L’IRENA et la Banque africaine de développement s’associent en vue d’accroître les investissements dans les énergies renouvelables en Afrique

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et la Banque africaine de développement sont convenues, mardi 08 décembre, de s’associer pour soutenir des investissements dans des projets énergétiques à faible émission de carbone dans une démarche destinée à faire avancer la transition énergétique de l’Afrique. Les deux organisations ont signé une déclaration d’intention prévoyant la coordination d’un éventail d’activités, dont l’organisation conjointe de forums d’investissement dans les énergies renouvelables, dans le cadre de la contribution de l’IRENA à la Plateforme d’investissement pour le climat(le lien est externe), et une collaboration lors de l’événement annuel phare de la Banque, le Forum de l’investissement en Afrique (AIF). Le partenariat se concentrera également sur le renforcement du rôle des énergies renouvelables dans les contributions déterminées au niveau national des pays d’Afrique, conformément à l’Accord de Paris de 2015, et sur d’autres objectifs de développement durable. « Animée par son ambition de tirer parti du potentiel énorme de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables, la Banque africaine de développement est aujourd’hui un chef de file en matière d’investissement dans les énergies renouvelables sur le continent », a déclaré Kevin Kariuki, vice-président de la Banque en charge de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, qui a signé l’accord de partenariat au nom de l’institution. Le partenariat entre la Banque et l’IRENA contribuera à concrétiser cette ambition et soutiendra la transition énergétique de l’Afrique ainsi que notre objectif d’instauration d’un accès universel à des énergies abordables, fiables, durables et modernes en Afrique d’ici à 2030. Pour Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA, « cet accord représente le type de coopération internationale coordonnée qui sous-tendra la réalisation du développement durable en Afrique et l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. Nous poursuivrons un programme axé sur l’action qui encourage les pays d’Afrique à réaliser leur plein potentiel dans le secteur des énergies renouvelables. » Selon un rapport publié en 2020 par l’IRENA sur les « Perspectives mondiales pour les énergies renouvelables », l’Afrique subsaharienne pourrait générer jusqu’à 67 % de son électricité à partir de sources d’énergie renouvelable locales et propres d’ici à 2030. Une telle transition énergétique permettrait d’accroître le PIB, d’améliorer la protection sociale et de créer jusqu’à deux millions d’emplois verts supplémentaires dans la région d’ici à 2050.  « L’Afrique dispose de certaines des ressources en énergie renouvelable les plus abondantes au monde, et le continent a la possibilité de transformer la vie de millions de personnes grâce au déploiement accéléré d’un système de génération d’électricité à base d’énergies renouvelables, a souligné Francesco La Camera. Les énergies renouvelables permettront de renforcer la sécurité énergétique, de créer des emplois verts, de promouvoir l’accès à l’énergie, y compris des énergies de cuisson propre, et de contribuer à l’établissement d’économies résilientes en Afrique. » L’accord entre l’IRENA et la Banque devrait également jeter les bases d’une collaboration dans le cadre de l’Initiative « Desert to Power » de la Banque, qui vise à mobiliser des fonds publics et privés pour installer une centrale solaire d’une capacité de dix gigawatts dans onze pays de la région du Sahel d’ici à 2025.

L’IRENA et la Banque africaine de développement s’associent en vue d’accroître les investissements dans les énergies renouvelables en Afrique

