Journée de sensibilisation: les élèves de l’IFE découvrent l’entrepreneuriat à Port Louis (Maurice)

L’Institut de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat a organisé, le 31 mai dernier, dans ses locaux, une journée de sensibilisation sur l’entrepreneuriat à l’endroit des étudiants en Business et Entrepreneurship (classe secondaire) au sein du Couvent Lorette de Port Louis (Maurice). « Au cours de cette journée, les étudiantes ont pu, dans un premier temps, découvrir et échanger avec 3 entrepreneurs issus de l’IFE, ensuite elles ont travaillé sur la création de business modèle dans divers domaines d’activités : Restauration (café), Loisir (Parc d’attraction), Santé et cosmétique (Produits Bio), Textile (Vêtements) et Événementielle », souligne l’Agence universitaire francophonie (AUF). A travers ce programme de sensibilisation à l’entrepreneuriat pour les jeunes en milieu secondaire, l’IFE entend proposer son expertise au Ministère de l’Education et aux établissements publics et privés, poursuit l’agence sur son site web. Par ailleurs, apprend-on, le ministère de l’éducation à Maurice a inclus dans le cursus des écoles secondaires la matière « Entrepreneurship ». Objectif: « « enseigner l’entrepreneuriat aux étudiants dès l’âge de 14 ans. » Adrien Thyg
L’emploi des jeunes dans l’agriculture à Kigali: les nouvelles technologies et l’entrepreneuriat à la rescousse de l’Afrique

L’agriculture est un moteur essentiel du développement économique, affirme l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce secteur offre de grandes possibilités pour les jeunes en Afrique, estime l’agence onusienne qui apportera son expertise sur ces sujets lors de la conférence continentale consacrée à l’emploi des jeunes dans l’agriculture prévue les 20 et 21 août courant à Kigali au Rwanda. Placée sous le thème « L’Emploi des jeunes dans l’agriculture comme solution solide pour mettre fin à la faim et à la pauvreté en Afrique: Mobiliser les jeunes grâce aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et à l‘entrepreneuriat », cette importante conférence est coorganisée par l’Union africaine (UA) et le ministère rwandais de l’Agriculture et des Ressources animales et réunira quelque 500 représentants issus de toute l’Afrique. « La conférence vise à favoriser les échanges entre les parties prenantes sur les connaissances et les meilleures pratiques au sujet des interfaces entre l’agriculture, l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat, les innovations dans le domaine des TIC, afin de prioriser les interventions pour aller de l’avant », souligne l’organisation dans un communiqué diffusé sur son site Internet. De par son thème, cette conférence revêt est une grande importance pour le continent dont le secteur agricole regorge d’immenses opportunités en matière d’emplois, notamment pour des millions de jeunes touchés par un chômage devenu endémique. A ce sujet, la FAO assure qu’« exploiter les opportunités offertes par l’entrepreneuriat et les innovations de l’agro-industrie, y compris les innovations dans le domaine des TIC, tout au long des chaînes de valeur, devrait contribuer à améliorer l’image du secteur, augmenter la productivité et les bénéfices produits par les investissements et offrir de nouvelles possibilités d’emploi et par là-même attirer davantage de jeunes ». La conférence de Kigali s’articulera autour de trois principaux axes : « Jeunesse et entrepreneuriat », « Des innovations numériques pour surmonter les contraintes associées aux filières agricoles » et « L’avenir du travail agricole ». En ce qui concerne le premier axe, il portera sur les solutions offertes par les nouvelles opportunités en matière d’entrepreneuriat des jeunes, le long des chaînes de valeur agricole. « Ce thème se penchera sur des exemples stratégiques et financiers de mesures incitatives visant à favoriser les services commerciaux dirigés par les jeunes ou axés sur les jeunes », explique la FAO. Quant au second axe, l’organisation précise qu’il se penchera sur les solutions technologiques qui appuient l’innovation et les technologies de production modernes dans le secteur agricole en lien avec les jeunes; les solutions favorisant la constitution de réseaux mis en place par les jeunes ou axés sur les jeunes, renseigne le communiqué de l’agence. S’agissant du troisième axe, la