Huiles végétales et céréales tirent les prix mondiaux des produits alimentaires vers le haut

Huiles végétales et céréales tirent les prix mondiaux des produits alimentaires vers le haut

L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est inscrit en hausse pour le quatrième mois consécutif. Tiré vers le haut par les cours des huiles végétales et des céréales, il s’est établi en moyenne à 97,9 points en septembre 2020. Ce qui correspond à une hausse de 2,1% par rapport au mois précédent et de 5,0% en glissement annuel. «Le raffermissement des prix des huiles végétales et des céréales est à l’origine de cette dernière hausse de l’indice», a expliqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant, en revanche, une stabilité des prix des produits laitiers et une baisse des cours du sucre et de la viande par rapport au mois d’août. En hausse de 5,1% par rapport au mois d’août et de pas moins de 13,6% par rapport au même mois de 2019, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 104,0 points au cours du mois dernier. Selon l’agence onusienne, «cette progression est notamment due à celle des prix du blé, qui ont été portés par des échanges commerciaux soutenus dans un contexte de craintes concernant les perspectives de production dans l’hémisphère Sud et les conséquences de la sécheresse sur les semis de blé d’hiver dans toute l’Europe». Dans un rapport qu’elle vient de rendre public, l’organisation intergouvernementale a également relevé une importante hausse des prix du maïs «sous l’effet de la réduction des perspectives de production dans l’Union européenne et de la révision à la baisse des reports aux Etats-Unis d’Amérique». Il est à noter que les cours du sorgho et de l’orge ont également progressé au cours du mois de septembre, alors que ceux du riz ont accusé une baisse durant la même période. En s’établissant en moyenne à 104,6 points en septembre, l’indice FAO des prix des huiles végétales a enregistré, de son côté, une hausse de 6,0% par rapport à août. Il a ainsi atteint son niveau le plus élevé depuis huit mois, a fait savoir l’organe spécialisé de l’ONU. La nouvelle hausse de l’indice FAO des prix des huiles végétales est principalement justifiée par l’augmentation des prix des huiles de palme, de tournesol et de soja. Comme l’a expliqué l’agence dans son rapport, «les prix internationaux de l’huile de palme ont sensiblement progressé pour le quatrième mois consécutif, en raison du renouveau de la demande mondiale à l’importation, ainsi que de niveaux de stocks plus réduits que prévu en Malaisie et des incertitudes concernant le rythme de la production en Asie du Sud-Est ces prochains mois». Poursuivant ses explications, la FAO a également fait savoir que «les prix internationaux de l’huile de tournesol ont nettement augmenté en septembre, principalement sous l’effet de la détérioration des perspectives concernant les cultures dans la région de la mer Noire ». Tandis que les cours de l’huile de soja ont poursuivi leur hausse durant la même période, en raison d’un faible rythme de broyage en Amérique du Sud et une forte demande aux Etats-Unis d’Amérique. L’indice FAO des prix de la viande, en s’établissant en moyenne à 91,6 points en septembre, a poursuivi sa tendance à la baisse observée depuis le début de l’année en cours. Il a enregistré un léger recul de 0,9% par rapport au mois d’août, selon les chiffres publiés par l’organisation. Selon l’agence onusienne, le recul de cet indice s’explique en partie par «la décision de la Chine d’interdire les importations de viande de porc en provenance d’Allemagne, où des cas de peste porcine africaine ont été détectés chez des sangliers». Concernant l’indice FAO des prix des produits laitiers, les économistes de l’organisation ont noté un niveau quasiment inchangé par rapport au mois d’août. S’il s’est établi en moyenne à 102,2 points en septembre, ces derniers ont estimé qu’il est supérieur de 2,5% en glissement annuel. Cet indice n’a quasiment pas évolué du fait que les hausses modérées des prix du beurre, du fromage et du lait écrémé en poudre ont été compensées par le recul des cours du lait entier en poudre, a-t-on souligné dans ledit rapport. S’agissant de l’indice FAO des prix du sucre, le rapport de la FAO indique qu’il s’est établi en moyenne à 79,0 points au cours du mois dernier. Il a ainsi reculé de 2,6%, «principalement en raison des excédents de production de sucre prévus au niveau mondial pour la campagne qui va débuter», selon l’organisation qui a fait savoir, par ailleurs, que la production devrait considérablement rebondir en Inde et être abondante au Brésil. Alain Bouithy

