Vantage Capital accorde un financement de 10 millions de dollars à Cap Tamarin Ltée, un projet immobilier de « ville intelligente » sur l’île Maurice

Vantage Capital accorde un financement de 10 millions de dollars à Cap Tamarin Ltée, un projet immobilier de « ville intelligente » sur l’île Maurice

Vantage Capital, le gestionnaire de fonds mezzanine le plus important d’Afrique, a récemment qu’il avait consenti un financement mezzanine de 10 millions de dollars pour réaliser le « Smart and Happy Village » de Cap Tamarin. Ce projet de « village intelligent et heureux » vise la construction d’espaces d’habitation de tous types sur la côte ouest, très prisée, de l’île Maurice, en prolongement du village côtier de Tamarin. Trimetys est le promoteur de la transaction, par l’intermédiaire de sa filiale Cap Tamarin Ltée. L’activité du groupe, basé à Maurice et dirigé par Kian Jhuboo et Georges Talbotier, s’articule autour de l’immobilier, du tourisme et des loisirs, de l’éducation et de l’agroalimentaire. Depuis son premier projet immobilier en 1998, Trimetys a développé sur l’île différents programmes portant sur des hôtels, des centres de sport, un centre commercial et une école, réalisant par ailleurs la construction de plus de 300 unités résidentielles. La Cap Tamarin Ltée prévoit de créer un environnement de travail, de vie et de loisirs (« work, live and play »), qui soit à la fois orienté vers les technologies, intelligent, innovant et durable. Cap Tamarin a déjà reçu la certification « Smart City Scheme » (projet de ville intelligente) de la part du gouvernement mauricien. Une fois achevé, le site de Cap Tamarin se déploiera sur 400 000 m2 et comptera un complexe d’unités résidentielles incluant des appartements, des résidences pour seniors (médicalisées et non médicalisées), des villas et des maisons individuelles. L’une des attractions principales proposées aux résidents de Cap Tamarin sera le parc paysagé de 40 000 m2 qui offrira un accès direct à la plage de Tamarin et au lagon. Cap Tamarin bénéficiera d’une gamme complète de services publics, parmi lesquels des écoles, un bureau intelligent d’information et de conseils pour les citoyens, un bureau de poste, ainsi qu’un centre culturel et un centre d’innovation. Ce dernier sera utilisé par les start-ups, les PME et les entreprises axées sur la recherche afin de stimuler les activités innovantes qui constituent un pôle majeur du Smart City Scheme. Ce projet inclut également les espaces de bureaux et les commerces de détail actuels. Comme le souligne Warren van der Merwe, directeur des opérations chez Vantage Capital, « Vantage Capital se réjouit de son partenariat avec Trimetys. Il s’agit là de notre premier investissement mauricien prévoyant des aménagements à usage mixte sur un emplacement côtier de premier choix. Notre objectif est le suivant : insuffler un mode de vie empreint d’un certain idéal à ce village insulaire, tout en veillant à ce que ce fort impact de développement se répercute sur les communautés alentour ». Zaheer Cassim, partenaire associé de Vantage Capital, ajoute : « Tamarin est un vieux village de pêcheurs qui sera bientôt transformé, dans un total respect de son environnement, en zone résidentielle de la côte ouest, si pittoresque, de Maurice. Le village, traversé par la rivière Tamarin, et entouré par des collines à l’Est et par la mer à l’Ouest, constitue l’emplacement idéal pour un projet de cette nature. » Georges Talbotier, directeur de Cap Tamarin, a déclaré pour sa part : « Ce partenariat scelle la réalisation du plan de développement en plusieurs étapes de Cap Tamarin. Complétée par un financement bancaire et par des ventes, l’entrée de Vantage Capital en tant qu’investisseur référent, stimulera la réalisation du projet. Nous avons besoin de partenaires solides pour réaliser un projet aussi ambitieux. Pour nous, la réalisation du « Smart & Happy Village » de Cap Tamarin est l’aboutissement d’une vision et nous sommes reconnaissants à Vantage Capital de partager nos valeurs. » L’investissement de Vantage Capital est la huitième transaction dans le cadre de Fund III, un fonds de 280 millions de dollars avec une affectation de 55 % pour des pays autres que l’Afrique du Sud. Cet investissement représente la 26e transaction réalisée par Vantage sur trois générations de fonds mezzanine. Werksmans Attorneys et BLC Roberts & Associates ont agi en tant qu’avocat-conseil auprès de Vantage en Afrique du Sud et à Maurice respectivement. La division Capital Markets de la Mauritius Commercial Bank est intervenue en qualité de conseiller auprès de Cap Tamarin et de Trimetys. APO

