Maroc: Le chômage continue d’affecter les jeunes et les diplômés

Maroc: Le chômage continue d’affecter les jeunes et les diplômés

Le recul du taux de chômage en 2018, qui passe de 10,2% à 9,8% au niveau national, est loin d’apaiser les inquiétudes des jeunes, des femmes et des diplômés. En effet, selon les résultats de l’enquête nationale sur l’emploi menée par le Haut-commissariat au plan (HCP), ces trois catégories sociales concentrent les plus forts taux de chômage. Dans une note d’information rendue publique récemment, le HCP a indiqué que le taux de chômage a atteint 26% parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans et 43,2% parmi les citadins de cette même tranche d’âge. D’après l’institution gouvernementale, «le chômage affecte les femmes plus que les hommes, avec des prévalences respectives de 14% et 8,4%. Ce constat est plus notable en milieu urbain où le taux de chômage atteint 24,3% parmi les femmes contre 11,4% parmi les hommes ». Dans sa note, qui porte sur les «Principales caractéristiques de la population active en chômage en 2018 », le Haut-commissariat a aussi relevé que le taux de chômage croît avec le niveau de qualification. Il apparaît ainsi que le taux de chômage passe de 3,4% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme à 17,2% pour les diplômés et se situe à 14% pour les diplômés de niveau moyen et à 23% pour ceux ayant un diplôme de niveau supérieur. Selon les données recueillies par l’organisme statistique du Royaume, « il reste relativement plus élevé parmi certaines catégories de diplômés dont particulièrement les détenteurs des diplômes supérieurs délivrés par les facultés (25,9%), des certificats en spécialisation professionnelle (24,2%), des diplômes de techniciens et de cadres moyens (23%) et des diplômes de qualification professionnelle (21,4%) ». Soulignant la prédominance des primo-demandeurs d’emploi parmi les chômeurs, le Haut-commissariat a relevé que 57,9% d’entre eux sont à la recherche de leur premier emploi, 51,8% parmi les hommes et 69,1% parmi les femmes, précisant que la majorité est citadine (87%), âgée de 15 à 34 ans (92%) et diplômée (90,9%). L’institution a, par ailleurs, noté que « les trois quarts des primo-demandeurs d’emploi (75%) sont concentrés dans cinq régions, à savoir Casablanca-Settat (22,2%), Rabat-Salé-Kénitra (17,2%), Fès-Meknès (12,9%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,8%), et Marrakech-Safi (10,9%) ». Dans sa note, le HCP a également livré des chiffres sur la prépondérance du chômage de longue durée, relevant qu’environ les deux tiers des chômeurs (67,6%) sont à la recherche d’un emploi depuis une année ou plus, 63,5% parmi les hommes et 75,4% parmi les femmes. Il ressort également des chiffres sur l’emploi que plus de 7 chômeurs âgés de 15 à 34 ans sur 10 (71,1%) chôment depuis une année ou plus. A ce propos, le Haut-commissariat a précisé que « cette part augmente avec le niveau de diplôme, passant de 46,1% pour les non diplômés à 77,7% pour les diplômés de niveau supérieur ». A noter que l’enquête du HCP s’est aussi intéressée au recours par les chômeurs à l’intermédiation institutionnelle dans la recherche d’emploi que l’institution a jugé faible. Sur ce point, il apparaît que les deux tiers des chômeurs (67,9%) font appel aux personnes parentes ou à l’entourage (30,2%) ou au contact direct des employeurs (37,7%) et que les hommes (74,2%) emploient plus ces deux modes que les femmes (56,4%). Le Haut-commissariat a, en outre, noté que « la participation aux concours (10,4%) et les réponses aux annonces (11,5%) ont été déclarées comme modes de recherche d’emploi par 21,9% des chômeurs, les femmes plus que les hommes avec respectivement 32,9% et 16% ». Quant aux chômeurs diplômés du supérieur, l’enquête a révélé qu’ils recourent aux réponses aux annonces et à la participation aux concours avec respectivement 24,8% et 25,0%. Ce qui est loin d’être le cas des chômeurs non diplômés qui préfèrent s’appuyer, « dans leur recherche d’emploi, sur les personnes parentes ou l’entourage avec 44,2%, et sur le contact direct des employeurs avec 44,0% », a constaté le HCP. En ce qui concerne le statut d’emploi de salarié, les résultats de l’enquête font ressortir que les trois quarts (75%) des chômeurs désirent travailler en tant que salariés. S’il s’avère que « ce statut est recherché par les femmes (80,6%) relativement plus que les hommes (72%) et par les diplômés du supérieur (81,3%) plus que les non diplômés (71,1%) », le HCP a toutefois noté que 67,6% des chômeurs sont disposés à exercer dans n’importe quel secteur. Tandis que 20,1% d’entre eux optent pour le secteur privé et 9,3% ont une préférence pour le secteur public. Alain Bouithy