​Les prix des céréales demeurent presque inchangés à l’échelle mondiale

​Les prix des céréales demeurent presque inchangés à l’échelle mondiale

L’indice FAO des prix des céréales n’a quasiment pas évolué en juillet 2020, en comparaison avec le mois précédent. « Il est demeuré stable par rapport à juin », avait indiqué en début du mois en cours l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).  Commentant l’évolution des cours mondiaux des produits alimentaires en juillet dernier, qui ont connu leur deuxième mois consécutif de hausse, principalement en raison de l’augmentation des prix des huiles végétales et des produits laitiers, l’agence onusienne avait observé une forte augmentation des cours du maïs et du sorgho, sous l’effet d’importants volumes achetés par la Chine aux Etats-Unis d’Amérique. Une hausse « compensée par le recul de ceux du riz, en raison de prévisions de récoltes abondantes en 2020 », avait expliqué l’organisation dans un rapport rendu public au cours de la première semaine du mois d’août. Dans ce document dont nous avions évoqué les principales variations dans une de nos précédentes éditions, la FAO avait également souligné la faible évolution des cours du blé « du fait d’une activité commerciale atone ». En détail, l’indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 96,9 points en juillet, demeurant ainsi presque inchangé par rapport à juin mais enregistrant une hausse de 0,4 point (0,4%) par rapport à son niveau de juillet 2019, d’après ce rapport de référence des Nations unies.  Dans la même période, « les prix du blé ont peu évolué d’un mois à l’autre, tandis que ceux du maïs et du sorgho ont fortement augmenté et que ceux du riz ont chuté », a indiqué l’organisation.  Sur les marchés du blé, il ressort que l’activité économique atone et les premières estimations d’une forte reprise de la production en Australie ont maintenu la valeur moyenne en juillet presque au même niveau qu’en juin, soit près de 2% au-dessus du niveau de juillet 2019.  Cette variation a eu lieu « en dépit de l’affaiblissement du dollar des Etats-Unis d’Amérique et des préoccupations quant aux perspectives de production en Europe, dans la région de la mer Noire et en Argentine », avait relevé l’agence. Autres prix restés également stables en juillet, ceux de l’orge. Alors que les cours du sorgho et du maïs à l’exportation ont enregistré une forte augmentation au cours de la même période, de 5,8% et 3,7%, respectivement (14% et 10,4% par rapport à juillet 2019).  A en croire l’agence onusienne, la flambée des prix du sorgho et du maïs est attribuée principalement aux importants volumes achetés récemment par la Chine aux Etats-Unis d’Amérique s’agissant de ces deux céréales. La FAO avait en outre ajouté que « les craintes suscitées par les conditions météorologiques et l’affaiblissement du dollar y ont également contribué » à cet accroissement.  Dans son rapport, l’organisation a noté que « les perspectives de récoltes abondantes en 2020 et le calme qui régnait sur les marchés ont fait reculer les cours internationaux du riz jusqu’à leur niveau le plus bas en quatre mois ». Ce, a-t-elle précisé, malgré les nouvelles inquiétudes suscitées par les difficultés logistiques liées au Covid-19. Selon les prévisions de la FAO datant de juillet dernier, la production de céréales dans le monde en 2020 devrait atteindre un niveau record et porter le rapport stocks/utilisation à son plus haut niveau en vingt ans. Revues à la hausse, ses prévisions concernant la production de céréales dans le monde en 2020 devraient s’établir à près de 2.790 millions de tonnes et la production mondiale devrait dépasser de 3% (81,3 millions de tonnes) le record atteint en 2019. Egalement relevées en juillet dernier, les prévisions concernant l’utilisation mondiale des céréales en 2020-2021 ont été portées à 2.735 millions de tonnes, soit un peu plus de 43 millions de tonnes (1,6%) de plus que le niveau de 2019-2020. Soulignons que « les prévisions concernant les stocks mondiaux de céréales d’ici la fin de l’année 2021 ont été relevées de 2 millions de tonnes par rapport au mois précédent et s’établissent à 929 millions de tonnes, ce qui représente une forte expansion d’une année sur l’autre, de l’ordre de 52,3 millions de tonnes (6,0%) ». Quant aux prévisions concernant les échanges mondiaux de céréales en 2020-2021, elles s’élèvent à 435 millions de tonnes, ce qui représente une augmentation de 9 millions de tonnes (2,1%) par rapport au volume de 2019-2020 et un nouveau record, a souligné la FAO. En ce qui concerne le Maroc, rappelons qu’en raison des conditions climatiques défavorables qui ont marqué la campagne agricole 2019/2020, la valeur ajoutée du secteur agricole s’est repliée de 5% au terme du premier trimestre 2020, après une baisse de 6,2% un an plus tôt. Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), cette situation a engendré « une production céréalière estimée à 30 millions de quintaux, en retrait de 42% par rapport à la campagne précédente et de 62,3% comparativement à la moyenne des cinq dernières années ».  Dans sa note de conjoncture du mois de juillet (N°281), la DEPF avait précisé que « cette production serait constituée à hauteur de 16,5 millions de quintaux de blé tendre, de 7,5 millions de quintaux de blé dur et de 5,8 millions de quintaux d’orge ». Alain Bouithy

