Congo : luttes d’influence autour du secteur des télécoms et de la Primature ( lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. Le secteur numérique congolais, longtemps ignoré et mal géré par l’amiral Hilaire Moko et Obili via la Dgcpt, relancé en 2009 par la création de l’Arpce, connaît une croissance rapide depuis 2022, générant des recettes publiques substantielles grâce aux outils comme le Hub numérique et la supervision du Mobile Money permettant ainsi la traçabilité des recettes des contribuable par le projet Timbre Électronique Fiscal (TEF). Cette manne attire des rivalités féroces impliquant des figures proches du pouvoir, au risque d’ignorer les défis structurels, juridiques et les contraintes d’infrastructures. Ces tensions s’étendent à la Primature et au-delà, où le pugilat pourrait éclater entre les incompétents et mafieux, Mabiala, Maboundou, N’Silou et Cie positionnés sur le fil de rasoir sans savoir qu’ils pourraient être supplantés par une femme ou un Téké a défaut d’un techno. Créée par la loi n°11-2009 du 25 novembre 2009, sous l’instigation des institutions financières internationales, l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (Arpce) est dirigée dès 2010 par l’ingénieur Yves Castanou qui rédige les textes qui la régissent sous Thierry Moungalla. Très vite, malgré la volonté de le détruire en essayant de l’obliger à loger les comptes de l’Arpce au trésor, il renfloue cependant les caisses de l’État à hauteur de milliards de fcfa annuels là où Obili et Moko faisaient moins de cinq milliards. En 2019, une loi du 30 octobre instaure l’ANSSI une instruction certes crédible mais sans infrastructure et sans budget fragmentant partiellement les compétences ainsi que les ressources de l’Arpce, tandis que Castanou est accusé de bloquer des rentes numériques au profit du Trésor. Plus tard, un journaliste va convaincre Castanou de présenter Louis Marc Sakala à Denis Sassou pour le succéder. Louis Marc Sakala, colonel-ingénieur, intègre la chaîne données-traçabilité-fiscalité, boostant les recettes à plusieurs milliards FCFA annuels, via la mise en place du TEF, Mobile Money sous l’impulsion de COMEF du parlement etc., et innove le secteur sur plusieurs points par des constructions d’infrastructures 2 Data centers, la couverture en réseaux téléphonique de 240 nouvelles localités, la construction de plusieurs bâtiments administratifs moderne de l’Arpce (Pointe-Noire, Oyo, Dolisie et Ouesso) mais aussi l’apport d’un nouveau câble sous marins 2Africa de Meta suscitant ainsi les réactions. Rivalités, haine, jalousie, coups et rétrocommissions En 2022, la loi n°69-2022 du 16 août crée l’ADEN pour le développement de l’économie numérique, accélérant les appétits pour le contrôle des données.Le 29 mars 2025 est créée par la Loi n° 5-2025 du 29 mars 2025 la Commission Nationale pour la Protection des Données Personnelles. Le 16 mars 2024, le limogeage de Sakala de l’église ICC, fragilise Sakala et Castanou avec des effets sur tout le secteur numérique, sur toute la nation et au-delà alimentant ainsi, scandales médiatiques et emprise. En avril 2025, Jean-Dominique Okemba fait nommer son neveu Conrad Onesim Oboulhas Tsahat à l’ANSSI, tandis que Florent Ntsiba et Léon Juste Ibombo visent l’Arpce et ont déjà pistonné leur pion à l’Aden, l’ingénieur Héliodore Francis Alex Gouloubi qui est curieusement encore administrateur à l’Arpce ; Denis Junior Omar Bongo convoite pratiquement toute la fibre optique ne laissant que moins de bras à Congo Télécom mais aussi recherche la paternité et la mise en place de l’ensemble des activités de digitalisation du Congo. De son côté, Jean-Jacques Bouya et Cie bloquent les grands projets pour ne pas voir émerger les jeunes. Ces luttes révèlent un conflit intergénérationnel tribalo-spirituel et des flux financiers. Les preuves : la candidature de Luc Missidimbazi portée par Léon Juste Ibombo et Sakala pourtant l’une des mieux positionnées mais, hélas, placée dans les pupitres de Jean Claude Gakosso; Castanou conviendra avec nous qu’il est asphyxié, et fait face aux plaintes récurrentes des populations sur l’instabilité de son internet dépendant du câble sous-marin Wacs exploité par Congo Télécom confronté à d’importants besoins de financement pour son entretien. Heureusement que, les actions de l’Arpce qui s’est plié en 4 pour activer le câble 2Afica en activité depuis quelques jours selon nos sources (il est fonctionnel et utilisé par Mtn mais aussi par Airtel ) améliore la redondance du réseau internet et devient même le fournisseur de l’internet de Congo Telecom indépendamment du câble Wacs tours en travaux. (Suite vendredi) Ghys Fortune BEMBA DOMBE
