Centrafrique : l’Etat-major des Armées et la Minusca haussent le ton après l’attaque de Béloko

Centrafrique : l’Etat-major des Armées et la Minusca haussent le ton après l’attaque de Béloko

Dix jours après l’attaque qui a visé le poste frontalier des douanes de Béloko au Nord-ouest de la République centrafricaine, une mission conjointe de la Minusca et de l’Etat-Major des Armées s’est rendue sur les lieux. L’objectif est d’évaluer les besoins et renforcer le dispositif sécuritaire. Au cours de cette visite, les hautes autorités militaires et la cheffe de la Minusca ont évalué les besoins après l’attaque du poste douanier de Béloko. Conduite par le chef d’Etat-major des Forces armées centrafricaines et la cheffe de la Minusca, la délégation a visité trois sites. Notamment, le poste de Douane qui a subi l’attaque du 21 janvier dernier, le site de transfert des épaves de camions et marchandises incendiées ainsi que la plateforme douanière en construction. Des besoins d’urgence ont été évoqués. « Nous allons apporter des solutions immédiates » « Il y a les besoins de service, notamment les questions sécuritaires. Avec le chef d’Etat-major et le leadership de la Minusca, nous avons pu examiner les vulnérabilités en matière de sécurisation des services de douane. Et sur ces vulnérabilités, nous allons apporter des solutions immédiates en travaillant ensemble », a affirmé Valentine Rugwabiza, cheffe de la Minusca. De son côté, le Chef d’Etat-major des Armées, Zéphirin Mamadou, rassure la population sur le renforcement du dispositif sécuritaire au niveau du poste douanier tenu par des Faca. « Nous allons utiliser tous les moyens » « On a déjà renforcé nos positions, notamment les forces de défense et de sécurité appuyées par la Minusca. Dorénavant, nous travaillerons main dans la main. Il ne faut pas qu’il y ait rupture. Notre mission à venir, c’est de mettre hors d’état de nuire ces terroristes, ces saboteurs et bandits. Nous allons utiliser tous les moyens possibles pour les détruire » a martelé Zéphirin Mamadou, chef d’Etat-major des Forces armées centrafricaines. Cette visite de hautes personnalités militaires centrafricaines et de la Minusca intervient une semaine après une mission d’évaluation de la direction générale des Douanes et Droits indirects. Rappelons que les activités ont normalement repris dans ce poste frontalier même si les travaux de réhabilitation se poursuivent. Le poste de douane de Béloko a été visé, le samedi 21 janvier dernier, par une attaque d’hommes armés. Attaque qui a causé la mort de 2 civils et des pertes matérielles énormes.

Centrafrique : « aucun élément des FDS n’a été pris en otage par les rebelles », réagit l’Etat-major des armées

Centrafrique : « aucun élément des FDS n’a été pris en otage par les rebelles », réagit l’Etat-major des armées

L’Etat-major des armées dément les rumeurs selon lesquelles des éléments de Forces armées centrafricaines (Faca) ont été pris en otage lors de l’attaque de leur base, dimanche 15 mai, à Ouadda (Haute Kotto). Pour le haut commandement de l’armée centrafricaine, il s’agit d’une campagne de désinformation visant à semer les troubles dans le pays. C’est la première réaction officielle de l’Etat-major des armées depuis l’attaque dimanche 15 mai, d’une position des forces de défense et de sécurité en poste à Ouadda dans la préfecture de la Haute Kotto. Une attaque qui, selon des sources officielles, a permis le contrôle de cette localité par les combattants armés de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Un communiqué de l’Etat-major pour couper court aux rumeurs annonçant que des militaires détachés à Ouadda auraient été enlevés par les rebelles de la CPC. « Il convient de faire connaître que nullement des Faca ont été prises en otage comme il a été évoqué sur certaines stations radios locales et les réseaux sociaux et demande à la population de garder le calme et de ne pas se fier aux allégations mensongères de ces détracteurs », affirme le lieutenant-colonel Augustin Ndango-Kpako, porte-parole de l’Etat-major des armées. L’armée visée par une intox Pour l’armée, il s’agit d’une intox bien organisée par des personnes « malintentionnées » visant à démoraliser les troupes et paniquer la population. Le démenti apporté par l’armée intervient un mois après celui fait pour dénoncer la publication d’une vidéo où des hommes en treillis exécutant deux hommes les mains ligotées dans le dos. Une exécution attribuée par certains internautes aux Forces armées centrafricaines.