La production mondiale de lait et de céréales se révèle résiliente face à la crise pandémique

La production mondiale de lait et de céréales se révèle résiliente face à la crise pandémique

En raison de la pandémie du coronavirus (Covid-19), les marchés mondiaux des produits alimentaires devraient demeurer dans l’incertitude pour plusieurs mois encore, a prévenu l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un récent rapport intitulé « Perspectives de l’alimentation ». Malgré les perturbations causées par la crise sanitaire sur les marchés mondiaux, il apparaît toutefois que, «d’un point de vue mondial, les marchés des produits de l’agriculture se montrent plus résilients que d’autres secteurs face à la pandémie », a constaté le directeur de la Division du commerce et des marchés de la FAO, Boubaker Ben-Belhassen, invitant néanmoins à la vigilance. C’est le cas du lait dont la production mondiale pourrait même connaître une hausse de 0,8% en 2020, selon les prévisions de la FAO qui prévient néanmoins que “les exportations mondiales des produits laitiers devraient subir une contraction de 4%, et la demande d’importations connaître des difficultés”. Comme pour le lait, les premières prévisions des marchés mondiaux pour les céréales sur la période 2020/21 font état d’une situation confortable pour l’offre et la demande. En dépit des incertitudes liées à la pandémie, l’organisation table sur un accroissement de la production mondiale de céréales en 2020 qui “pourrait dépasser de 2,6% le niveau record de l’année dernière”, a estimé l’agence onusienne. Toujours selon les prévisions de l’organisation, “le commerce mondial de céréales en 2020/21 devrait atteindre les 433 millions de tonnes, soit une augmentation de 2,2% (9,4 millions de tonnes) par rapport à 2019/20”. Stimulée par une croissance attendue dans le commerce des principales céréales, la hausse attendue de ce produit alimentaire représenterait un nouveau record, selon la FAO. Concernant le reste des produits alimentaires, il ressort des prévisions de l’agence onusienne qu’ils verront en revanche leur production baisser au cours de la période 2020/21. Ainsi, “la production totale de viande dans le monde devrait diminuer de 1,7% en 2020, à cause des maladies animales, des perturbations sur les marchés dues au Covid-19, et des effets persistants des sécheresses”, a-t-elle annoncé dans un communiqué soulignant toutefois que le commerce international de cette denrée devrait enregistrer une croissance modérée mais nettement plus lente qu’en 2019. Comme l’a souligné la FAO de même source, rappelons que “les cours internationaux de la viande ont chuté de 8,6% depuis janvier 2020 – avec une baisse record pour la viande ovine, suivie par la volaille, le porc et les viandes bovines”. Précisons que ce repli est attribué aux effets des mesures de lutte anti-Covid-19, à la forte baisse de la demande mondiale d’importations et à d’importants volumes invendus de viande. Concernant le poisson, les données analysées montrent que les marchés des produits de la pêche continueront à subir les effets de la pandémie de Covid-19 tout au long de l’année en cours. Les produits frais et les espèces couramment utilisées dans la restauration seront particulièrement touchés par la crise, d’après l’agence relevant que la pandémie devrait affaiblir tout particulièrement la production de crevettes et de saumon. Dans son rapport, la FAO a en outre fait remarquer que “la demande mondiale de crevettes fraîches et surgelées a enregistré une forte baisse tandis que pour la demande de saumon, une baisse d’au moins 15% est prévue en 2020”. S’agissant du sucre, il ressort des prévisions que sa production mondiale en 2019-2020 devrait accuser une baisse “pour la deuxième année consécutive et descendre en dessous du niveau de la consommation mondiale qui avait été prévu”. Si l’on en croit l’organisation, le commerce du sucre devrait connaître une croissance au cours de la même période qui serait soutenue par des prix bas et par la reconstruction des stocks dans certains pays traditionnellement importateurs, a-t-elle fait savoir relevant toutefois que les prévisions d’un déficit de la production mondiale de sucre pour la période 2019/20 n’ont pas fait grand-chose pour aider les cours internationaux du sucre en baisse depuis mi-2017. Quant aux huiles végétales et produits dérivés, l’organisation rappelle que les dernières prévisions 2019/20 de la FAO faisaient état d’“une situation mondiale marquée par une baisse de l’offre et la demande, à cause d’une forte diminution de la production”. Pour ce qui est des prévisions (provisoires) pour 2020/21, il apparaît que “l’offre pourrait rester trop faible par rapport à la demande”, a prévenu la FAO. Alain Bouithy