Congo/ Smart Africa : L’Afrique à l’ère du commerce numérique, vers une transformation continentale

Le continent africain a franchi une étape historique ce jeudi 27 mars 2025. Réunis à Brazzaville, des décideurs politiques, experts techniques et acteurs économiques ont inauguré un nouveau chapitre de la révolution numérique africaine lors de l’Atelier International sur l’Initiative de Soutien Institutionnel aux Paiements Numériques et aux Politiques de l’E-Commerce pour le Commerce Transfrontalier (IDECT). Co-organisé par l’alliance Smart Africa et le gouvernement congolais, cet événement a été officiellement lancé par Léon Juste Ibombo, Ministre en charge de l’Economie Numérique. L’initiative IDECT vise à aider les gouvernements et institutions à développer des solutions de paiement numériques robustes tout en adoptant des politiques de e-commerce favorables. Cet événement, placé sous l’égide du Ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique, symbolise une ambition commune : hisser l’Afrique au rang de puissance numérique mondiale. L’initiative IDECT s’inscrit dans le sillage de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), pilier économique porté par l’Union Africaine. En harmonisant les politiques de commerce numérique et en accélérant les paiements transfrontaliers, cet atelier vise à concrétiser une vision : créer un marché continental intégré, capable de rivaliser à l’échelle mondiale. « L’Afrique ne peut plus se contenter d’être spectatrice de la révolution numérique. Nous devons en être les architectes », a martelé le ministre Ibombo en ouverture des travaux. La feuille de route présentée par le Congo repose sur une stratégie triadique : 1- Modernisation des infrastructures: Doter chaque territoire, des métropoles aux zones rurales, d’un accès fiable au haut débit et aux services numériques. 2- Inclusion financière : Libérer le potentiel des PME, notamment celles dirigées par des femmes et des jeunes, via des solutions de paiement dématérialisées et abordables. 3- Intégration régionale: Aligner les réglementations nationales avec les standards de la ZLECAF, pour fluidifier les échanges inter-États. Ce triptyque entend combler le fossé entre les cadres législatifs obsolètes et les réalités d’un marché numérique en plein essor. L’intelligence artificielle s’impose comme un levier incontournable pour relever les défis du commerce transfrontalier. Les discussions ont mis en avant ses applications concrètes : – Sécurisation des transactions via des systèmes anti-fraude en temps réel. – Optimisation logistique grâce à la prédiction des flux commerciaux et la gestion automatisée des stocks. – Personnalisation des plateformes e-commerce pour s’adapter aux spécificités culturelles et économiques locales. « L’IA n’est pas un gadget technologique, mais un outil d’émancipation économique », a souligné un expert présent à l’atelier. Malgré l’enthousiasme général, des obstacles majeurs subsistent : – Une fragmentation des systèmes de paiement (plus de 200 plateformes recensées en Afrique). – Des procédures douanières complexes, freinant 30 % des échanges transfrontaliers informels. – Un accès inégal aux infrastructures : seulement 35 % des zones rurales disposent d’une couverture 4G. S’y ajoute l’urgence d’harmoniser les politiques fiscales et les normes de cybersécurité à l’échelle continentale. Face à ces défis, le ministre Ibombo a lancé un appel à la mobilisation collective : – Créer des cadres réglementaires communs pour les fintechs et les géants de l’e-commerce. – Renforcer les partenariats public-privé, notamment pour le déploiement des infrastructures. – Investir dans l’éducation numérique, avec un accent sur les compétences en IA et blockchain. « Seul un effort concerté permettra de transformer l’essai de la ZLECAF en succès tangible », a-t-il insisté. L’atelier de Brazzaville n’est pas un aboutissement, mais un point de départ. Il incarne la détermination de l’Afrique à saisir sa souveraineté numérique, en misant sur l’innovation inclusive et la coopération régionale. Avec 650 millions d’utilisateurs de mobile prévus d’ici 2030 et un marché e-commerce en croissance de 15 % par an, le continent a les cartes en main pour écrire sa propre success story. L’Afrique numérique de demain se construit aujourd’hui, sans laisser personne de côté. MPTEN
