Le taux de chômage de la zone OCDE stable à 5.4% en mars 2018

Le taux de chômage de la zone OCDE stable à 5.4% en mars 2018

Le taux de chômage de la zone OCDE restait stable à 5.4% en mars 2018. Dans l’ensemble, 34 millions de personnes étaient au chômage dans la zone OCDE, 1.4 millions de plus qu’en avril 2008, mais 15.1 millions de moins que lors du pic de janvier 2013. Le taux de chômage était également stable dans la zone euro (à 8.5%) en mars et était stable ou en baisse dans toutes les économies de la zone euro. Les plus fortes baisses (de 0.2 point de pourcentage) étaient observées aux Pays-Bas (à 3.9%) et au Portugal (à 7.4%). Le taux de chômage était également stable au Canada (à 5.8%), au Japon (à 2.5%) et aux États-Unis (à 4.1%). Il était en baisse de 0.2 point de pourcentage en Israël (à 3.6%) et de 0.1 point de pourcentage au Mexique (à 3.2%), mais augmentait de 0.4 point de pourcentage en Corée (à 4.0%). Des données plus récentes indiquent qu’en avril, le taux de chômage était en baisse de 0.2 point de pourcentage aux États-Unis, à 3.9%, le plus bas niveau depuis décembre 2000, tandis qu’il restait stable au Canada. Le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) de la zone OCDE diminuait de 0.1 point de pourcentage, à 11.1% en mars.Dans la zone euro, le taux de chômage des jeunes était en baisse de 0.2 point de pourcentage), à 17.3%, son plus bas niveau depuis octobre 2008. Le taux de chômage des jeunes diminuait fortement en mars en Italie (baisse de 0.8 point de pourcentage, à 31.7%) et en Espagne (baisse de 0.7 point de pourcentage, à 35.0%) et baissait également fortement en Grèce(baisse de 1.2 points de pourcentage, à 42.3% en janvier, le dernier mois disponible) mais restait élevé dans les trois pays.

