Maroc. La baisse de la production nationale fait exploser les importations de céréales en 2022

Maroc. La baisse de la production nationale fait exploser les importations de céréales en 2022

L’activité des ports de commerce gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) a été marquée par une forte augmentation des importations des céréales, au titre de l’année 2022. Selon les données publiées par l’ANP, les importations des céréales se sont en effet chiffrées à 8,8 millions de tonnes (MT) au cours de l’année écoulée, marquant ainsi une hausse de 23,2% en glissement annuel. « Cette évolution est due notamment aux conditions climatiques défavorables ayant entraîné une baisse de 67% de la production nationale des principales céréales (blé tendre, blé dur et orge) au titre de la campagne 2021/2022, dont le volume n’a pas dépassé les 34 millions de quintaux », explique un rapport sur l’activité des ports de commerce gérés par l’ANP. Selon ce document rendu public récemment, une forte concentration de cette activité a été observée au niveau du port de Casablanca avec un volume de 4,7 millions de tonnes, représentant environ 53,6% du trafic global des céréales (soit une hausse de 10,3%). La même source précise que « les importations en cette denrée dans les autres ports, ont aussi enregistré des variations plus ou moins importantes, à savoir: Jorf lasfar (+48,2%), Agadir (+32,9%), Nador (+32,9%) et Safi (+44,3%) ». Globalement, au terme de l’année 2022, l’activité des ports de commerce gérés par l’Agence a accusé une baisse de 4,2 %, par rapport à l’année écoulée atteignant un volume global de 87,2 millions de tonnes. A titre de rappel, la production définitive des céréales principales au titre de la campagne agricole 2021/2022 a été de 34 Millions de quintaux. Ce qui traduit  « une baisse de 67% par rapport à la campagne précédente qui a enregistrée une performance exceptionnelle de 103,2 MQX », selon le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du développement rural et des Eaux et Forêts. Ainsi que l’a indiqué le Département de l’Agriculture, la superficie céréalière semée au titre de la campagne n’a été que de 3,6 millions d’hectares contre 4,35 millions d’hectares lors de la campagne précédente. En cause, les conditions climatiques défavorables observées durant la compagne agricole écoulée (très faible pluviométrie et une mauvaise répartition temporelle de celle-ci) Au final, selon ce département, la production céréalière s’est présentée comme suit : 18,9 millions Qx de blé tendre ; 8,1 millions Qx de blé dur  et 7,0 millions Qx d’orge. Les quantités récoltées ne pouvant satisfaire la demande nationale, les importations ont naturellement augmenté au cours de cette période. A noter qu’au niveau mondial, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a légèrement relevé à 2 777 millions de tonnes ses prévisions concernant la production mondiale de céréales au titre de l’année 2022, traduisant un fléchissement de 1,2% en glissement annuel. « Dans la mesure où la quasi-totalité de la production de 2022 a été récoltée, ces dernières prévisions reflètent des révisions à la hausse mineures de la production estimée de céréales secondaires en Australie et en Ukraine », a indiqué l’agence onusienne. Selon le Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales, les prévisions concernant la production mondiale de riz ont pour leur part été revues légèrement à la baisse (0,6 million de tonnes) depuis mars, principalement parce que les estimations officielles de la récolte indonésienne achevée en décembre dernier sont plus basses que prévu. Comme le précise la FAO, de même source, « cette baisse vient compenser l’amélioration des perspectives relatives à la production du Cambodge, liée au rythme soutenu des semis de l’actuel cycle de saison sèche ». Ainsi, la production mondiale de riz de 2022-2023 est anticipée à 516,0 millions de tonnes (pour le riz usiné), ce qui représente une diminution de 1,6% par rapport au niveau record de 2021-2022, mais reste une récolte supérieure à la moyenne, fait-elle savoir. Il est à noter que les statistiques de l’ANP suggèrent que l’activité globale a été marquée par une hausse de 2,4% des importations, avec un volume de 56,2 MT. Cette évolution est attribuée d’une part à l’augmentation des trafics des céréales (+23,2%) et des hydrocarbures (+10%) et d’autre part à la baisse des importations du soufre     (-8,4%), de l’acide sulfurique (-39,8%) et des produits sidérurgiques (-18,1%). Toujours selon la même source, l’année 2022 a également été marquée par une forte régression de 18,5% des exportations, avec un volume d’environ 27 MT. Cette progression s’explique notamment par la baisse des ventes à l’étranger des phosphates (-42,7%), des engrais (-16,6%) et de l’acide phosphoriques (-29,3%). L’ANP indique, en outre, que « les exportations, hors produits phosphatiers, ont marqué une hausse de 10,1%, avec un volume additionnel de 885.902 de tonnes », suite à l’augmentation du trafic du sel (+418,3%), du clinker (+30,2%) et du feldspath (+144,3%). Alain Bouithy