La production mondiale de céréales devrait atteindre un niveau record

La production mondiale de céréales devrait atteindre un niveau record

La production mondiale de céréales devrait atteindre un niveau record de 2.722 millions de tonnes en 2019, soit 71 millions de tonnes de plus qu’en 2018, selon les premières estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture faisant état d’une hausse de 2,7% par rapport à l’année dernière. «L’augmentation de la production céréalière serait à mettre principalement au crédit du blé, du maïs et de l’orge, dont les hausses respectives seraient de 2,5%, 2,2% et 6,1% par rapport à l’année précédente», a expliqué l’organisation soulignant que la production mondiale de riz devrait rester en revanche proche du record historique de 2018. Quant à l’utilisation de céréales à l’échelle mondiale, elle devrait atteindre un nouveau record en 2019‑2020 avec une hausse d’1,5%, avec un pic à 2.722 millions de tonnes. A en croire la FAO, cette expansion devrait être particulièrement prononcée pour les céréales secondaires, dont l’utilisation devrait augmenter de 1,3% par rapport à 2018‑2019, principalement en raison de la forte demande des secteurs de l’alimentation animale et des industries. En raison de la poursuite de l’accroissement démographique mondial, l’agence onusienne indique, dans un communiqué, que la consommation alimentaire mondiale de céréales devrait également progresser d’au moins 1,1%. Considérées comme les deux premières denrées alimentaires de base, le riz et le blé devraient voir leur consommation augmenter respectivement de 1,7 et 1%. «Alors que la demande pour les céréales secondaires – qui serviront de nourriture animale et auront un usage industriel – devrait également augmenter», souligne la FAO sur son site web. Quant aux stocks mondiaux de céréales, les prévisions laissent penser qu’ils devraient vraisemblablement connaître une légère baisse en 2019 pour atteindre les 847 millions de tonnes et cette situation aurait également pour effet de faire légèrement baisser le ratio stock-utilisation mondial de 30,1%, selon l’agence. «La contraction attendue des réserves mondiales de céréales s’explique par le faible niveau des greniers de céréales secondaires et, dans une moindre mesure, des stocks de riz», a expliqué la FAO affirmant, en revanche, que les stocks de blé sont appelés à grossir, pour atteindre leur deuxième plus haut niveau historique. Qu’à cela ne tienne, la FAO assure que «le resserrement des stocks céréaliers ne se traduirait que par une baisse modeste du rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial», soulignant que celui-ci devrait se situer à 30,1, soit son point le plus bas depuis quatre ans. Sur la foi de ses premières prévisions, elle affirme que «les prix mondiaux resteront probablement sous pression face à un bon équilibre de l’offre et de la demande en ce qui concerne presque l’ensemble des céréales, avec notamment des perspectives commerciales qui semblent positives, en particulier pour le blé et le riz». Enfin, dans la période 2019-2020, des indices laissent penser que le commerce mondial de céréales devrait atteindre un volume proche de 413 millions de tonnes, soit une progression d’à peine 0,5% par rapport aux estimations de 2018‑2019, équivalant à 2 millions de tonnes. Ce qui marquerait aussi un fléchissement de 1,9% par rapport au niveau record atteint en 2017‑2018. Selon les explications de la FAO, le recul attendu est dû essentiellement au repli probable du commerce du maïs, alors que les perspectives concernant les échanges de la plupart des autres céréales sont positives, notamment pour le blé et le riz. Cela dit, «dans un contexte d’équilibre globalement bon entre l’offre et la demande pour à peu près toutes les céréales, il est probable que les cours internationaux restent tendus, au moins pendant la première moitié de la campagne 2019‑2020», a conclut la FAO. Alain Bouithy