Accra: Des centaines de jeunes perfectionnent leurs compétences diplomatiques

Accra: Des centaines de jeunes perfectionnent leurs compétences diplomatiques

Des centaines de jeunes du continent africain se réunissent à Accra pour la 10e Conférence internationale des Nations unies sur une modélisation du Ghana, rapporte CGTn. Selon la chaîne de télévision chinoise, cet événement vise à encourager la prochaine génération de dirigeants à s’impliquer dans les problèmes mondiaux.

Oujda: beMor(e) startup camp promeut la culture entrepreneuriale chez les jeunes

Oujda: beMor(e) startup camp promeut la culture entrepreneuriale chez les jeunes

Promouvoir la culture entrepreneuriale auprès des jeunes. Tel a été le leitmotiv de la deuxième édition de l’événement beMor(e) startup camp, organisé par l’Association Startup Maroc, les 2, 3 et 4 novembre courant, à la Faculté des sciences d’Oujda. Soulignons que cet événement, qui représente la 38ème édition de StartUp Maroc Roadshow, était organisé en partenariat avec le programme belgo-marocain de soutien à l’entrepreneuriat féminin « Min Ajliki » de l’Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger (APEFE) et l’incubateur belge Molengeek. L’objectif étant de connecter l’écosystème startup marocain et belge et de rassembler des entrepreneurs et mentors du Maroc et de Belgique en vue de favoriser la création d’entreprises, et accompagner les startups dans l’entrepreneuriat de leurs entreprises dans le MENA /Europe. En effet, «au-delà des objectifs de StartUp Maroc Roadshow d’inspirer les jeunes et les connecter avec les ressources nécessaires pour la création de startups réussies, nous avions comme objectif avec nos partenaires APEFE et Molengeek à travers cette édition de créer des opportunités de collaboration entre les écosystèmes entrepreneuriaux belges et marocains», a déclaré Zineb Rharrasse, co-fondatrice et directrice générale de StartUp Maroc. Dans un communiqué, l’association organisatrice de l‘événement s’est réjouie du fait que cette deuxième édition de beMor(e) startup camp a rencontré un grand succès avec la participation notamment de 24 entrepreneurs de Belgique et de 150 participants tout au long du Weekend d’Oujda et autres régions du Maroc dont Casablanca, Salé, Fès, Marrakech, Rabat, Tanger, Agadir, Khémisset, Meknès, Ben Guerir, Berkane, entre autres. Au cours de cet événement, qui a accueilli aussi des participants venant de Bruxelles, quelque 36 idées de projets ont été présentées et 17 équipes formées. « 17 mentors de différents profils ont accompagné les équipes durant les 54 heures afin de concrétiser leur projet de startup et deux mentors techniques les ont assistées pour créer leurs prototypes », ont souligné les organisateurs précisant que 36% des participants étaient des femmes. Ainsi que l’a relevé l’Association Startup Maroc, cette édition a été marquée par la participation d’un mentor belge et de 4 mentors belgo-marocains qui ont fait le déplacement de Bruxelles pour prendre part à cette initiative et accompagner les participants en plus des 24 jeunes belges qui ont intégré les équipes de travail. Comme l’a noté la MAP, les jeunes porteurs d’idées ont été regroupés au sein de 17 équipes pluridisciplinaires et ont travaillé sur leurs projets avec l’accompagnement de mentors et experts du Maroc et de Belgique. Ensuite, il a été procédé à la désignation des lauréats de cette deuxième édition spéciale. Ainsi le premier prix SWOujda 2018 | Be Mor(e) startup camp a été attribué au projet BBS présenté par une startup spécialisée dans la Biotechnologie alimentaire (spécifiquement le traitement et la conservation des olives). Le second prix a été remporté par le projet Oujda cake d’une startup spécialisée dans la fabrication des tartes avec un design professionnel à partir d’une application mobile. Alors que le troisième prix a été attribué à une startup basée sur la fabrication des trackers solaires (suiveur) pour son projet Tracker solar. A noter que la startup Chead Chead (une application qui permet de connaître la localisation GPS des bus) a reçu le coup de cœur du jury. Enfin, signalons que l’ensemble des participants du beMor(e) startup camp recevront $300 de crédit pour accéder à la plateforme cloud «Google for Entrepreneurs» et un Domaine .CO gratuit. Alain Bouithy

