Le Crédit Agricole du Maroc et Tamwilcom signent un accord en vue de soutenir l’innovation financière et agricole

Structurer et renforcer davantage la coopération entre les deux institutions dans le but d’encourager le développement des startups Le Crédit Agricole du Maroc (CAM) et Tamwilcom unissent leurs forces pour soutenir l’innovation dans les secteurs de la Fintech et de l’Agritech. Une convention-cadre de partenariat a été signée à cet effet, lundi 14 avril, entre l’institution financière publique et la banque agricole, en marge de la troisième édition du plus grand Salon Tech et Starup en Afrique (GITEX Africa), à Marrakech. L’accord conclu prévoit de renforcer la collaboration entre les deux parties signataires en vue de « mutualiser leurs efforts et favoriser l’émergence et la croissance de startups qui contribuent à la transformation digitale du secteur financier et à l’essor de l’agriculture innovante au Maroc », ont indiqué les deux institutions. A travers cette convention, le Crédit Agricole du Maroc – qui accompagne l’agriculture marocaine depuis 6 décennies- souhaite créer un environnement favorable à l’émergence de solutions novatrices. Des solutions qui, selon Mohammed Fikrat, président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, «profiteront à l’ensemble de l’écosystème et favoriseront l’émergence d’une agriculture moderne et inclusive, ainsi que d’un secteur financier plus agile et accessible». Il a également précisé que la banque universelle, investie d’une mission de service public, fera appel à sa connaissance du terrain, à son réseau et à son expertise financière pour accompagner cette dynamique. La collaboration entre les deux institutions contribuera à la modernisation de l’économie marocaine, a pour sa part affirmé le directeur général de Tamwilcom, Hicham Zanati Serghini. Pour ce dirigeant de cette institution créditrice des entreprises, qui mobilise avec ses partenaires du secteur financier les moyens nécessaires pour faire face aux déficits de financement des entreprises marocaines, la signature de ce partenariat est fondamentale pour le développement de l’innovation dans les domaines de la Fintech et de l’Agritech au Maroc. En conjuguant leurs expertises et leurs réseaux respectifs, Hicham Zanati Serghini explique que leurs deux institutions seront en mesure d’offrir un accompagnement et des solutions de financement adaptés aux besoins spécifiques des startups à fort potentiel. Enfin, le Crédit Agricole du Maroc et Tamwilcom ont assuré qu’ils s’investiront avec leurs partenaires dans la réussite de projets innovants, soulignant que la convention qui les lie fait écho à la volonté partagée de dynamiser l’écosystème de l’innovation au Maroc en offrant un cadre de soutien technique et financier en phase avec les spécificités de l’innovation technologique des startups de la Fintech et de l’Agritech. Ce qui participera à moderniser et à rendre plus compétitifs ces deux secteurs vitaux pour l’économie nationale. Le Gitex ferme ses portes ce mercredi 16 avril. Alain bouithy
TAMWILCOM réunit les institutions de garantie africaine à Rabat
Les travaux de la Conférence annuelle de l’Association professionnelle des institutions de garantie d’Afrique (APIGA), se sont ouvert, jeudi à Rabat, à l’initiative de TAMWILCOM. Ce rendez-vous incontournable qui réunit les représentants d’une quinzaine d’institutions africaines, constitue une occasion idoine pou mener une réflexion profonde et collective sur les défis auxquels les Très petites et moyennes entreprises (TPME) font face à l’échelle continentale, notamment en matière d’accès au financement. Cette rencontre, qui intervient dans le cadre de la politique de coopération Sud-Sud entreprise par TAMWILCOM, a également été l’occasion pour discuter des enjeux cruciaux pour le renforcement des systèmes de garantie en Afrique, ainsi que du rôle des systèmes de garantie et leur contribution dans le maintien de la stabilité financière de leurs pays respectifs. S’exprimant à cette occasion, le directeur général de TAMWILCOM, Hicham Zanati Serghini, a mis en avant l’importance des opportunités de collaboration au sein des institutions africaines pour le développement économique, soulignant la nécessité pour le continent de progresser rapidement vers une croissance