CEMAC. De l’urgence de prendre des mesures fortes pour stabiliser l’économie

CEMAC. De l’urgence de prendre des mesures fortes pour stabiliser l’économie

TRIBUNE ECO. La Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), au rang des Chefs d’Etat et leurs représentants, avec la présence d’une Délégation du FMI, s’est retrouvée, en un Sommet Extraordinaire, le 16 décembre 2024, à Yaoundé, au Cameroun. Un Sommet qui intervient » alors que cette région d’Afrique présente des signaux d’alerte préoccupants dus à des dérapages et à des défaillances dans la mise en œuvre des réformes recommandées » est-il annoncé par la CEMAC. Celle ci s’inquiétant de l’accroissement de la dette de ses Etats membres. Autour du Président camerounais Paul Biya, les Chefs d’Etat de la CEMAC ont convenu qu’il était temps d’adopter des réformes urgentes et une gestion plus stricte des finances publiques pour faire face à la situation. Dans une émission de la Chaine de Télévision d’Afrique Média, en multiplex, sous la supervision du Journaliste Jean Hugues, le lendemain du Sommet de la CEMAC, quatre spécialistes des questions économiques ont été conviés pour débattre des problématiques qui ont emmené les Chefs d’Etat de ladite Institution à se réunir, en session extraordinaire. L’ancien Ministre congolais du Commerce, M. Clément Mierassa, était de cette émission, depuis Brazzaville. Le Dr Achille Eke, banquier de renom, une figure camerounaise connue, était également de la partie, à partir des USA. François, Binet Journaliste gabonais, depuis Libreville. Avec son brio habituel, devenu légendaire, le Ministre Clément Mierassa est revenu sur les insuffisances de la gouvernance congolaise qu’il considère comme des faiblesses majeures du fonctionnement de l’Etat congolais. Chiffres, faits et cas vécus, sur lesquels on pourrait se pencher, à l’appui, pour étayer ses arguments, le Ministre Clément Mierassa a émis une série d’utiles propositions qui pourraient conduire le Congo Brazzaville à travailler à la sortie de l’impasse financière et économique où ce pays s’est plongé. Le Dr Achille Eke et François Binet, Journaliste gabonais, ont été de leur côté, époustouflants. Et dans l’analyse de la situation économique et financière dans laquelle se meuvent les pays de la CEMAC, et dans les choix, pas toujours réalistes et raisonnables des dirigeants, et dans les approches en remèdes comme solution au contexte. A entendre ce beau monde, on est rendu à l’évidence de ce que des cadres remarquables, l’Afrique en recèle, au détour de chaque Nation. Vous en apprendrez sur la qualité des intervenants. Aussi à propos des possibilités et des moyens de placer les Etats de la CEMAC sur la voie de la relance économique et financière. Ouabari Mariotti Paris 20 décembre 2024