Congo : Scandales à la Présidence, au palais de justice, dans les écoles et…

PARLONS-EN. La république se délite. La semaine qui vient de s’achever révèle un grand nombre de dysfonctionnements dans l’appareil administratif, sécuritaire, éducatif, judiciaire, religieux et diplomatique. Les antivaleurs et les scandales de tout ordre ont phagocyté les bonnes mœurs au point de penser à un malaise généralisé. Décryptage Le président Denis Sassou, a eu une intense activité et beaucoup voyagé en 187 heures. Il s’est d’abord rendu en Italie. Après, il est revenu à Brazzaville où il a été très mobile avant de s’envoler pour Boundji via Olombo – Oyo. 39 heures après, il a rejoint Brazzaville. Aussitôt rentré, il s’est mis à réviser le discours qu’il devait prononcer le 5 février 2024 à la réunion du haut sommet sur la Libye à Kintélé. Dans le hall de la salle de réunion, il a trébuché. Selon certaines indiscrétions, il aurait fait un malaise à sa résidence et aurait divagué à la manière de Joe Biden. Les réseaux sociaux se sont délectés des faits en allant dans tous les sens. L’incertitude s’est muée en inquiétude. La santé du chef de l’État est glosée dans tous les milieux. Simple rumeur ou vérité. Les communicateurs de la République sont silencieux comme des carpes. Les populations ont besoin d’être rassurées pour tordre le cou à tous les quolibets qui alimentent la toile. Peut-on se permettre de dire que dans « cent grammes de rumeur, il y a au moins dix grammes de vérité » ? Cela semble se vérifier car, quelques heures plus tard, Brazzaville a été plongée dans le noir jusqu’au départ de Denis Sassou Nguessso comme a l’époque où il partait se faire soigner en Espagne. M. Sassou qui prend le temps de se reposer, se faire masser et se doper des médicaments après une intense activité, s’est curieusement envolé pour Abu Dhabi le 7 février 2024 d’où il rentre bredouille – sans avoir signé d’accord ni ramener des fonds – dans sa gibecière et télé Congo ne diffuse des images de M.Sassou. Pourquoi l’a-t-on donc mis précipitamment dans l’avion comme un cabri ? Au même moment, le Congo s’est agité : les élèves du lycée 5 février ont tenté une révolution, le ministre d’Edgard Nguesso, Léon Juste Ibombo a enfoncé le clou en semant la zizanie auprès du peuple. De son côté, le général Ndenguet a conféré avec les évêques du Congo. Au palais de justice, on est passé à un pas d’un affrontement entre gendarmes et policiers, entre les soutiens de JDO et ceux de Christel Denis Sassou Nguesso… La rencontre du général Ndenguet et les Évêques et différents scandales La retrouvaille des évêques du Congo à la résidence privée d’Obouya du général Ndenguet et sur son invitation, participe, sans nul doute, du fervent désir de demander l’intercession des hommes d’église pour M.Sassou, la paix du Congo et bien sûr pour ledit général. La santé et la paix n’ont pas de prix, dira t-on; il faut faire feu de tout bois. La énième remise du Congo aux mains de Dieu s’affiche sur le catalogue de toutes les demandes formulées à ce jour auprès du Tout-Puissant. Les gouvernants ont-ils seulement compris la valeur du pardon et de la rémission des péchés?. Revenons sur le droit chemin pour mériter le pardon de l’Immanence. Mais entre-temps, le général Ndenguet, n’a pas vu venir l’humiliation que devait connaître son rejeton, madame Sarah Pereira, qui, respectueuse des textes réglementant la procédure de radiation et de déclaration d’une entreprise, s’est vue confrontée à l’arbitraire et à l’abus de pouvoir, du greffier Endzena Okali Gédéon Perphyte qui serait influencé par le colonel – président du tribunal de commerce de Brazzaville (TCB) Bossouba. Mme Pereira et sa collaboratrice, depuis trois semaines, se sont rendues plusieurs