MAROC: Les jeunes et les diplômés, principales victimes du chômage

MAROC: Les jeunes et les diplômés, principales victimes du chômage

L’économie marocaine a créé 116.000 postes d’emplois nets, entre le premier trimestre de 2017 et la même période de 2018, indique une note du Haut-commissariat au plan (HCP), soulignant que 77.000 l’ont été en milieu urbain et 39.000 en milieu rural, contre une création de 109.000 une année auparavant. Dans sa note rendue publique récemment, le HCP précise que les « services » ont créé 50.000 emplois, l’ »agriculture, forêt et pêche » 43.000, les BTP (32.000 alors que le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat » en a perdu 9.000. Le volume global de l’emploi a ainsi atteint 10.882.000 actifs occupés. « Dans ce contexte, avec une hausse de 6.000 personnes en milieu urbain et une baisse de 30.000 en milieu rural, le nombre total des chômeurs a baissé de 24.000 personnes au niveau national, atteignant 1.272.000 chômeurs », souligne l’organisme public. Selon les analystes du HCP, le taux de chômage est ainsi passé de 10,7 à 10,5% au niveau national, de 15,7 à 15,6% en milieu urbain et de 4,1 à 3,5% en milieu rural. En détail, il ressort des chiffres collectés que les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les adultes âgés de 35 à 44 ans (-0,8 point) et les personnes n’ayant aucun diplôme (-0,3 point). En revanche, les hausses les plus importantes ont été enregistrées parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (+0,2 point), particulièrement parmi les citadins d’entre eux (+2 points). La même source relève que la population sous-employée s’est accrue de 33.000 personnes, s’établissant à 1.090.000 au niveau national. En effet, explique-t-on, « le taux de sous-emploi a ainsi augmenté de 0,2 point, par rapport au premier trimestre de 2017, passant de 9,8 à 10%. Il a augmenté de 10,3 à 10,7% en milieu rural et a stagné à 9,4% en milieu urbain ». En ce qui concerne des taux d’activité et d’emploi, il ressort des données récoltées qu’avec 12.154.000 personnes, la population active âgée de 15 ans et plus a augmenté, entre les premiers trimestres de 2017 et 2018, de 0,8% au niveau national (+1,2% en milieu urbain et +0,2% en milieu rural). La population en âge d’activité s’est accrue, quant à elle, de 1,7%. Le HCP estime ainsi que « le taux d’activité est passé, entre les deux périodes, de 47,5 à 47,1%, enregistrant une diminution de 0,4 point. Ce taux a baissé en milieu urbain de 43,1 à 42,4% (-0,7 point) et a augmenté en milieu rural de 54,9 à 55,4% (+0,5 point) ». En ce qui concerne l’emploi, les chiffres indiquent que 142.000 postes d’emploi rémunérés ont été créés au cours de la période, 79.000 postes en milieu urbain et 63.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré, composé d’environ 98% d’aides familiales, a en revanche enregistré une baisse de 26.000 postes, 2.000 en zones urbaines et 24.000 en milieu rural. Selon les estimations du HCP, avec la création de 77.000 emplois en milieu urbain et 39.000 en milieu rural, l’économie marocaine a créé au total 116.000 postes nets d’emploi. En conséquence, note-t-il, « le volume global de l’emploi est passé, entre les deux périodes, de 10.766.000 à 10.882.000 personnes. Le taux d’emploi a, quant à lui, reculé de 0,2 point au niveau national, passant de 42,4 à 42,2%. Ce taux a baissé en milieu urbain de 36,3 à 35,8% (-0,5 point) et a augmenté en milieu rural de 52,7 à 53,5% (+0,8 point) ». A propos de la contribution sectorielle à la création nette d’emplois, le HCP relève que le volume d’emploi dans le secteur des « services », après une progression de 45.000 postes d’emploi l’année dernière, s’est accru, entre le 1er trimestre de 2017 et la même période de 2018, de 50.000 postes au niveau national (un accroissement de 1,1%). Selon le milieu de résidence, 46.000 postes sont créés en milieu urbain et 4.000 en milieu rural, précise-t-il. De son côté, et après 28.000 postes d’emploi créés l’année dernière, le HCP estime que le secteur de l’ »agriculture, forêt et pêche » a créé 43.000 cette année (11.000 postes en zones urbaines et 32.000 en zones rurales), ce qui correspond à une hausse de 1,1% du volume d’emploi dans ce secteur. Quant au secteur des BTP, le Haut-commissariat fait état de la création nette de 32.000 emplois (26.000 en milieu urbain et 6.000 en milieu rural). Ce qui correspond à une hausse de 2,9% du volume d’emploi dans ce secteur. L’année dernière, ledit secteur a connu une création de 20.000 postes, souligne-t-il. En revanche, le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat », après une création de 16.000 postes d’emploi l’année dernière, a perdu 9.000 postes cette année (6.000 emplois en milieu urbain et 3.000 en milieu rural), ce qui correspond à une baisse de 0,6% du volume d’emploi dans ce secteur. S’agissant du volume et du taux de chômage, la note du HCP relève qu’avec une baisse de 24.000 chômeurs, résultant d’une hausse de 6.000 en milieu urbain et d’une baisse de 30.000 en milieu rural, la population active en chômage est passée, entre le premier trimestre de l’année 2017 et celui de 2018, de 1.296.000 à 1.272.000 chômeurs, enregistrant une baisse de 1,9% dans le volume global du chômage au niveau national. Le taux de chômage est ainsi passé, entre les deux périodes, de 10,7 à 10,5% au niveau national, de 15,7 à 15,6% en milieu urbain et de 4,1 à 3,5% en milieu rural. A noter que le chômage reste encore élevé parmi les diplômés et les jeunes. En effet, « si le taux de chômage enregistre 4% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme, il passe à 14,5% parmi ceux ayant un diplôme de niveau moyen , au niveau desquels il enregistre 22,7% parmi les actifs ayant un certificat de spécialisation professionnelle, et à 25,4% parmi les détenteurs d’un diplôme de niveau supérieur , avec en particulier un taux de 27,8% pour les lauréats des facultés », constate le HCP. Selon l’organisme, il est de 25,7% parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans et