Congo : Le paradoxe  entre la richesse du pays et la pauvreté de la population

Congo : Le paradoxe  entre la richesse du pays et la pauvreté de la population

TRIBUNE. LE SAIS-TU ? LE SAVEZ-VOUS ? Selon la Banque mondiale, le Produit intérieur brut nominal prévisionnel 2023 du Congo s’élève à 14,2 milliards de dollars US, soit près de 8 520 milliards de FCFA et le PIB/habitant se situe à 2 448US, soit près de 1 468 800 FCFA. Ceci fait du Congo un pays à revenu intermédiaire. Le Congo est le premier pays pétrolier de la zone CEMAC, avec une production annuelle estimée à, au moins 270 000 barils par jour en 2023. Bref, le Congo est un pays riche, avec une population plongée dans une pauvreté, une misère à la fois inacceptable et intolérable. A-        Une population en pleine souffrance Ceci peut s’illustrer par quelques exemples obtenus à partir des vidéos sur les réseaux sociaux. 1-         Vols des draps à l’hôpital de Boundji. La vigilance des populations de cette localité, a permis de rattraper 5 sacs des draps de l’hôpital de Boundji. Ceux-ci, qui avaient été volés, étaient déjà en train d’être embarqués dans un bus de la Société Océan du Nord. Visiblement entrain d’être acheminés sur Brazzaville, probablement pour y être vendus. Ce qui conforte l’idée selon laquelle le pays va mal, très mal. 2-         Distribution de l’eau à Bacongo par la Fondation d’un Député. La Fondation Ninon NGOUAMBA a procédé à la distribution de l’eau à Bacongo (un des premiers quartiers de Brazzaville). Les témoignages des populations sont très forts. Ils suscitent de l’indignation. Preuve de la souffrance des congolais. Plus de soixante ans après l’indépendance, le manque d’eau est criard dans la ville capitale. Véritable catastrophe, véritable chaos. Sachant que l’eau c’est la vie ; peut-on parler de développement. 3-         Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux fait apparaitre que dans le cadre de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations, la Côte d’Ivoire a construit six stades aux standards internationaux, homologués par la FIFA, pour un coût  de 200 milliards FCFA. Par contre, le  Congo aurait construit un stade non homologué par la Fifa pour un coût de 400 milliards de FCFA. Les écarts laissent les congolais sans commentaires. Le prix  moyen d’un stade construit en Côte d’Ivoire serait de 34 milliards. Cela fait immédiatement penser au cas connu de l’Université de Kintélé qui aurait coûté près de 241 milliards de FCFA, tandis que la 2ème Université de Dakar en aurait coûté près de 60 milliards. On découvre  que l’on peut parler, sans risque de se tromper, de surcoût, de corruption, de détournement de fonds publics et autres. Cela fait penser à l’urgence de réaliser les audits sur les grands travaux, principalement ceux réalisés dans le cadre des différentes municipalisations 4-         Les indemnités versées dans les cabinets ministériels.Grâce toujours aux réseaux sociaux, un document chiffonné qui a visiblement, été rattrapé dans les poubelles, fait état des indemnités versées aux membres d’un cabinent. Visiblement, en dehors de ce qui est prévu par les textes en vigueur. Celles-ci s’élèveraient à 19 millions de FCFA. Cette pratique concernerait toutes les institutions. Ce qui donnerait 950 millions par mois et 11,4 milliards par an, si on retient une hypothèse minimale de 50 structures. 5-         Ce qui veut dire tout simplement dire que le Congo a de l’argent et qu’une petite minorité en profite, plongeant la population congolaise dans la souffrance. B-        Les défis à relever Les défis à relever sont extrêmement nombreux. On peut notamment citer : le manque d’eau et d’électricité, les inondations, les érosions, les routes, l’assainissement des villes, la situation précaires et très difficile des retraités, le non- paiement des bourses des étudiants pendant près de 3 ans, le no- paiement des salaires des travailleurs de plusieurs structures pendant de nombreux mois, le chômage des jeunes, état préoccupant de l’éducation, de la santé et autres.. C-        Les solutions Ce qui précède, fait apparaitre clairement que le Congo a besoin d’argent, de beaucoup d’argent pour relever tous les défis. Parmi les pistes de        Solutions à envisager, on peut retenir : 1-         Grande mobilisation de ressources internes. Dans ce cadre, il est surprenant de constater que dans la loi des finances 2024, aucune inscription n’a été faite sur les ressources provenant de la lutte contre les antivaleurs. 2 – Réduction du train de vie de l’Etat. Les exemples évoqués ci-dessus, font apparaitre clairement, qu’au regard de la crise multidimensionnelle que le pays traverse depuis plusieurs années, la réduction du train de vie de l’Etat est incontournable. Surtout au niveau du gouvernement et des autres institutions, tant du point de vue de la réduction des effectifs que de la réduction des conditions de rémunération. 3-         La lutte contre la corruption. Le Congo est l’un des pays les plus corrompus au monde. Il fait partie du Top 10  des pays les plus corrompus d’Afrique. Sur le terrain, rien ne se fait. Pourtant deux chiffres donnent le tournis : 14 000 milliards FCFA des excédents budgétaires qui se seraient évaporés et 133 000 milliards de FCFA planqués dans les paradis fiscaux. 4-         Application de la loi relative à l’obligation de déclaration de patrimoine par tout citoyen élu ou nommé à une haute fonction publique, qui prévoit des sanctions pour les cas de non-déclaration, de fausse déclaration de dissimulation et autres… 5-         Réalisation des audits des grands travaux au regard des soupçons de surcout, de corruption, le détournement et autres qui pèsent sur ceux-ci. Bref, il faut que les gouvernants arrêtent de protéger ceux qui se sont enrichis de façon illicite. Le faisant, ils plongent la population, la majorité des congolais dans la souffrance. Ceci est un message du Président Clément MIERASSA                                                                      Brazzaville, le 3 février 2024

Clément Mierassa: quand vous avez opté pour la médiocrité,vous aboutissez à l’auto-destruction

Clément Mierassa: quand vous avez opté pour la médiocrité,vous aboutissez à l’auto-destruction

