Congo Brazzaville. Grand désordre à l’Ordre des experts-comptables du Congo (ONEC)

Congo Brazzaville. Grand désordre à l’Ordre des experts-comptables du Congo (ONEC)

INDISCRETION. À l’étape actuelle de nos investigations, force est de constater qu’il se passe des choses peu orthodoxes à l’Ordre des experts- comptables du Congo (Onec): non tenue des assemblées générales depuis 2 ans, disfonctionnement dans la gestion de l’Ordre, réunion tenue et décisions prises par des responsables en situation d’incompatibilité, règlement intérieur de l’ordre jamais homologué par les pouvoirs publics…. Bref, le conformisme qui doit habiter tout expert-comptable, eu égard à l’acte de certification des comptes d’une entreprise par un Auditeur, en conformité avec le pacte professionnel, ne serait pas de mise dans le mode de fonctionnement de l’Onec. Aussi incompréhensible et admissible que cela puisse paraître, comment des experts-comptables ou commissaires aux comptes agréés Cemac, qui doivent être nantis de la qualité morale en termes de conformité et de régularité, ne prêchent-ils pas eux-mêmes par le bon exemple? Selon certaines indiscrétions, tous ces griefs qui consacrent l’irrégularité des actes posés jusqu’ici par l’Onec seraient désormais portés devant les juridictions compétentes pour la suspension, dans un premier temps, de l’assemblée générale convoquée les 16 et 17 décembre 2021. Nous y reviendrons Par Alphonse Ndongo (Fb)

Le désordre au sommet de l’Etat congolais

Le désordre au sommet de l’Etat congolais

TRIBUNE. Dernièrement, le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Isidore Mvouba avait révélé les manquements dans la communication gouvernementale sur la pandémie du COVID19. Il avait affirmé que le pouvoir avait perdu la bataille de l’opinion et cela est vérifiable aujourd’hui. Le colonel Didace Yobi, directeur de la Sécurité publique vient d’outrepasser ses prérogatives en annulant le circulaire du ministre du Commerce autorisant l’ouverture des supermarchés, boutiques d’alimentation, boulangeries et pâtisseries. Le DSP est sous les ordres du DGPN dont le supérieur hiérarchique est le ministère de l’intérieur. Ne peut qu’annuler un circulaire d’un ministre, le premier ministre ou le président de la République qui sont ses supérieurs hiérarchiques. La loi sur l’état d’urgence sanitaire n’a pas réglée tous les détails relatifs au fonctionnement du pays dans cette période : les heures et jours d’ouverture des supermarchés, boutiques d’alimentation, boulangeries et pâtisseries, les modalités de délivrance des laisser-passer, etc… Nous assistons très bien à la déliquescence de l’état : le gouvernement a produit un projet de loi peu détaillé et peu outillé conformément à la constitution pour permettre facilement son application, l’Assemblée nationale et le Sénat qui n’ont pas joué pleinement leur rôle de contrôler l’action de l’exécutif et la loi. Cette dissonance est la résultante d’une incohérence dans le fonctionnement des institutions de la République. Le rôle de la Direction de la sécurité publique est d’assurer la protection des personnes et des biens, de prêter assistance et de veiller à la tranquillité et au maintien de l’ordre public. La DSP est au service de la population, elle doit lutter contre la criminalité, les violences urbaines avec une part forte dévolue à l’investigation judiciaire. Elle doit mener des actions préventives et répressives essentielles dans la lutte contre l’insécurité routière, lutter contre les trafics de stupéfiants, encadrer des grands événements, assurer la sécurité des déplacements de personnalités, protéger les lieux sensibles. La prévention et la dissuasion de la délinquance par une présence active et visible sur la voie publique. Depuis le confinement et la mise en place du couvre feu, les actes délictueux se sont multipliés : cambriolages, dégradations de biens publics, etc… la direction de la sécurité publique a failli dans sa mission principale d’assurer la protection des personnes et des biens. La police n’a pas encore mis la main sur ces malfaiteurs et les enquêtes traînent. Face à ce capharnaüm, les pouvoirs publics ont du mal à se coordonner car la devise de cette jungle nous on dit long:  » Ebonga, ebonga té, toujours meilleur ». Evrard NANGHO (Président national du Modec)

