Le Bénin rayonne à l’Exposition Universelle d’Osaka à l’occasion de sa Journée nationale

Le Bénin rayonne à l’Exposition Universelle d’Osaka à l’occasion de sa Journée nationale

Le Bénin a célébré le 29 août 2025 sa Journée Nationale dans le cadre prestigieux de l’Exposition Universelle Osaka 2025, offrant au public international une immersion totale dans un Monde de Splendeurs, mêlant patrimoine, innovation, créativité et perspectives économiques. L’événement a rassemblé plusieurs centaines de participants, dont des représentants officiels, des investisseurs internationaux, des acteurs culturels et des médias spécialisés. Cette journée a confirmé le rayonnement international du Bénin et sa capacité à s’affirmer comme un acteur incontournable sur la scène africaine et mondiale. Une ouverture protocolaire d’une solennité rare La Journée Nationale du Bénin a débuté par une cérémonie officielle empreinte d’émotion. Le Vice-Commissaire général de l’Exposition Universelle 2025 au Japon, Yasushi MISAWA, a pris la parole, suivi de Babalola Jean-Michel H. ABIMBOLA, Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts du Bénin, qui a prononcé un discours vibrant. La cérémonie a réuni de nombreux officiels japonais de haut rang, dont Katsuei HIRASAWA, Député, Yoko MISAWA, épouse de Yasushi Misawa, Yoshikatsu NODA, Maire de Higashi Osaka, Takekazu Morioka, Vice-Gouverneur d’Osaka, Toru TAKAHASHI, Vice-maire d’Osaka, ainsi que Nobuo KUBOKAWACHI, représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Osaka. Elle a également accueilli Oussouby Sacko, Deputy Chairperson de l’Association Expo 2025. Les discours ont souligné l’importance des échanges et la volonté du Bénin de rayonner sur la scène internationale tout en affirmant son identité culturelle et son dynamisme. Ce moment inaugural a donné le ton de la journée, alliant diplomatie et célébration. Arts et culture : Une vitrine du génie béninois Immédiatement après la cérémonie d’ouverture, les participants ont été immergés dans la créativité et le talent béninois, marquant une nouvelle étape dans le rayonnement de la scène artistique du pays. Cette mise en lumière, orchestrée grâce à une collaboration entre l’Agence Béninoise pour le Développement du Tourisme et l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), confirme pleinement sa mission de faire des arts et de la culture un levier de rayonnement international. La présentation de la collection Couleur Indigo, avec ses créations textiles raffinées et ses couleurs vibrantes, a été magnifiée par la voix puissante de l’artiste Pépé Oleka. Le spectacle s’est ensuite poursuivi avec le groupe Les Pépit’Arts, qui a offert un enchaînement de performances vivantes, enrichi par l’intervention du Japonais Chudo Saito. Cette séquence artistique a ainsi mis en évidence la richesse et la diversité du patrimoine créatif du Bénin, tout en démontrant sa capacité à s’inscrire dans une dynamique d’échange international. Visites protocolaires au cœur de l’Exposition Universelle Après le déjeuner officiel, la délégation et les invités ont entrepris un parcours de visites protocolaires des pavillons, véritable voyage à travers la culture et la diplomatie internationale. La visite a débuté au Pavillon du Japon, hôte de l’Expo 2025, où l’innovation et la durabilité sont un cœur du parcours. La visite s’est poursuivie avec le Pavillon du Bénin, révélant l’identité du pays à travers ses traditions, ses réformes économiques et ses atouts touristiques. Les visiteurs ont pu admirer les représentations artistiques et les contenus interactifs qui mettent en valeur le patrimoine historique, les projets de développement et les ambitions du pays. Ensuite, la délégation s’est rendue au Pavillon du Brésil, pays frère avec lequel le Bénin partage des liens culturels profonds. Enfin, le parcours s’est conclu au Pavillon de la Serbie, en préparation de l’Expo 2027 à Belgrade, offrant une perspective sur de potentielles collaborations. Soirée de réception : musique, convivialité et échanges La Journée Nationale s’est achevée par une réception officielle en soirée, dans une atmosphère chaleureuse et conviviale. Les invités ont été enchantés par les performances musicales de PéPé Oleka et du groupe Les Pépit’Arts, qui ont donné vie à une ambiance festive et élégante. Le buffet fusion a offert un cadre idéal pour les échanges, les rencontres et les discussions autour des liens culturels et diplomatiques entre le Bénin et le Japon.  Un rayonnement international confirmé et une affluence remarquée La Journée Nationale a rassemblé de nombreux participants venus du monde entier, incluant des officiels, des touristes, des opérateurs économiques, des acteurs culturels et des médias internationaux. L’événement a permis de mettre en lumière le Bénin sur la scène mondiale, de valoriser sa richesse culturelle, son dynamisme économique et son ouverture aux échanges internationaux. Cette journée a offert une démonstration tangible de la singularité du pays et de sa capacité à conjuguer tradition et modernité.  À propos du Pavillon du Bénin à l’Exposition Universelle Osaka 2025 Portée par l’Agence Bénin Tourisme, la participation du Bénin à l’Exposition Universelle Osaka 2025 se veut une véritable immersion dans la richesse culturelle, historique et économique du pays. Le pavillon, conçu sous le concept “Benin Horizons : A journey of culture and opportunities”, offrira aux visiteurs une expérience interactive, permettant de découvrir les multiples facettes du Bénin, un pays qui allie traditions ancestrales et modernité. Le pavillon mettra en avant le dynamisme du Bénin à travers trois grands axes : la valorisation de ses atouts touristiques, culturels et artistiques, ses innovations et son développement économique. À propos de l’Exposition Universelle Osaka 2025 L’Exposition Universelle Osaka 2025, qui se tiendra du 13 avril au 13 octobre 2025 sur l’île de Yumeshima, au Japon, sera un événement incontournable à l’échelle mondiale. Réunissant plus de 160 pays et attendue par près de 28 millions de visiteurs, cette exposition offrira une plateforme exceptionnelle pour explorer des solutions innovantes aux défis mondiaux actuels. Le thème central de l’Exposition, “Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain”, invite les participants à réfléchir ensemble sur la manière de bâtir un avenir plus durable, équitable et respectueux de la planète.