MAROC: Les jeunes et les diplômés, principales victimes du chômage

MAROC: Les jeunes et les diplômés, principales victimes du chômage

L’économie marocaine a créé 116.000 postes d’emplois nets, entre le premier trimestre de 2017 et la même période de 2018, indique une note du Haut-commissariat au plan (HCP), soulignant que 77.000 l’ont été en milieu urbain et 39.000 en milieu rural, contre une création de 109.000 une année auparavant. Dans sa note rendue publique récemment, le HCP précise que les « services » ont créé 50.000 emplois, l’ »agriculture, forêt et pêche » 43.000, les BTP (32.000 alors que le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat » en a perdu 9.000. Le volume global de l’emploi a ainsi atteint 10.882.000 actifs occupés. « Dans ce contexte, avec une hausse de 6.000 personnes en milieu urbain et une baisse de 30.000 en milieu rural, le nombre total des chômeurs a baissé de 24.000 personnes au niveau national, atteignant 1.272.000 chômeurs », souligne l’organisme public. Selon les analystes du HCP, le taux de chômage est ainsi passé de 10,7 à 10,5% au niveau national, de 15,7 à 15,6% en milieu urbain et de 4,1 à 3,5% en milieu rural. En détail, il ressort des chiffres collectés que les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les adultes âgés de 35 à 44 ans (-0,8 point) et les personnes n’ayant aucun diplôme (-0,3 point). En revanche, les hausses les plus importantes ont été enregistrées parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (+0,2 point), particulièrement parmi les citadins d’entre eux (+2 points). La même source relève que la population sous-employée s’est accrue de 33.000 personnes, s’établissant à 1.090.000 au niveau national. En effet, explique-t-on, « le taux de sous-emploi a ainsi augmenté de 0,2 point, par rapport au premier trimestre de 2017, passant de 9,8 à 10%. Il a augmenté de 10,3 à 10,7% en milieu rural et a stagné à 9,4% en milieu urbain ». En ce qui concerne des taux d’activité et d’emploi, il ressort des données récoltées qu’avec 12.154.000 personnes, la population active âgée de 15 ans et plus a augmenté, entre les premiers trimestres de 2017 et 2018, de 0,8% au niveau national (+1,2% en milieu urbain et +0,2% en milieu rural). La population en âge d’activité s’est accrue, quant à elle, de 1,7%. Le HCP estime ainsi que « le taux d’activité est passé, entre les deux périodes, de 47,5 à 47,1%, enregistrant une diminution de 0,4 point. Ce taux a baissé en milieu urbain de 43,1 à 42,4% (-0,7 point) et a augmenté en milieu rural de 54,9 à 55,4% (+0,5 point) ». En ce qui concerne l’emploi, les chiffres indiquent que 142.000 postes d’emploi rémunérés ont été créés au cours de la période, 79.000 postes en milieu urbain et 63.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré, composé d’environ 98% d’aides familiales, a en revanche enregistré une baisse de 26.000 postes, 2.000 en zones urbaines et 24.000 en milieu rural. Selon les estimations du HCP, avec la création de 77.000 emplois en milieu urbain et 39.000 en milieu rural, l’économie marocaine a créé au total 116.000 postes nets d’emploi. En conséquence, note-t-il, « le volume global de l’emploi est passé, entre les deux périodes, de 10.766.000 à 10.882.000 personnes. Le taux d’emploi a, quant à lui, reculé de 0,2 point au niveau national, passant de 42,4 à 42,2%. Ce taux a baissé en milieu urbain de 36,3 à 35,8% (-0,5 point) et a augmenté en milieu rural de 52,7 à 53,5% (+0,8 point) ». A propos de la contribution sectorielle à la création nette d’emplois, le HCP relève que le volume d’emploi dans le secteur des « services », après une progression de 45.000 postes d’emploi l’année dernière, s’est accru, entre le 1er trimestre de 2017 et la même période de 2018, de 50.000 postes au niveau national (un accroissement de 1,1%). Selon le milieu de résidence, 46.000 postes sont créés en milieu urbain et 4.000 en milieu rural, précise-t-il. De son côté, et après 28.000 postes d’emploi créés l’année dernière, le HCP estime que le secteur de l’ »agriculture, forêt et pêche » a créé 43.000 cette année (11.000 postes en zones urbaines et 32.000 en zones rurales), ce qui correspond à une hausse de 1,1% du volume d’emploi dans ce secteur. Quant au secteur des BTP, le Haut-commissariat fait état de la création nette de 32.000 emplois (26.000 en milieu urbain et 6.000 en milieu rural). Ce qui correspond à une hausse de 2,9% du volume d’emploi dans ce secteur. L’année dernière, ledit secteur a connu une création de 20.000 postes, souligne-t-il. En revanche, le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat », après une création de 16.000 postes d’emploi l’année dernière, a perdu 9.000 postes cette année (6.000 emplois en milieu urbain et 3.000 en milieu rural), ce qui correspond à une baisse de 0,6% du volume d’emploi dans ce secteur. S’agissant du volume et du taux de chômage, la note du HCP relève qu’avec une baisse de 24.000 chômeurs, résultant d’une hausse de 6.000 en milieu urbain et d’une baisse de 30.000 en milieu rural, la population active en chômage est passée, entre le premier trimestre de l’année 2017 et celui de 2018, de 1.296.000 à 1.272.000 chômeurs, enregistrant une baisse de 1,9% dans le volume global du chômage au niveau national. Le taux de chômage est ainsi passé, entre les deux périodes, de 10,7 à 10,5% au niveau national, de 15,7 à 15,6% en milieu urbain et de 4,1 à 3,5% en milieu rural. A noter que le chômage reste encore élevé parmi les diplômés et les jeunes. En effet, « si le taux de chômage enregistre 4% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme, il passe à 14,5% parmi ceux ayant un diplôme de niveau moyen , au niveau desquels il enregistre 22,7% parmi les actifs ayant un certificat de spécialisation professionnelle, et à 25,4% parmi les détenteurs d’un diplôme de niveau supérieur , avec en particulier un taux de 27,8% pour les lauréats des facultés », constate le HCP. Selon l’organisme, il est de 25,7% parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans et

