Littérature : «La reconquête du statut de pays de transit pour le Congo passe en priorité par une réorganisation rationnelle du secteur maritime», selon Coussoud Mavoungou

Littérature : «La reconquête du statut de pays de transit pour le Congo passe en priorité par une réorganisation rationnelle du secteur maritime», selon Coussoud Mavoungou

Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou fait cette affirmation dans son livre intitulé «Pour une marine marchande au service du développement», discours, un ouvrage qui est, comme le rapporte la quatrième de couverture, un fil conducteur des politiques nationales et régionales dans les années à venir et qui peut servir de guide et d’instrument de réflexion à tous les Etats soucieux de s’engager dans une politique de développement et en particulier à tous les Etats d’Afrique de l’Ouest et du Centre pour lesquels exporter et importer constitue un élément essentiel de leur activité. Publié aux éditions L’harmattan Congo-Brazzaville en 2017, le titre de Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou s’ouvre par une préface portant la signature de Françoise Odier, présidente d’honneur de l’association française du droit maritime (AFDM), professeure associée à l’Université de Paris, Panthéon I, Sorbonne. Dans sa préface, Françoise Odier estime que l’ouvrage de Coussoud Mavoungou est publié au moment où il le fallait : il correspond en effet aux besoins de l’Afrique de l’Ouest et du Centre qui s’engagent dans des mutations essentielles, une évolution de cette nature ne se fait pas en se refermant sur ses frontières, elle n’est possible que grâce à une ouverture au monde. Dans son avant-propos, l’auteur affirme que le commerce international s’effectue à plus de 90% par les voies maritimes. Il ajoute que le Congo entend capitaliser sa position géostratégique en la matière par son atout supplémentaire qui n’est autre que le Port de Pointe-Noire, qui est de loin le plus grand en Afrique centrale. «Pour le Congo, la reconquête du statut de pays de transit passe en priorité par une réorganisation rationnelle de ce secteur pourvoyeur d’emplois et dont la gestion intègre la formation d’une main d’œuvre qualifiée, la protection et l’exploitation des ressources naturelles, la construction des infrastructures ainsi que la sécurisation des voies et des moyens de transport», souligne-t-il. L’auteur ajoute que le Congo s’est résolu, dans cette perspective, de mettre sa réglementation en conformité avec les normes internationales. Il rappelle à cet effet que le Congo a ratifié la totalité des conventions de l’Organisation Maritime Internationale relatives, entre autres question, à la sûreté et à la sécurité maritimes, à la lutte contre la pollution ainsi qu’à la navigation. «Cet engagement lui a valu d’assure à maintes occasions, la présidence des instances sous régionales ad hoc telle que le Mémorandum d’entente sur le contrôle des navires par l’Etat du port dans la région Afrique de l’Ouest et du centre (MoU) d’Abuja et l’Académie régionale des sciences et techniques de la mer (ARSTM) d’Abidjan», écrit-il encore dans cet avant-propos. «La publication de ce livre me donne l’occasion de renouveler mes hommages à monsieur le président de la république, Denis Sassou Nguesso pour sa confiance et pour ses orientations», écrit encore l’auteur. Le pouvoir des discours réside dans leur capacité d’immortaliser Pour Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou, le pouvoir des discours, dans la vie publique, réside dans sa capacité à immortaliser les événements et de fixer, dans l’espace et dans le temps, les repères de l’action, état de lieux, bilans de projets réalisés, projection des tâches à accomplir, feuilles de route : les plus grands choix de gouvernance de la cité, les plus grandes décisions politiques se lisent sous le pli des propos des décideurs. «Ces questions participent de la manière du présent livre. Les discours qui en constituent l’ossature ont été prononcés dans le cadre des charges que j’ai assumées au sein de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre depuis 2008, en qualité de ministre délégué à la marine marchande», martèle l’auteur qui précise cependant que ces discours apportent des réponses aux questions que se posent les citoyens au quotidien. «Pour une marine marchande au service du développement», l’ouvrage Le livre de Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou s’ouvre sur des dédicaces à ses parents, papa Coussoud et maman Julienne, à ses épouses Palmera et Louise, à ses enfants, ses frères et sœurs, à toutes sa famille, à la communauté maritime africaine et à tous les administrateurs des affaires maritimes. Il est subdivisé en quinze parties ou chapitres. La première titrée «Messages de vœux de nouvel» compte deux allocutions. Elle est suivie de «Organisation Maritime Internationale» qui porte trois messages à l’occasion des 26, 27 et 28èmes sessions des 23 novembre 2009, 22 novembre 2011 et du 26 novembre 2013. Dans les parties «Messages sur la journée mondiale de la mer» et «Organisation Maritime de l’Afrique de L’Ouest et du Centre (OMAOC)», l’auteur met à la disposition du public neuf messages. Dans le «Règlement maritime internationale», «formation maritime» et « sécurité maritime», Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou livre vingt-quatre messages, allocutions et discours. En outre, dans «sûreté maritime», «travail maritime» et «ports maritimes», neuf messages, allocutions et discours. «Facilitation maritime», «session inaugurale de la direction générale de la marine marchande» et «Union africaine», l’auteur Coussoud Mavoungou donne à découvrir onze allocutions, messages, interventions, plaidoyers et communications. Il conclut son ouvrage par un discours et un message dans «Divers» et un autre dans «testament au secteur maritime». Le livre de Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou repose sur 294 pages. Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou, l’auteur «J’ai emprunté ma rhétorique aux métiers de la mer, ceux auxquels j’ai été formé et qui ont façonné ma personnalité, ceux dont l’apport est attendu dans la diversification de l’économie congolaise. Spécialiste de l’économie maritime et profane devraient y trouver des données pratiques et des informations utiles sur la politique nationale en matière d’économie maritime. L’auteur Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou est né le 12 novembre 1959 à Dolisie en République du Congo. Juriste, diplômé de l’école d’administration des affaires maritimes de Bordeaux (France), ancien directeur général de la Marine marchande congolaise, ancien président des experts de l’OMAOC, du MoU d’Abuja et du Conseil d’administration de l’ARSTM, il est grand officier dans l’ordre du Mérite congolais, officier dans l’ordre national ivoirien, commandeur dans l’ordre du Mérite maritime français et président d’honneur de l’association congolaise du droit maritime. Membre du gouvernement depuis 2005, il est

