaniens… avant une superbe réaction. La victoire contre la République centrafricaine avait relancé les Barea, celle contre le Burkina les propulse vers les quarts. Groupe B : la Tanzanie en tête, Madagascar suit Le nul 0-0 entre la Tanzanie et la République centrafricaine permet aux Taifa Stars de finir premiers avec 10 points. Madagascar prend la deuxième place avec 7 points, à égalité avec la Mauritanie mais avec une meilleure différence de buts. Burkina Faso et République centrafricaine sont éliminés. Un défi de taille en quart, mais les Barea sont prêts Les Barea se préparent désormais à un quart de finale relevé. Mais au vu de leur mentalité, de leur solidité et de leur capacité à se surpasser, il faudra compter sur eux dans la suite du tournoi ! CAF

Madagascar/Unité dans la diversité : Des milliers de personnes se rassemblent pour une célébration interreligieuse historique pour la paix à Bemasoandro

Madagascar/Unité dans la diversité : Des milliers de personnes se rassemblent pour une célébration interreligieuse historique pour la paix à Bemasoandro

Le samedi 21 juin, plus de 400 participants issus de diverses communautés religieuses et culturelles se sont réunis sur le terrain municipal de Bemasoandro pour un événement marquant : le Rassemblement interreligieux pour la paix. Cet événement était co-organisé par HWPL (Culture céleste, Paix mondiale, Restauration de la lumière) et l’UMMI Madagascar (Union des Mouballighs malgaches IthnaAshari), dans le cadre du lancement des célébrations du 65e anniversaire de l’indépendance de Madagascar. Présentant le thème « Unité dans la diversité », l’événement a servi de plateforme pour promouvoir l’espoir, la tolérance et l’harmonie dans un contexte de divisions mondiales croissantes. Des personnes de tous horizons – musulmans, chrétiens, bouddhistes et laïcs – se sont réunies pour réaffirmer leur engagement commun en faveur de la coexistence pacifique et du respect mutuel. C’est vraiment important pour nous, car la foi islamique appelle à l’unité et à l’amour entre toutes les créatures de Dieu. La discrimination et le racisme n’ont pas leur place en Islam, et c’est précisément pourquoi nous n’avons pas hésité à nous joindre à vous lorsque nous avons été invités. Cette initiative s’inscrit parfaitement dans nos convictions et constitue un principe de vie qui nous est enseigné. Pour nous, musulmans, cet événement est précieux car il renforce et soutient notre mission de diffuser ce beau message à la société : le message de paix. Chaque être vivant sur cette terre mérite de vivre en paix. C’est pourquoi nous nous engageons pleinement à vous soutenir dans la diffusion de ce message jusqu’au bout. La journée s’est poursuivie par une série d’activités axées sur le dialogue et la coopération. Des chefs religieux ont prononcé des discours mettant l’accent sur l’importance de la communication, de la compréhension et de la collaboration entre différentes croyances. … Les spectacles ont reflété non seulement la richesse de la culture malgache, mais aussi l’esprit collectif de fierté nationale qui a marqué les festivités de l’indépendance. Alors que les célébrations se poursuivaient avec la « Fête de la musique », musiciens et artistes locaux sont montés sur scène pour partager diverses expressions musicales. Le programme comprenait des éléments traditionnels et contemporains. À travers ces spectacles, les participants ont présenté des aspects des pratiques culturelles malgaches et contribué à la célébration nationale de la fête de l’indépendance. Plus tard dans la journée, des représentants d’organisations partenaires ont participé à la cérémonie de signature d’un protocole d’accord. Cet accord marquait une volonté commune de soutenir le dialogue interreligieux et la poursuite des efforts en faveur de la paix. Un porte-parole de HWPL a ajouté : « Le thème de l’événement est « Unité dans la diversité ». Dans le contexte de la célébration de la fête nationale malgache, cet événement nous rappelle que nous, les Malgaches, sommes unis, malgré nos différences, et que l’unité doit prévaloir. La séance de ce matin se concentre spécifiquement sur les différences religieuses, encourageant la compréhension mutuelle et le dialogue afin de les surmonter. » Nomena Rafidison, porte-parole de HWPL. Plusieurs participants ont exprimé leur intérêt à poursuivre des initiatives interconfessionnelles et interculturelles similaires au sein de leurs communautés locales, notamment dans les milieux éducatifs, religieux et publics.