Prévenir l’extrémisme violent dans le cyberespace

Prévenir l’extrémisme violent dans le cyberespace

L’UNESCO organise du 17 au 19 mai courant la Conférence internationale « Les jeunes et les technologies de la communication et de l’information : prévenir l’extrémisme violent dans le cyberespace », à Byblos au Liban. Organisée en coopération avec le Programme Information pour tous (PIPT) et en collaboration avec la Commission nationale libanaise pour l’UNESCO, la Conférence de Byblos réunira des chercheurs, des experts en sociologie et médias sociaux, des représentants de la société civile ainsi que des fonctionnaires des gouvernements pour explorer de nouvelles façons de prévenir l’extrémisme chez les jeunes, la violence, la radicalisation, la discrimination et la haine sur l’Internet. La Conférence portera sur l’importance à l’engagement des jeunes dans l’identification des causes du phénomène, le partage de bonnes pratiques et le développement de propositions pour contrer l’extrémisme dans le droit fil de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies 2250/2015. La Conférence fait partie d’une série de conférences organisées par l’UNESCO et le PIPT: la Conférence internationale « Internet et la radicalisation des jeunes : prévenir, agir et vivre ensemble », organisée par l’UNESCO et le Gouvernement du Québec (30 octobre – 1er novembre 2016 au Canada), et la toute première Conférence internationale « Les jeunes et l’Internet : lutter contre la radicalisation et l’extrémisme », qui s’est tenue au Palais de l’UNESCO à Paris les 16 et 17 juin 2015. Ces deux conférences étaient centrées sur les expériences des interventions politiques, des projets et des procédés pour que l’Internet soit moins utilisé pour la radicalisation et l’extrémisme des jeunes. Toutes deux visent à identifier des domaines d’action pour l’UNESCO, pour améliorer les conditions amenant les jeunes vers l’extrémisme violent, dans tous les secteurs de l’UNESCO et les programmes de jeunesse pertinents. Avec CP