Environnement: la Banque mondiale alloue un financement de 100 millions de dollars à la Tunisie pour protéger l’environnement

Environnement: la Banque mondiale alloue un financement de 100 millions de dollars à la Tunisie pour protéger l’environnement

La BM entend encourager le développement dans les régions les plus pauvres La Banque mondiale a approuvé le financement d’un projet de 100 millions de dollars au profit de la Tunisie pour protéger l’environnement et encourager le développement dans les régions les plus pauvres. La somme allouée est destinée précisément à « soutenir une gestion améliorée des forêts, pâturages naturels et terres agricoles dans le Nord-Ouest et le Centre-Ouest de la Tunisie et à favoriser ainsi une hausse de l’emploi et des revenus dans des régions qui concentrent près de la moitié des populations les plus pauvres du pays », apprend-on. Dans un communiqué, la BM a indiqué qu’une gestion intégrée de ces espaces permettrait en effet de lutter contre les conséquences du changement climatique et de protéger des ressources naturelles qui sont essentielles à la préservation des moyens de subsistance locaux, fortement tributaires de l’agriculture, des forêts et des pâturages, mais aussi d’accroître la valeur de leur production, pour la faire passer de 16 à 75 millions de dollars, et de créer quelque 25 000 emplois. Ainsi, précise-t-elle dans un document rendu public récemment, le « Projet de gestion intégrée des paysages dans les régions les moins développées » de la Tunisie financera les composantes indispensables à une meilleure gestion des ressources naturelles, à savoir la disponibilité de données plus précises pour prendre des décisions avisées, des lois en faveur d’une gestion améliorée et intégrée, et le renforcement des compétences techniques et managériales des nombreux acteurs de l’agriculture aux niveaux national, régional et local. A en croire cette institution financière internationale, le dit projet « appuiera également l’introduction de pratiques agricoles appropriées dans le contexte de la lutte contre le changement climatique et créera des conditions propices à la croissance économique en promouvant la création d’alliances productives et le développement de chaînes de valeur au niveau des communautés ». Pour Eileen Murray, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie, « le potentiel de croissance est significatif si on aide les communautés locales à se réorienter vers des produits à plus forte valeur ajoutée et vers des marchés mondiaux en expansion ». Persuadée que la gestion durable et intégrée des paysages a un rôle important à jouer dans l’amélioration des conditions de vie des habitants des régions rurales défavorisées, elle précise toutefois que cette aide profiterait en particulier aux femmes qui forment plus de la moitié de la main-d’œuvre rurale, voire jusqu’à 80 % dans les régions du Nord-Ouest et du Centre-Ouest.  