même source relève que la conférence s’achèvera par une discussion sur le cadre et la feuille de route qui transformera «le travail agricole pour la jeunesse en Afrique». C’est ainsi que la FAO souligne que « ce thème permettra de définir un cadre d’ensemble et un plan d’action pour orienter le cours des futures interventions ». Soulignons aussi que trois principaux évènements seront organisés en marge de la conférence. Décliné sous le signe « La voie de l’innovation numérique », la première action concernera des ateliers de formation qui vise à encourager les jeunes à innover, à améliorer les innovations et à adopter des approches axées sur les résultats. Dans le cadre de la seconde action, « Consultations virtuelles », la FAO indique qu’une consultation virtuelle sera mise en place par le biais d’une plate-forme de jeunes dans l’agriculture avant et pendant la conférence, dans le but de faire participer le plus de jeunes possible. « La consultation virtuelle permettra d’obtenir des idées et les points de vue des jeunes concernant les domaines thématiques et de les faire participer aux sessions interactives. Des vidéos seront également diffusées; des entretiens réalisés après la conférence ainsi que d’autres types de médias seront pris en considération », explique-t-elle. Enfin, la troisième action est une « exposition sur les produits et les services innovants ». Elle sera organisée sur les produits et les services innovants pour l’agriculture et le développement rural, proposés par des jeunes et des organisations dirigées par des jeunes de toute l’Afrique. Selon le programme concocté par les organisateurs, « il y aura également un espace visant à établir des contacts et à favoriser le réseautage entre les jeunes et les investisseurs potentiels ». A titre de rappel, l’Afrique compterait 1,2 milliard d’habitants dont plus de 60% ont moins de 25 ans. Mais à en croire l’organisation, il apparaît que « la création d’emplois est actuellement très limitée dans les zones rurales où habite la majorité de la population et il existe une incertitude croissante quant à la capacité du continent à exploiter cette ressource ». Qu’à cela ne tienne, la FAO pense que des dizaines de millions d’emplois devront être créés chaque année dans les régions rurales de l’Afrique pour tirer parti des dividendes de cette jeune population. Alain Bouithy
Entrepreneuriat : Jean Jérémie Mboungou-Kiongo : «Si l’on soigne les cœurs, les mentalités suivront et les changements naîtront. »

«A travers cette conférence, nous visions une prise de conscience. Il faut briser les chaînes mentales, faire revivre cet espoir brisé, car L’Afrique n’a plus confiance en elle, en son potentiel. Mais je reste convaincu que : » si l’on soigne les cœurs, les mentalités suivront et les changements naîtront», a déclaré le directeur général de KMG Communication. PagesAfrik.info l’a rencontré. PagesAfrik.info : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Jean Jérémie Mboungou-Kiongo : Je suis Jean Jérémie MBK (MBoungou-Kiongo). Je suis un jeune entrepreneur congolais, j’ai 21 ans. Je suis de ce fait le Directeur général de KMG Communication, une entreprise de management spécialisée dans le savoir-faire et le savoir-être pour améliorer les performances des organisations, telles que les écoles, les universités, les entreprises et les particuliers. Manager de formation, je suis diplômé de l’Ecole Supérieure de Gestion en Administration des Entreprises (ESGAE) où je me suis spécialisé dans la gestion et la création d’entreprises. J’ai également suivi des formations annexes en management et leadership, mais également en marketing. PagesAfrik.info : Peut-on avoir une idée de votre activité du 19 mai 2018 et de son contenu ? J. Mboungou-Kiongo : Cette conférence KMG Communication est la première édition d’une longue série de conférences à l’image des conférences TEDx aux USA. Cette conférence avait pour objectif de faire prendre conscience aux gens de leur potentiel inhibé par notre environnement africain où les mentalités sont encore dans un brouillard sombre et épais, avec le tribalisme, la jalousie, l’intolérance face à la réussite des autres, la méconnaissance du potentiel humain. PagesAfrik.info : Sur quelle science vous appuyez-vous ? J. Mboungou-Kiongo :Pour faire prendre conscience aux gens du potentiel non exploité