Baisse des prix des produits alimentaires au mois d’août

Baisse des prix des produits alimentaires au mois d’août

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est contracté en août de 1,3% par rapport à juillet, a indiqué jeudi 7 l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant qu’il s’est établi en moyenne à 176,6 points. Le repli de l’Indice FAO des prix des denrées alimentaires met fin à trois mois de hausses consécutives, a souligné l’organisation onusienne notant toutefois qu’il est resté supérieur de 6% par rapport à sa valeur d’il y a un an. La baisse des prix mondiaux des produits alimentaires est attribuée principalement aux perspectives de récoltes céréalières abondantes qui laissent entrevoir une importante reconstitution des stocks, selon l’organisation onusienne. En effet, « la baisse s’explique par un recul de 5,4% de l’Indice FAO des prix des céréales reflétant une forte baisse des prix du blé du fait de l’amélioration des perspectives de production dans la région de la mer Noire », a précisé la FAO dans son dernier rapport sur les prix alimentaires. A propos de la production mondiale de céréales, signalons que l’organisation a revu à la hausse ses prévisions relatives à ce produit, indiquant qu’elle devrait atteindre 2.611 millions de tonnes, ce qui annonce un record historique. Selon le dernier Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande des céréales, les stocks mondiaux devraient atteindre, eux aussi, un sommet historique à la clôture des saisons en 2018. Commentant cette évolution, l’agence a expliqué que «ses nouvelles estimations reflètent des anticipations de récoltes de blé plus abondantes, car les perspectives de production améliorées dans la Fédération de Russie ont plus que compensé les révisions à la baisse au Canada et aux Etats-Unis, alors que les récoltes de maïs et d’orge au Brésil et dans la Fédération de Russie étaient en hausse». Autre record attendu, celui de la production mondiale du riz qui s’annonce également abondante en 2017. Parallèlement aux céréales, l’agence onusienne a noté dans un communiqué rendu public le jour même que l’Indice FAO des prix de la viande a chuté de 1,2% au cours du mois d’août. Une tendance que l’on retrouve également du côté de l’Indice FAO des prix du sucre qui a reculé de 1,7% «du fait à la fois de perspectives de récoltes de cannes à sucre favorables dans d’importants pays producteurs (Brésil, Thaïlande, Inde) et d’une demande internationale plus faible suite à la hausse des tarifs par la Chine et l’Inde», a fait observer la FAO. En revanche, il a été noté que l’Indice FAO des prix de l’huile végétale a augmenté de 2,5% sous l’effet de la hausse des prix des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol. L’autre hausse concerne «l’Indice FAO des prix des produits laitiers (qui) a également augmenté de 1,4% par rapport à juillet sous l’effet d’une demande accrue de matières grasses en Europe et en Amérique du Nord», a ajouté la même source. Sur la base de ses nouvelles prévisions, l’organisation a dit s’attendre à une plus grande utilisation alimentaire des céréales, en particulier le blé et le riz, tandis que l’utilisation des céréales secondaires pour l’alimentation animale devrait atteindre un sommet historique. Cette évolution ne devrait pas empêcher les stocks céréaliers mondiaux d’atteindre un sommet record de 719 millions de tonnes, «soit une hausse de 2% par rapport à leurs niveaux déjà élevés lors de l’ouverture des saisons en cours. Les stocks de blé dans la Fédération de Russie et les stocks de maïs au Brésil devraient augmenter notablement», a assuré la FAO ajoutant que le commerce mondial des céréales devrait également augmenter de plus de 2% pour atteindre 403 millions de tonnes, soit un nouveau record. Pour rappel, l’Indice FAO des prix des denrées alimentaires est établi à partir de la moyenne des indices de prix de cinq catégories de produits, pondérés en fonction de la part moyenne à l’exportation de chacune des catégories.