HCP: L’Espagne et l’Italie s’imposent comme pôles d’attraction des émigrants (originaires) de la région de Tadla-Azilal

HCP: L’Espagne et l’Italie s’imposent comme pôles d’attraction des émigrants (originaires) de la région de Tadla-Azilal

Le Haut-Commissariat au plan (HCP) a récemment présenté les principaux résultats de l’enquête réalisée auprès des Marocains résidant à l’étranger (MRE) originaires de la région de Tadla-Azilal, à l’occasion de la Journée nationale des marocains résidant à l’étranger célébrée le 10 août. Pagesafrik.info vous invite à découvrir l’intégralité des résultats de cette enquête. Selon cette enquête, les émigrants vivant à l’étranger originaires de la région de Tadla-Azilal, sont en grande majorité des hommes (77%), aux âges mûrs; les 30-39 ans représentent 43%. Les plus jeunes (15-29 ans) sont 27% et les plus de 50 ans, moins de 9%. La totalité de ces émigrants de plus de 15 ans sont nés au Maroc et jouissaient de la nationalité marocaine à la naissance. Ils sont essentiellement des ruraux à hauteur des deux-tiers environ (61%). Mais par-delà la diversité des destinations allant du Japon au Canada, du Sénégal à la Russie, deux pays s’imposent comme pôles d’attraction des émigrants de la région de Tadla-Azilal: l’Espagne (48%) et l’Italie (32%). La France, n’arrive qu’en troisième position : 11%. Les émigrants des générations anciennes, âgés de plus de 60 ans, sont surtout allés en France et marginalement en Espagne et en Italie, à l’opposé des plus jeunes (moins de 40 ans), qui se sont orientés vers ces deux pays. En majorité, les émigrants ne se sont rendus que dans un seul pays d’émigration (84%). Néanmoins, avec la montée en âge, ils deviennent plus nombreux à s’être rendus dans plus de deux pays d’émigration. La hiérarchie des pays d’accueil s’est beaucoup modifiée au fil du temps, entre le pays à l’arrivée et le pays actuel de résidence des émigrants. Ainsi, la France est dans une position marginale qui s’effrite de surcroît. L’Espagne recule comme pays d’accueil tandis que l’Italie avance. De nouveaux horizons apparaissent sur la scène migratoire : Belgique, Allemagne, Portugal… L’Espagne et l’Italie présentent des cas dissemblables. Ces deux pays ont subi de plein fouet les contrecoups de la crise économique, qui a commencé à sévir fin 2007. Mais les émigrés marocains de Tadla-Azilal en Espagne ont perdu des emplois dans le secteur formel espagnol, ce qui les a poussés au départ. En revanche, ils ont pu, tant bien que mal, garder des emplois dans le secteur informel en Italie et donc ont été moins contraints au départ. Le comportement démographique des MRE de Tadla-Azilal n’a pas beaucoup changé par rapport à leur origine. Le célibat est assez peu répandu, sauf chez les plus jeunes, et l’âge au mariage est précoce chez les hommes et à fortiori chez les femmes. En outre, l’âge au mariage a tendance à diminuer au fil des générations. A savoir, 59% des hommes et 79% des femmes se sont mariés avant 30 ans et 3% des femmes se sont mariées avant 15 ans. Parmi les plus âgés, 46% se sont mariés avant 30 ans ; en revanche pour ceux de 30-39 ans, ils étaient 66% à se marier relativement tôt. Leur fécondité