Royaume Loango. Installation du roi Moe Mackosso IV dans le nouveau Palais royal

Royaume Loango. Installation du roi Moe Mackosso IV dans le nouveau Palais royal

Le roi Maloango, Moe Mackosso IV, a été installé, le 25 septembre 2016 à Diosso dans le département du Kouilou, dans le nouveau Palais royal au cours d’une cérémonie hautement émouvante présidée par le ministre des affaires foncières et du domaine de l’Etat, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, représentant l’épouse de chef de l’Etat, Mme Antoinette Sassou N’guesso. Cette installation a eu lieu devant une foule venue des différents villages du royaume. Le roi Moe Mackosso IV est arrivé sur la place aménagée pour la circonstance, sur un tipoye, saluant les invités avec son balai de commandement parmi lesquels les ministres Jean Marc Thystère Tchicaya des hydrocarbures ; Anatole Collinet Mackosso de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation ; Mme Arlette Soudan Nonault du tourisme et des loisirs ainsi que Mme Lydie Pongault, conseiller du Président de la République, chef du département de la culture, des arts et du tourisme. Un cortège de femmes parées de feuilles de palmier et exécutant des pas de la danse traditionnelle et sacrée, Mbembo, sont allées accueillir le cortège du roi à l’orée du sentier conduisant au nouveau palais. Ce cortège est triomphalement entré dans la cour limitée par trois grandes tentes. Surplombant toute la foule du haut du tipoye porté par des hommes, le roi, vêtu d’une tenue en raphia, agitait son balai de la main droite pour saluer la foule, avant d’être installé dans le fauteuil prévu à cet effet, entre les deux reines. C’est le maitre des cérémonies de la cour royale qui a dirigé le cérémonial d’installation. Il a fait cohabiter le visible et l’invisible. D’un cercle tracé au milieu de la cour, il a hurlé à plusieurs reprises pour signaler la présence d’un visiteur, répondu ensuite à la question du roi, à savoir, «qui es-tu ?». Chaque réponse correspondait à l’identité d’un des prédécesseurs du roi. Ainsi le public a-t-il entendu citer les noms des rois disparus, du 17éme siècle avec le roi Maloango Mwe Pwati 1er à Moe Mayilou décédé en 2007. Il a ensuite fait entrer le roi dans ce grand cercle avant de l’accompagner vers le portail du nouveau palais. D’un pas rythmé par une musique non audible au commun des mortels, le roi Moe Mackosso IV a marché seul, d’un pas rassuré et cadencé, vers le bâtiment central dans lequel il va désormais vivre et passer le reste de sa vie. Sans se retourner. Cette installation a été précédée, le 24 septembre 2016, par la remise officielle des clefs de cette infrastructure au ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou qui les a ensuite transmises au premier ministre du royaume ou Mamboma, M. Justin Koumba. Caractéristiques du Palais royal Le nouveau palais royal est situé en face de l’ancienne résidence des rois, transformée en musée Maloango. Elle s’étend sur une surface de 960m2 entièrement clôturée. Un bâtiment R+1 accueille le visuel du visiteur. C’est dans ce bâtiment principal du palais qu’est