qui sommeille en chacun de nous, je me base sur le volet scientifique, en lien direct avec notre cerveau, la psychologie, les neurosciences. Ce même cerveau qui a permis des prouesses incroyables ; ce prouesses qui ont révolutionné le monde que nous connaissons, dans les domaines de la médecine, l’aéronautique, les transports et la communication. PagesAfrik.info : Comment avez-vous estimé que 80% des gens ne réussissent-ils pas ? J. Mboungou-Kiongo : Pour arriver à cette estimation et me permettre d’affirmer que 80% des gens ne réussissent pas, je le suis basé sur les travaux de l’économiste Italien Paréto, qui a été le premier à se rendre compte que 80% des causes étaient produites par 20% des effets. On peut donc transposer ce concept dans notre quotidien. 80% du chiffre d’affaires d’une entreprise sont réalisés par 20% des clients. 80% de réclamation au sein d’une entreprise sont faites par 20% des clients. Nous ne regardons que 20% de nos programmes de télévision. Nous ne portons que 20% de nos vêtements au cours du mois. Il n’y a que 20% de notre entourage qui nous rend vraiment heureux. 80% des richesses du monde sont détenues par 20% des gens les plus riches et 80% des richesses d’un pays sont souvent détenues par 20% de la population. PagesAfrik.info : Dans quel domaine et pourquoi ne réussissent-ils pas ? J. Mboungou-Kiongo : Aujourd’hui il faut redéfinir les concepts. La définition de la réussite est unipersonnelle. Réussir pour certains peut renvoyer à gagner modestement sa vie, avoir une famille unie et en bonne santé, tandis que pour d’autres, réussir signifie détenir la seconde fortune du monde. Le domaine dans lequel chaque être humain souhaite réussir importe peu. Il existe, selon les psychologues, plusieurs invariants qui freinent la réussite. Nous n’en citerons que quatre. Primo, les gens n’apprennent pas à se connaitre : Vous vous imaginez si à l’école, on avait des matières axées sur la confiance en soi, la compréhension de nos forces, de nos faiblesses, le développement de notre potentiel créatif. Secundo, que les gens ne fragilisent pas leurs croyances. Beaucoup oublient que les personnes qu’elles sont aujourd’hui dépendent de leurs croyances et de leurs connaissances d’hier. Tertio, que les gens aient peur et n’osent plus passer à l’action. Souvent, passer à l’action ne donne pas les résultats voulus et on a peur de se refaire mal. Et ressentir la peur est une chose normale, et ça montre que vous êtes un être humain, mais à continuer d’avoir peur, on ne devient jamais quelqu’un. Quarto, que les gens ne reprennent pas leurs responsabilités. Celles de se battre pour leur vie, vouloir le meilleur et pas toujours attendre que les autres agissent à leur place. PagesAfrik.info : Que visiez-vous exactement à travers cette conférence ? J. Mboungou-Kiongo : A travers cette conférence, nous visions une prise de conscience. Il faut briser les chaînes mentales, faire revivre cet espoir brisé, car L’Afrique n’a plus confiance en elle, en son potentiel. Mais je reste convaincu que : » si l’on soigne les cœurs, les mentalités suivront et les changements naîtront. » Il existe encore, il sied de le souligner, une jeunesse Africaine, consciente de son rang sur l’échelle du monde, prête à relever le continent, afin que l’Afrique redore son blason. Mais le changement ne pourra se faire que de manière individuelle dans un premier temps. Que chacun prenne ses responsabilités face à son existence, ait la détermination d’améliorer sa vie, ensuite celles des autres en créant des activités. Et plus il y aura des activités, petites ou grandes, plus il y aura d’entreprises sur le continent, ce qui créera de l’emploi et diminuera le taux de chômage en Afrique. Attendre que les institutions agissent pour le plus grand nombre n’est pas toujours la solution. Je dis souvent qu’il ne faut pas qu’il y ait qu’un seul Dangoté sur le continent, ni 500, ni 5000, mais des millions d’entrepreneurs à succès qui changeront l’Afrique. PagesAfrik.info : Envisagez-vous d’en organiser ailleurs ? J. Mboungou-Kiongo : Oui j’envisage effectivement l’organisation d’autres conférences qui traiteront de divers sujets à l’image des conférences TEDx aux USA. PagesAfrik.info : Quelle est la tranche d’âge visée ? J. Mboungou-Kiongo : Mon public je le veux mixte, hommes et femmes, allant des adolescents aux retraités. PagesAfrik.info : Des perspectives ? J. Mboungou-Kiongo : En perspectives, il