«Le pays n’avancera pas, si les Congolais ne s’asseyent pas, pour un dialogue franc et sincère», a déclaré Clément Mierassa dans un récent entretien accordé au journal La Semaine Africaine. «Les Congolais ont, maintenant, la preuve que non seulement la Commission nationale électorale n’est pas indépendante, mais en plus, ils n’ont pas besoin de la crise dans le Pool, ils n’ont pas besoin des autres aspects, ils ont besoin de vivre en paix», a-t-il soutenu. Concernant la vision du chef de l’Etat sur le changement et la rupture, le président du Parti social-démocrate congolais (P.s.d.c) pense que «nous utilisons les mêmes mots, sans parler de la même chose. Quand je parle du changement et de la rupture, le premier constat que je fais, je vous le dis, franchement, c’est que le président de la République a lamentablement échoué», a-t-il dit. Avant d’ajouter: «Je suis très heureux que ce soient ses propres ministres qui font le constat, maintenant. Suivez toutes les déclarations du ministre Mabiala, au niveau de la justice, pour vous rendre compte que la situation du pays est extrêmement grave. Quand vous suivez les autres ministres, rien qu’à déclarer que les Congolais n’ont plus la volonté d’arriver à l’heure au travail, il faut chercher les causes structurelles». Pour Clément Mierassa, cette situation n’a rien d’étonnant parce que, «quand vous avez opté pour la médiocrité; quand vous faites la promotion des gens qui ne sont pas compétents; quand vous faites la promotion de la gestion clanique; quand vous faites la promotion des antivaleurs pour la gestion de l’Etat, vous aboutissez à l’auto-destruction que nous vivons, maintenant. C’est en ça que nous parlons de changement et de rupture».

Situation au domicile de Clément Mierassa

Situation au domicile de Clément Mierassa

Situation survenue au domicile de M. Clément Mierassa, Président du Parti Social Démocrate Congolais (PSDC), le 4 novembre 2014 à Brazzaville. D’abord, il est de bon aloi de restituer les faits. Au cours d’une réunion politique au domicile de M. Mierassa, une altercation entre les membres d’une organisation politique dite Mouvement Citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel. Cette altercation a conduit à un trouble de l’ordre public nécessitant l’intervention de la police pour restaurer la sécurité dans ce quartier de Brazzaville. A cet effet, agissant dans le cadre de leur activité opérationnelle, traditionnelle, les services de police avaient été informés de la convocation d’une réunion publique le Mouvement Citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel. Des tracts à visée séditieux avaient été diffusés appelant à des manifestations de rue, des T. Shirts avaient distribués avec des écrits politiques divers. A la lumière d’un faisceau d’indices concordants, il ressortait bien que cette réunion comportant des risques réels de troubles à l’ordre public. Au vu de ces faits, la Préfecture de Brazzaville, la mairie de Moungali, la direction départementale de la police de Brazzaville, ont régulièrement informé M. Mierassa des risques que comportait cette réunion, en prévision des troubles à l’ordre public qui pouvaient en découler. Il lui a été signifié qu’en invitant tous les congolais et les étudiants, sa réunion perdait son caractère privé pour devenir une réunion politique, donc devant obéir aux lois en vigueur dans le pays. Il sied de souligner que l’exiguïté des lieux où se tenait la réunion ne présentait pas de garantie pour prétendre contenir le nombre de personnes potentiellement invitées. Il a été signifié les règles de droit régissant l’organisation de réunions politiques en république du Congo. Il n’en a pas tenu compte. Il a dit qu’aucune autorité compétente ne l’avait appelé pour cela. C’est faux parce que les autorités précitées peuvent en témoigner. M. Mierassa a balayé d’un revers de la main les prescriptions des autorités compétentes. Il a dit ne pas reconnaitre leurs prérogatives, proférant au passage des menaces, autant dire que pour lui, les lois n’existent pas, le contrat social congolais ne serait qu’une illusion, un songe, mais ce contrat social est l’œuvre du peuple congolais. Ils l’ont sanctifié par leur volonté primaire et en vue d’assumer les missions régaliennes de l’Etat, dévolues à la police nationale, en matière de maintien de l’ordre. Les services de police ont pris des dispositions préventives, en déployant un cordon de sécurité autour du lieu de la réunion. Au moment de cette réunion qui a commencé dans la sérénité avec un peu plus d’une trentaine de personnes, sous la protection des forces de l’ordre, devait connaitre son épilogue avec une bande de jeunes arborant des T. Shirts, les mêmes que ceux distribués aux partisans de Mierassa, a fait irruption dans sa propriété, à relever comme eux les inscriptions portées sur leurs T. Shirts et à se rendre dans la rue. Une confusion s’en est suivie et face à cette confusion suite au refus de certains d’entre eux à se rendre dans la rue, une bagarre a commencé dans l’enceinte de la propriété de M. Mierassa où ne se trouvait aucun policier. La police a du intervenir pour rétablir l’ordre interpellant 32 personnes qui trouvaient sur les lieux. Toutes ces personnes ont été régulièrement conduites au Commissariat central pour examen de situation. Une enquête a été ainsi diligentée sut autorité du procureur de la république près le tribunal de Brazzaville pour atteinte à l’ordre public, destruction de biens, violence et voie de faits, participation et organisation d’une réunion non déclarée interdite. Dans ce pays, il existe une loi. La loi du 11 mai 1960 sur les réunions publiques. Elle organise donc les réunions sur la place publique. Cette loi dispose en article 3 que toute réunion est soumise d’une déclaration. Cette réunion ne s’est donc pas conformée à cette loi. Pour cela, il aurait fallu une invitation nominative. Il aurait aussi un contrôle à l’entrée de la propriété de M. Mierassa. Personne n’a été contrôlé. Lorsqu’une réunion se déroule sur la voie publique, une demande d’autorisation doit être faite, indiquant les noms, prénoms et adresses des organisateurs, la nature de la réunion ou de la manifestation, le lieu, la date et l’heure. L’autorité vérifie si les mesures de sécurité ont été envisagées et s’il n’y pas de risques de troubles à l’ordre public. Dans le cas où ces mesures ne sont pas avérées, les organisateurs ne peuvent obtenir l’autorisation. Cela ressort de l’article 5 de la loi du 11 mai 1960 sur les réunions publiques en république du Congo. Cette loi punit d’un emprisonnement de 15 jours à six mois, d’une amende de 5 000 FCFA à 150 000 FCFA pour tous ceux qui attentent à ses dispositions. On peut lire à l’article 6 de cette loi que ceux qui ont participé à l’organisation non déclarée ou interdite, ceux qui ont fait une déclaration intempestive, de nature à tromper sur la nature de la réunion projetée, ou soit avant le dépôt de la déclaration prescrite à l’article 3, soit après l’interdiction, aura adressé par un moyen quelconque, une convocation à y prendre part. Cela signifie que ceux qui sont sous le coup de l’article 6 peuvent bien entendu connaitre une peine d’emprisonnement ou bien des amendes comme je l’ai cité tout à l’heure. C’est bien sur les fondements de cette loi qu’on peut asseoir les interpellations opérées par la police nationale congolaise. On peut aussi évoquer l’article 38 de la loi sur les partis politiques pour dire que tous les auteurs, tous les co-auteurs seront sous le coup de cet article : «sans préjudice des autres dispositions en vigueur, tout dirigeant ou membre d’un parti politique qui, par ses écrits, déclarations publiques, démarches, incitent aux troubles à l’ordre public, et cherchent à s’emparer du pouvoir d’Etat de manière illégale, encourt la peine de deux ans à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 2 000 000 FCFA à 5 000 000 FCFA sans préjudice de