Maroc: Le chômage touche fortement les diplômés du supérieur

Maroc: Le chômage touche fortement les diplômés du supérieur

L’analyse des données relatives au marché du travail couvrant la période de 1999 à 2016 alterne le bon et le moins bon quant à l’évolution du taux du chômage au Maroc. La bonne nouvelle, c’est que le chômage s’est réduit au cours de la période étudiée, son taux étant passé de 13,8% en 1999 à 9,4% en 2016. Selon une étude sur « Le marché du travail au Maroc : défis et opportunités », cette réduction provient des zones urbaines où le chômage s’est réduit, de 22% à 13,9%, tandis que les zones rurales se caractérisent par un faible taux de chômage (de 5,4% en 1999 à 4,2% en 2016). La mauvaise nouvelle, c’est que le chômage demeure un phénomène urbain touchant principalement les jeunes diplômés et les femmes. D’après cette étude du Haut-commissariat au plan (HCP) et de la Banque mondiale (BM), le taux de chômage est plus élevé chez les jeunes et a enregistré une tendance haussière depuis 2010. En effet, « après avoir atteint un seuil inférieur en 2010 (31,3%), le taux de chômage des 15-24 ans urbains est reparti à la hausse. Il touchait 41% de cette dernière catégorie en 2016, un niveau inquiétant, à rebours de l’évolution des autres classes d’âge », a souligné l’étude dont les conclusions ont été rendues publiques récemment. En ce qui concerne les diplômés et particulièrement ceux du supérieur, l’étude a révélé qu’ils sont fortement touchés par le chômage, notant une situation marocaine assez singulière. En effet, à en croire les auteurs de l’étude, le taux de chômage est cinq fois plus élevé pour les diplômés du supérieur (25% en 2014) que pour les non-diplômés (4,7%) et, tandis que le chômage a diminué pour les non-diplômés, il a augmenté pour les diplômés. Ce n’est pas tout. Il ressort des données analysées que près des trois quarts des jeunes (15-24 ans) diplômés du supérieur sont au chômage, ce qui représente plus de 7 fois le taux des non-diplômés. «Cette réalité statistique est néanmoins à nuancer, le taux d’activité augmentant avec les diplômes. Ainsi, le taux d’activité est de 65,1% pour les diplômés d’universités, tandis qu’au niveau du baccalauréat celui-ci est de 27,7% », a souligné le HCP expliquant que le taux de chômage élevé des diplômés est probablement dû aux difficultés à entrer sur le marché du travail. « C’est en effet la principale raison du chômage pour 66,9% des hommes diplômés du supérieur, alors que pour les hommes ayant un faible niveau d’éducation, l’arrêt de l’activité est la principale raison », a expliqué le Hat-commissariat. Poursuivant ses analyses, l’organisme public a affirmé que si les jeunes ont tendance à être plus instruits, ils ont des difficultés à trouver un emploi après leurs études. Parmi les jeunes chômeurs (âgés de 15 à 24 ans), 48,6% étaient sans emploi après leurs études. En revanche, comme l’a souligné l’étude, « les plus âgés ont tendance à être au chômage principalement en raison de la fermeture de leur entreprise ou d’un licenciement. Les prétentions salariales ne semblent pas constituer un frein à l’embauche ». En effet, fait-on observer, sur l’ensemble du territoire, les deux tiers des chômeurs sont prêts à accepter un emploi dont la rémunération est inférieure ou égale au SMIG (moins de 2 600 dirhams mensuels). En outre, plus d’un quart des chômeurs accepterait un emploi pour n’importe quel salaire, lorsque seulement 5,5% ne l’accepterait qu’à partir de 5000 dirhams mensuels. Quoi qu’il en soit, les auteurs de l’étude ont noté que le marché du travail marocain, tant du point de vue des travailleurs que des entreprises, pâtit du manque d’inclusion, de la faiblesse de la création et de la faible qualité des emplois. Rappelons que ce travail est le résultat d’une collaboration entre le HCP et la BM qui s’insère dans une étude plus large «Diagnostic Systématique Pays » (SCD) réalisée par la Banque mondiale, en étroite concertation avec les autorités nationales. A travers ce travail, les deux parties entendaient permettre l’analyse des principales caractéristiques du marché du travail marocain, notamment l’évolution de l’emploi en termes qualitatif et quantitatif. Selon le HCP, ce document « met également en évidence les contraintes au développement du marché du travail et identifie les politiques pouvant rendre le marché du travail plus dynamique et inclusif afin de mieux contribuer à l’amélioration du niveau de vie de la population ».

