Le président d’Haïti, Jovenel Moïse, a été assassiné

Un groupe d’individus non encore identifié a pénétré cette nuit dans la résidence du président haïtien, Jovenel Moïse, âgé de 53 ans. Le commando a tué le chef de l’Etat par balles. La nouvelle vient d’être confirmée à Port-au-Prince par le Premier ministre par intérim sortant, Claude Joseph. L’épouse du président aurait également été blessée. Dans le communiqué de la Primature, on peut lire : « Vers une heure du matin, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet 2021, un groupe d’individus non identifiés, dont certains parlaient en espagnol, ont attaqué la résidence privée du président de la République et ainsi blessé mortellement le chef de l’État ». Claude Joseph condamne un « acte odieux, inhumain et barbare ». Il appelle ses concitoyens « au calme », assurant que « la situation sécuritaire du pays » est « sous contrôle », grâce à la police et l’armée… Lire la suite sur DW
Haïti : violentes manifestations pour réclamer la démission du président (RT France)
Haïti : heurts entre la police et des manifestants exigeant le départ du président (RT France)
La Banque mondiale supporte la connectivité numérique en Haïti pour renforcer la résilience

La Banque mondiale a approuvé récemment un don de 60 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) pour le « Projet d’accélération numérique pour Haïti ». Ce financement vise à augmenter l’accès aux services à haut débit en Haïti et à poser les bases d’une résilience numérique face aux chocs sanitaires, climatiques et économiques. « La crise de COVID-19 a mis en lumière le rôle essentiel joué par les technologies numériques à la fois pendant et après la crise. Un accès plus large et plus abordable à internet pourrait accroître la résilience d’Haïti face aux éventuels chocs à venir », souligne Anabela Abreu, directrice pays de la Banque mondiale pour Haïti. « La Banque mondiale appuie Haïti dans ses efforts pour accroître l’accès aux services numériques à des prix abordables, tout en développant les compétences nécessaires à la maîtrise du numérique. Une connectivité à haut débit plus accessible peut contribuer à stimuler l’innovation et de nouvelles industries créatrices d’emplois », poursuit-il. Le manque d’accès à une connexion internet abordable et fiable constitue l’un des principaux obstacles à une croissance inclusive en Haïti où seulement 35 % de la population dispose d’un accès à internet haut débit. Précisons que le Programme d’accélération du numérique pour Haïti s’attaquera aux principaux goulots d’étranglements qui freinent le développement du secteur. Il aidera à faire de l’économie numérique un moteur de croissance, à assurer un redressement post-COVID-19 plus fort, et à développer les compétences nécessaires pour répondre plus efficacement aux chocs à venir. Ce projet devrait bénéficier à la population haïtienne dans son ensemble, étant donné son potentiel pour améliorer la connectivité et les services digitaux. L’une des composantes essentielles du projet consistera à fournir une assistance technique afin d’aider au développement de stratégies et d’outils réglementaires permettant de stimuler la concurrence dans le domaine de l’infrastructure numérique et du marché des services. Le projet aidera également les bénéficiaires et les entreprises à mieux se préparer pour les emplois et l’économie du futur, en développant leurs compétences numériques. Ces formations seront notamment assurées pour les femmes, les filles, les jeunes en situation précaire, et les populations rurales. Le programme offrira également des équipements, un accès haut débit et des logiciels pour l’administration publique, en vue d’améliorer l’efficacité de ses services et de moderniser le gouvernement haïtien.
La diplomatie canadienne piétine l’Arabie Saoudite. Et qu’en est-il de ses liens avec l’Afrique et Haïti ?