Cinquante ans de coopération médicale sino-malgache célébrés à Antananarivo

Cinquante ans de coopération médicale sino-malgache célébrés à Antananarivo

Madagascar a célébré lundi le 50e anniversaire de l’envoi de la première mission médicale chinoise sur la Grande Île. A cette occasion, dans un discours officiel, la ministre malgache des Affaires étrangères, Rasata Rafaravavitafika, a salué un partenariat qualifié d’exemplaire, symbole fort de l’amitié et de la solidarité entre les deux pays. En effet, c’est en 1975 que la première équipe médicale chinoise, en provenance de la province de Gansu, est arrivée à Madagascar. Depuis, 24 missions médicales regroupant près de 700 professionnels de santé ont été déployées dans tout le pays, offrant des soins dans des spécialités telles que l’obstétrique, la pédiatrie, l’ophtalmologie, l’orthopédie ou encore l’oto-rhino-laryngologie. La ministre a qualifié d’ »indéfectible » l’engagement de la Chine à soutenir Madagascar dans le domaine de la santé, en soulignant que ses contributions vont bien au-delà des soins médicaux gratuits prodigués à des milliers de patients. Elles comprennent également le transfert de compétences à travers des formations continues, ainsi que la création du Centre de Médecine Traditionnelle Chinoise, témoignant de la richesse des échanges entre les savoirs médicaux des deux pays. Mme Rasata a rappelé que le soutien chinois s’est intensifié ces dernières années, notamment avec la construction du Centre hospitalier universitaire d’Anosiala, don de la Chine, et l’appui logistique et technique apporté pendant la crise de la COVID-19. La Chine a ainsi fourni du matériel médical essentiel et un accompagnement stratégique dans la gestion de la pandémie. La ministre a souligné que cette coopération a eu un impact concret sur l’amélioration de l’accès aux soins dans les régions les plus vulnérables et reculées du pays, s’inscrivant par ailleurs dans la politique générale du gouvernement malgache en matière de développement du capital humain et de promotion de la santé pour tous. Au nom des autorités et du peuple malgache, elle a adressé ses remerciements au gouvernement chinois, à la province de Gansu et à l’ensemble des médecins ayant servi à Madagascar. En clôture de son intervention, Mme Rasata a réaffirmé l’engagement de l’Etat malgache à poursuivre cette coopération, en vue de construire une communauté d’avenir partagée, fondée sur des objectifs communs tels que la promotion de la santé et du bien-être pour tous. Xinhua

Le Guichet d’action climatique de la Banque africaine de développement alloue 31 millions de dollars au renforcement de la résilience climatique dans quatre pays

Le Guichet d’action climatique de la Banque africaine de développement alloue 31 millions de dollars au renforcement de la résilience climatique dans quatre pays