fois au TCB dans l’espoir de récupérer les documents leur permettant d’engager les activités commerciales. Malgré qu’elle s’est acquitté les droits y afférant et mouillé aussi la barbe pour obtenir ce précieux sésame, le TCB l’a menée en bateau jusqu’à la date du 8 février 2024 où, lasse d’attendre, a fait vertement valoir ses droits, ce qui a abouti à une dispute. Sur instruction du colonel – président qui demandait de stopper le vacarme au sein du Palais de justice, le greffier à son tour à transmis le message aux gendarmes qui ont brutalisé et soulevé madame Sarah Pereira jusqu’à la placer en garde à vue au poste de gendarmerie du palais de justice de Brazzaville. Après des coups de fil auprès du colonel -major Olangué de la gendarmerie et à la direction de la police, des dizaines de gendarmes et des policiers ont débarqué au palais pour libérer Sarah Pereira et cueillir les gendarmes qui avaient placé la dame. A son tour, le procureur de la République adjoint (PRA) Mbongo, ordonne la libération de Sarah Pereira et refuse de livrer les gendarmes. Fâché, le capitaine de l’escadron insulte le PRA. Par solidarité, les magistrats et les greffiers qui ont assisté à la scène, veulent partir en grève si ce capitaine n’est pas sanctionné. Le ver est dans le fruit. Selon certaines indiscrétions, cette affaire n’est qu’une guerre larvée des clans nordistes dont Sarah Pereira ne serait qu’une victime collatérale et devait être le dindon de la farce d’un noyau mbochi pressé de succéder à Denis Sassou Nguesso. Un scandale de plus dans l’espace judiciaire où le greffier, malgré le serment de confidentialité, s’est permis de filmer et poster une vidéo sur les réseaux sociaux. De même, il est triste pour ce capitaine de désobéir aux ordres du PRA sous prétexte, qu’au cours du réveillon d’armes, le commandant en chef aurait demandé de ne « serrer » les fesses que devant leur chef hiérarchique. Bref, tous ses problèmes ne seraient pas arrivés si le dossier était traité dans les délais. À peine M. Sassou s’est ouvert aux jeunes dans son adresse à la nation que ceux-ci ont vite fait de s’abreuver à la mare de l’incivisme. L’école congolaise est véritablement au creux de la vague. Les symboles sacrés de la république viennent d’être profanés
Congo/Inclusion numérique : le FASUCE met service les équipements de couverture réseaux de Tchitanzi

Le 25 mars 2023 les populations de la localité de Tchitanzi ont expérimenté pour la première fois de leur vie un échange téléphonique. Cette nouvelle expérience a eu lieu lors de la cérémonie d’inauguration de l’antenne des télécommunications en présence de Léon Juste Ibombo, ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique assisté de Louis Marc SAKALA Directeur Général de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques et des autorités préfectorales. En effet, d’un département à un autre, d’une localité à une autre, le chemin emprunté depuis trois ans par le Fonds pour l’Accès et le Service Universels des Communications Électroniques (FASUCE), dans le dans le cadre d’un « pacte numérique national », ne cesse de réduire la fracture numérique au Congo. Prenant la parole pour son mot de circonstance, le Directeur Général de l’ARPCE a souligné qu’ « Aujourd’hui, le village de Tchitanzi peut jouir des bienfaits de ces technologies devenues un droit irrévocable. Les populations sont désormais connectées au reste du pays et du monde via le téléphone, et avec lui un ensemble de services indispensables offerts à des tarifs abordables et non discriminatoires ». Léon Juste Ibombo pour sa part a invité les populations locales de prendre « …grand soin de cette infrastructure afin de briser le cycle construction, destruction et reconstruction » Cette infrastructure, nouvellement inaugurée, est un Réseau d’Accès Radio (RAN) dont la conception standard intègre l’alimentation, la connectivité de liaison et le réseau d’accès local dans une structure unique. Il convient aussi de rappeler que des progrès sensibles ont été enregistrés en termes d’amélioration du cadre de vie dans les localités où le FASUCE a posé ses bases. Les populations locales ont dorénavant la possibilité d’être en contact permanent avec le monde, de réaliser des opérations comme le mobile money.