Maroc: Le chômage en progression à 10,6%

Maroc: Le chômage en progression à 10,6%

Les principaux indicateurs du marché du travail au troisième trimestre de l’année 2017 font état d’une hausse du taux de chômage, a récemment relevé le Haut-commissariat au plan (HCP). A en croire l’organisme public, le taux de chômage a augmenté de 10,4% à 10,6% au niveau national et de 14,5% à 14,9% en milieu urbain, mais il est resté stable à 4,6% en milieu rural. Dans une note d’information relative à la situation du marché du travail au titre du troisième trimestre de l’année 2017, le HCP a indiqué que le nombre de chômeurs s’est accru de 42.000 personnes dont 38.000 en milieu urbain et 4.000 en milieu rural. Ce qui porte l’effectif global du chômage à 1.236.000 personnes au niveau national, a souligné le Haut-commissariat. En détail, « le chômage reste élevé parmi les femmes, les diplômés et les jeunes âgés de 15 à 24 ans, leurs taux sont passés respectivement de 14,8% à 15,1%, de 18,1% à 18,2% et de 28,9% à 29,3% », a-t-il précisé. Dans sa note, le Haut-commissariat a aussi relevé une hausse du taux de sous-emploi qui s’est accru de 0,2 point, par rapport au troisième trimestre de 2016. Il est ainsi passé de 9,7% à 9,9% au niveau national ; de 8,2% à 8,3% en milieu urbain et de 11,5% à 11,8% en milieu rural. Des données analysées, il est ainsi ressorti que « le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi a augmenté, entre les troisièmes trimestres de 2016 et 2017, de 998.000 à 1.027.000 personnes au niveau national, de 470.000 à 479.000 personnes dans les villes et de 528.000 à 548.000 dans la campagne », a relevé le HCP. D’après le haut-commissariat, le taux de sous-emploi a atteint 11,2% parmi les hommes dont 8,3% en milieu urbain et 15% en milieu rural. Il est de 5,4% parmi les femmes dont 8,2% en milieu urbain et 2,8% en milieu rural. A noter qu’entre le troisième trimestre de l’année 2016 et la même période de 2017, l’économie marocaine a créé 89.000 postes d’emploi, 29.000 en milieu urbain et 60.000 en milieu rural, contre une perte de 73.000 une année auparavant. Le volume de l’emploi est ainsi passé de 10.314.000 à 10.403.000 personnes. Quant au taux d’emploi, il a reculé de 0,4 point au niveau national, passant de 41% à 40,7%. Tout comme en milieu urbain où il a baissé de 36,1% à 35,3% (-0,7 point). Il a en revanche augmenté en milieu rural de 49,6% à 50%, ce qui correspond à une progression de +0,4 point. Il est à noter que la contribution sectorielle à la création nette d’emplois a fait ressortir que l’«agriculture, forêt et pêche » a créé 47.000 emplois, correspondant à un accroissement de 1,3%. En détail, 40.000 emplois ont été créées en milieu rural et 7.000 en milieu urbain, contre des pertes de 75.000 postes en 2014, 27.000 en 2015 et 66.000 l’année dernière. De son côté, le secteur des « services » a enregistré un recul avec une perte de 15.000 emplois l’année dernière et une création de 20.000 cette année, soit un accroissement de 0,4%, 8.000 postes ont été créées en milieu urbain et 12.000 en milieu rural. Pour rappel, ce secteur représentait le principal pourvoyeur d’emploi au cours des dix dernières années avec environ 100.000 postes créées durant les années 2007-2012 et 50.000 durant les années 2013-2015. Avec une hausse de 1,2% du volume d’emploi du secteur, l’«industrie y compris l’artisanat » a créé 15.000 postes d’emploi dont 10.000 en milieu urbain et 5.000 en milieu rural, contre une perte de 44.000 postes l’année dernière. Dans sa note, le Haut-commissariat a précisé que ces nouveaux postes ont été principalement pourvus de la branche des «industries alimentaires et de boissons » avec 12.000 postes. Après une création annuelle moyenne de l’ordre de 40.000 postes au cours des trois dernières années, le secteur des BTP a créé, entre le 3ème trimestre de 2016 et la même période de 2017, 7.000 postes d’emploi au niveau national, soit une hausse de 0,6% du volume d’emploi du secteur. 4.000 postes ont été créées en milieu urbain et 3.000 en milieu rural.