Des “Trophées Ana Mâak” pour soutenir les meilleures TPE marocaines

Dans le cadre de son engagement de soutien au développement des petites entreprises marocaines, Attijariwafa bank a procédé récemment au lancement des « Trophées Ana Mâak » visant à valoriser l’entrepreneuriat et encourager l’action d’entreprendre. A travers cette nouvelle initiative, le groupe bancaire souhaite élargir l’horizon de son accompagnement des TPE en y intégrant également les petites entreprises marocaines qui excellent dans leurs domaines respectifs. Le groupe qui entend contribuer activement à l’accélération de la croissance des TPE a rappelé qu’« Attijariwafa bank place le soutien de ces acteurs au cœur de ses préoccupations et déploie en permanence un dispositif d’accompagnement basé sur des services financiers et non financiers pour soutenir leur croissance ». C’est ainsi qu’elle a lancé ce concours, ouvert au niveau national du 8 mai jusqu’au 8 juin prochain. Lequel vise à mettre en valeur le talent, l’ambition et la réussite des TPE marocaines dont on sait qu’elles jouent un rôle important dans la dynamisation de l’économie nationale et la création d’emplois. Comme l’ont aussi indiqué les responsables d’Attijariwafa bank, la banque souhaite concrètement « promouvoir des réalisations et des innovations, mais également, mettre en lumière les entrepreneurs, ces femmes et hommes qui prennent l’initiative, s’engagent et participent au quotidien au développement de notre pays et notre économie ». A noter que cette compétition, organisée avec la participation du coach d’entrepreneurs Ismail Lahsini, distinguera les meilleures TPE dans quatre catégories. A savoir: l’entrepreneuriat avec le Prix du meilleur projet d’entreprise ; l’innovation avec le Prix de l’innovation ; l’approche écoresponsable ou éco-solidaire avec le Prix du développement durable et la croissance avec le Prix de l’export. Notons également que ce concours est gratuit et ouvert à toutes les entreprises. Il s’adresse à toute entreprise de droit marocain, sans discrimination de secteur ou d’activité, qu’elles soient clientes ou non d’Attijariwafa bank. Les entreprises désireuses de participer à cette compétition doivent toutefois justifier de deux années d’existence minimum avec deux bilans (à l’exception des candidats aux Prix du « Meilleur projet d’entreprise ») et avoir réalisé un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 10 millions de dirhams. Soulignons que deux approches novatrices d’accompagnement où prime une vision sociale ont été mises en place dans le cadre dudit concours : l’émission de télé-réalité «Ana Mâak» et les centres Dar Al Moukawil. En ce qui concerne l’émission de tété-réalité, soulignons que l’équipe d’experts de celle-ci a pendant deux saisons successives soutenu plus d’une quinzaine d’entrepreneurs en difficulté et les a aidées à atteindre leurs objectifs et s’inscrire dans une voie de progression, a rappelé la banque. Quant à la deuxième composante du dispositif, Dar Al Moukawil, Attijariwafa bank rappelle là aussi qu’elle offre gracieusement aux TPE existantes, en création ou en idée de projet, la possibilité de bénéficier de plusieurs services d’accompagnement à travers l’accès à des informations riches, des conseillers dédiés pour les aider dans leur développement ou dans la phase de création de leur entreprise. Ce concept exclusif propose aussi des séances de formation quotidiennes et la mise en relation avec les différents opérateurs de l’écosystème, ajoute la banque rappelant que les centres Dar Al Moukawil sont actuellement ouverts dans quatre villes : Aït Melloul, Tanger, El Jadida et Marrakech. A noter qu’un comité de sélection au sein d’Attijariwafa bank procédera à la pré-sélection des projets du 9 au 15 juin prochain afin d’examiner, évaluer et présélectionner les meilleurs projets par région qui seront sollicités à soutenir leurs projets devant un jury régional. Par la suite, 11 jurys régionaux se réuniront du 18 juin au 6 juillet prochain dans les villes de Laâyoune, Al Hoceima, Tanger, Oujda, Fès, Meknès, Rabat, Marrakech, Agadir, Casablanca et Errachidia, pour sélectionner par région les dossiers qui seront nommés par catégorie et soumis aux délibérations du jury final. Les 9 et 10 juillet 2018, les finalistes sélectionnés au niveau régional bénéficieront d’un coaching entrepreneurial de deux jours à Casablanca en préparation du jury final qui définira, le 11 juillet 2018, les quatre grands gagnants du concours. Alain Bouithy