On ne croyait pas qu’une maladresse diplomatique aussi sérieuse puisse arriver à notre gouvernement. Mais les signes précurseurs étaient déjà là depuis le sommet du G7 à Charlevoix et bien avant. Ce gouvernement est en fait déconnecté de la réalité et a perdu tout contact avec les peuples qui lui ont porté au pouvoir. Les gens qui nous gouvernent ressembleraient aux dictateurs qui n’agissent que pour leurs intérêts et leur plaisir. Ils sont comme des enfants égarés. Ils agissent sans réfléchir et sans penser aux conséquences de leurs actes. Cette fois-ci, les réseaux sociaux leurs ont joué un mauvais tour. Les faits A l’origine du problème, un appel du ministère canadien des affaires étrangères à libérer des activistes emprisonnés en Arabie saoudite. Dans son court message, lancé le 3 août sur Twitter, la diplomatie canadienne dit sa « grave préoccupation » quant aux arrestations de militants saoudiens des droits humains. « Nous appelons les autorités saoudiennes à les libérer immédiatement ainsi que tous les autres activistes pacifiques des droits humains », pouvait-on lire. Pour toute réponse, le régime saoudien a annoncé dimanche dernier l’expulsion de l’ambassadeur du Canada à Ryad et de geler toute relation commerciale en réplique aux critiques répétées d’Ottawa sur la répression des militants de droits de l’Homme. De plus, il a donné 24 heures au diplomate canadien pour quitter le pays et rappelle son ambassadeur au Canada pour ‘’consultations’’ dans un soudain durcissement des relations entre les 2 pays. Samar Badawi, la sœur de Raïf Badaoui en prison depuis 6 ans, serait parmi les personnes arrêtées. On le sait bien, ce pays arabe est confronté à une guerre avec son voisin le Yémen depuis un certain temps et l’issue de ce conflit avec des conséquences désastreuses, est incertaine. De plus, un vent de liberté s’est emparé de sa jeunesse et de sa population en général. Les nouvelles technologies ont passé par là. Ainsi cette monarchie a opéré un changement afin d’accommoder les demandes sociales de plus en plus exigeantes et pressantes. De plus, la gestion du pétrole qui est la principale ressource nationale est devenue un sujet de préoccupation de la société saoudienne qui a soif de liberté et d’ouverture sur le reste du monde. En plus de cette pression intérieure, les organismes de défense des droits de l’Homme ainsi que certains pays occidentaux ne ratent aucune occasion pour rappeler à ce pays du golfe, sa piètre performance au chapitre des droits humains. C’est probablement l’objet du Tweet de la semaine passée, envoyé par la chef de la diplomatie canadienne, Mme Freeland, suite à de nouvelles arrestations de militants pacifistes. Analyse de la situation après les bêtises diplomatiques du Canada et son isolement Dans la forme, dire que le gouvernement canadien est préoccupé n’a rien de grave et c’est même innocent et il est politiquement correct de le dire. Quant à exiger la libération immédiate de personnes arrêtées, est un langage inacceptable. Car on ne connait pas les raisons qui ont conduit à ces arrestations. Notre diplomatie a simplement supposé que le régime saoudien en est un qui viole les droits humains et par conséquent l’arrestation n’aurait pas dû avoir lieu. Il aurait fallu demander poliment aux autorités de ce pays, des explications dans une formule plus appropriée et dans le respect des règles de leur justice. Dans le fond, notre pays a confondu vitesse et précipitation et s’est jeté les yeux fermés sur une piste semée d’embuches et impraticable. Le Canada n’a pas le pouvoir et la prérogative d’exiger quelque chose ou de donner des ordres à un autre pays. Seules les Nations-Unies peuvent le faire dans des circonstances bien particulières. Même là, c’est contestable et ceci pourrait ouvrir la voie à un arbitrage judiciaire ou autre. En diplomatie, il existe plusieurs canaux de communication. Mais les Tweets publics sont à proscrire car le destinataire les reçoit en même temps que d’autres pour qui, ils ne sont pas nécessairement destinés. L’envoi d’urgence d’un émissaire ou toute autre forme de contact direct pour s’enquérir de la situation aurait été mieux indiqué. De plus, dans la culture orientale musulmane, la discrétion et le respect sont des concepts fondamentaux que