Brazzaville : Une réunion du PSDC de Clément Mierassa perturbée par la police

Brazzaville : Une réunion du PSDC de Clément Mierassa perturbée par la police

La police a perturbé hier, mardi 4, une réunion du Parti social-démocrate congolais (PSDC) qui se tenait au domicile du président de ce parti d’opposition, Clément Mierassa, a annoncé RFI. Selon la radio française, le Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel tenait cette réunion pour demander le respect de la Constitution lorsque des inconnus et des policiers ont pénétré au domicile du leader politique. Avant de chasser les participants, piller certains biens et arrête certains participants, rapporte RFI sur son site Internet. « Pendant que nous tenions calmement la réunion, à un moment donné, il y a eu intrusion des éléments de la force publique. Les uns en civil, les autres en tenue de policiers ont donné des instructions pour qu’on tape sur tout ce qui était dans l’enceinte, pour qu’on prenne l’argent et les téléphones. Ils sont rentrés dans ma chambre à coucher et ont tout saccagé. Ils ont aussi arrêté des dizaines de jeunes », a confié le président du PSDC. « Nous avons l’habitude de tenir ce genre de réunions et cela ne pose aucun problème. Nous ne troublions pas l’ordre public. Nous avons reçu les autorités qui nous ont dit que le contexte était difficile. Je sais que c’est cette affaire du Burkina Faso qui met déjà un peu sur les nerfs ici, mais cela ne nous empêche pas de fonctionner normalement et de mener nos activités », s’est-il plaint. «La police de Brazzaville a fait une intervention dans l’arrondissement Quatre, à la demande des autorités préfectorales pour interdire une manifestation non déclarée et non autorisée », a déclaré Jules Monkala Tchoumou, le porte-parole de la police. Et d’ajouter : « lorsque la police est arrivée sur les lieux, il y a eu une légère altercation. Quelques participants à la manifestation ont été interpellés et entendus par la police ».