Congo/Numérique : l’ARPCE prend part au lancement du PATN

Le Ministre de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures et de L’Entretien Routier, Jean Jacques Bouya, a lancé le 24 janvier à Brazzaville le Projet d’Accélération de la Transformation Numérique (PATN) au Congo, en présence des partenaires du projet et des acteurs majeurs de l’écosystème numérique du Congo à l’instar du Directeur Général de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE), Louis-Marc SAKALA. Prévu pour une durée de cinq ans, le PATN est financé à hauteur de 100 millions de dollars (environ 60 milliards FCFA) par la Banque mondiale (BM). Pour le Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, Léon Juste IBOMBO, le lancement du PATN représente une réponse « urgente » aux besoins de développement socio-économique. Celui-ci s’appuiera sur les acquis des précédents investissements de l’État dans le secteur, tel que le projet de fibre optique et de connexion régionale ayant permis de relier le pays au Cameroun, à la Centrafrique et au Gabon. Mais aussi, sur le Fonds pour l’Accès et le Service Universels des Communications Électroniques (FASUCE), administré par l’ARPCE, dont l’opérationnalisation, en deux ans, exercice, a favorisé la connexion de plus de150 localités, 200 000 Congolais et 19 établissements universitaires et scolaires. « Aujourd’hui, au travers de ce que le FASUCE a réalisé en deux ans, le PATN a décidé de lui confier la composante 2 sur l’accélération de la connectivité pour poursuivre ce travail avec l’appui de la Banque Mondiale. C’est ce que nous allons nous atteler à faire en tant que gestionnaire du FASUCE. Nous travaillerons avec les prestataires choisis pour mettre en place ces résolutions », a déclaré Louis-Marc SAKALA à la fin de la cérémonie, lors d’une interview accordée aux médias. Le PATN est à l’heure actuelle le plus important programme d’investissement public dans le domaine du numérique. Outre la Banque Mondiale, deux autres partenaires se sont déjà engagés à le financer, à savoir la Banque Européenne d’Investissement, qui a promis de débloquer 35 millions d’euros (23 milliards FCFA) et l’Union Européenne sous forme de dons de 15 millions d’euros (environ 9 milliards FCFA).
Congo Brazzaville. Le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement(FIGA) est sans fric

ECONOMIE. « Il n’y a aucun problème pour financer les starts up. Nous avons le Figa pour le faire… », rassurait, visage plein de bonhomie, le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, qui répondait à la question d’un startupeur. C’était Pendant la tenue du salon Osiane 22 au palais du parlement à Brazzaville. Peut-être, Ibombo ignorait-il que le Figa a subi la loi du plus fort en se faisant délester d’un montant de 10 milliards de FCFA, soit 75% de son capital, pour résoudre ce qui est convenu d’appeler une « affaire d’Etat ». Pour la petite histoire, en panne sèche financière pour assurer le paiement en totalité des pensions des retraités de la Caisse de Retraite des Fonctionnaires(CRF), l’ancien argentier congolais, Rigobert Roger Andely, avait décidé de « requisitionner », sous forme d’emprunt, 10 milliards de FCFA du Figa, fruit des ressources financières mobilisées sur le marché monétaire de la Cemac, notamment auprès de la Beac. Ce ne sont donc pas des fonds de l’État congolais. Plus d’un an après, le gouvernement n’a toujours pas songé à ressourcer financièrement le Figa. Conséquence, des milliers de projets porteurs sont en hibernation. Au ralenti, le Fonds a tout de même financé des entreprises congolaises. Le plus important financement, d’un montant 550 millions de FCFA via LCB Bank, a été accordé en 2021 à 2 entreprises de Pointe-Noire. Selon nos informations, la ministre de l’Artisanat et des PME, Jacqueline Lydia Mikolo, et le directeur général du Figa, Armel Mbouloukoué, ont également décidé de voler au secours des bénéficiaires des subventions des projets de la Banque Mondiale comme le Padec. Reste tout de même l’épineuse question de la disponibilité de la ressource pour matérialiser la « relance de l’agriculture « , priorité des priorités selon le programme du Chef, et autres micro- projets portés des jeunes entrepreneurs congolais audacieux. Jean Baptiste Ondaye, le nouveau ministre des finances va t-il réparer cette erreur en permettant au Figa de jouer son rôle de manière optimale ? Par A.Ndongo
Congo Telecom inaugure son agence commerciale de Pointe-Noire