Nette baisse des prix mondiaux des produits alimentaires en juillet

Nette baisse des prix mondiaux des produits alimentaires en juillet

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont enregistré une nette baisse en juillet dernier, selon un récent rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Tiré vers le bas par les huiles végétales et les produits laitiers, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est rétracté par rapport au mois précédent.  En effet, il s’est établi en moyenne à 140,9 points en juillet, soit une baisse de 8,6% par rapport à juin. Ainsi que l’a souligné l’agence onusienne dans son rapport, « il s’agit de sa quatrième baisse mensuelle consécutive depuis qu’il a atteint, plus tôt dans l’année, son niveau le plus haut jamais enregistré ». Cependant, et comme l’a fait également remarquer l’organisation internationale dans ledit document, l’indice FAO des prix des produits alimentaires – qui permet de suivre l’évolution mensuelle des prix internationaux d’un panier de produits alimentaires couramment échangés- « est néanmoins resté supérieur de 13,1% à sa valeur de juillet 2021 ». Quoi qu’il en soit, et du point de vue de l’accès aux aliments, il est évident que «la baisse des prix des produits alimentaires, qui avaient atteint des niveaux très élevés, est positive », a estimé l’économiste en chef de la FAO, Maximo Torero. Quand bien même « de nombreuses incertitudes demeurent, notamment les prix élevés des engrais et leurs potentielles incidences sur la production et les moyens de subsistance des agriculteurs à l’avenir, les perspectives économiques mondiales sombres et les fluctuations des taux de change, menacent sérieusement la sécurité alimentaire mondiale», a-t-il reconnu. Les prix des principales céréales et des huiles végétales enregistrent une baisse à deux chiffres, selon la FAO. Dans le détail, les données recueillies par l’organisation montrent que l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est affaissé de 19,2% en juillet, après s’être  établi en moyenne à 171,1 points, soit une baisse de 40,7 points. Il tombe ainsi à son niveau le plus bas depuis 10 mois. « Ce net recul est principalement dû à la chute des prix mondiaux des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol », selon l’agence onusienne notant que les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur quatrième baisse mensuelle consécutive en juillet. « Les cours de tous les types d’huile ont chuté, en raison des abondantes disponibilités exportables prévues en Indonésie pour ce qui concerne l’huile de palme, de la nouvelle récolte abondante d’huile de colza qui est prévue et d’une demande d’huile de soja qui est restée atone », a-t-elle ajouté. Restons dans ce rayon pour souligner que les prix de l’huile de tournesol ont eux aussi accusé une baisse marquée, dans un contexte de demande mondiale à l’importation limitée, malgré les incertitudes persistantes quant à la logistique dans la région de la mer Noire. Les experts de la FAO sont persuadés que la baisse des prix du pétrole brut a également tiré les valeurs des huiles végétales