Tunisie : Un projet de la Banque mondiale entend rapprocher les jeunes défavorisés des emplois disponibles

Tunisie : Un projet de la Banque mondiale entend rapprocher les jeunes défavorisés des emplois disponibles

La Banque mondiale veut rapprocher les jeunes tunisiens défavorisés des emplois disponibles et, parallèlement, soutenir les entrepreneurs et les entreprises, moteurs de la création d’emplois. Pour y parvenir, l’institution de Bretton woods a annoncé un nouveau projet de lutte contre le chômage des jeunes doté de 60 millions de dollars qui privilégiera les demandeurs et les créateurs d’emplois. « Le Projet pour l’inclusion économique des jeunes en Tunisie, ou Moubadiroun (« initiateurs »), investira en parallèle dans les entreprises et l’activité des entrepreneurs pour promouvoir la croissance et la création d’emplois », a indiqué la BM. Il va « s’atteler au défi de l’emploi en Tunisie et soutenir les efforts du gouvernement visant à déployer des programmes pour l’emploi mieux ciblés et à offrir des débouchés de qualité », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Selon la Banque mondiale, le projet ciblera les jeunes hommes et femmes défavorisés âgés de 18 à 35 ans vivant dans le Centre-Ouest, le Nord-Ouest, le Sud, le gouvernorat de Sfax et le gouvernorat marginalisé de la Manouba, dans le Grand-Tunis. A en croire la même source, « le projet organisera des services de soutien sur mesure face aux obstacles qui empêchent les jeunes d’accéder à des emplois ou d’aller vers des postes de meilleure qualité. Il proposera également aux micro-entrepreneurs en puissance toute une palette de services pour développer et financer leur activité ». Afin de favoriser la participation des jeunes femmes, le projet entend aussi adopter plusieurs stratégies conçues pour lever les entraves spécifiques à leur activité économique. Signalons que le projet financera également « des campagnes en direction des familles, des communautés et des employeurs potentiels pour faire évoluer les mentalités et les comportements bloquant l’accès des femmes au monde du travail », a souligné la BM.