Les prix des produits alimentaires s’envolent de nouveau

Les prix des produits alimentaires s’envolent de nouveau

Pour le troisième mois consécutif, les prix mondiaux des produits alimentaires ont augmenté, a relevé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « L’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 179,1 points en juillet dernier, soit son plus haut niveau depuis janvier 2015, soulignant par ailleurs une hausse de 2,3% depuis juin 2017 et de 10,2% par rapport à son niveau de l’année dernière », a noté la FAO. Selon l’agence onusienne, cette évolution s’explique principalement par la hausse des cotations liées aux céréales, au sucre et aux produits laitiers. A propos de l’Indice FAO des prix des céréales, l’organisation a indiqué qu’il était en hausse de 5,1% le mois dernier. Selon la FAO, il a augmenté de manière constante pendant ces trois derniers mois, aidé par des cotations solides sur le riz et le blé. « La valeur du blé a connu une forte hausse en juillet lorsque les récoltes de blé du printemps en Amérique du Nord se ont été freinées par un climat particulièrement chaud et sec tandis que la crispation saisonnière a entraîné une hausse des prix du riz », a noté l’agence. Alors que, d’un autre côté, les prix du maïs sont restés relativement stables. De son côté, l’Indice FAO des prix du sucre a augmenté de 5,2% au cours du même mois, marquant ainsi la première hausse mensuelle depuis le début de l’année. La forte valorisation du real brésilien a été le principal facteur qui a conduit au rebondissement de la valeur du sucre, a expliqué la FAO dans un communiqué. La même source a cependant souligné qu’en dépit de cette dernière hausse, les prix du sucre (26%) restent bien au-dessous du niveau de l’année dernière à la même période. Autre hausse, celle de l’Indice FAO des prix des produits laitiers qui a augmenté de 3,6% en juillet grâce notamment à la hausse des prix du beurre, du fromage et du lait entier en poudre. A en croire la FAO, « des disponibilités d’exportation réduites ont contribué à une nouvelle hausse du prix du beurre en juillet, creusant l’écart entre les cotations liées au beurre et celles liées aux autres produits laitiers ». En plus de la hausse des cotations liées aux céréales, au sucre et aux produits laitiers, la FAO a relevé la baisse de l’Indice FAO des prix des huiles végétales de 1,1% depuis juin pour atteindre son plus bas niveau depuis août 2016. « Cette baisse s’explique en grande partie par de bonnes perspectives de production pour l’huile de palme dans le sud-est de l’Asie et par la faiblesse de la demande mondiale d’importations », a-t-elle soutenu. A signaler aussi que l’Indice FAO des prix de la viande est resté stable au cours du mois dernier. « La hausse des prix mondiaux de la viande bovine a été compensée par un fléchissement des prix dans les secteurs de la viande bovine, porcine et de la volaille », a constaté l’agence. Pour rappel, l’Indice FAO est un indice pondéré par les échanges commerciaux qui permet de suivre l’évolution des prix des cinq principaux groupes de produits alimentaires sur les marchés internationaux.

