Maroc/Algérie : Rafik Guitane a fait son choix !

Concernant le choix entre l’Algérie et le Maroc, Rafik Guitane est catégorique : « C’est l’Algérie à 100%. » Bien que n’ayant pas encore été sélectionné en équipe nationale, le milieu offensif de 24 ans, actif au GD Estoril-Praia au Portugal, a clairement exprimé sa préférence pour représenter les Fennecs. Malgré son éligibilité pour les deux équipes, Guitane a souligné sa proximité avec sa famille en Algérie et sa visite régulière, précisant qu’il ne choisirait pas le Maroc même si la Fédération algérienne de football ne l’avait pas encore contacté. Il mentionne également connaître quelques joueurs de l’équipe nationale algérienne, tels que Ramy Bensebaïni et Ismaël Bennacer. Guitane, qui a connu une transformation notable au cours de la saison en cours avec Estoril, espère avoir sa chance en équipe nationale en démontrant de bonnes performances. Il évoque son désir d’être appelé, admirant certains joueurs de l’équipe actuelle des Fennecs, tout en soulignant la qualité de leur jeu. Avec la possibilité d’un nouveau sélectionneur, Guitane espère que ses performances actuelles pourraient lui ouvrir les portes de l’équipe nationale. Ya Willy.
CHAN Algérie 2022. Le Sénégal sur le toit de l’Afrique

Pour la première fois de son histoire, le Sénégal remporte le Championnat d’Afrique des Nations, TotalEnergies Algérie 2022. La victoire a mis du temps à se dessiner. Il a fallu attendre une séance de tirs au but, tendue. Et à ce jeu, c’est une nouvelle fois, le Sénégal qui en sort gagnant. Les quatre cartons jaunes distribué par Monsieur l’arbitre, le Gabonais Pierre Ghislain Atcho, lors de la première mi-temps a illustré la tension régnante entre Algériens et Sénégalais. Les deux tacticiens Madjid Bougherra et Pape Thiaw ont effectué plusieurs changements en seconde période, afin d’augmenter l’intensité du match. Une tactique qui semble payer. L’Algérien Aymen Mahious combine avec Mokhtar Belkhiter, mais la frappe de l’arrière droit n’est pas cadrée. De son côté, le Sénégal était tout près d’ouvrir le score à la 56e minute, Diallo, à l’entrée de la surface, trouve la barre transversale. Puis, le match tombe dans un faux rythme, jusqu’au coup de sifflet de l’arbitre. 0-0 au bout des 90 minutes. L’édition 2022 de ce Championnat d’Afrique des Nations va connaître pour la première fois, la prolongation. Les Algériens prennent les choses en main. Sur l’aile gauche , Abderrahmane Ben Tahar trouve Mahious en profondeur. L’attaquant de l’USM Alger croise trop sa frappe. La seconde prolongation ne donne rien. Les deux sélections se dirigent vers la séance de tirs au but. Elhadji Moutarou Baldé s’élance le premier pour le Sénégal et envoie sa tentative dans la lucarne. 0-1 Sénégal. Akram Djahnit freine sa course, tire et marque. Les Algériens reviennent. 1-1. Moussa Ndiaye imite Baldé. Les Lions de la Teranga prennent l’avantage 2-1. Avant que Draoui n’égalise d’une belle frappe à ras de terre. 2-2 Rien ne semble perturbé Moussa Kante 2-3. Soufiane Bayazid lui répond du tac au tac. 3-3 C’est à présent que les choses se corsent. Cheikhou Omar Ndiaye frappe la barre transversale. L’Algérie peut prendre l’avantage par le biais de Youssef Laouafi. L’ ́arrière gauche du CRB ne tremble pas. Avantage Algérie 4-3. Le stade Nelson Mandela jubile. Concentré Lamine Camara se présente face à Guendouz et ramène le score à 4-4. Mahious, à la victoire au bout des pieds, tente une panenka et se rate. Stupéfaction dans le stade. Le score est inchangé. Ousmane Diouf sait que son équipe est dans un moment fatidique. Le défenseur trouve le fond du filet et remet le Sénégal sur les bons rails. 4-5 pour le Sénégal. La pression est maintenant sur l’Algérie. Ahmed Kendouci le ressent visiblement. Paniqué, le milieu de terrain voit sa tentative captée par Sy. Les Lions de la Teranga sont sacrés. Les Sénégalais réalisent un triplé historique, CAN-CAN Beach Soccer et CHAN.
La formation des jeunes, grande oubliée du football en Algérie

Le pays, vainqueur de la dernière Coupe d’Afrique des nations, regorge de talents dont le développement est négligé par les clubs locaux, en quête de résultats immédiats. Il suffit d’un coup d’œil aux archives du ballon rond pour saisir la lente érosion de la politique de formation en Algérie. Quand les Fennecs participent à leur première Coupe du monde, en 1982 en Espagne, quinze des 22 joueurs retenus par le sélectionneur Rabah Saadane évoluent dans le championnat local. En 1986 au Mexique, c’est encore le cas pour la moitié de l’effectif. Mais vingt-quatre ans plus tard, lors de leurs retrouvailles avec le gratin du football mondial en Afrique du Sud, les Algériens – avec de nouveau Saadane sur le banc de touche – ne sont plus que trois (sur 23) à jouer dans leur pays. Et cette année, l’entraîneur Djamel Belmadi n’a convoqué aucun footballeur local pour les matchs qualificatifs pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2022 face à la Zambie (3-3) et au Botswana (5-0). En Algérie, le constat est unanime : l’équipe nationale a eu beau remporter la dernière CAN, le développement du football à l’échelle locale patine. « Quand le professionnalisme a été adopté en 2010, les clubs s’étaient engagés à créer des structures, avec une place pour la formation, avec l’aide financière de l’Etat. Onze ans plus tard, il n’y a pas eu d’avancée », relève Yazid Ouahib, chef du service des sports du quotidien El Watan. La faute, selon lui, à une vision court-termiste des dirigeants actuels des clubs algériens, qui privilégient les résultats immédiats. Plutôt qu’investir dans la formation, « ils préfèrent dépenser de l’argent en achetant des joueurs lors du mercato et c’est pour ça que les effectifs changent en profondeur chaque saison », poursuit Yazid Ouahib… Lire la suite sur Le Monde Afrique