Le Directeur Général de Congo Telecom, Yves CASTANOU a procédé le mercredi 13 octobre 2021 à l’inauguration officielle de l’agence commerciale de Congo Telecom à Pointe-Noire sous le patronage du Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, Léon Juste IBOMBO, en présence des membres du Conseil d’Administration de l’entreprise et des autorités civiles et militaires de cette localité. La nouvelle agence de Congo Telecom à Pointe-Noire est un bâtiment R+2 d’une superficie de 382,6 m2 par étage, dont la distribution des espaces a été réfléchie pour un accueil-clientèle optimal et de meilleures conditions de travail pour le personnel. Elle comprend au rez-de-chaussée, une agence commerciale Premium et une agence réservée aux particuliers, pouvant recevoir 80 personnes ; un bloc sanitaire ; une salle de réunion et un local technique. L’étage, très lumineux avec un bel éclairage naturel grâce aux grandes baies vitrées, offre plusieurs bureaux, deux (2) open-spaces, quatre (4) blocs sanitaires, une salle de conférence, deux (2) locaux techniques, deux (2) cuisines, deux (2) salles d’attente et enfin deux (2) salles de réunion. Le nouveau bâtiment, moderne, qui est une rénovation de l’ancien siège de la Direction de la Zone Atlantique (DZA) est alimenté par un groupe électrogène de 220 kVA. Il s’agit pour le Directeur Général, Yves CASTANOU, « d’améliorer les conditions de travail et de vie des salariés, la qualité de l’accueil client ainsi que la performance collective de l’entreprise ». Les différents travaux initiés à Brazzaville et à Pointe-Noire depuis sa prise de fonction, intègrent parfaitement les objectifs du Gouvernement de faire du numérique un levier essentiel de croissance et de développement, et s’inscrivent dans le cadre du plan stratégique de Congo Telecom « TRANSFORM ». Ce plan stratégique dit « Plan TRANSFORM » ambitionne de faire de l’opérateur historique, le premier opérateur congolais à l’horizon 2025 ; le numéro UN dans le secteur des télécommunications en République du Congo et un acteur majeur dans la sous-région. « Soyons, tous, fiers de la renaissance de notre opérateur historique » a déclaré le Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, Léon Juste IBOMBO avant de féliciter le Directeur Général et l’ensemble des salariés de Congo Telecom.
Congo/Numérique : Nécessité de penser à la transformation digitale de l’Afrique

Le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, M. Léon Juste Ibombo, a évoqué, le 6 août 2020 à Brazzaville, la nécessité de redéfinir toutes les conditions nécessaires pour la transformation digitale de l’Afrique précisant qu’il s’agit des conditions d’ordre matériel et immatériel, le tout soutenu par une vision politique porteuse. M Ibombo a fait cette évocation au cours de la réunion en visioconférence sur la transformation digitale des Etats, sur le thème «Le numérique, catalyseur de croissance et du développement en Afrique», en vue d’assurer la transformation digitale des Etats d’Afrique. Parlant de ces conditions, il a souligné que les conditions juridiques législatives ont été bien actualisées à travers six lois relatives à la cyber législation, dont les textes promulgués portent respectivement sur les transactions électroniques, la protection des données à caractère personnel, la cyber sécurité, la lutte contre la cyber criminalité, la création de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information et la ratification de la Convention de l’Union africaine (Ua) sur la cyber sécurité et les données à caractère personnel. Pour lui, disposer de telles conditions et d’une vision politique affirmée devrait aider le Congo à offrir un environnement de confiance numérique propice à la croissance et au développement durable. Il a ajouté que l’Afrique, qui fascine par ses potentialités humaines jeunes et ses ressources minières, ne devrait pas perdre la révolution numérique. Il a en outre indiqué que même si les conditions immatérielles liées au développement des compétences sont encore insuffisantes pour réduire les retards de croissance dans nos pays respectifs, il est nécessaire de mettre un accent particulier dans la formation des élites et la création des laboratoires de développement des logiciels et plateformes africaines pour une Afrique innovante. Des mesures cohérentes susceptibles en attente Le ministre a également dit que le secteur numérique attendait que des mesures cohérentes susceptibles de favoriser son développement soient prises afin de porter entre autres le numérique au rang de service public à part entière. Il a de ce fait loué l’initiative Smart Africa pour une Afrique interconnectée, qui a permis au Congo d’adhérer au modèle de coopération entre les Etats membres. A son avis, l’Afrique innovante devrait être aussi un ensemble de maillages des différentes sous-régions en infrastructures de télécommunications bien développées. Il a annoncé le lancement officiel des travaux d’interconnexion en fibre optique entre le Congo et le Cameroun est prévu le 8 août 2020 dans le département de la Sangha et qu’une journée de réflexion sera organisée le 11 août prochain sur l’avant-projet de loi portant statut des startups. Selon lui, cette journée aura pour objectif de susciter l’éclosion des jeunes entrepreneurs du numérique. Fondée en 2013 à Kigali au Rwanda, l’alliance Smart Africa vise à connecter l’Afrique, à aider les pays membres à atteindre les Objectifs du développement durable (Odd) et à capitaliser les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Elle regroupe plus de 30 Etats africains. Florent Sogni Zaou