Médias : Bientôt une radio citoyenne des jeunes à Brazzaville

Médias : Bientôt une radio citoyenne des jeunes à Brazzaville

Les ministres de la Jeunesse et de l’éducation civique, Destinée Hermella Doukaga et son collègue de la communication, Thierry Moungalla, ont procédé le 13 février 2017 à Brazzaville, au lancement du projet de création de la radio citoyenne des jeunes à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la radio sur le thème : « La radio c’est vous » en présence des représentants de l’Unesco et du Systèmes des Nations Unies. Destinée Hermella Doukaga a dit en substance que cette radio est un outil de communication, de conscientisation aux vertus de la paix, de la morale citoyenne pour le progrès de notre pays. Le projet est soutenu par le fonds japonais à environ 70 millions de FCFA et le matériel technique devant ravitailler ce projet a couté 25 millions FCFA. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, a quant à lui, rappelé que, la radio peut et est sûrement un outil pédagogique mais aussi de lutte sociale et de résistance, promettant de revisiter l’action des dizaines de radios locales que compte le Congo. L’initiative de création de cette radio communautaire est pilotée par le gouvernement du Congo avec l’appui de deux agences du système des Nations unies notamment le Pnud et l’Unesco. La radio des jeunes entend créer un espace d’expression des jeunes sur les sujets ayant trait à la lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent des jeunes, les valeurs morales et civiques, la citoyenneté, le vivre ensemble, la lutte contre les violences scolaires, la discrimination à l’égard des femmes, la tolérance, la protection de l’environnement, le développement durable, les droits humains, l’entreprenariat des jeunes, l’éducation sexuelle et la reproduction ainsi que le dialogue interculturel et religieux. Le matériel radiophonique devant alimenter cette radio a été réceptionné par le Réseau national des radios locales et communautaires du Congo qui est du reste le partenaire technique dans la mise en œuvre du projet. Sur le plan technique, quinze journalistes sont actuellement formés pour le compte de cette radio qui sera implantée dans l’enceinte de l’Institut national de recherche et d’action pédagogique (Inrap). Notons que les fréquences d’émission seront attribuées par le Conseil supérieur de la liberté de communication. L’objectif de la célébration de cette journée vise à sensibiliser le grand public et les médias sur la valeur de la radio et encourager les décideurs à développer l’accès à l’information par le biais de la radio. Au Congo, cette commémoration consiste à informer le public sur le rôle que peut jouer la radio dans l’éducation des jeunes et la promotion des valeurs de citoyenneté, du vivre ensemble, l’égalité des genres et la liberté d’expression. Dans la phase de mise en œuvre de ce projet, le directeur de l’Inrap, Thomas Makosso, a assuré que son institut sera le partenaire pédagogique pour les animateurs de cette radio afin d’assurer aux jeunes la maîtrise des concepts, des contenus à partager à travers leurs émissions. Il sied de rappeler que la Journée mondiale de la radio avait été proclamée au cours de la 36ème Conférence générale de l’Unesco sous la recommandation de son conseil exécutif.