Tchad Talents, un salon pour stimuler l’entreprenariat chez les jeunes

Les autorités tchadiennes en partenariat avec le secteur privé ont initié « Tchad Salon », un salon de compétences et de l’emploi. Le but de ce rendez-vous, organisé du 7 au 9 novembre courant, était de mettre en contact les jeunes diplômés sans emploi, les porteurs de projets et les entreprises privées du pays. Pour rappel, le gouvernement tchadien a suspendu en 2016 le recrutement à la fonction publique à cause de la crise économique que traverse ce pays de l’Afrique centrale où le taux de chômage ne cesse de grimper. En effet, un an après, il est passé de 42% en 20156 à plus de 60% en 2017.
Tunisie : une aide de 500 millions de dollars pour soutenir l’entrepreneuriat

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé mardi 13, en faveur de la Tunisie, un prêt de 500 millions de dollars en appui aux réformes essentielles pour améliorer le cadre de l’activité économique et renforcer la confiance des investisseurs tout en stimulant l’esprit d’entreprise et en élargissant l’accès aux financements. L’objectif est d’accompagner les efforts du gouvernement tunisien pour promouvoir une croissance plus soutenue et solidaire et la création d’emplois dans le secteur privé, en particulier pour les jeunes et les femmes et dans les régions à la traîne sur le plan économique, a indiqué la BM. « La Tunisie a un grand vivier de jeunes talents prêts à se lancer, mais ce dont ont besoin ces hommes et ces femmes, c’est d’un environnement propice, et notamment d’un accès aux financements », a souligné Marie-Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, qui a souhaité que l’élan en faveur des réformes soit impérativement maintenu et suivi d’effets concrets. Dans un communiqué, la Banque mondiale a expliqué que le Financement à l’appui de politiques de développement axées sur l’environnement des affaires et l’entrepreneuriat entend soutenir les cinq piliers du plan de développement quinquennal 2016-20 du gouvernement tunisien, qui vise à faire du secteur privé le moteur principal de la croissance et de la création d’emplois, instaurer un système équitable de concurrence et faciliter l’accès des jeunes et des entrepreneurs aux financements. Selon Abdoulaye Sy, économiste senior pour la Tunisie et chef d’équipe du programme à la Banque mondiale, « en plus de soutenir la mise en œuvre des nouvelles lois sur la concurrence et l’investissement, ce prêt à l’appui des politiques de développement aidera le gouvernement à améliorer l’efficacité des investissements publics et à mobiliser le secteur privé à travers, notamment, de partenariats public-privé ». Pour ce cadre de la BM, cette opération permettra également au gouvernement de stimuler les financements d’amorçage et par capitaux propres pour les jeunes entreprises et les entrepreneurs, grâce à la simplification du cadre réglementaire en vigueur, et d’améliorer l’accès au crédit et aux prêts hypothécaires avec l’adoption d’une loi instituant une centrale des risques privée et la révision des critères d’éligibilité au FOPROLOS, le fonds de promotion du logement pour les salariés. Il est à souligner que le nouveau programme s’inscrit dans le vaste portefeuille d’activités de la Banque mondiale en Tunisie qui sont destinées à stimuler l’esprit d’entreprise et améliorer les débouchés économiques des jeunes hommes et femmes, en particulier dans l’intérieur du pays. Signalons aussi que la Banque mondiale a soutenu récemment une série de « hackhatons » organisés dans tout le pays qui ont permis aux jeunes Tunisiens d’exploiter leurs talents technologiques et leur créativité pour concevoir des solutions informatiques propices à l’émancipation économique des femmes. Enfin, « l’institution finance également le renforcement des chaînes de valeur à travers plusieurs projets visant à rapprocher les entrepreneurs tunisiens des marchés mondiaux grâce à des produits plus haut de gamme mais également à favoriser l’insertion économique des femmes et des jeunes pauvres et vulnérables dans les régions sous-développées », a conclu la BM.