Can 2015 : Un coup de sifflet qui sonne le glas du désordre à Brazzaville

Can 2015 : Un coup de sifflet qui sonne le glas du désordre à Brazzaville

Les Diables Rouges de la République du Congo venaient de crucifier les Etalons du Burkina Faso en marquant leur second but de la victoire qui les envoie en quart de finale mais l’arbitre de ce match, M. Joseph Lamptey qui avait sifflé la fin de ce derby ne savait pas qu’il venait de siffler pour le début d’un autre match plus désordonné et plus dramatique à Brazzaville. Le coup de sifflet annonçant la fin du match Diables Rouges de la République du Congo –contre les Etalons du Burkina Faso au stade d’Ebebiyin a déclenché la sortie de plusieurs personnes des parcelles, des boutiques ou de divers lieux d’où ils venaient de suivre le derby. Des hommes, des enfants et des femmes des deux sexes ont envahi les rues et les avenues, en sautant, en sautillant, en criant, en chantant et en saluant cette victoire. De manière spontanée, un énorme rassemblement s’est formé à quelques mètres du camp Comus de Moukondo. L’hymne national du Congo a été chanté avant de courir en direction du rond point Mouhoumi dans l’arrondissement 7. Les automobilistes ont rapidement quitté la chaussée pour mettre leur voiture en sécurité. Des vandales s’en prenaient aux portails des boutiques pourtant fermés depuis deux ou trois heures pour éviter ces débordements. Vers le rond point de Moukondo dénommé Mazala, un autre groupe courait en direction du marché de Moukondo, les drapeaux et les drapelets aux couleurs nationales levés vers le ciel. A Poto-Poto, deux camps ont tracé comme ligne de démarcation de leur territoire respectif, l’avenue de la paix que l’un ou l’autre ne doit traverser. Ils se seraient promené armés de machettes de par et d’autre de cette avenue riche en histoire. Certains de ces fanatiques de tous les quartiers ont, dans leur état de débordement, dépouillé des citoyens de leurs téléphones, défoncé des magasins d’où ils ont emporté des appareils électroniques et autres objets de valeur. Des jeunes femmes se sont débarrassées de leurs vêtements et promenées nues dans les rues et avenues de la ville capitale. Une population apeurée La peur suscitée par les déclarations des hommes politiques a cédé la place à celle générée par les fanatiques des Diables Rouges. La fin d’un match fait désormais peur aux citoyens de la ville. Les pillages subis et les actes de barbarie à la fin du match entre les Diables Rouges contre la Guinée Equatoriale, le 17 janvier 2015, plongent tout le monde dans cette peur de se retrouver dans la rue à la fin d’un match. Ce match qui s’est soldé par un score de parité n’a pas eu besoin de cette violence pour exprimer leur satisfaction. Le 21 janvier 2015, quelques heures avant le match entre le Gabon et le Congo, les congolais étaient rentrés presque de manière précipitée chez eux pour ne pas à subir ces désagréments. Des consignes avaient été données aux commerçants de fermer les portes de leurs boutiques. Les stations d’essence aussi avaient fermé leurs pompes. Les rues et avenues s’étaient pratiquement vidées de leurs citoyens. Tout le monde voulait rentrer et attendre le match dans sa maison, au milieu des siens. Ce comportement est vraiment étrange lorsqu’on sait que lorsqu’on est content, on ri, on danse, on chante, on mange, on souri et ouvre les bras pour recevoir tout le monde. Le questionnement actuel est de savoir à quelle sauce le pays sera mangé dès que surviendra la défaite si déjà la victoire ou le nul donnent lieu à des égarements. La présence de la force publique Ce qui été noté au quartier Moukondo, à Poto-Poto, à Moungali et partout, ce sont ces jeunes se permettant de braver les agents de la police. Ils huent sur eux et chantent comme si ces agents de l’ordre ne représentaient rien pour eux. Quelques heures après la fin du match et le déclenchement de ce comportement déplorable, deux autobus pleins de policiers ont quitté un camp de la police pour aller à la rescousse d’autres policiers en difficulté quelque part.