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et la Banque africaine de développement sont convenues, mardi 08 décembre, de s’associer pour soutenir des investissements dans des projets énergétiques à faible émission de carbone dans une démarche destinée à faire avancer la transition énergétique de l’Afrique. Les deux organisations ont signé une déclaration d’intention prévoyant la coordination d’un éventail d’activités, dont l’organisation conjointe de forums d’investissement dans les énergies renouvelables, dans le cadre de la contribution de l’IRENA à la Plateforme d’investissement pour le climat, et une collaboration lors de l’événement annuel phare de la Banque, le Forum de l’investissement en Afrique (AIF). Le partenariat se concentrera également sur le renforcement du rôle des énergies renouvelables dans les contributions déterminées au niveau national des pays d’Afrique, conformément à l’Accord de Paris de 2015, et sur d’autres objectifs de développement durable. « Animée par son ambition de tirer parti du potentiel énorme de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables, la Banque africaine de développement est aujourd’hui un chef de file en matière d’investissement dans les énergies renouvelables sur le continent, a déclaré Kevin Kariuki, vice-président de la Banque en charge de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, qui a signé l’accord de partenariat au nom de l’institution. Le partenariat entre la Banque et l’IRENA contribuera à concrétiser cette ambition et soutiendra la transition énergétique de l’Afrique ainsi que notre objectif d’instauration d’un accès universel à des énergies abordables, fiables, durables et modernes en Afrique d’ici à 2030. » Pour Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA, « cet accord représente le type de coopération internationale coordonnée qui sous-tendra la réalisation du développement durable en Afrique et l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. Nous poursuivrons un programme axé sur l’action qui encourage les pays d’Afrique à réaliser leur plein potentiel dans le secteur des énergies renouvelables. » Selon un rapport publié en 2020 par l’IRENA sur les « Perspectives mondiales pour les énergies renouvelables », l’Afrique subsaharienne pourrait générer jusqu’à 67 % de son électricité à partir de sources d’énergie renouvelable locales et propres d’ici à 2030. Une telle transition énergétique permettrait d’accroître le PIB, d’améliorer la protection sociale et de créer jusqu’à deux millions d’emplois verts supplémentaires dans la région d’ici à 2050.  « L’Afrique dispose de certaines des ressources en énergie renouvelable les plus abondantes au monde, et le continent a la possibilité de transformer la vie de millions de personnes grâce au déploiement accéléré d’un système de génération d’électricité à base d’énergies renouvelables, a souligné Francesco La Camera. Les énergies renouvelables permettront de renforcer la sécurité énergétique, de créer des emplois verts, de promouvoir l’accès à l’énergie, y compris des énergies de cuisson propre, et de contribuer à l’établissement d’économies résilientes en Afrique. » L’accord entre l’IRENA et la Banque devrait également jeter les bases d’une collaboration dans le cadre de l’Initiative « Desert to Power » de la Banque, qui vise à mobiliser des fonds publics et privés pour installer une centrale solaire d’une capacité de dix gigawatts dans onze pays de la région du Sahel d’ici à 2025.

Le coût des énergies renouvelables s’avère de plus en plus compétitif face au charbon

Le coût des énergies renouvelables s’avère de plus en plus compétitif face au charbon

Selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), publié récemment, les énergies renouvelables sont de moins en moins chères par rapport toute autre source de nouvelle électricité à base de combustibles fossiles. Le rapport Coût de la production d’énergie renouvelable en 2019 montre que plus de la moitié de la capacité renouvelable ajoutée en 2019 permettait de réduire les coûts de l’électricité par rapport à ceux des nouvelles centrales au charbon les moins chères, a indiqué l’Agence dans un communiqué. Le rapport souligne que les nouveaux projets de production d’énergie à partir de sources renouvelables sont aujourd’hui de moins en moins chers par rapport aux centrales à charbon existantes. En moyenne, il est moins cher de mettre en service de nouvelles installations d’énergie solaire photovoltaïque et éolienne que de maintenir de nombreuses centrales au charbon en exploitation. Les résultats des enchères montrent que cette tendance s’accélère et viennent confirmer le besoin de mettre définitivement fin à la filière charbon. Le rapport montre que l’année prochaine, il pourrait être plus coûteux d’exploiter 1 200 gigawatts (GW) de capacité existante dans des centrales à charbon que de mettre en service de nouvelles installations solaires photovoltaïques à l’échelle industrielle. Le remplacement des 500 GW les moins chers de la filière charbon par du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre pourrait réduire sur l’année prochaine les coûts du système électrique de 23 milliards de dollars par an, et les émissions annuelles de dioxyde de carbone d’environ 1,8 Gt, soit l’équivalent de 5 % du total des rejets mondiaux de CO2 en 2019. Cela représenterait également un stimulus de 940 milliards de dollars, à savoir environ 1 % du PIB mondial. « Nous avons atteint un tournant important dans la transition énergétique. Tant sur le plan environnemental qu’économique, les arguments en faveur de l’installation de nouvelles centrales à charbon ou du maintien de celles qui existent sont injustifiables », a déclaré Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA. « De plus en plus, les énergies renouvelables sont la source de nouvelle électricité la moins chère. Leur potentiel pour stimuler l’économie mondiale et créer des emplois est considérable. Les investissements dans les énergies renouvelables sont stables, rentables et attractifs ; ils offrent des rendements constants et prévisibles, et l’économie tout entière profite de leurs bénéfices », a-t-il poursuivi. « La stratégie mondiale de relance doit être une stratégie verte », a ajouté La Camera. « Les énergies renouvelables constituent un moyen d’aligner les initiatives politiques à court terme sur les objectifs à moyen et long terme en matière d’énergie et de climat.  Les efforts déployés par les nations pour relancer les économies après la crise du COVID-19 doivent reposer sur les énergies renouvelables. Par la mise en œuvre de politiques appropriées, la chute des coûts de la production d’électricité à base d’énergies renouvelables peut transformer les marchés et contribuer dans une large mesure à une relance verte. » Au cours des dix dernières années, l’amélioration des technologies, les économies d’échelle, la compétitivité des chaînes d’approvisionnement et l’expérience croissante des développeurs ont entraîné une forte baisse du coût de l’électricité provenant de sources renouvelables. Depuis 2010, la plus forte baisse des coûts a été enregistrée par l’électricité solaire photovoltaïque à l’échelle industrielle, avec 82 %. Venaient ensuite l’énergie solaire à concentration (CSP), avec 47 %, l’éolien terrestre, avec 39 %, et l’éolien offshore, avec 29 %. Le coût des technologies solaire et éolienne a également poursuivi sa diminution d’année en année. Le coût de l’électricité de source solaire photovoltaïque à l’échelle industrielle a baissé de 13 % en 2019, atteignant une moyenne mondiale de 6,8 cents (0,068 USD) par kilowattheure (kWh). L’éolien terrestre et l’éolien offshore ont tous deux diminué d’environ 9 %, pour atteindre respectivement 0,053 et 0,115 USD/kWh. Les enchères et contrats d’achat d’électricité (CAE) les plus récents montrent que la tendance à la baisse se poursuit pour les nouveaux projets mis en service en 2020 et au-delà. Les prix de l’électricité de source solaire photovoltaïque basés sur un approvisionnement compétitif pourraient en moyenne s’établir à 0,039 USD/kWh pour les projets mis en service en 2021, ce qui représente une diminution de 42 % par rapport à 2019. Cette valeur est par ailleurs inférieure de plus d’un cinquième à celle de l’électricité issue de combustible fossile la moins chère, qui est celle produite par les centrales à charbon. Les chiffres record atteints par les enchères d’électricité de source solaire photovoltaïque à Abou Dhabi et Dubaï (EAU), au Chili, en Éthiopie, au Mexique, au Pérou et en Arabie saoudite confirment que des valeurs de seulement 0,03 USD/kWh sont déjà possibles. Pour la première fois, le rapport annuel de l’IRENA examine également la valeur des investissements par rapport à la baisse des coûts de production. Pour la même somme d’argent investie en énergies renouvelables aujourd’hui, les nouvelles capacités produites sont supérieures à celles d’il y a dix ans. En 2019, la capacité de production d’énergie renouvelable mise en service était deux fois plus élevée qu’en 2010, mais elle avait nécessité seulement 18 % d’investissements en plus.