Les jeunes Marocains non satisfaits de la qualité de leur vie

Les jeunes Marocains non satisfaits de la qualité de leur vie

Le PNUD appelle à un changement du modèle de développement dans les pays arabes La jeunesse est au centre du dernier « Rapport arabe sur le développement humain » (AHDR), parrainé et lancé récemment par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le rapport affirme qu’en termes d’indice de développement humain (IDH), tous les pays arabes ont progressé entre 1980 et 2010, principalement grâce aux gains en matière d’éducation et de santé. Il en veut pour preuve qu’«en 2010, cinq des dix premiers pays ayant enregistré les taux d’amélioration les plus élevés étaient arabes: Oman, Arabie Saoudite, Tunisie, Algérie et Maroc». En dépit de ces avancées, l’AHDR note toutefois que les jeunes des pays arabes sont confrontés à d’énormes obstacles dans leur développement personnel. Ce qui entraîne de multiples formes d’exclusion culturelle, sociale, économique et politique, souligne-t-il. Pas étonnant donc si bon nombre de jeunes Marocains affirment ne pas être satisfaits de la qualité de leur vie. Et pour cause, selon un sondage cité par le rapport, plus d’un tiers de jeunes Marocains (35%) pense que l’économie dégringole alors que près de la moitié, 40%, estime que la sécurité se dégrade. L’enquête révèle aussi qu’en 2013 la majorité de jeunes Marocains (96%) estimaient que la religion tient une place importante dans la vie quotidienne. Ils étaient 99% à l’affirmer l’année d’avant. L’étude souligne également que la piété a progressé ces dernières années en Irak, en Jordanie et au Maroc. Autre enseignement : 83% des sondés ont une opinion négative de Daech, moins de 7% ont une opinion contraire alors que près de 10% ne se prononcent pas. Plus généralement, le rapport affirme qu’une majorité écrasante de jeunes de la région arabe rejettent la violence et considèrent les groupes extrémistes comme des terroristes. En ce qui concerne l’expression de soi, dont l’explosion du désir serait liée aux gains en matière d’éducation, d’urbanisation et de revenus, particulièrement au début des soulèvements de 2011 (Printemps arabe), les jeunes Marocains (tranche 15- 29 ans) se placent en tête des pays arabes avec plus de 0,5 point. Cependant, le rapport note que la période la plus récente a été marquée par de légères baisses en Egypte et au Maroc. Ce recul serait lié à « la situation sociale chaotique survenue après les soulèvements qui ont peut-être agi comme un obstacle à l’expression personnelle en raison de plus de préoccupations concernant les moyens de subsistance et la sécurité personnelle», lit-on. S’agissant de l’accès des jeunes des pays arabes aux technologies de l’information et de la communication, le rapport indique que la connexion à l’information demeure très inégale au Maroc. A propos de l’engagement civique, il serait « plus élevé dans les pays plus démocratiques et ceux ayant une plus grande pénétration des médias tels que l’Algérie, l’Irak, le Liban, la Libye, la Palestine et le Yémen et les plus faibles en Egypte, en Jordanie, au Maroc et au Qatar », selon le rapport. D’une manière générale, le rapport affirme que « le fait de ne pas traduire les progrès en matière d’éducation en emplois décents pour les jeunes au rythme de la croissance démographique, réduit non seulement les avantages du dividende démographique, mais peut aussi alimenter les tensions sociales et économiques dans la région ». A noter qu’en 2014, le taux de chômage des jeunes dans la région arabe (29,73%) représentait plus du double de la moyenne mondiale (13,99%). Une situation qui devrait empirer dans un proche avenir, préviennent les auteurs du rapport. Plus grave encore, « les économies arabes pourraient ne pas être en mesure de générer les 60 millions de nouveaux emplois nécessaires d’ici à 2020 pour absorber le nombre de travailleurs entrants et stabiliser le chômage des jeunes », craignent-ils. Bien que les jeunes aient été les catalyseurs des changements intervenus dans la région au cours des cinq dernières années, le rapport constate que leur participation politique reste limitée aux circuits informels d’engagement. Alors qu’« ils ont élevé la voix contre leur exclusion économique, sociale et politique, et les soulèvements dirigés par eux ont mis en évidence la nécessité d’une réforme », constate-t-on. Le rapport rappelle, par ailleurs, qu’en 2013, « la participation aux manifestations publiques a dépassé 18%, contre 10,8% dans les pays à revenu intermédiaire, alors que les taux de vote des jeunes dans la région étaient les plus bas au monde, stagnant à 68,3% contre 87,4% dans les pays à revenu intermédiaire ». Selon le rapport, « la discrimination continue d’empêcher les femmes d’acquérir et d’utiliser au mieux leurs capacités ». Cette différenciation serait profondément ancrée dans les croyances et les traditions culturelles, dans l’éducation des enfants, les structures religieuses, les médias et les relations familiales. Le rapport note, toutefois, que les jeunes plus scolarisés et les jeunes en général ont tendance à être plus favorables à l’égalité des genres que le reste de la population. Même si «l’égalité entre les sexes est une valeur qui évolue lentement », note-t-il. Le rapport indique que l’effet de l’âge est plus marqué en Algérie, au Maroc et en Tunisie, pays détenant des scores plus élevés en faveur de l’égalité des sexes; mais aussi en Irak et au Yémen, pays ayant des cotes plus faibles.Le rapport reconnaît toutefois que la dernière décennie a vu une certaine amélioration des droits civiques des femmes. « Au Maroc et en Tunisie, les codes de statut personnel ont été modifiés pour soutenir des relations genre plus égalitaires et des amendements progressifs aux lois et aux Codes ont été adoptés récemment en Algérie et à Bahreïn ». Pour les auteurs du rapport, les pays arabes peuvent réaliser des progrès significatifs en matière de développement et de stabilité, et garantir ces acquis de manière durable. Mais pour y parvenir, il va falloir « accorder la priorité aux politiques assurant le bien-être, la productivité, l’autonomie et le sens civique des jeunes ». Comme le rappelle Sophie de Caen, Directrice a.i. du Bureau régional pour les Etats arabes du PUD, « les jeunes de la région sont plus