vers le bas. En affichant une valeur moyenne de 147,3 points en juillet, soit une chute de 19,1 points, l’indice FAO des prix des céréales a cédé 11,5% au cours du mois dernier. Mais à en croire l’organisation, il reste tout de même en hausse de 16,6% (21,0 points) par rapport à sa valeur de juillet 2021. Il est à noter que « les prix de toutes les céréales représentées dans l’indice ont chuté, la plus forte baisse étant à mettre au compte des prix mondiaux du blé, qui perdent pas moins de 14,5% », a relevé la FAO. Ce recul s’est produit « en réaction à l’accord conclu entre l’Ukraine et la Fédération de Russie au sujet du déblocage des principaux ports de la mer Noire et du fait de l’arrivée des disponibilités saisonnières issues des récoltes en cours dans l’hémisphère Nord », a expliqué l’organisation. Soulignons également le recul des prix mondiaux des céréales secondaires  et du maïs qui ont cédé respectivement 11,2% et 10,7% en juillet, suite en partie à l’accord concernant la mer Noire, ainsi qu’à l’accroissement des disponibilités saisonnières en Argentine et au Brésil. Quant aux prix internationaux du riz, l’agence onusienne annonce qu’ils ont également enregistré leur première baisse en 2022. S’agissant de l’indice FAO des prix du sucre, les chiffres révèlent qu’il s’est établi en moyenne à 112,8 points en juillet, soit un recul de 4,4 points. Il s’est ainsi rétracté de 3,8% par rapport au mois de juin, a fait savoir la FAO notant qu’il s’agit de la troisième baisse mensuelle consécutive de cet indice, qui atteint son niveau le plus bas depuis cinq mois. Comme l’a souligné la FAO dans son rapport, ce recul intervient « sur fond d’inquiétudes en ce qui concerne la demande future compte tenu du nouveau ralentissement de l’économie mondiale qui est attendu et en raison de l’affaiblissement du real brésilien et d’une baisse des prix de l’éthanol qui a donné lieu à une production de sucre plus importante que prévu au Brésil au cours du mois de juillet ». D’après la même source, la baisse des prix mondiaux du sucre pourrait être aussi influencée par « les informations indiquant une hausse des exportations et des perspectives de production favorables en Inde » ; tandis que le temps chaud et sec dans l’Union européenne a empêché une baisse plus nette des prix. Affichant une valeur moyenne de 146,4 points en juillet, soit 3,8 points de moins qu’en juin, l’indice FAO des prix des produits laitiers a cédé 2,5% en glissement mensuel. Mais pour les auteurs du rapport de la FAO, tout indique que ce niveau reste supérieur de 29,7 points (25,4%) à celui du mois de juillet de l’année dernière. Alors que les prix des laits en poudre et du beurre ont accusé une baisse en juillet dernier, les données de la FAO montrent que ceux du fromage sont restés stables grâce à la demande observée dans les destinations touristiques européennes. En recul de 0,5% par rapport à juin, l’indice FAO des prix de la viande a régressé « du fait de l’affaiblissement de la demande à l’importation de viandes bovine, ovine et porcine », a expliqué l’organisation internationale. En raison d’une solide demande