Economie : Dix milliards de francs CFA dédiés au financement des petites et moyennes entreprises locales

Economie : Dix milliards de francs CFA dédiés au financement des petites et moyennes entreprises locales

IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, a conclu un accord de partage des risques avec le Crédit du Congo, filiale du Groupe Attijariwafa Bank. IFC et le Crédit du Congo ont décidé de partager les risques pour un portefeuille de 10 milliards de francs CFA (environ 17,5 millions de dollars) dédié au financement des petites et moyennes entreprises locales soumissionnaires auprès du Groupe Total en République du Congo, sur la base de son dispositif de contenu local. Selon un communiqué de presse de la Banque Mondiale parvenu à la rédaction de Pagesafrik (ex-Starducongo), ce mécanisme de partage des risques devrait s’avérer particulièrement utile aux entreprises féminines, agricoles, et celles engagées dans la cause écologique. Par le biais de son dispositif dédié au financement des PME, dénommé Global SME Finance Facility, IFC permettra au Crédit du Congo d’octroyer des crédits aux fournisseurs locaux sélectionnés par Total E & P, accroissant ainsi leur capacité à participer en tant que prestataires aux marchés découlant du projet pétrolier de Total Moho Nord. Pierre Jessua, Directeur Général de Total E&P Congo, a déclaré : « Travailler sur nos installations ou pour d’autres grandes entreprises de la place requiert souvent de la part des sociétés contractées un minimum d’infrastructures et d’équipements. Ce dispositif leur permettra d’acquérir les outils adéquats pour réaliser dans les temps, la sécurité et à moindre coût les travaux qui leurs seront confiés. » D’après Mohammed Mejbar, Directeur Général du Crédit du Congo, « le Crédit du Congo est déterminé à participer au développement économique et social du pays à travers l’expansion du tissu des PME. Ce partenariat nous donne l’opportunité de le faire de manière soutenue. » Lancé en avril 2012 en réponse à un appel du G-20 pour combler un déficit de financement des PME s’élevant a près d’un millier de milliards de dollars, le Global SME Finance Facility est un dispositif de financement mixte intégrant à la fois investissements et services conseil, destiné à appuyer les banques dans l’accompagnement d’un nombre croissant d’entreprises florissantes. Grâce à la mobilisation de financements de la part de divers bailleurs, d’institutions financières internationales, et du secteur privé, Il fournit des produits autrement inenvisageables, permettant aux banques d’atténuer les risques tout en accélérant l’octroi de crédits aux PME. Ce dispositif cible les PME souffrant particulièrement du manque d’accès au crédit, a l’instar des entreprises féminines, agricoles, ou engagées dans la cause écologique, et celles œuvrant au sein d’états fragiles. Mehita Sylla, Représentante Régionale de IFC pour l’Afrique Centrale, a ajouté : « L’accès au crédit pour les PME est une préoccupation réelle en République du Congo, où le taux de bancarisation est la moitié de la moyenne régionale. Ce partenariat entre IFC, le Groupe Total et le Crédit du Congo permettra d’améliorer l’accès au crédit pour les PME sélectionnées. La couverture géographique du Global SME Finance Facility s’étend à un grand nombre de pays aux revenus limités. Il s’est engagé au financement de 92 projets au sein de 27 pays, dont 15 sont classés fragiles et affectés par des conflits. Fin décembre 2015, le dispositif avait déjà octroyé plus de 100 000 prêts à des PME, pour un montant global de 6,4 milliards de dollars. Partenaire primordial, le Département britannique pour le développement International (DfID), y apporte une contribution de 120 millions de dollars servant aux services conseils et au financement mixte. À ce jour, IFC ‘est engagé à l’ordre de 595 millions de dollars en projets dans le cadre de ce dispositif. À propos d’IFC IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, est la plus grande institution mondiale de développement dédiée au secteur privé au sein de pays émergents. Avec la collaboration plus de 2 000 entreprises à travers le monde, nous nous appuyons sur nos six décennies d’expérience pour créer des opportunités là où le plus besoin se fait le plus sentir. Au cours de l’exercice 2016, nos investissements à long terme au sein de pays en développement ont frôlé la barre des 19 milliards de dollars, ayant consacré nos capitaux, nos compétences et notre influence à l’appui au secteur privé pour l’éradication de l’extrême pauvreté et la promotion d’une prospérité partagée.