désormais logé Sa Majesté le roi de Loango. Il comprend, entre autres, au rez-de-chaussée, deux séjours, un coin bar, une cuisine, deux chambres, deux salles d’eau, deux porches, un garage et deux terrasses. A l’étage, le bâtiment compte quatre chambres à coucher, deux salles d’eau, un balcon et d’autres accessoires. Deux autres bâtiments de type F6 comprenant chacun un séjour, un coin repas, cinq chambres, trois salles d’eau, une cuisine, un cellier sont présents dans le palais. Ils sont réservés aux membres de la famille royale et à ses invités. Deux paillottes y sont également érigées. Elles comprennent chacune, un salon, un coin repas, une salle d’eau, une chambre et une cuisine. Tous les bâtiments sont peints aux couleurs du royaume, c’est-à-dire, le bleu et le jaune. Il est aussi construit un système d’évacuation des eaux usées. Les bâtiments sont dotés d’une climatisation. Pour suppléer les ruptures de fourniture du courant de la Société Nationale d’Electricité, un groupe électrogène de 110 Kva est placé dans un coin de la cour royale. Les travaux de construction ont commencé en avril 2013 et ont coûté 679 millions 552.470 FCFA. Quelques notes d’histoire L’histoire du royaume Loango commence dans le royaume de Vungu ou Bungu dans le Mayombe du Congo démocratique. En effet, des membres de la tribu des Ba-Woyo du clan Bouvandji vont vers de nouveaux horizons et s’installent dans l’espace actuel pour fonder au 11ème siècle, le royaume de Loango avant de disparaitre quelques temps après. , Des oracles sont consultés afin de combler ce vide. C’est ainsi qu’apparait dans l’histoire celui de Nombo N’sinda, génératrice des dynasties Nkondi et Nkata. C’est la dynastie prédominante des Nkondi qui donne au royaume, un roi prestigieux qui règne au milieu du 17ème siècle sous le nom de Kamango de son vrai nom Poati Um Mbunzi soit Maloango Mwe Pwati 1er. A la suite de l’hémorragie humaine subie pendant les quatre siècles de la traite atlantique des noirs, le royaume de Loango perd de sa superbe et c’est un roi affaibli, Moe Mackosso Mu Tchicussu qui signe avec l’envoyé de Pierre Savorgnan de Brazza en la personne du capitaine de vaisseau Lecordier, le Protectorat du 21 mars 1883. Ce protectorat est vite remis en cause par le Prince de Tchimbamba du clan Boulolo nommé André Loemba ou Loemb’Lu Tchibouang’, obligeant donc Lecordier à signer en juin 1883, un second protectorat. Avec la conférence de Berlin en 1885, le royaume est démembré et tombe sous le joug de la colonisation française. Cette période consacre un grand roi, Moe Pwati III Ngangue’ M’voumbe Oussangueme, qui règne pendant 25 ans. Il est le seul à bénéficier de la part de l’administration coloniale, d’un statut particulier et d’une résidence officielle, construite en 1952. A sa mort en 1975, la royauté est abolie par les autorités congolaises de cette époque. Elle est rétablie par la conférence nationale souveraine de 1991. Un imbroglio suit cette période de passage à vide. C’est à cet effet que le Préfet Alexandre Honoré Paka et le maire François Luc Macosso, apportent leur contribution. Ce rappel à l’ordre et la