Maroc: Le taux de chômage repart à la hausse

Maroc: Le taux de chômage repart à la hausse

La situation de l’emploi a été défavorable au deuxième trimestre de l’année 2017, le taux de chômage étant reparti à la hausse. Selon des chiffres rendus publics récemment par le Haut-commissariat au plan (HCP), il est passé de 9,1% à 9,3% au niveau national et de 13,4% à 14% en milieu urbain. Avec un accroissement de la population active de 107.000 personnes, cela équivaut à environ 33.000 chômeurs de plus au niveau national. Ainsi, l’effectif total des chômeurs au cours du deuxième trimestre de cette année s’est établi à 1.123.000 personnes. « Le nombre de chômeurs est passé de 1.090.000 à 1.123.000 personnes entre le deuxième trimestre de 2016 et celui de 2017, ce qui représente une hausse de 33.000 personnes au niveau national (45.000 personnes en plus en milieu urbain et 12.000 personnes en moins en milieu rural) », a relevé l’organisme public dans une note d’information. Si le taux de chômage en milieu rural a baissé de 3,5% à 3,2%, comme l’a souligné le HCP, il faut noter en revanche qu’il est resté élevé parmi les femmes. En effet, il est passé de 12,7% à 13,2%. La situation était aussi on ne peut plus critique dans deux autres catégories: les diplômés et les jeunes. Selon les chiffres du HCP, les taux de chômage les plus élevés ont été enregistrés parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans qui est passé de 23,2% à 23,5% et les personnes ayant un diplôme (16,3% à 17%). A noter également que la population sous-employée s’est établie à 1.086.000 personnes. D’après les données analysées, « le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi a augmenté de 1.065.000 à 1.086.000 personnes au niveau national entre le deuxième trimestre de 2016 et celui de 2017, de 531.000 à 537.000 personnes dans les villes et de 535.000 à 549.000 dans la campagne », a noté le HCP. C’est ainsi que le taux de sous-emploi s’est accru de 0,1 point, par rapport au deuxième trimestre de 2016, passant de 9,8% à 9,9% au niveau national ; de 9% à 9,1% en milieu urbain et de 10,7% à 10,8% en milieu rural. Selon la répartition par genre, le Haut-commissariat a noté que « le taux de sous-emploi a atteint 11,4% parmi les hommes (9,1% en milieu urbain et 14,4% en milieu rural) et 5,2% parmi les femmes (9,3% en milieu urbain et 2,4% en milieu rural) ». Dans sa note, le HCP a également indiqué que l’économie marocaine a créé 74.000 postes d’emploi (12.000 en milieu urbain et 62.000 en milieu rural), entre le deuxième trimestre de l’année 2016 et la même période de 2017, contre une perte de 26.000 une année auparavant. Et de préciser que « le volume de l’emploi est passé de 10.884.000 à 10.958.000 personnes. Le taux d’emploi a, quant à lui, reculé de 0,5 point au niveau national, passant de 43,4% à 42,9%. Ce taux a baissé en milieu urbain de 37,2% à 36,4% (-0,8 point) et a augmenté en milieu rural de 53,7% à 54,2% (+0,5 point) ». Dans cette même rubrique, on notera aussi que les emplois créés au cours de cette période sont de 58.000 postes d’emploi rémunérés (48.000 en milieu rural et 10.000 en milieu urbain) et de 16.000 postes d’emploi non rémunérés (14.000 en zones rurales et 2.000 en zones urbaines), selon le HCP. Concernant la contribution sectorielle à la création nette d’emplois, il ressort que le volume d’emploi dans le secteur de l’ »agriculture, forêt et pêche » s’est accru de 52.000 postes au niveau national, ce qui représente un accroissement de 1,3%, entre le deuxième trimestre de 2016 et la même période de 2017, contre des pertes de 175.000 postes en 2016. Selon le milieu de résidence, 3.000 postes ont été créés en milieu urbain et 49.000 l’ont été en milieu rural. De son côté, le secteur des « services » a enregistré une création nette de 19.000 emplois au niveau national (7.000 postes en milieu urbain et 12.000 en milieu rural), après une création annuelle moyenne de 60.000 emplois au cours des trois dernières années, a indiqué le HCP. Quant au secteur des BTP, il a créé 7.000 postes d’emploi au niveau national, 2.000 en milieu urbain et 5.000 en milieu rural, durant la même période. « La création annuelle moyenne d’emplois dans ce secteur était de l’ordre de 24.000 postes au cours des trois dernières années », a précisé le HCP. En ce qui concerne le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat », le Haut-commissariat a noté que l’on « a enregistré une perte de 4.000 emplois (exclusivement en milieu rural), après une création annuelle moyenne de 14.000 emplois au cours des trois dernières années ».