est élevée. Le nombre moyen d’enfants par émigrant actuellement à l’étranger est de 4,3 enfants et varie de 3,0 enfants chez les émigrants de moins de 30 ans à 6,5 enfants pour les plus âgés. Parmi les émigrants qui ont quitté leur région depuis l’an 2000, les trois-quarts, étaient des agriculteurs, exploitants ou ouvriers agricoles, suivis des artisans, ouvriers qualifiés et manœuvres, etc. Les professions supérieures et mêmes les cadres moyens sont rarissimes chez les partants. 27% des émigrants n’ont pas déclaré d’activité exercée durant les 3 mois précédant leur émigration, une proportion plus élevée chez les plus âgés. Le chômage intervient en premier lieu comme cause principale de l’émigration pour 26% des émigrants, à égalité presque avec la faiblesse des revenus ou l’amélioration du niveau de vie (31%). Pour les plus jeunes, l’éducation est un motif suffisant pour quitter le pays (16%). Enfin, les raisons familiales et le regroupement familial, qui interviennent pour le cinquième de ces motifs, concernent surtout les femmes, dans plus de la moitié des cas. Plus des trois-quarts des émigrants actuels sont devenus salariés et seule la moitié bénéficie d’une certaine protection juridique et d’une permanence dans l’emploi. En revanche, les employeurs et les indépendants ne sont pas nombreux. Il est certain donc que même si les émigrants actuels ont amélioré leurs conditions d’emploi par rapport à leur situation initiale au Maroc, ainsi que les revenus générés par leurs nouvelles activités, ils n’ont pas connu une mobilité professionnelle notable. Les émigrants actuels ont cherché à s’intégrer grâce à l’acquisition de la langue du pays-hôte. Outre, leurs deux langues nationales, l’arabe dialectal et l’amazigh, ils sont devenus multilingues avec l’espagnol (41%), l’italien (31%) ou le français (12%). Les plus âgés se sont moins pénétrés de la langue étrangère (14%). Les jeunes émigrants, plus instruits et avec des projets affirmés d’installation ont acquis les langues étrangères plus aisément. Par ailleurs, les transferts des MRE de la région du Tadla Azilal ne sont pas à sens unique : du pays de destination vers le pays de départ. Des montants -assez modestes- peuvent servir à financer l’émigration d’un individu dans le ménage. Dans l’écrasante majorité des cas, ces transferts sont inférieurs à 10 000 dirhams. Mais pour un cinquième des émigrants, ils étaient évalués à plus de 10 000 dirhams. La proportion des émigrants actuels qui transfèrent est faible aussi bien chez les jeunes de 15-29 ans (29%) que chez les plus âgés de 60 ans et plus (31%). Aux âges de pleine activité à 30-39 ans, ils ne sont que 43% à transférer, 36% à 40-49 ans et 42% à 50-59 ans. De surcroît, les montants transmis vers leur ménage d’attache sont relativement modestes. Seuls 20% ont reçu plus de 4000 dirhams par an. Les transferts servent à satisfaire plusieurs besoins à la fois (66%). Lorsque ces besoins sont précisés, ce sont surtout les besoins quotidiens : nourriture, vêtements, achats d’articles ménagers, loyer, etc. qui se taillent la part du lion (25%). Les dépenses nécessaires, mais non productives, sont rarement mentionnées, comme les frais