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un financement de plus de 31 millions de dollars par le biais de son Guichet d’action climatique (CAW) pour renforcer la résilience climatique en Sierra Leone, au Soudan du Sud, à Djibouti et à Madagascar.   Le Guichet d’action climatique du Fonds africain de développement du Groupe de la Banque vise à mobiliser 4 milliards de dollars d’ici fin 2025 pour fournir un accès rapide et cohérent au financement climatique, soutenir le cofinancement et donner la priorité aux pays les plus vulnérables, aux États fragiles et à ceux touchés par les conflits. Le Fonds africain de développement est le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. Le financement, approuvé en novembre et décembre 2024, soutiendra des projets innovants en réponse au premier appel à propositions de projets de la CAW. Quarante et un projets pionniers d’adaptation au changement climatique, d’une valeur de 321,75 millions de dollars, ont été sélectionnés lors de la première vague de financement, l’accent étant mis sur la lutte contre le changement climatique, le renforcement des moyens de subsistance des communautés vulnérables, notamment des femmes et des jeunes, et l’amélioration des systèmes d’information climatique. Les projets bénéficieront également d’un cofinancement climatique de 28,13 millions de dollars provenant de sources telles que le Fonds vert pour le climat. En Sierra Leone, le projet WASH (Water, Sanitation and Hygiene) et de rénovation de l’environnement aquatique de Freetown recevra 5 millions de dollars pour améliorer l’accès à des services durables d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) et introduire des réseaux d’observation hydrométéorologique modernisés et des systèmes d’alerte précoce, au bénéfice d’environ 700 000 personnes. Un autre élément clé du projet est la création d’une carte interactive des inondations pour la péninsule de Freetown, un outil essentiel pour la réduction des risques de catastrophe. Au Soudan du Sud, le Projet de transformation des systèmes agroalimentaires résilients au climat a reçu 9,4 millions de dollars pour développer des technologies d’adaptation au changement climatique qui améliorent la productivité agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ce programme comprend également un volet de réhabilitation axé sur 1 200 hectares de terres ainsi que sur des infrastructures rurales et offrira une formation à environ 8 000 personnes. Parmi les bénéfices attendus, on compte une réduction prévue d’environ 720 000 tonnes d’émissions de CO2 et la création de 180 000 emplois directs, avec un accent particulier mis sur les femmes et les jeunes ; en outre, 90 000 agriculteurs seront formés aux pratiques agricoles climato-intelligentes. À Djibouti, le Projet d’entrepreneuriat des jeunes pour l’adaptation au changement climatique recevra 7,5 millions de dollars pour renforcer la résilience de la productivité des systèmes agricoles, en particulier dans les domaines de l’horticulture et du pastoralisme, notamment en augmentant le taux d’autosuffisance de certaines cultures maraîchères de 10 % à 30 %. Il devrait également générer environ 3 500 emplois permanents, dont une part importante pour les jeunes et les femmes, et créer 200 nouvelles micros, petites et moyennes entreprises. Le projet de résilience climatique par la préservation de la biodiversité des parcs, à Madagascar, a reçu 9,4 millions de dollars pour investir dans la conservation de la biodiversité en protégeant les parcs nationaux de Lokobe, Nozy Hara et Andringitra. Le projet restaurera 100 % de ces zones protégées, séquestrant 10 millions de tonnes de CO2 et créant 1 500 emplois verts, dont 500 réservés aux femmes. Outre la conservation de l’environnement, il permettra de booster la production agricole dans les communautés environnantes, augmentant ainsi la production de riz de 24 000 tonnes et celle de céréales, de légumineuses et d’autres cultures de 14 000 tonnes. De plus, 24 000 agriculteurs recevront une formation en irrigation et 12 groupes d’agriculteurs dirigés par des femmes recevront des kits agricoles. Kevin Kariuki, vice-président chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Changement climatique et de la croissance verte à la Banque africaine de développement, a déclaré : « Le Guichet d’action climatique catalyse des solutions transformatrices dans les régions d’Afrique les plus vulnérables au climat. Qu’il s’agisse de renforcer la sécurité de l’approvisionnement en eau en Sierra Leone, de faire progresser l’agro-industrie dirigée par des jeunes à Djibouti ou de restaurer la biodiversité à Madagascar, ces initiatives vont au-delà de l’adaptation : ce sont des moteurs de prospérité. Grâce à ces investissements, nous donnons aux communautés les moyens de résister aux chocs climatiques, de créer des emplois et d’accélérer une croissance économique inclusive. » Anthony Nyong, directeur du changement climatique et de la croissance verte à la Banque mondiale, a déclaré : « Ces initiatives ne se contentent pas d’apporter une réponse au changement climatique, elles donnent aux communautés les moyens de prendre leur avenir en main. Elles montrent que le financement de l’adaptation peut et doit être dirigé vers les communautés vulnérables qui en ont le plus besoin. Le Guichet d’action climatique est plus qu’un simple mécanisme de financement, c’est une bouée de sauvetage pour les communautés qui sont confrontées chaque jour aux dures réalités du changement climatique. » Depuis, le Guichet a lancé deux autres appels, respectivement axés sur l’atténuation et l’assistance technique. BAD

Madagascar : la banque centrale maintient ses taux directeurs pour soutenir l’économie

Madagascar : la banque centrale maintient ses taux directeurs pour soutenir l’économie