Baisse des prix des céréales, des huiles végétales et du sucre à l’échelle internationale

Baisse des prix des céréales, des huiles végétales et du sucre à l’échelle internationale

Les prix des céréales, des huiles végétales et du sucre ont reculé à l’échelle mondiale à fin juin, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ceux des produits laitiers et de la viande ont en parallèle augmenté, a constaté la FAO notant que le baromètre des prix mondiaux des denrées alimentaires a légèrement fléchi pour le troisième mois consécutif. En effet, «l’indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une valeur moyenne de 154,2 points en juin 2022, soit un recul de 2,3% par rapport à mai», a affirmé l’organisation internationale précisant toutefois qu’il est encore en hausse de 23,1% par rapport à juin 2021. Comme le fait remarquer l’économiste en chef de la FAO, Máximo Torero Cullen, «les facteurs qui ont tiré les prix mondiaux vers le haut en premier lieu continuent de peser». Ce dernier fait allusion, en particulier, à la forte demande mondiale, aux conditions météorologiques défavorables dans certains des principaux pays producteurs, aux coûts élevés de la production et du transport et aux perturbations dans les chaînes d’approvisionnement dues à la Covid-19. A tous ces facteurs « s’ajoutent les incertitudes découlant de la guerre qui se déroule actuellement en Ukraine», a-t-il souligné. Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 166,3 points en juin, soit une baisse de 4,1% par rapport au mois de mai, a fait savoir la FAO constatant qu’il reste toutefois en hausse de 27,6% par rapport à sa valeur de juin 2021. Bien qu’en chute de 5,7% en juin dernier, les prix internationaux du blé affichaient encore une valeur supérieure de 48,5% à celle de l’année dernière au même mois, a indiqué l’institution dans son rapport. Qu’à cela ne tienne, «le recul constaté en juin s’explique par la disponibilité saisonnière de nouvelles récoltes dans l’hémisphère nord, l’amélioration des conditions de culture dans certains des principaux pays producteurs et le relèvement des perspectives de production en Fédération de Russie». Quant aux prix internationaux des céréales secondaires, les données montrent qu’ils ont accusé un recul de 4,1%, tout en gardant leur valeur supérieure de 18,4% à celle d’il y a un an. A noter que la baisse en glissement mensuel des prix mondiaux du maïs (-3,5%) s’explique par l’accroissement des disponibilités saisonnières en Argentine et au Brésil et de l’amélioration des conditions de culture aux Etats-Unis d’Amérique. En s’établissant en moyenne à 211,8 points en juin, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a enregistré une baisse de 7,6% par rapport au mois précédent. Selon l’agence onusienne, «les prix mondiaux de l’huile de palme ont fléchi sous l’effet de la hausse saisonnière de la production dans les principaux pays producteurs et de l’accroissement des disponibilités prévu en Indonésie». Les données recueillies par la FAO montrent en outre que ceux de l’huile de tournesol et de l’huile de soja se sont inscrits en baisse, suite au fléchissement de la demande mondiale à l’importation du fait de la hausse des coûts. En recul de 2,6% par rapport au mois de mai, l’Indice FAO des prix du sucre a pour sa part affiché une valeur moyenne de 117,3 points au titre du sixième mois de l’année. Ainsi que le relève la FAO dans son rapport, «il s’agit de la deuxième baisse mensuelle consécutive de l’indice, qui a atteint son niveau le plus bas depuis février, notamment parce que les perspectives concernant les disponibilités mondiales sont favorables». Aussi, tout porte à croire que le ralentissement de la croissance économique mondiale a également pesé sur la demande et les prix internationaux du sucre, ont estimé les experts de l’organisation. Rappelons que les prix internationaux de la viande et des produits laitiers ont marqué une tendance opposée à celle affichée par ceux des céréales, des huiles végétales et du sucre. En effet, selon les experts de l’agence onusienne, l’indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 124,7 points en juin, soit 1,7% de plus qu’en mai, atteignant ainsi un nouveau niveau record et dépassant de 12,7% sa valeur de juin 2021. Il ressort des données analysées que «les prix mondiaux de tous les types de viande ont augmenté, notamment ceux de la volaille, qui ont nettement progressé et ont atteint un niveau record, du fait du resserrement persistant des disponibilités mondiales dû à la guerre en Ukraine et de l’apparition de foyers de grippe aviaire dans l’hémisphère nord», a indiqué l’organisation. De son côté, l’indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré une valeur moyenne de 149,8 points en juin, soit 4,1 points (1,8%) de plus qu’en mai et un niveau supérieur de 24,9% à celui de juin 2021, a fait savoir la FAO relevant que  les prix internationaux de tous les produits laitiers ont augmenté en juin denier. Pour l’institution, «la plus forte hausse est à mettre au compte des prix du fromage, laquelle s’explique principalement par l’envolée de la demande à l’importation sur le marché au comptant sur fond de craintes quant à une baisse des disponibilités plus tard dans l’année». En raison d’une forte demande à l’importation et de la faiblesse persistante de l’offre mondiale, l’organisation des Nations unies a indiqué que les prix mondiaux du lait en poudre ont augmenté au cours de la même période.  Alain Bouithy

