Le Cameroun enregistre une inflation de 4,5% en 2024

Avec un taux d’inflation de 4,5% en 2024, l’économie camerounaise continue de subir des pressions inflationnistes persistantes, bien que leur intensité ait diminué, selon un rapport publié vendredi par l’Institut national de la statistique du Cameroun. Cette tendance s’explique principalement par une hausse de 5,6% des prix des produits alimentaires et une augmentation de 12,3% des coûts de transport, fortement impactés par la hausse des prix des carburants en février 2024. Malgré une baisse par rapport à 2023, où l’inflation avait atteint 7,4%, le taux reste supérieur au seuil de 3% fixé par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), regroupant le Cameroun, le Tchad, le Gabon, la Guinée-Équatoriale, la République centrafricaine et le Congo. Bien que le gouvernement camerounais vise à ramener le taux d’inflation à 4%, l’INS redoute la persistance des tensions inflationnistes. Ces inquiétudes sont notamment dues aux ajustements fiscaux prévus dans la loi de finances de l’Etat pour 2025 et à un éventuel réajustement à la hausse des prix de l’énergie, notamment les carburants, l’électricité et l’eau. Xinhua
Cameroun : la croissance devrait continuer de ralentir en 2017 pour s’établir en deçà de 4 %

La croissance économique du Cameroun en 2017 devrait continuer de ralentir pour s’établir légèrement en deçà de la projection initiale de 4 %, a annoncé une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) après un séjourné d’une semaine à Yaoundé (du 22 au 29 août 2017). La baisse continue de la production pétrolière et les retards dans la mise en activité du nouveau gisement de gaz naturel constituent les principales causes de ce ralentissement, ont indiqué les services de l’institution de Bretton Woods. Qu’à cela ne tienne, les services du FMI prévoient un rebond de la croissance en 2018. Selon Corinne Deléchat, qui a conduit la délégation, « les perspectives économiques pour 2018 sont positives, bien qu’elles soient exposées à des risques de dégradation. La croissance devrait rebondir à 4,2 % environ, en raison de la mise en production de la nouvelle plate-forme offshore de gaz naturel ». Au terme de la mission, elle a déclaré qu’« à moyen terme, la croissance devrait continuer de s’accélérer progressivement, à 5 ou 5 ½ %, à mesure que de grands projets d’infrastructures sont achevés, notamment des usines hydroélectriques, le port en eau profonde et des routes ». Avant d’ajouter que « la construction liée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 devrait aussi contribuer à l’activité, quoique seulement de manière temporaire ». Toutefois, les services de l’institution financière internationale préviennent qu’une nouvelle série de baisses des prix des produits de base, notamment du pétrole, du cacao et du café, une résurgence des problèmes de sécurité et de nouveaux retards dans la mise en exploitation de grands projets d’infrastructures, constitueraient des risques à même de fragiliser la croissance. Signalons que les résultats obtenus dans le cadre du premier programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC) sembleraient être en bonne voie, si l’on en croit le FMI qui a indiqué le respect des objectifs fixés pour fin juin sera évalué lors de la première revue en octobre. Pour rappel, le 26 juin dernier, le FMI a approuvé en faveur du Cameroun un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant d’environ 666 millions de dollars. Ce qui équivaut à 175 % de la quote-part du Cameroun au FMI, à l’appui des réformes économiques et financières du pays.