Réélection de Denis Sassou-Nguesso : Vladimir Poutine salue un nouvel élan de la coopération russo-congolaise

Réélection de Denis Sassou-Nguesso : Vladimir Poutine salue un nouvel élan de la coopération russo-congolaise

Le Président de la fédération de Russie, Vladimir Vladimirovitch Poutine, a adressé ses sincères félicitations au président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, à la suite de sa réélection, rapporte Sputnik. « Je suis convaincu que votre nouveau mandat renforcera les liens d’amitié entre nos deux pays et donnera un nouvel élan à notre coopération bilatérale mutuellement avantageuse », a écrit le chef de l’Etat russe à son homologue congolais, cité par l’agence russe. La même source indique que le Président Vladimir Poutine a été l’un des premiers dirigeants mondiaux à adresser un télégramme de félicitations au président congolais. Patricia Engali

Congrès mondial de l’IUSY : La Ligue des jeunes de la Convergence citoyenne devient membre à part entière

Congrès mondial de l’IUSY : La Ligue des jeunes de la Convergence citoyenne devient membre à part entière

ISTAMBUL. À l’heure où les tensions internationales et les fragilités démocratiques se multiplient, la jeunesse congolaise engagée dans le combat démocratique s’affirme sur la scène internationale. Illustration avec la Ligue des Jeunes de la Convergence Citoyenne (LJCC) qui obtient le statut de membre à part entière au sein de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste (IUSY). Un tournant historique. L’organisation de jeunesse de la Convergence Citoyenne – parti d’opposition de la République du Congo – rejoint le réseau mondial de l’IUSY à l’issue du Congrès mondial de cette organisation tenu à Istanbul du 26 au 29 mars 2026. Pour la délégation de la LJCC, conduite par Paraclet Milos Hemilembolo, Secrétaire national chargé des relations internationales de la Convergence Citoyenne, « cette reconnaissance marque l’aboutissement de quatre années d’engagement en tant que membre observateur, durant lesquelles la LJCC a su s’imposer comme un acteur crédible et engagé au sein du mouvement international ». En outre, elle «  consacre non seulement la crédibilité de la LJCC, mais aussi l’entrée affirmée de la jeunesse congolaise dans les dynamiques internationales de transformation politique et sociale ». Pour Paraclet Milos Hemilembolo, cette adhésion envoie un message clair : la jeunesse ne reculera pas « Rien ne peut arrêter notre combat pour la liberté, la démocratie et la dignité humaine. » Par ailleurs, en plus de constituer une avancée majeure, l’adhésion de la LJCC en tant que membre à part entière permet « de porter les réalités congolaises au sein d’un réseau international influent et engagé », a-t-elle souligné, rappelant que ce Congrès s’est tenu dans un contexte international particulièrement préoccupant. En effet, LJCC affirme sa présence sur la scène internationale dans un contexte marqué par la montée des extrémismes, le recul des libertés publiques, l’affaiblissement des institutions démocratiques, ainsi que la multiplication des crises sociales et politiques. Cet environnement n’a toutefois pas effrayé l’organisation de jeunesse de la Convergence Citoyenne. « Face à ces défis, la jeunesse engagée du monde entier réaffirme sa détermination à défendre les valeurs de justice sociale, de démocratie et de solidarité internationale », a-t-elle souligné dans un communiqué parvenu à Pagesafrik.com affirmant que cette dynamique internationale trouve un écho particulier en République du Congo, où les enjeux démocratiques, sociaux et politiques demeurent au cœur des préoccupations nationales. Dans ce contexte, poursuit le communiqué, « l’engagement de la LJCC s’inscrit dans une volonté claire renforcer la voix de la jeunesse congolaise, promouvoir une alternative politique crédible, défendre les droits et libertés fondamentales et inscrire le combat démocratique dans une dimension internationale ». Outre l’obtention du statut de membre à part entière, la délégation de la LJCC affirme qu’elle s’était fixée également comme objectifs ambitieux en arrivant à Istanbul l’adoption de deux résolutions, la réaffirmation des valeurs fondamentales et le renforcement de la solidarité internationale, qui ont été adoptées à l’unanimité. Regroupant plus de 140 organisations issues de plus de 100 pays, l’IUSY figure parmi les principales organisations mondiales de jeunesse socialiste et sociale-démocrate. Martin Kam