La Banque centrale de Madagascar (BFM) a annoncé mercredi avoir maintenu ses taux directeurs à leur niveau actuel dans le but de stimuler l’activité économique, tout en limitant les risques inflationnistes. Le taux des facilités de prêt marginal reste ainsi fixé à 11,50%, tandis que celui des facilités de dépôt demeure à 9,50%, a-t-elle précisé dans un communiqué. La BFM a dit entendre des signaux positifs, notamment la reprise du secteur touristique, l’amélioration des exportations de certains produits et les efforts du gouvernement pour renforcer le climat des affaires. Sur le marché des changes, une relative stabilité de la monnaie malgache a été observée, soutenue par les rentrées de devises destinées aux divers projets de développement et sociaux. Malgré ces éléments encourageants, l’inflation reste un défi de taille, avec un taux de 8,6% en glissement annuel fin 2024. Cette hausse est principalement due à l’augmentation des prix des produits locaux, qui représentent une grande partie du panier de consommation, en raison de la hausse des coûts de production. Face à cette situation, la banque centrale a dit rester vigilante et être prête à intervenir si nécessaire. Elle a qualifié cette année d’ »incertaine » en raison des tensions géopolitiques persistantes. En outre, la volatilité des prix des produits de base, notamment des produits pétroliers et autres biens importés, constitue une menace pour la stabilité des prix. Enfin, des risques supplémentaires pourraient découler des aléas climatiques et de l’état des infrastructures indispensables à la production et à la distribution. La BFM a dit continuer de suivre de près l’évolution de la situation et ne pas exclure de futurs ajustements pour protéger l’économie malgache. Xinhua

Centre IKLYLE Rabat : Madagascar à l’honneur de la Journée mondiale de la culture africaine 2025

Centre IKLYLE Rabat : Madagascar à l’honneur de la Journée mondiale de la culture africaine 2025

Le Centre culturel IKLYLE Rabat, relevant de la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres sociales de l’Éducation-Formation, et l’association AfricaWomen’s Forum s’associent pour célébrer ce vendredi 24 janvier la seconde édition de la Journée mondiale de la culture africaine 2025, adoptée par l’UNESCO. Cette édion, ouverte en ce début d’après-midi au Centre d’accueil et de conférences de la Fondation à Rabat, est placée sous le thème « La culture, vecteur de paix en Afrique » et met en lumière le rôle prépondérant de la culture dans la promotion de la cohésion sociale, de la paix et de la sécurité en Afrique et au-delà. Comme l’avaient annoncé  la veille les organisateurs dans un communiqué, cette célébration culturelle connaît la participation de Madagascar, comme pays invité d’honneur, témoignant de l’excellence des relations entre le Royaume et la République. Ele est ainsi  marquée par la participation de Son Excellence Monsieur Johary HOELA RAJOBSON, Ambassadeur de Madagascar au Maroc et premier représentant diplomatique malgache à Rabat. Cette manifestation comprend une conférence-débat animée par une pléiade d’experts et de chercheurs universitaires, organisée autour de quatre axes à savoir : « Culture, identité et appartenance » ; « Dialogue interculturel et interreligieux pour partager des valeurs communes et respecter la diversité » ; « Rôle de la culture comme outil de pacification et de résolution des conflits » ; ainsi que « Éducation et sensibilisation à la culture de la paix et de la tolérance. » Le programme propose un stand d’artisanat mis en place pour faire découvrir au public l’ingéniosité et la créativité des artisans africains ainsi qu’une exposition artistique mettant en valeur la richesse de la culture africaine à travers des créations manuelles, des installations, des tableaux de peinture ainsi que des œuvres en céramique et en sculpture créés pour l’occasion que le public peut apprécier. Des oevres exposées qui « reflétent la contribution des abonnés aux ateliers artistiques du Centre IKLYLE à cette célébration », ont précisé les organiteurs. Pour rappel, cet événement a rassemblé lors de sa première édition plus de 150 participants, notamment des universitaires, des étudiants et des passionnés d’art et de culture. Soulignons également qu’en perpétuant cette tradition de célébration de la Journée mondiale de la culture africaine, le Centre IKLYLE, en tant qu’acteur culturel représentant la Fondation Mohammed VI, atteste l’engagement du Maroc et de ses institutions à promouvoirles valeurs universellesdu vivre-ensemble, de la tolérance et de la coexistence tant sur le continent africain que dans le monde. En tant qu’acteur de la société civile, AfricaWomen’s Forum participe pour sa part à l’instauration de la culture de la paix à travers un échange Sud-Sud. Patricia Engali avec CP