Maroc: Le chômage fait un bond en avant

Maroc: Le chômage fait un bond en avant

L’économie marocaine a créé 109.000 postes d’emplois entre le premier trimestre de 2016 et la même période de 2017, contre une perte de 13.000 une année auparavant. 62.000 emplois ont été créés en milieu urbain et 47.000 en milieu rural, selon des chiffres du Haut-commissariat au plan (HCP) rendus publics récemment. A en croire les données du HCP, le secteur des «services» s’est renforcé, entre le 1er trimestre de 2016 et la même période de 2017, de 45.000 postes au niveau national, 19.000 postes ayant été créés dans la branche des «services personnels et domestiques» et 17.000 dans le «commerce de détail hors magasin». Cette évolution représente au total un accroissement de 1%. Il est à préciser que 33.000 postes ont été créés en milieu urbain et 12.000 en milieu rural. Pour sa part, le secteur des BTP a enregistré une création nette de 20.000 emplois, soit une hausse de 1,8% du volume d’emploi dans ce secteur. En détail, ce sont 14.000 emplois qui ont été créés en milieu urbain et 6.000 en milieu rural. En ce qui concerne le secteur de l’«industrie y compris l’artisanat», il ressort des données recueillies qu’il a connu une création nette de 16.000 postes durant la même période provenant principalement de la branche « travail du bois et fabrication d’articles en bois » avec 7.000 postes. 10.000 emplois ont ainsi été créés en milieu urbain et 6.000 en milieu rural. De son côté, le secteur de l’«agriculture, forêt et pêche» a créé 28.000 postes d’emploi (5.000 postes en zones urbaines et 23.000 en zones rurales). Mais à bien regarder les chiffres des créations de postes de travail, on se rend compte d’une réalité récurrente : ils n’ont pas changé grand-chose à la courbe du chômage. En effet, la création de ces nouveaux postes n’a pas permis d’inverser la tendance puisque le nombre de chômeurs a connu une augmentation de 63.000 personnes entre les deux périodes, exclusivement en milieu urbain. Selon les estimations du HCP, l’effectif total des chômeurs s’est élevé à 1.296.000 et le taux de chômage est passé de 10,4% à 10,7% au niveau national et de 15,0% à 15,7% en milieu urbain. En milieu rural, ce taux a baissé de 4,2% à 4,1%. La situation demeure préoccupante pour certaines catégories sociales, notamment les femmes dont le taux de chômage est passé de 13,8% à 14,7%, les jeunes âgés de 15 à 24 ans (24,9% à 25,5%) et les diplômés (18,2% à 18,5%). Notons que le taux de chômage parmi les adultes âgés de 25 à 34 ans s’est situé autour de 16,6%. En détail, l’analyse des indicateurs du marché du travail fait apparaître une population sous-employée établie à 1.057.000 personnes au niveau national, entre les premiers trimestres de 2016 et 2017. Le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi a augmenté de 539.000 à 550.000 personnes dans les villes et de 495.000 à 507.000 dans la campagne. Le taux de sous-emploi s’est accru de 0,1 point, par rapport au premier trimestre de 2016, passant ainsi de 9,7% à 9,8% au niveau national ; de 9,3% à 9,4% en milieu urbain et de 10,1% à 10,3% en milieu rural. Dans sa note d’information, le HCP a aussi relevé une légère baisse du taux d’activité qui est passé, entre les deux périodes, de 47,6% à 47,5%. En effet, avec 12.062.000 personnes, la population active âgée de 15 ans et plus a augmenté, entre les premiers trimestres de 2016 et 2017, de 1,4% au niveau national (1,8% en milieu urbain et 0,9% en milieu rural). Alors que la population en âge d’activité s’est accrue, quant à elle, de 1,7%. A noter que les emplois créés au cours de cette période sont de 86.000 postes d’emploi rémunérés (57.000 en milieu urbain et 29.000 en milieu rural) et de 23.000 postes d’emploi non rémunérés (18.000 en zones rurales et 5.000 en zones urbaines). Les analystes du HCP ont également relevé une baisse du taux d’emploi. «Avec 109.000 postes d’emploi créés par l’économie marocaine entre le 1er trimestre de 2016 et celui de 2017, le volume de l’emploi est passé de 10.657.000 à 10.766.000 personnes. Le taux d’emploi a, quant à lui, reculé de 0,3 point au niveau national, passant de 42,7% à 42,4%. Ce taux est passé en milieu urbain de 36,9% à 36,3% (-0,6 point) et a augmenté en milieu rural de 52,3% à 52,7% (+0,4 point).