Société : Aurore Eve Ibara, née Mbengue, « le nouveau souffle de l’engagement citoyen au Congo »

Société : Aurore Eve Ibara, née Mbengue, « le nouveau souffle de l’engagement citoyen au Congo »

INTERVIEW. « Osez ! » C’est par ce cri du cœur qu’Aurore Eve Ibara exhorte ses paires à prendre leur place dans la construction de la nation. Fondatrice d’Énergie Patriotique et observatrice avisée des réalités sociales, elle a transformé les défis de son parcours en une force d’action inébranlable. À l’occasion du Mois de la femme, elle revient sur son engagement, les obstacles qu’elle a surmontés et son ambition de bâtir un modèle citoyen capable de transformer durablement les communautés. Pagesafrik.com: Pouvez-vous vous présenter brièvement à nos lectrices ? Aurore Eve Ibara: Je suis Aurore Eve Ibara, une femme engagée, passionnée par l’impact social et profondément attachée au développement de ma communauté. Mon parcours est guidé par une conviction forte : chaque action, même modeste, peut transformer des vies. Quel a été le moment clé qui a déclenché votre volonté d’agir pour la communauté, jusqu’à créer l’association Énergie Patriotique ? Le déclic est né du terrain, au contact direct des réalités sociales : des jeunes en perte de repères, des femmes pleines de potentiel mais sans accompagnement. À ce moment-là, j’ai compris qu’il ne suffisait plus de constater — il fallait agir. La création d’Énergie Patriotique s’est imposée comme une réponse concrète à cette urgence. Quels sont les projets les plus marquants que vous avez réalisés jusqu’à présent ? Chaque action a son importance, mais certaines m’ont particulièrement marquée : les initiatives de soutien aux populations vulnérables, les programmes de sensibilisation et surtout les actions d’autonomisation des femmes et des jeunes. Voir des vies évoluer grâce à nos interventions reste la plus grande des récompenses. En tant que femme leader, quels défis avez-vous rencontrés dans votre parcours ? Être une femme leader, c’est souvent devoir prouver davantage. J’ai fait face à des préjugés, à des résistances, et parfois à un manque de moyens. Mais ces défis ont renforcé ma détermination. Ils m’ont appris à rester debout, à croire en ma vision et à avancer avec résilience. Quelle est votre vision pour l’avenir de l’association Énergie Patriotique ? Je souhaite faire d’Énergie Patriotique une référence incontournable de l’engagement citoyen, une plateforme capable de porter des projets structurants et durables, avec un impact réel sur les communautés. L’objectif est de bâtir un modèle qui inspire et transforme. En tant que femme leader, que représente pour vous le Mois de la femme ? Le Mois de la femme est bien plus qu’une célébration. C’est un temps de reconnaissance, mais aussi un appel à l’action. Il nous rappelle que les avancées sont possibles, mais qu’il reste encore beaucoup à accomplir pour une véritable égalité. Quel message fort souhaitez-vous adresser à l’occasion du Mois de la femme ? Aux femmes, je veux dire : osez. Osez rêver, osez entreprendre, osez-vous affirmer. Votre voix compte, votre place est légitime. Le monde a besoin de votre force, de votre intelligence et de votre leadership. Selon vous, quels aspects devraient être améliorés dans le cadre du nouveau mandat en cours ? Il est essentiel de renforcer l’efficacité des actions publiques, d’assurer une meilleure équité dans l’accès aux opportunités et de rapprocher davantage les politiques des réalités du terrain. Le développement doit être visible et ressenti par tous. Quelles devraient être les priorités du Président pour ce nouveau mandat ? Les priorités doivent être centrées sur l’humain : l’emploi, l’éducation, la santé et l’inclusion sociale. Investir dans la jeunesse et les femmes, c’est investir dans l’avenir du pays. Propos recueillis par Wilfrid Lawilla D.