plus inclusive et durable, principalement impulsée par les secteurs privés. Dans cette perspective, M. Zanati Serghini a précisé que la priorité aujourd’hui consiste à consolider la confiance au sein du secteur financier, à simplifier l’accès aux financements et à renforcer la coopération entre les institutions africaines. « Nous nous inspirons de l’expérience marocaine, une référence régionale, et aspirons à ce que nos homologues africains en tirent également des enseignements », a-t-il dit, ajoutant que l’objectif de cette rencontre est de favoriser le développement d’initiatives similaires à travers le continent, contribuant ainsi à une croissance durable et inclusive. D’autre part, Zakaria Nachid, responsable de la Division Accompagnement de la relance économique au ministère de l’Économie et des Finances, a souligné l’importance cruciale de la garantie institutionnelle pour accélérer le progrès vers une croissance inclusive et durable, impulsée surtout par le secteur privé dans une logique visant à renforcer son intervention dans l’économie. Il a, dans ce sillage, mis en évidence l’efficacité avérée des instruments publics de garantie dans le soutien au développement économique africain, en particulier en période de crise, en facilitant l’intégration des catégories les plus vulnérables tels que les jeunes, les femmes et les populations des zones rurales. Il a particulièrement mis en lumière le rôle essentiel joué par le système de garantie dans de telles circonstances, notant que la préservation de ces mécanismes revêt une impérative nécessité afin de maintenir leur efficacité optimale. « Un système de garantie efficace requiert non seulement une conception indépendante, mais également des institutions robustes pour le mettre en œuvre », a-t-il fait observer, rappelant dans ce contexte, que le Maroc a développé un système de garantie aligné sur les objectifs constitutionnels visant à stimuler une efficacité économique et sociale durable. Pour sa part, le Responsable-pays pour le Maroc à la Banque Africaine de Développement (BAD), Achraf Tarsim, a mis l’accent sur l’impératif d’optimiser les systèmes de garantie existants, eu égard de leur rôle essentiel dans le financement des secteurs clés. « Ces institutions ont démontré leur efficacité, notamment lors de la gestion de crises à l’instar de la pandémie de Covid-19, où elles ont joué un rôle crucial dans le soutien à leurs pays », a-t-il rappelé, expliquant, dans ce sens, leur capacité à réagir de manière proactive et efficace face à des situations exceptionnelles. Revenant sur le rôle majeur de la BAD dans le domaine des garanties financières, M. Tarsim a réaffirmé l’engagement de l’établissement à accompagner les divers institutions de garantie africaines, valorisant ainsi leurs expériences et encourageant le partage des meilleures pratiques. « Depuis 2011, la BAD a instauré des dispositifs de garantie en vue de collaborer et de soutenir activement les institutions de garantie africaines », a-t-il poursuivi, notant que l’objectif actuel vise à accroître les financements dédiés aux femmes entrepreneures, reconnaissant ainsi leur rôle essentiel au sein de la population africaine. La conférence a par ailleurs été l’occasion pour les participants de mettre en relief l’importance des initiatives d’accompagnement de l’intégration régionale pour des systèmes plus résilients, plus agiles et mieux adaptés aux réalités économiques du continent. Par ailleurs, ce conclave a été ponctué par la tenue des Assemblées annuelles de l’APIGA, qui ont abouti à la réélection de TAMWILCOM en tant que président. Il s’agit d’une nouvelle nomination qui témoigne de la confiance accordée à l’institution marocaine par ses pairs au sein de l’Association afin de continuer à œuvrer en faveur de la dynamisation du secteur de la garantie dans le continent. Cette rencontre de réflexion a été marquée par la tenue de deux panels sous les thèmes « Les instruments de garantie, un rempart aux chocs économiques dans un contexte de poly-crises » et « Les systèmes de garantie en Afrique, quels enjeux et perspectives de développement pour accompagner l’intégration régionale? », ou plusieurs panélistes et experts ont examiné en profondeur les enjeux et perspectives de développement des systèmes de garantie en Afrique.