Consécration de la performance dans la promotion de l’entrepreneuriat

Réseau Entreprendre Maroc (REM), est une association de chefs d’entreprise créée il y a plus d’une décennie, a organisé, récemment à Marrakech, la première édition de REM-Awards au cours de laquelle ont été récompensés plusieurs jeunes entrepreneurs issus de huit régions du Royaume. A savoir, Casablanca, Marrakech, Rabat, Agadir, Benguerir, Khouribga, El Jadida et Tanger. Au total, ce sont 88 entrepreneurs accompagnés par le réseau et issus des régions dans lesquelles Réseau entreprendre Maroc est présent qui ont été mis en avant lors d’une cérémonie organisée à la ville ocre. Célébrer le travail de performance dans la promotion de l’entrepreneuriat et fêter les entrepreneurs. Tel est l’objectif de cet événement phare du réseau soutenu par des institutions prestigieuses et qui proposait, à cette même occasion, à l’ensemble des membres du réseau d’établir de nouvelles rencontres, d’échanger et partager l’espace d’une soirée. En plus d’encourager et de rendre hommage aux créateurs d’entreprises et d’emplois qui ont osé franchir le pas en révélant leur potentiel entrepreneurial, cette manifestation permet également de renforcer la connexion des membres de cette structure tout en rappelant certaines valeurs de performance dont l’innovation dans l’entrepreneuriat. Il est à souligner que de nombreux acteurs économiques, des institutionnels nationaux et régionaux, des représentants du gouvernement ainsi que des porteurs de projets ont pris part à la première édition de la Fête des lauréats REM Awards qui était honorée par la présence du secrétaire général de la wilaya de Marrakech, Hamid Naimi. Notons aussi qu’une table ronde a été organisée sur le thème « Innovation et entrepreneuriat » en marge de cette cérémonie. L’occasion pour les organisateurs de mettre en avant l’importance de la dimension « innovation » dans la réussite entrepreneuriale, ont souligné les organisateurs. Animée par Faical Tadlaoui, cette table ronde a vu la participation de figures fortes de l’entrepreneuriat marocain. Le Réseau Entreprendre Maroc a pour mission de contribuer à la création d’emplois grâce à un accompagnement individuel et collectif des entrepreneurs lauréats. Ce qui fait, d’ailleurs dire au président du Réseau Entreprendre Maroc, Aziz Qadiri, que l’entrepreneuriat est un levier de développement économique et de création d’emploi et que « les entrepreneurs sont à la source de ce processus de croissance et constituent le moteur de l’économie d’aujourd’hui et de demain ». Ce derbier estime ainsi qu’« il est primordial de leur fournir l’accompagnement adéquat qui les aidera à mieux réussir ». Cette structure associative se donne aussi comme missions de « mobiliser les fonds auprès de partenaires institutionnels pour leur assurer des prêts d’honneur sans intérêt et sans garantie remboursables sur 5 ans et leur permettre d’accéder à un réseau national et international pour développer leur activité et maximiser l’échange et le partage d’expérience », indique-t-on. Selon Aziz Qadiri, depuis son démarrage, le Réseau Entreprendre Maroc a accompagné 166 lauréats et contribué à créer 500 emplois. Le REM a pour ambition d’en générer plus de 2000 à l’horizon 2019, assure-t-il.