Les Congolais n’attendent ni salut ni renouveau de Mokoko (J3M) et Okombi Salissa (AOS)

Les Congolais n’attendent ni salut ni renouveau de Mokoko (J3M) et Okombi Salissa (AOS)

LIBRES PROPOS. À l’occasion de la dernière campagne présidentielle, une grande partie de l’opinion publique congolaise a été frappée par la nature des discours portés par certains candidats. Plutôt que de présenter des programmes politiques structurés, capables de répondre aux urgences économiques, sociales et institutionnelles du pays, le débat s’est déplacé vers des figures individuelles, notamment Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa. Ce glissement du débat politique vers des personnalités incarcérées révèle une crise plus profonde : celle d’un imaginaire politique en panne, incapable de se projeter dans un avenir collectif fondé sur des idées, des projets et des réformes concrètes. La focalisation sur ces figures donne l’impression erronée que la question des prisonniers politiques constituerait la priorité centrale des Congolais, alors même que les préoccupations majeures restent l’emploi, la gouvernance, les services publics et la justice sociale. D’un point de vue historique, cette campagne présidentielle apparaît comme l’une des plus nulles qu’ait connues le pays. L’opposition, fragmentée et peu structurée, a donné à voir une absence de préparation manifeste. Les discours, souvent improvisés, ont trahi un déficit de vision stratégique et programmatique. Aucun candidat n’a véritablement réussi à incarner une alternative crédible au pouvoir en place, dominé par le Parti congolais du travail. Sur le plan sociologique, cette situation traduit l’essoufflement d’une classe politique largement issue du même moule historique. En effet, ni Mokoko ni Okombi Salissa ne peuvent être perçus comme des figures de rupture. Tous deux s’inscrivent, à des degrés divers, dans les logiques du système qu’ils prétendent aujourd’hui contester. Concernant André Okombi Salissa, son parcours politique reste étroitement lié à celui de Denis Sassou Nguesso, son mentor dont il fut un proche collaborateur. Cette proximité interroge sur sa capacité à incarner une véritable alternative. Par ailleurs, son implication présumée dans les événements liés à la Guerre du 5 juin 1997 contre Pascal Lissouba, continue de nourrir des interrogations quant à sa légitimité à se poser en défenseur de la démocratie. Car AOS a le sang des Congolais dans les mains et dans sa conscience. Il avait pillé pendant la guerre du 5 juin et c’est grâce à DSN qu’il s’est enrichi ostensiblement comme ministre. AOS un personnage troublant et ambiguë qui n’a jamais démissionné du PCT. Quant à Jean-Marie Michel Mokoko, son image reste ambivalente. S’il a joué un rôle notable pour la tenue de la Conférence nationale souveraine, son parcours ultérieur, marqué par des accusations et des controverses, notamment liées à ses relations avec certains réseaux internationaux, affaiblit sa crédibilité comme figure de renouveau. Son positionnement politique semble avoir reposé sur des soutiens incertains, notamment au sein de la diaspora et de cercles étrangers, qui ne se sont jamais concrétisés. J3M avait reçu l’argent d’ELF pour renverser la transition sous Milongo. Il paye aujourd’hui sa dette vis à vis de la France et de son mentor DSN. Ainsi, ni Mokoko ni Okombi Salissa ne semblent en mesure d’incarner une opposition renouvelée, à la hauteur des attentes d’une population en quête de transformation profonde. Leur trajectoire illustre plutôt la continuité d’un système politique fermé, où les élites circulent sans véritable rupture. Dès lors, l’enjeu pour le Congo réside dans la construction d’une opposition authentique, crédible et inclusive. Une opposition capable de dépasser les logiques personnelles et les rivalités d’ego pour fédérer les forces vives de la nation : la diaspora, les mouvements citoyens émergents et les acteurs engagés sur le terrain. Cette recomposition est indispensable pour redonner espoir et restaurer la confiance dans l’action politique. En définitive, le Congo ne pourra amorcer son renouveau qu’en rompant avec une opposition de façade, souvent perçue comme théâtrale, pour faire émerger une véritable dynamique politique, enracinée dans les réalités sociales et tournée vers l’avenir. Car, comme le rappelle l’Évangile selon Matthieu (9:17), « on ne met pas du vin nouveau dans de Vieilles outres ». Cette métaphore illustre parfaitement l’impératif de renouvellement : de nouveaux défis exigent de nouveaux acteurs, porteurs de pratiques et de visions différentes. Fait à Lyon, le 19 mars 2026 Evrard NANGHO

Congo 2026 : Pour Pierre Mabiala, la victoire de Sassou-N’Guesso est le fruit d’une « conscience collective aboutie »

Congo 2026 : Pour Pierre Mabiala, la victoire de Sassou-N’Guesso est le fruit d’une « conscience collective aboutie »