COP25 : Le niveau d’ambition en matière d'énergies renouvelables dans les CDN doit doubler d'ici 2030

COP25 : Le niveau d’ambition en matière d'énergies renouvelables dans les CDN doit doubler d'ici 2030

Dans un nouveau rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), qui sera publié lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25) à Madrid, les pays sont exhortés à relever sensiblement leurs ambitions en matière d’énergies renouvelables et à adopter des objectifs pour transformer le système énergétique mondial lors de la prochaine série de contributions déterminées au niveau national (CDN). Le rapport montrera que les ambitions en matière d’énergies renouvelables au sein des CDN devraient plus que doubler d’ici 2030 pour mettre le monde en conformité avec les objectifs de l’Accord de Paris, en atteignant d’ici là 7,7 térawatts (TW) de capacité installée mondiale à moindre coût. Les engagements pris aujourd’hui dans ce domaine dans le cadre des CDN ne sont pas à la hauteur, car ils s’élèvent à seulement 3,2 TW. Le rapport intitulé « NDCs in 2020 : Advancing Renewables in the Power Sector and Beyond » (Les CDN en 2020 : faire progresser les énergies renouvelables dans le secteur de l’électricité et au-delà) sera présenté le 11 décembre 2019 lors de l’événement parallèle officiel organisé par l’IRENA sur le renforcement des CDN et le relèvement des ambitions. Le rapport établira qu’avec plus de 2,3 TW de capacité renouvelable installée aujourd’hui, près de la moitié de la capacité supplémentaire d’énergies renouvelables prévue par les CDN actuels a déjà été installée. L’analyse soulignera également qu’il est possible d’accroître les ambitions en matière d’énergies renouvelables d’une manière rentable et avec des avantages socio-économiques considérables dans le monde entier. « Il est absolument nécessaire de relever les objectifs en matière d’énergies renouvelables », a déclaré Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA. « On peut faire beaucoup plus. Les décideurs politiques doivent saisir cette occasion unique afin d’intensifier l’action en matière de climat en relevant les ambitions en matière d’énergies renouvelables, qui constituent la seule solution immédiate pour répondre à la demande croissante d’énergie tout en décarbonisant l’économie et en renforçant la résilience ». « Les énergies renouvelables sont bonnes pour la croissance, pour la création d’emplois et offrent d’importants avantages sociaux. Grâce aux énergies renouvelables, nous pouvons également élargir l’accès à l’énergie et contribuer à éradiquer la pauvreté énergétique conformément à l’Agenda 2030 pour le développement durable des Nations-Unies. L’IRENA va promouvoir l’échange de connaissances, renforcer les partenariats et travailler avec toutes les parties prenantes pour catalyser l’action sur le terrain. Nous nous engageons avec les pays et les régions du monde entier pour faciliter la mise en œuvre de projets liés aux énergies renouvelables et relever leurs ambitions ». Les CDN doivent devenir une force motrice pour une transformation accélérée de l’énergie mondiale. Les promesses actuelles ne reflètent ni la croissance rapide de la dernière décennie ni les tendances actuelles du marché des énergies renouvelables. Grâce à une ambition plus élevée en la matière, les CDN pourraient servir à faire progresser de nombreux objectifs concernant le climat et le développement. Avec CM

Les emplois liés aux énergies renouvelables soutiennent la durabilité socioéconomique

Les emplois liés aux énergies renouvelables soutiennent la durabilité socioéconomique