le Canada n’a pas pu observer en étalant sur la place publique son message de protestation. Ce pays du golfe est très important aux yeux du monde. Non seulement c’est le berceau de l’Islam mais aussi et surtout, ses richesses pétrolières sont distribuées dans beaucoup de pays pour qui elles sont vitales. Malheureusement, certaines puissances occidentales maltraiteraient des pays musulmans, à cause de leur préjugé négative en se permettant d’agir n’importe comment envers eux. Alors qu’ils n’osent pas le faire envers leurs propres alliés. Le Canada s’est bel et bien immiscé dans les affaires intérieures de l’Arabie Saoudite. C’est un cas flagrant d’ingérence comme l’a reconnu la Russie. Notre pays a eu tort et on comprend très bien la vexation sentie par Mohammed Ben Salmane Al-Saoud, le prince hériter. Des sanctions et de l’isolement comme conséquences des bêtises de la diplomatie canadienne. Après avoir rappelé son ambassadeur et ses étudiants, l’Arabie saoudite ordonné aux patients saoudiens qui se font soigner dans les hôpitaux canadiens de quitter le pays. Les universités canadiennes dépendent énormément de l’apport des étudiants étrangers, dont les Saoudiens représentent l’un des contingents les plus importants selon la presse locale. Le Royaume a également donné une directive à sa banque centrale et aux régimes de retraite gouvernementaux de vendre tous les actifs canadiens qu’ils ont en leur possession. Elle a décidé d’annuler tous les vols en destination et en provenance de Toronto au Canada. Ces mesures vont surement occasionner des pertes d’emploi même si on minimise les impacts de ces dernières. En occident on ne farce pas avec l’emploi. Tout emploi perdu est de trop. C’est notre gagne-pain et on vit très difficilement sans emploi. La plupart des gens d’ici ont des dettes avec les cartes de crédits, les hypothèques, les voitures et sans compter les charges familiales courantes comme la nourriture ou autres. Sans
Un clin d’œil au groupe » MAKAYA », un quintette de jazz créole de Haïti

Notre ami Jean-Félix Akindou, un habitué des Caraïbes ne s’est pas trompé en nous faisant découvrir cet auteur MAKAYA qui n’est pas un congolais, mais bien haïtien vraisemblablement d’origine congolaise par ses ascendants. Ce nom est relativement courant en Haïti. Il est précisément issu des milieux Marrons (qui désignent les résistants esclaves noirs en Haïti et dans les Antilles. Makaya est également une de plus hautes montages d’Haïti). En effet, il existe aux Antilles, des personnes qui ont conservé des noms africains. Pour ce qui est des noms d’origine congolaise, on y trouve des Louemba, Mavinga, Kindou, Mansuela, Moulembe, Mabiala, Mana, Pézo, Bongou, Louvounou, Malonga etc…. La survivance des patronymes d’origine africaine dans les Caraïbes chez les esclaves et les affranchis avant et après l’abolition de 1848, est un sujet qui préoccupe les historiens dont les études du contexte socio-historique dans lesquelles se placent le fait linguistique est dès lors une chose essentielle pour expliquer et mesurer cette survivance. Pour revenir à Makaya, notons que le groupe est un quintette de jazz créole. Finaliste en 2010 du Grand Prix du Festival international de Jazz de Montréal, il a aussi été médaillé bronze au Syli d’or de la Musique du monde en 2007, du Festival Nuits d’Afrique à Montréal. C’est un groupe qui aime mélanger, métisser sa musique. Son 2ème album intitulé « Eléments » lancé le 19 Février 2016, au Upstairs à Montréal est un hommage acoustique et jazz à l’héritage musical créole et fièrement servi par les cinq jeunes musiciens montréalais. Dans son œuvre « Gwòg Mwen » (vidéo jointe) Makaya Propose une instrumentation sans batterie, et fait un choix audacieux dans le souci assumé de souligner les racines africaines des musiques créoles. Le rythme demeure irrésistiblement contagieux et rend accessible cette sonorité raffinée et inclassable. Forte d’une bonne expérience de studio, Makaya se veut, de prime abord, une formation de concert où l’improvisation a libre cours, à mi-chemin entre le troubadour créole et le quintette de jazz. Enfin, dans ce morceau qui a été également interprété par le groupe Africando, on observera que la musique et le style de danse ressemblent bien à la rumba congolaise.