PRESIDENTIELLE. Maillon essentiel du dispositif de campagne, Pierre Mabiala, 3ème directeur national de campagne adjoint chargé des questions juridiques, livre une lecture éthique et doctrinale de la réélection de Denis Sassou-N’Guesso. Le président Denis Sassou-N’Guesso, à l’issue du scrutin des 12 et 15 mars 2026, a été reconduit dans ses fonctions avec 94,82 % des suffrages. Le scrutin, marqué par une mobilisation de plus de 84 % de l’électorat, n’a pas manqué de retenir l’attention des observateurs au Congo et au-delà des frontières. Pierre Mabiala, 3ème directeur national de campagne adjoint, chargé des questions juridiques, a déclaré que : « cette victoire est un renouvellement mérité du contrat de confiance entre Denis Sassou-N’Guesso et le peuple souverain de la République du Congo. La réélection de Denis Sassou-N’Guesso est, non seulement l’expression d’un choix politique affirmé et assumé, mais également la manifestation d’une conscience collective aboutie du peuple congolais. En effet, le peuple congolais dans sa souveraineté a réaffirmé son attachement à Denis Sassou-N’Guesso et à la continuité de son action publique multiforme qu’il incarne, notamment dans l’instauration et la pérennisation de la paix dans le monde, en Afrique et au Congo en particulier ainsi que dans le développement économique et social de la République du Congo. » Pour le 3ème directeur national de campagne adjoint du président Denis Sassou-N’Guesso : « Cette victoire électorale de Denis Sassou-N’Guesso ne saurait être réduite à une simple reconduction politique, elle engage, en profondeur, une responsabilité renouvelée. La victoire électorale du candidat de la Majorité Présidentielle invite à repenser les rapports entre gouvernants et gouvernés, car la gouvernance étatique ne consiste pas, uniquement, à administrer, elle consiste aussi à incarner une éthique en vue du bien-être commun des populations, où chaque décision participe à l’édification d’un ordre social harmonieux. Puisse la réélection de Denis Sassou-N’Guesso, à l’issue du scrutin présidentiel des 12 et 15 mars 2026, ouvrir la voie d’un approfondissement des idéaux républicains et d’une gouvernance éclairée, fidèle aux aspirations les plus profondes du peuple congolais. C’est donc à juste titre que le Président Denis Sassou-N’Guesso appelle les congolais à l’accélération de la marche vers le développement », a renchéri Pierre Mabiala. La fidélité du Niari Pierre Mabiala a insisté sur le fait que le Niari reste fidèle à Denis Sassou N’Guesso. « Le Niari a encore besoin de vous à la magistrature suprême de notre pays pour pérenniser et garantir la stabilité de nos institutions, la paix, la cohésion sociale, l’unité nationale, le développement économique et social. C’est ce que le Niari a continué d’appeler, depuis 2015, la nécessité Républicaine de continuité », a soutenu Pierre Mabiala. Il a assuré que les suffrages du Niari seront toujours en faveur de Denis Sassou-N’Guesso, affirmant que « la relation fusionnelle entre Denis Sassou-N’Guesso et le Niari ne sera jamais brisée par un vote qui serait défavorable ». Un héritage historique Denis Sassou-N’Guesso bénéficie d’un héritage historique et sacré au Niari, marqué par une alliance de raison et de cœur entre Simon Pierre Kikhounga-Ngot et Jacques Opangault, deux figures politiques majeures du passé. Cette alliance renforce l’attachement du Niari en la personne de Denis Sassou-N’Guesso, solidifiant ainsi son soutien inébranlable. Wilfrid Lawilla

Démocratie sans parti politique : l’écrivain Serge Armand Zanzala initie une campagne de sensibilisation (Congo)

Démocratie sans parti politique : l’écrivain Serge Armand Zanzala initie une campagne de sensibilisation (Congo)