Les emplois dans le secteur des énergies renouvelables continuent de progresser, si l’on en croit les chiffres publiés par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) dans un nouveau Rapport annuel sur les énergies renouvelables et l’emploi. D’après l’organisation intergouvernementale mondiale, 11 millions de personnes occupaient un emploi lié aux énergies renouvelables dans le monde en 2018 contre 10,3 millions recensées l’année d’avant. «La transformation énergétique mondiale est en marche et les emplois y liés soutiennent la durabilité socio-économique, ce qui constitue une raison de plus pour que les pays s’engagent en faveur des énergies renouvelables», estime le directeur général de l’IRENA, Francesco La Camera. Malgré le tassement de la croissance sur certains marchés de premier plan, l’IRENA constate que le nombre d’emplois concernés par ce secteur est «plus haut que jamais». Ce qui n’est du reste pas étonnant d’autant plus que «de plus en plus de pays se sont lancés dans l’ingénierie, le commerce et la construction d’installations faisant appel aux technologies de production énergétique à partir de sources renouvelables », souligne l’agence dans la dernière édition de son rapport. Si les différents secteurs de production d’énergie à partir de sources renouvelables demeurent relativement confinés dans des marchés de premier plan comme la Chine, les Etats-Unis d’Amérique et l’Union européenne, les dernières analyses de l’IRENA tendent à montrer que «les pays du Sud-Est asiatique comptent désormais parmi les plus gros exportateurs de panneaux photovoltaïques». L’évolution est telle qu’aujourd’hui, 60% des emplois liés aux énergies renouvelables se trouvent en Asie, notamment en Malaisie, Thaïlande et au Vietnam où la croissance a été la plus marquée l’année dernière. En termes de géographie, notons que «c’est en Asie qu’on trouve neuf emplois sur dix liés à l’énergie photovoltaïque, soit trois millions de personnes », selon les analyses de l’agence. En termes d’évolution des emplois, il ressort que l’énergie solaire photovoltaïque compte pour le tiers des emplois liés aux énergies renouvelables dans le monde. «En 2018, le secteur de l’énergie solaire photovoltaïque a crû en Inde, en Asie du Sud-Est et au Brésil et s’est contracté en Chine, aux Etats-Unis d’Amérique et dans l’Union européenne», note l’IRENA. Le rapport révèle que «la Chine représente à elle seule 44% de tous les emplois liés à l’énergie éolienne, suivie de l’Allemagne et des Etats-Unis d’Amérique». D’après le rapport, «l’éolien fournit 1,2 million d’emplois. Les installations à terre sont les plus importantes, mais le segment offshore est en train de décoller et pourrait bénéficier des infrastructures et de l’expertise développées par les secteurs pétrolier et gazier». S’agissant de l’énergie hydroélectrique, le document indique qu’elle bénéficie des capacités installées les plus importantes entre toutes les sources d’énergie renouvelables mais sa croissance est en berne. De l’analyse des données relatives à ce secteur, il apparaît qu’il «emploie 2,1 millions de personnes directement, dont les trois quarts dans des fonctions opérationnelles ou d’entretien ». Bien que leur déploiement reste encore relativement faible (le continent représente 4% des emplois solaires photovoltaïques à l’échelle mondiale), « l’évolution des emplois dans les énergies renouvelables en Afrique est encourageante. Les développements sont encourageants», assure-t-on. Selon les auteurs du rapport, le secteur de l’énergie solaire hors réseau, tout en permettant de donner accès à l’énergie à davantage de personnes «a également créé l’équivalent de plus de 100.000 emplois à plein temps en Afrique sub-saharienne». Aujourd’hui, force est de constater que «les énergies renouvelables fournissent des services pour tous les principaux piliers du développement durable, aussi bien sur le plan environnemental que sur les plans économique et social », souligne Francesco La Camera faisant remarquer que « les gouvernements ont aujourd’hui une vision qui déborde les objectifs climatiques». Selon lui, «ils s’intéressent aux énergies renouvelables car la transition vers ces dernières ouvre la porte à une croissance économique pauvre en carbone et peut créer des emplois en masse». Alain Bouithy

La baisse des coûts liés aux énergies renouvelables ouvre la voie vers des projets écologiques de plus grande envergure

La baisse des coûts liés aux énergies renouvelables ouvre la voie vers des projets écologiques de plus grande envergure