Baisse des prix des principaux produits alimentaires à l’échelle mondiale

Baisse des prix des principaux produits alimentaires à l’échelle mondiale

L’Indice FAO des prix du sucre a chuté de 10,9% pour atteindre son plus bas niveau depuis mai 2016 A en croire l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), les prix mondiaux des produits alimentaires ont connu une baisse au cours du mois de mars. « L’Indice Fao des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de près de 171 points en mars, soit une baisse de 2,8% par rapport au mois précédent », a annoncé l’agence onusienne, soulignant néanmoins qu’ils restent à 13,4% au-dessus du niveau enregistré l’année dernière. Les prix de plusieurs produits alimentaires suivis par l’organisation auraient ainsi chuté au cours de cette période « face à la large disponibilité des stocks et à des prévisions faisant état de récoltes abondantes », a noté la Fao. C’est le cas des céréales et des huiles végétales dont l’Indice Fao des prix a reculé respectivement d’1,8%, soit presque le même niveau que celui de mars 2016, et de 6,2%. S’agissant des cotations d’huile de palme et de soja, l’agence fait également état d’une tendance à la baisse en mars dernier, après qu’elle ait revu à la hausse les projections en matière de production. « Les cotations d’huile de colza et de tournesol ont elles aussi baissé, en raison de prévisions faisant état d’une disponibilité plus importante que prévue », a-t-elle fait observer. Face à la faiblesse de la demande d’importations et à l’entrée prévue de larges réserves brésiliennes de sucre sur les marchés mondiaux, la Fao a également noté la baisse de l’Indice Fao des prix du sucre de 10,9%. Il aurait ainsi atteint son plus bas niveau depuis près d’un an (mai 2016). Cette évolution serait due aux bonnes récoltes des dernières années et à une lente familiarisation des ménages à la production de bioéthanol, a expliqué l’institution dans un communiqué. Bien qu’il demeure bien au-dessus de son niveau de l’année 2016, l’Indice Fao des prix des produits laitiers a connu aussi une baisse de 2,3% le mois dernier. Une chute due à l’abondance de réserves de lait, explique-t-on de même source. A noter que la viande est le seul produit à n’avoir pas enregistré de baisse. En effet, l’Indice Fao des prix de cet aliment a augmenté de 0,7%, grâce notamment à une demande soutenue en importations de viande bovine en provenance d’Asie, précise la Fao. Soulignons, par ailleurs, que les premières prévisions de la Fao pour les marchés céréaliers en 2017 établissent la production mondiale de céréales à 2.597 millions de tonnes. Ce qui représente 9 millions de tonnes de moins que le record enregistré l’année dernière. Cette légère baisse est attribuée à la réduction anticipée de la production mondiale de blé dans les plantations de boutures en Australie, au Canada et aux Etats-Unis dont le prix a augmenté, a expliqué la Fao. Une production mondiale de blé qui devrait vraisemblablement chuter de 2,7% en 2017 pour atteindre les 740 millions de tonnes, a-t-elle indiqué. L’organisation a noté, en revanche, que « la production totale de céréales secondaires en 2017 devrait augmenter pour atteindre un nouveau record de 1 353 millions de tonnes, grâce notamment à une forte hausse de la production au Brésil et en Argentine et à une relance de la production en Afrique du Sud, suite à la sécheresse de l’année précédente », peut-on lire sur son portail officiel. Selon le Bulletin de la Fao, la production mondiale de riz devrait atteindre les 504 millions de tonnes, ce qui équivaut à une hausse de l’ordre d’1,0%.Alors que « de plus en plus de plantations en Inde et en Indonésie et de meilleurs rendements au Brésil et en Chine devraient plus que largement compenser les baisses survenues ailleurs, y compris celles dues à la sécheresse au Sri Lanka », a relevé l’agence onusienne.