ÇA VAUT LE DETOUR. Dans une lettre ouverte aux Congolais du pays et de la diaspora, Serge Armand ZANZALA, écrivain, chercheur, directeur de La Société littéraire et initiateur du projet Kongo Ya Sika, annonce le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation autour du concept de « Démocratie sans parti politique ». Ci-dessous, l’intégralité de ladite lettre. « Lettre ouverte aux Congolais du pays et de la diaspora Objet: Ouverture de l’Université Populaire sur la Démocratie Sans Parti Politique Chers compatriotes, À la suite des élections présidentielles du 15 mars dernier, un constat s’impose avec gravité : les partis politiques congolais ont, une fois de plus, montré leurs limites. Incapacité à préparer efficacement ces échéances, à garantir leur transparence, à proposer un candidat véritablement porteur des aspirations du peuple, et surtout, absence criante d’un Projet de Société, qu’il soit commun ou même individuel. Face à cette situation préoccupante, il devient impératif de repenser en profondeur notre manière de faire la politique et d’organiser notre démocratie. C’est dans cet esprit que nous, Serge Armand ZANZALA, Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire et Initiateur du projet Kongo Ya Sika, annonçons ce vendredi 20 mars 2026, le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation autour du concept de Démocratie Sans Parti Politique. Notre démarche s’inscrit dans une tradition de réflexion critique sur les partis politiques. À l’image de Simone Veil , magistrate et femme d’État française, qui, en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale alors qu’elle était réfugiée à Londres, proposait la suppression pure et simple des partis politiques en France, nous pensons qu’il est temps d’oser explorer d’autres voies. Nous nous inspirons également d’expériences contemporaines, notamment celle du Mali, où des réflexions et pratiques autour d’une démocratie sans partis visent à redonner au peuple toute sa souveraineté. Ainsi, nous prenons l’engagement solennel d’œuvrer pour l’instauration d’une Démocratie Sans Parti Politique en République du Congo, une démocratie fondée sur la participation directe des citoyens, la responsabilité individuelle et collective, et la primauté de l’intérêt général. Nous tenons à préciser que nous ne créons ni une association ni un mouvement politique. Nous mettons en place une Université populaire, dont la mission principale est la formation des Congolais à la Démocratie Sans Parti Politique, à travers des journées de formation qui seront organisées sur l’ensemble du territoire national. Dans cette perspective, nos travaux constitueront un socle de formation et de réflexion pour tous ceux qui souhaitent adhérer à cette vision : Kongo ya sika : et si nous créions notre démocratie ? – Vision sociétale pour la création d’un État de droit et le développement du Congo-Brazzaville, Essai, 408 pages, Le Lys Bleu, 2025 ; ainsi que cinq volumes consacrés à cette thématique, publiés aux Thebookedition. Ces ouvrages seront désormais rendus accessibles et distribués gratuitement lors des journées de formation, afin de permettre au plus grand nombre de se former, de comprendre et de participer activement à cette nouvelle dynamique. Chers compatriotes, L’avenir de notre nation ne peut plus être abandonné à des structures qui ont montré leurs limites. Il nous appartient, ensemble, de construire une alternative crédible, audacieuse et profondément démocratique. L’heure est venue de redonner la parole au peuple, dans toute sa souveraineté. Pour le Congo, par les Congolais, et avec les Congolais. Serge Armand ZANZALA Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire Initiateur du projet Kongo Ya Sika »

Ouabari Mariotti : les Congolais attendent du prochain président un changement profond pour réparer la République

Ouabari Mariotti : les Congolais attendent du prochain président un changement profond pour réparer la République