Dans de nombreuses régions du monde, les énergies renouvelables sont déjà la source d’électricité la moins coûteuse, indique le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA). Dans le contexte de la préparation du Sommet mondial sur le climat, qui doit se tenir à Abou Dhabi en septembre, le rapport d’IRENA alimente la discussion sur le renforcement des initiatives de protection du climat au niveau international. Avec une baisse des prix attendue, l’avantage économique des énergies renouvelables devrait augmenter, comme le montre le rapport sur les Coûts de production des énergies renouvelables en 2018. Cela renforcera la rentabilité et consolidera le rôle des énergies renouvelables comme moteur de la transformation énergétique mondiale. « L’énergie renouvelable est le pilier de tout développement qui se veut durable », a déclaré le directeur général de l’IRENA, Francesco La Camera. « Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser le recours aux énergies renouvelables si nous voulons respecter les objectifs définis par l’Accord de Paris. Le rapport d’aujourd’hui envoie un message parfaitement clair à l’ensemble de la communauté internationale : les énergies renouvelables constituent pour chaque pays une solution à faible coût, qui protège le climat et permet des initiatives de plus grande envergure. Pour exploiter pleinement l’opportunité économique que représentent les énergies renouvelables, l’IRENA travaillera en étroite collaboration avec nos membres et partenaires clés, afin de développer des solutions sur le terrain et des actions conjointes qui donneront naissance à des projets en matière d’énergies renouvelables. » Les coûts des technologies liées aux énergies renouvelables ont connu une diminution record l’an dernier. Le coût moyen pondéré global de l’électricité produite à partir de l’énergie solaire à concentration a diminué de 26 %, à partir de la bioénergie de 14 %, à partir des technologies solaires photovoltaïque et éolienne terrestre de 13 %, de l’hydroélectricité de 12 % et de la géothermie et de la technologie éolienne offshore de 1 %. La réduction de ces coûts, notamment pour les technologies solaire et éolienne, devrait se poursuivre au cours de la décennie à venir, indique le nouveau rapport. Selon la base de données globale de l’IRENA, plus des trois quarts del’énergie éolienne terrestre et quatre cinquièmes de la capacité solaire photovoltaïque qui sera mise en œuvre l’année prochaine produiront de l’électricité à un coût inférieur à toute nouvelle option de centrale à charbon, à pétrole ou à gaz. Plus important encore, ces projets n’auront pas besoin de soutien financier. L’énergie solaire photovoltaïque et l’énergie éolienne terrestre sont déjà disponibles pour un coût compris entre trois et quatre centimes de dollar du kilowattheure dans les régions possédant de bonnes ressources et des cadres réglementaires et institutionnels habilitants. Par exemple, des prix d’enchères très bas pour l’énergie solaire photovoltaïque au Chili, au Mexique, au Pérou, en Arabie Saoudite et aux Émirats arabes unis ont donné lieu à une normalisation du coût de l’électricité, qui se monte à trois centimes de dollar du kilowattheure (0,03 $ USD/kWh) seulement. L’électrification basée sur les énergies renouvelables concurrentielles est le pilier de la transformation énergétique, ainsi qu’une solution clé en matière de décarbonisation rentable visant à atteindre les objectifs climatiques fixés par l’Accord de Paris.

Conséquences géopolitiques de la transition énergétique induite par les énergies renouvelables

Conséquences géopolitiques de la transition énergétique induite par les énergies renouvelables

