Maroc: Baisse de l’indice des prix à la consommation à fin décembre

Maroc: Baisse de l’indice des prix à la consommation à fin décembre

Hausse de l’IPC annuel de 1,6% et de l’indicateur annuel d’inflation sous-jacente de 1,3% En décembre 2016, l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est replié de 0,1% sur un mois et a été en hausse de 1,6% sur un an, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP) dans une note d’information rendue publique récemment. L’indicateur annuel d’inflation sous-jacente a progressé de 1,3%, a-t-il indiqué. « L’IPC du mois de décembre 2016 a connu une baisse de 0,1% par rapport au mois précédent ; au terme de l’année 2016, l’IPC annuel moyen aura progressé de 1,6% et l’indicateur annuel d’inflation sous-jacente de 1,3% », a indiqué le HPC dans ce document relatif à l’indice des prix à la consommation (IPC) de l’année 2016. La baisse constatée de l’indice des prix à la consommation au cours du mois de décembre 2016 s’explique essentiellement par la baisse de 0,2% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires, a indiqué le HCP. Selon les données statistiques analysées par le Haut-commissariat, les baisses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2016 ont concerné principalement les « fruits » avec 4,9%, les « légumes » avec 1,6% et le « café, thé et cacao » avec 0,1%. En revanche, les prix ont augmenté de 1,5% pour les « huiles et graisses », de 0,8% pour le « lait, fromage et œufs », de 0,7% pour les « poissons et fruits de mer » et de 0,3% pour les « viandes ». Dans ces conditions, a indiqué le HCP «l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu une hausse de 0,2% au cours du mois de décembre 2016 par rapport au mois précédent ». A en croire les analystes du HCP, la hausse de l’IPC annuel moyen au terme de l’année 2016 a concerné aussi bien les produits alimentaires que ceux non alimentaires. Leurs indices auraient ainsi progressé respectivement de 2,7% et de 0,7%. Ces derniers ont également observé que les variations enregistrées pour les produits non alimentaires sont allées d’une baisse de 0,2% pour la «communication» à une hausse de 2,5% pour les «restaurants et hôtels». C’est ainsi que « l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 1,3% au cours de l’année 2016 par rapport à l’année 2015 », ont-ils expliqué. En ce qui concerne l’évolution des prix par ville, il ressort des données du HCP que la hausse la plus importante de l’IPC annuel a été enregistrée à Al-Hoceima avec 2,3%. D’autres hausses tout aussi importantes ont été relevées à Settat avec 2,1% et à Béni-Mellal avec 2,0%. Cette même tendance a également été observée à Agadir, Dakhla, Meknès et Rabat où la hausse de l’IPC oscillait autour de 1,9% ainsi qu’à Tanger avec 1,8%. En revanche, les hausses les moins importantes de l’IPC annuel ont été enregistrées au niveau des villes d’Oujda et Safi (1,0%), Laâyoune et Kénitra (1,2%) et Guelmim (1,3%). La ville de Casablanca figure également sur la liste des cités ayant connu une baisse remarquée de l’IPC avec 1,4%.

Les prix mondiaux des produits alimentaires en baisse pour la cinquième année consécutive

Les prix mondiaux des produits alimentaires en baisse pour la cinquième année consécutive

L’Indice FAO est pondéré par les échanges commerciaux Les prix des principaux produits alimentaires ont chuté en 2016, affichant une moyenne de 161,6 points pour l’année dans son ensemble, soit 1,5% de moins qu’en 2015. Il s’agit de la cinquième année consécutive marquée par une baisse. En décembre, l’Indice affichait une moyenne de 172 points, identique à celle de novembre, a noté l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). «L’année 2016 a été marquée par une baisse constante des prix des céréales, qui ont chuté de 9,6% depuis 2015 et de 39% par rapport à leur niveau record enregistré en 2011. Au même moment, les prix du sucre et des huiles végétales ont respectivement augmenté de 34,2% et de 11,4% cette année », a indiqué l’agence onusienne. Les récoltes abondantes et les bonnes perspectives concernant les céréales de base ont compensé une pression à la hausse des produits tropicaux sur l’Indice FAO des prix des produits alimentaires, a expliqué l’Organisation, citant le cas du sucre et de l’huile de palme dont la production a été affectée par le phénomène El Niño. L’Organisation a noté que les prix des céréales sont restés stables en décembre tandis que ceux des produits laitiers et des huiles végétales ont connu une hausse. « L’Indice FAO des prix des céréales, globalement stable depuis septembre, a augmenté de 0,5% au cours du mois de décembre, une situation favorisée par la hausse des cotations de riz et de maïs et des estimations de production revues à la hausse en Australie, au Canada et en Russie qui ont contribué à faire baisser les prix du blé », a expliqué la FAO. A noter que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a enregistré une amélioration de 4,2% au cours des deux derniers mois. Une évolution qui lui a permis de réaliser un gain annuel à deux chiffres pour atteindre son plus haut niveau depuis juillet 2014. Du côté des cotations d’huile de palme et de soja, la FAO a relevé, pour la première fois, une augmentation due à « la faiblesse des réserves mondiales et de stocks restreints et pour la seconde, du fait des perspectives anticipant une utilisation accrue de soja dans les secteurs ayant recours aux biocarburants en Amérique du Nord et du Sud », a souligné l’agence. Soulignons que l’Indice FAO des prix du sucre a reculé de 8,6% le dernier mois de 2016. Cette baisse s’explique principalement par un affaiblissement constant du real brésilien face au dollar américain et par des prévisions annonçant une hausse de 18% de la production du sucre dans le centre-sud du Brésil, a indiqué l’organisation. Quant à l’Indice FAO des prix de la viande, il a baissé de 1,1% depuis novembre. Pour rappel, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires est un indice pondéré par les échanges commerciaux qui permet de suivre l’évolution des prix des cinq principaux groupes de produits alimentaires sur les marchés internationaux, à savoir les principales céréales, les huiles végétales, les produits laitiers, la viande et le sucre.