TRIBUNE. Le véritable enjeu de l’élection présidentielle, prévue les 12 et 15 mars 2026 en République du Congo, n’est pas seulement de désigner un vainqueur, mais d’engager le changement profond dont la République a besoin, analyse l’ancien ministre de la Justice Ouabari Mariotti dans la tribune ci-dessous. « République du Congo Présidentielles congolaises des 12 et 15 mars 2026. De l’élu des sept candidats en lice, quel qu’en soit son camp, les Congolais voudraient un changement profond pour réparer la République. La campagne électorale pour le scrutin présidentiel des 12 et 15 mars 2026, en République du Congo, lancée le 28 février 2026, tire à sa fin. Des sept candidats dans la course, MM. Vivien Romain Manangou, Mabio Mavoungou Zinga, Denis Sassou Nguesso, Anguios Nganguia Engambe, Dave Mafoula, Melaine Destin Gavet Elengo et Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, celui de la majorité présidentielle, M. Denis Sassou Nguesso mène une campagne à l’américaine. Celle-ci est marquée par l’épaisseur et la splendeur de ses manifestations à chaque étape du candidat Denis Sassou Nguesso, sur le territoire national pour délivrer son message. Un style de campagne très médiatisé, axé sur la communication. Il va sans dire qu’il est coûteux. Le candidat Denis Sassou Nguesso ayant misé sur les grands meetings pour toucher le maximun de Congolais. Dans les villes que sillonne le candidat Denis Sassou Nguesso, son équipe de campagne a mis en avant sa personnalité, ses réalisations, au cours des mandats précédents du Président sortant qu’il est, ainsi que les valeurs nationales partagées que le candidat défendrait pour créer un lien émotionnel entre les électeurs et lui. Les réseaux sociaux sont utilisés pour diffuser des messages qui ont fini par devenir viraux. Il découle de cette stratégie de campagne de M. Denis Sassou Nguesso, à la fois candidat à un nouveau mandat et candidat à sa propre succession, que celui-ci y a lourdement investi. N’en reste pas moins vrai que vit dans des conditions précaires, avec leur cohorte d’indices de dénuement, voire de pauvreté, la majorité des Congolais qui voient se dérouler, sous leurs yeux cette campagne fastueuse. D’où le côté interrogateur de cette campagne. Cela, dans la mesure où l’on se demande si M. Denis Sassou Nguesso, probable prochain locataire du Palais Présidentiel du Plateau, à Brazzaville, saura se donner les moyens moraux et politiques pour se défaire des mécanismes, procédés, méthodes ou autres pratiques précédentes sur lesquelles il s’est appuyé pour diriger jusqu’ici le pays. Et c’est là un gros défi pour le Président Denis Sassou Nguesso. C’est dire qu’en cas de victoire de M. Denis Sassou Nguesso, l’exigence qui s’impose à lui de se remettre en cause aux fins de sortir des blocages de mauvaise gouvernance qui l’ont enfermé pour diverses causes et autres intérêts particuliers qui se bousculent, sans cesse, autour de lui. En clair, si le Président Denis Sassou Nguesso l’emporte, il aura une responsabilité énorme pour répondre aux attentes des Congolais. Devant vraiment se pencher sur les problèmes de gouvernance et de développement pour insuffisances du passé. La question n’est pas juste de gagner les élections, mais de les légitimer et de rétablir la confiance entre le Président réélu et son peuple. Et la solution résiderait dans un plan à deux versants. D’une part, la totale et sans réserve compréhension des difficultés que vivent les populations, aussi bien des villes que de l’arrière pays. De l’autre, la mise à jour d’un vrai plan pour améliorer les choses, en replaçant l’Etat dans ses droits et sa légitimité. Tel en finir avec toutes ces incohérences administratives et financières qui rendent opaque la gouvernance du pays. Que reviennent, sans exception, les bulletins de paie pour les travailleurs de toutes les institutions de la République aux fins de les fiscaliser. Terminer avec l’archaique paiement des salaires en espèces d’autant qu’il comporte des risques de fraude. Que les fonds publics n’aient qu’une trésorerie, le Trésor Public, et non les banques privées. Réinstituer la plaque minéralogique jaune pour les véhicules d’Etat, non militaires, et rouge pour la force publique. Tant de véhicules, propriété de l’Etat circulent en mode banalisée. Et encore, et encore, bien d’autres réformes urgentes. Telles celles de l’ex SNE et SNDE, la CRF aux fins de fluidifier la paiement des pensions, ECAIR. Tant d’autres, aussi bien sans incidence financière que financière si la nécessité s’en fait sentir. Parallèlement à ces reformes qui ne sont que des mesures visant le rétablissement en bon état de l’existant, il conviendrait de renforcer les institutions et les mécanismes de contrôle pour garantir une vraie transparence et une alternance pacifique au pouvoir le moment venu. Cela, tout en veillant à l’affirmation de l’importance de la responsabilité du gouvernement envers les citoyens. Egalement renforcer les médias indépendants et la société civile pour qu’ils puissent continuer à faire entendre la voix des Congolais et pousser pour des changements positifs. Tout ceci dit, au soir du 15 mars 2026, tout devra être mis en place pour le que candidat élu soit dans l’obligation morale et politique de donner du crédit et légitimer sa victoire. Dans le cas du candidat Denis Sassou Nguesso, il sera de son intérêt de se réinventer pour répondre au mieux aux défis actuels du pays. Nul dirigeant qui aime son pays ne peut l’aider à progresser s’il ose négliger le moindre de ses compatriotes. Ce n’est point d’aimer son pays qu’il convient de se glorifier. C’est de créer les conditions optimales pour que ses compatriotes vivent convenablement. Paris 11 mars 2026 Ouabari Mariotti Ancien Ministre de la Justice République du Congo »