Les leaders politiques et les chefs d’entreprise du monde entier ont décrit les importants enjeux géopolitiques liés à la transformation énergétique induite par le développement rapide des énergies renouvelables. La Commission mondiale chargée d’examiner la géopolitique de la transformation de l’énergie a indiqué dans un nouveau rapport présenté récemment, lors de l’Assemblée de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), que les conséquences géopolitiques et socio-économiques associées à l’ère des nouvelles énergies pourraient être aussi profondes que celles engendrées il y a deux siècles par le passage de la biomasse aux énergies fossiles. Nous pourrions notamment assister à des changements dans la position relative des États, à l’émergence de nouveaux leaders énergétiques et à une diversification des acteurs dans le secteur de l’énergie, à une modification des équilibres commerciaux et à l’émergence de nouvelles alliances, a relevé ledit rapport. Le rapport de la Commission «Un monde nouveau» laisse entendre que la transformation énergétique influera sur la manière dont les États gèrent actuellement les énergies. À l’inverse des énergies fossiles, les énergies renouvelables sont disponibles sous une forme ou une autre dans la plupart des zones géographiques. Selon la Commission, cette abondance permettra de renforcer la sécurité énergétique et de favoriser une plus grande indépendance énergétique dans la plupart des États. Parallèlement, au fur et à mesure que les pays exploiteront les énergies renouvelables et intégreront leurs réseaux électriques à ceux des pays voisins, de nouveaux rapports d’interdépendance et de modèles commerciaux émergeront. Dans un communiqué, la Commission a indiqué que la présente analyse démontre que les conflits liés au pétrole et au gaz diminueront, tout comme l’importance stratégique de certains points chauds maritimes. D’après elle, la transformation énergétique donnera également naissance à de nouveaux leaders énergétiques et les importants investissements consentis dans les technologies d’exploitation des énergies renouvelables accroîtront l’influence de certains pays. La Chine, par exemple, actuellement en tête de la course aux énergies propres, a amélioré sa position géopolitique en devenant le plus important producteur, exportateur et installateur de panneaux solaires, d’éoliennes, de batteries et de véhicules électriques au monde. Les exportateurs d’énergies fossiles pourraient assister à une diminution de leur rayonnement et de leur influence à l’échelle mondiale, sauf s’ils adaptent leur économie à l’aune des nouvelles énergies. Ainsi que l’a déclaré le président de la Commission, Olafur Grimsson, ancien président de l’Islande, «le présent rapport constitue la première analyse détaillée consacrée aux conséquences géopolitiques de la transition énergétique induite par les énergies renouvelables. Ce rapport représente une étape importante visant à améliorer notre compréhension du problème». «La révolution des énergies renouvelables permet de renforcer le leadership mondial de la Chine, de réduire l’influence des exportateurs d’énergies fossiles et d’apporter l’indépendance énergétique à nombre de pays dans le monde entier», a-t-il soutenu assurant qu’un avenir géopolitique fascinant s’annonce pour certains pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe et des Amériques. Et d’ajouter: « la transformation énergétique entraîne d’importants changements dans la répartition du pouvoir.» Pour sa part, Adnan Z. Amin, directeur général de l’, a affirmé: «la transformation de l’énergie mondiale induite par les énergies renouvelables peut permettre de réduire les tensions géopolitiques actuelles liées à l’énergie, et elle favorisera la coopération entre les États ». A l’entendre, « cette transformation peut également permettre de réduire les enjeux sociaux, économiques et environnementaux qui figurent généralement parmi les principales causes d’instabilité et de conflit géopolitique». «De manière générale, la transformation de l’énergie mondiale présente à la fois des opportunités et des défis», poursuit-il. Et d’ajouter que «les avantages l’emporteront sur les inconvénients mais seulement à la condition que des mesures et stratégies adéquates soient mises en place. Il est essentiel que les leaders et les responsables politiques anticipent ces changements et qu’ils soient capables de gérer et de naviguer dans le nouvel environnement géopolitique.» D’après la Commission, les pays qui dépendent fortement des importations d’énergies fossiles pourraient grandement améliorer leur balance commerciale et réduire les risques associés à la fragilité des voies d’approvisionnement énergétique et à la volatilité des prix du carburant en augmentant la part des énergies renouvelables sur leur marché national. Comme l’énergie est au cœur du développement humain, les énergies renouvelables peuvent permettre d’assurer un accès universel à l’énergie, de créer des emplois, d’alimenter une croissance économique durable, d’améliorer la sécurité alimentaire et de l’eau, et d’accroître la durabilité, la résistance au changement climatique et l’équité. Précisons que le présent rapport a été présenté par la Commission lors de la neuvième assemblée de l’IRENA, en présence de ministres et de responsables politiques de haut rang issus de plus de 150 pays. Avec IRENA

Italian exhibition group : inauguration d’Ecomondo et de Key energy par Sergio Costa, ministre italien de l’environnement

Italian exhibition group : inauguration d’Ecomondo et de Key energy par Sergio Costa, ministre italien de l’environnement