Décomplexer les étudiants et chercheurs vis-à-vis de l’entrepreneuriat

Le campus Casablanca d’Emlyon business school abritera le vendredi 19 et samedi 20 mai la première édition du challenge franco-marocain de l’entrepreneuriat. Organisée par l’ambassade de France au Maroc, l’Institut français du Maroc, France Alumni Maroc et Emlyon business school campus Casablanca, la première édition de ce challenge réunira pendant deux jours quarante challengeurs dont 32 étudiants provenant de grandes écoles marocaines et françaises d’ingénieurs et de commerce et huit doctorants du programme CIFRE (Convention industrielle de formation par la recherche). Renforcer les interactions entre le monde économique, les établissements supérieurs de formation et le monde de la recherche tout en consolidant les liens entre la France et le Maroc. Tels sont les principaux objectifs de ce concours qui se déroulera dans les locaux du campus Casablanca d’Emlyon business school. A travers ce concours, il est aussi question de « décomplexer les étudiants et chercheurs vis-à-vis de l’entrepreneuriat, tout en favorisant la coopération entre la France et le Maroc », ont indiqué les organisateurs lors d’une rencontre tenue récemment au campus Casablanca d’Emlyon business school. « C’est la première fois qu’on réunit autour d’un challenge de l’entrepreneuriat autant d’écoles marocaines et françaises, d’ingénieurs et de commerce, et des doctorants d’un programme CIFRE », a indiqué Christophe De Beauvais. Pour cet universitaire auprès de l’ambassade de France à Rabat, attaché de coopération scientifique et universitaire, l’idée générale est que les jeunes de ces écoles apprennent à se connaître et à travailler ensemble sur des projets d’entreprise qui répondent à des besoins du Maroc ou de l’Afrique dans une perspective « durable ». A noter que les étudiants et doctorants concourant à ce challenge travailleront ensemble dans un cadre pluridisciplinaire, multiculturel et multi-niveaux sur des thématiques d’innovation pour développer un projet d’entreprise. Pendant deux jours, huit équipes de cinq étudiants d’écoles d’ingénieurs et de commerce ainsi que des doctorants du programme CIFRE devront simuler la création d’une entreprise et se montrer créatifs afin de convaincre les jurys qui désigneront le meilleur projet et le grand gagnant du Challenge 2017 lors de la grande finale prévue le 20 mai au Four Seasons Hotel Casablanca. Mais auparavant, « chacune de ces équipes et des jeunes qui les composent ont pu choisir des sous-thématiques qui portent villes durables, énergies renouvelables et distribution, nouveaux services à la personne, transports d’avenir, formation des jeunes et numérique ainsi que le développement social », a expliqué Christophe De Beauvais. « A travers l’organisation de ce challenge, on a essayé de casser toutes les idées reçues et on a voulu promouvoir l’entrepreneuriat et pousser à ce qu’il se développe au Maroc », a pour sa part indiqué Tawhid Chtioui, directeur général Emlyon business school Afrique, rappelant que le nombre d’étudiants créant une entreprise reste faible. « A l’Emlyon business school, on a près de 20% d’étudiants qui créent leur propre entreprise, soit dès la sortie des études, soit dans les trois ans qui suivent. Au niveau national, on est à peine à 2 à 3% seulement d’étudiants qui y parviennent. Donc, ce challenge vise aussi à stimuler l’entrepreneuriat en essayant de donner goût aux étudiants à entreprendre », a-t-il soutenu. Signalons qu’un mois avant la compétition, qui est soutenue par plusieurs partenaires privés et institutionnels, des équipes ont été mises en contact via une plateforme d’échanges et ont commencé à développer à distance en étant accompagnées d’un coach, leur projet d’entreprise. Notons aussi que la grande finale se déroulera en présence des membres du jury, des participants et de leurs proches, des coachs, des boursiers de la Fondation marocaine de l’étudiant des gagnants du concours Facebook et autres invités. Elle sera précédée d’un débat autour des écosystèmes de l’entrepreneuriat entre les membres du jury, animé par Hanaa Foulani. Enfin, comme l’ont précisé les organisateurs, l’équipe gagnante recevra un chèque d’un montant total de 40.000 dirhams et des lots de coaching personnel.