Présidentielle au Congo : Destin Gavet Elengo dénonce une campagne écourtée

Présidentielle au Congo : Destin Gavet Elengo dénonce une campagne écourtée

HAUT ET FORT. Melaine Destin Gavet Elengo, président du Mouvement Républicain (MR) et candidat à cette élection interpelle l’opinion publique sur les contraintes imposées par le calendrier électoral et appelle les citoyens à la vigilance, à la responsabilité et à une participation éclairée au vote. « Mes chers compatriotes, Congolaise, Congolais, Chers frères et sœurs de la République du Congo, C’est avec courage et une profonde inquiétude que je m’adresse à vous aujourd’hui au sujet de la réalité de notre processus électoral en cours. La loi électorale, notamment « l’Article 25 nouveau de la loi n°50-2020 du 21 septembre 2020 », prévoit que la campagne électorale doit durer quinze (15) jours francs avant la date du scrutin et qu’elle se termine l’avant-veille à minuit. Ce principe devrait garantir à tous les candidats le temps nécessaire pour présenter leurs projets de société au peuple congolais. Malheureusement, l’application de cet article dans le contexte du vote par anticipation des forces publiques crée aujourd’hui une situation particulièrement préoccupante. En effet, alors que la campagne avait été ouverte le 28 Février 2026, elle a été suspendue le 10 Mars 2026 à minuit, conformément à l’arrêté du ministère de l’Intérieur à venir, lié au vote anticipé. Elle ne reprendra que le Vendredi 13 Mars 2026, pour se clôturer le même jour à minuit. Ainsi, deux journées entières, les 11 et 12 Mars 2026, se retrouvent sans aucune activité électorale autorisée. En pratique, cela signifie que l’élection présidentielle de cette année se déroule avec une campagne réelle d’environ 12 jours seulement, au lieu des 15 jours prévus par l’esprit de la loi. C’est vrai que nous avions accepté de mener cette campagne en 13 jours comme défini initialement, mais là, nous avons une situation difficile à comprendre et à accepter pour toute démocratie moderne. Comment peut-on sérieusement demander à des candidats de présenter leur projet pour l’avenir du pays, d’aller à la rencontre des populations et de parcourir l’ensemble du territoire national en seulement douze (12) jours ? Comment peut-on espérer toucher toutes les sensibilités, toutes les régions et toutes les réalités d’un pays aussi vaste que le nôtre, 342 000 km², dans un laps de temps aussi réduit ? Ailleurs en Afrique centrale, des pays dont la superficie est pourtant plus petite que la nôtre accordent plusieurs mois de campagne électorale pour l’élection du Président de la République. En Ouganda, par exemple, la campagne présidentielle peut durer plus de trois mois. Notre pays mérite mieux. Notre démocratie en construction mérite mieux. Congolaise, Congolais, Je tiens à préciser que ce message n’est pas un appel à la division, mais un appel : – au bon choix le jour du vote, celui de la raison et du changement, – à la réflexion et à l’amélioration de notre système électoral, – et enfin, à la prise de conscience global, afin d’éviter de donner une chance supplémentaire à ce régime qui ne respecte rien de gouverner au-delà de Mars 2026. Les règles électorales doivent permettre une compétition équitable, transparente et réellement démocratique. Le peuple congolais a droit à une information complète, à un débat d’idées réel, et à un temps suffisant pour écouter les propositions des différents candidats. Malgré ces difficultés, je reste déterminé, avec les militants et sympathisants du Mouvement Républicain (MR), ainsi que nos partenaires politiques, à poursuivre notre engagement au service de la République du Congo et de son avenir, pour une victoire au soir du 15 Mars 2026. Je vous invite toutes et tous à rester calmes, vigilants et mobilisés, dans le respect des lois de la République et des valeurs démocratiques. La République du Congo appartient à tous les Congolais. Et l’avenir de notre pays doit se construire dans la justice, la transparence et l’égalité des chances pour tous. Les nouvelles dates de nos meetings vous serons communiquées très rapidement. N’ayez pas peur. Que Dieu bénisse la République du Congo. Melaine Destin GAVET ELENGO, Président du Mouvement Républicain (MR), Candidat à l’élection présidentielle des 12 et 15 Mars 2026″.