La région MENA affiche un taux de chômage plus fort que celui du reste du monde

La région MENA affiche un taux de chômage plus fort que celui du reste du monde

La région Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA) affiche un taux officiel de chômage plus fort que dans toute autre région du monde, a indiqué l’Organisation internationale du travail (OIT). Selon cette dernière, le problème serait particulièrement grave chez les jeunes. A l’en croire, près d’un quart de la population des moins de 30 ans est sans emploi et le chômage des jeunes coûte plus de 40 milliards de dollars chaque année à la région. Cette situation semble assez proche de celle que connait le Maroc. Selon une enquête du Haut-commissariat au plan, le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans est passé de 20,5% à 21,5%, au deuxième trimestre de l’année 2016, celui des femmes de 9% à 9,9% et celui des lauréats des grandes écoles et instituts est estimé à 9,1%. Dans le but d’enrayer un tant soi peu la hausse du chômage et réduire le sous-emploi des jeunes, l’OIT et la Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, ont signé un nouveau partenariat dont les termes ont été rendus publics récemment. En gros, l’OIT explique que cet accord vise à favoriser l’emploi des jeunes dans cette région en développant des politiques de soutien à l’entrepreneuriat, en s’assurant que cette catégorie sociale possède les qualifications requises par le marché du travail et en encourageant un nombre croissant de jeunes à devenir entrepreneurs. Selon les termes de cet accord, le nouveau partenariat sera concrètement consacré à un travail commun sur les politiques et les projets permettant de surmonter le décalage entre l’offre et la demande de qualifications. Il s’agira aussi de « partager les connaissances sur les réseaux de formateurs, leur évaluation et leur gestion, mais aussi d’élaborer des programmes nationaux adaptés à travers toute la région afin d’inclure les formations axées sur les compétences générales et la création d’entreprise », explique-t-on dans un communiqué. «L’objectif que nous partageons avec la SFI dans le cadre de ce nouveau partenariat est d’aider à l’élaboration de politiques qui favorisent l’entrepreneuriat, garantissent aux jeunes l’acquisition des compétences requises par le marché et encouragent davantage de jeunes à devenir entrepreneurs», a expliqué Ruba Jaradat, directrice régionale de l’OIT pour les Etats arabes. «L’une de nos priorités stratégiques dans la région est de soutenir un environnement propice aux affaires pour les entrepreneurs car cela suscite des créations d’emploi, provoque des innovations et aide à accroître la compétitivité de la région», a pour sa part expliqué Mouayed Makhlouf, directeur de la SFI pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Pour cette institution, il s’agit en gros de soutenir les petites entreprises, d’encourager l’entrepreneuriat, d’étendre l’accès au financement et de créer des emplois. Au-delà du chômage qui perdure dans la région, il faut relever un fait tout aussi préoccupant : le niveau de qualification des jeunes pose également problème. En effet, il ressort d’une récente enquête menée par l’incubateur de start-ups Wamda, financée par la SFI, que près de la moitié des entrepreneurs devaient se démener pour trouver du personnel qualifié. D’après les 963 entrepreneurs et 1.697 employés sondés, les demandeurs d’emploi ayant des compétences en vente, création d’entreprise et gestion, faisaient particulièrement défaut. « Environ 40% des employeurs avaient des difficultés à trouver des travailleurs dotés des savoirs comportementaux élémentaires comme la motivation et l’indépendance, et de grandes aptitudes », rapporte l’OIT. C’est dire l’importance d’agir vite. Car, comme l’a relevé Dimitris Tsitsiragos, vice-président Services clients mondiaux de la SFI, le chômage des jeunes a un impact sur les pays de la région. Il crée de l’instabilité et empêche de nombreuses économies régionales d’atteindre leur potentiel. «Relever le défi du chômage des jeunes, est essentiel si les pays veulent combattre la pauvreté et poser les fondations d’un développement économique durable », a-t-il estimé. A noter que depuis 2013, le programme KAB de l’OIT qui cible les jeunes en formation ou dans l’éducation technique ou supérieure, a été appliqué dans 366 institutions éducatives et a touché environ 150.000 étudiants dans la région. Ces cinq dernières années, le programme Start and Improve Your Business a permis la création de 510 nouvelles entreprises et de 1345 emplois.