Les salons internationaux Ecomondo et Key Energy seront inaugurés par le Ministre italien de l’Environnement, Sergio Costa, une semaine avant le début de l’Exposition de Rimini organisée par Italian Exhibition Group. Du mardi 6 au vendredi 9 novembre, tout le salon accueillera ce que les entreprises, les technologies et les savoirs ont de meilleur à offrir en termes d’économie circulaire et de développement des énergies renouvelables. La 22e édition d’Ecomondo sera placée sous le signe du paradigme de l’économie circulaire qui, grâce à la mise en place de réglementations et de financements lui permettant de se développer, est désormais un concept incontournable dans les processus industriels de tous les pays les plus développés, souligne-t-on dans un communiqué. En même temps, se déroulera la 12e édition de Key Energy, véritable accélérateur économique pour les secteurs stratégiques des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Outre l’exposition, un calendrier prévoit plus de 200 événements internationaux coordonnés par les comités scientifiques présidés par le Professeur Fabio Fava (Ecomondo) et l’Ingénieur Gianni Silvestrini (Key Energy), parmi les plus grands spécialistes de ces différents domaines en Italie et dans le reste du monde. Le 6 novembre, se tiendra le congrès intitulé « Opportunités commerciales autour du climat : le rôle et la stratégie de l’IFC dans le développement de projets écologiques en Afrique ». La journée d’inauguration accueillera également le Forum sino-italien « Développement des Industries Vertes », présidé par Francesco La Camera, Directeur général de la Direction générale du développement durable au Ministère de l’Environnement, et par le « Energy Saving and Comprehensive Utilization Department », Ministère de l’Industrie et de l’Informatique de Chine. En revanche, le 7 novembre, c’est un webinaire sur « Les éco-professions du futur, étudier et faire des recherches au Canada » qui sera présenté par l’Ambassade du Canada. La Journée dédiée au Maroc aura lieu le jeudi 8 novembre. Plateforme par excellence du cycle complet des déchets, Ecomondo se fera le porte-parole international de la bioéconomie, avec les industries les plus performantes, et les nouveautés en matière de matériaux, bioraffinerie et biométhane. Cette année, la Commission européenne renforce sa présence à Ecomondo par l’intermédiaire de l’agence Easme qui aura son propre stand avec 37 projets financés par des programmes européens, confirmant ainsi le rayonnement de plus en plus européen et international de cet événement. De plus, Ecomondo accueillera le sommet européen sur le phosphore (« European Nutrient Event ») pour la première fois en Italie, après Bâle et Berlin, mais abordera également la stratégie européenne sur le plastique, les meilleures expériences au niveau européen dans la gestion et la valorisation des ressources hydriques, ainsi que le thème de l’assainissement des sols, la reconversion des sites et zones portuaires. Autres sujets inscrits au programme : la prévention et la gestion des risques hydrogéologiques, le traitement et l’assainissement des zones intérieures et extérieures, la surveillance des émissions et effluents gazeux. Key Energy a également mis à l’honneur l’efficacité énergétique qui a généré 6,7 milliards d’euros d’investissements en 2017, une croissance continue et confirmée également au premier semestre 2018. Le salon mettra en avant les secteurs des éoliennes, du photovoltaïque et du stockage, stimulés par une perspective de production d’énergie solaire qui devrait tripler en Italie d’ici 2030 grâce à l’élan donné par les nouveaux objectifs de l’Union européenne. Key Energy accueillera également la nouvelle édition de Ville durable, qui regroupe tous le thèmes en lien avec le concept de villes intelligentes. À l’exposition de Rimini, les deux premières journées de travail seront consacrées aux États généraux de l’Économie verte, soutenus par le Conseil national de l’Économie verte, en collaboration avec le Ministère de l’Environnement et avec l’assistance technique de la Fondation pour le Développement durable. Cette année, elles tourneront autour du thème de l’Économie verte et les nouveaux emplois pour relancer l’économie italienne, et se dérouleront sur deux séances plénières et cinq séances thématiques d’approfondissement et de consultation. La séance plénière d’ouverture du 6 novembre au matin présentera, en présence du Ministre de l’Environnement, le Rapport sur l’état de l’économie verte 2018, comportant – outre une mise à jour des analyses de certains secteurs et thèmes stratégiques de l’économie verte en Italie – une étude sur quelques choix d’investissements verts, et définissant un ensemble de sept priorités pour le législateur.