Baisse prévue des stocks mondiaux de céréales en 2022

Baisse prévue des stocks mondiaux de céréales en 2022

Les stocks mondiaux de céréales devraient légèrement se contracter à la clôture des campagnes de 2022, selon les dernières prévisions de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) publiées récemment. En effet, malgré une production mondiale de céréales record prévue en 2021 et une révision à la hausse de 1,7 million de tonnes depuis octobre, ils « devraient céder 0,8% par rapport à leurs niveaux d’ouverture, pour s’établir à 819 millions de tonnes », a estimé l’agence onusienne dans son dernier rapport. « Le rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial devrait légèrement reculer. Il passerait de 29,4% en 2020-2021 à 28,5% en 2021‑2022 », a poursuivi l’organisation internationale notant toutefois que le niveau reste relativement élevé du point de vue historique. Dans le détail, les stocks mondiaux de blé devraient s’établir à 282 millions de tonnes à la fin des campagnes de 2022,  accusant ainsi un recul de 2,2% par rapport à leur niveau d’ouverture, selon le Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales qui estime, par ailleurs, que l’utilisation globale de ce produit devrait dépasser la production mondiale. D’après les projections de l’organisation des Nations Unies, la diminution prévue des stocks mondiaux de blé concernerait surtout les principaux pays exportateurs, en particulier le Canada, les États-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie, où les perspectives de récolte se sont affaiblies. En ce qui concerne les stocks mondiaux de céréales secondaires, et compte tenu de la révision à la hausse de 3,0 millions de tonnes apportée le mois dernier, l’agence onusienne estime qu’ils devraient pour leur part rester proches de leurs niveaux d’ouverture. S’agissant des stocks de maïs, les dernières prévisions de la FAO pour la même période annoncent une hausse principalement en Chine et aux États-Unis d’Amérique qui devrait contrebalancer les prélèvements prévus sur les stocks d’orge. Quant aux stocks mondiaux de riz à la clôture de la campagne de commercialisation 2021-2022, les estimations de l’organisation internationale prévoient qu’ils atteindraient 187,6 millions de tonnes. Ce qui correspondant à «une hausse de 0,3% par rapport à leurs niveaux d’ouverture records et 900 000 tonnes de plus qu’escompté auparavant», a-t-elle fait savoir. A en croire la FAO, «ce niveau devrait être suffisant pour répondre à la hausse prévue de l’utilisation mondiale de riz et permettrait de maintenir le rapport stocks-utilisation à un niveau confortable de près de 36%». Selon les estimations de l’agence, les prévisions de la FAO concernant la production mondiale de céréales en 2021 ont été réduites de 6,7 millions de tonnes depuis le rapport précédent datant d’octobre. Ainsi qu’il a été relevé en début de ce mois, ces prévisions s’établissent à présent à 2.793 millions de tonnes, soit un niveau encore supérieur de 0,8% (21,5 millions de tonnes) à celui de 2020 et un nouveau record. Il est à préciser que la plus grande partie de la baisse enregistrée en octobre dernier «découle d’un recul des prévisions concernant la production mondiale de blé, qui s’établissent à présent à 771 millions de tonnes, soit un recul de 6,2 millions de tonnes par rapport à octobre et un niveau inférieur de 0,8% à celui de l’année dernière», souligne la FAO. Dans son rapport, l’organisation explique que la révision à la baisse apportée au cours du mois dernier «est due à l’abaissement des estimations concernant la production de cette année aux Etats-Unis d’Amérique, en République islamique d’Iran et en Turquie». Notons que les prévisions concernant la production mondiale de céréales secondaires ont de leur côté été revues à la hausse. Alain Bouithy

Hausse des cours mondiaux des céréales et des huiles végétales en septembre

Hausse des cours mondiaux des céréales et des huiles végétales en septembre

Les cours mondiaux des produits alimentaires ont maintenu leur tendance haussière pour le deuxième mois consécutif, selon les données publiées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 130,0 points en septembre 2021, affichant ainsi une hausse de 1,2% par rapport au mois d’août et 32,8% de plus qu’en septembre 2020, a souligné la FAO dans un récent rapport. L’accroissement de l’indice FAO des prix, qui suit l’évolution mensuelle des prix internationaux des produits alimentaires les plus couramment échangés dans le monde, « est principalement imputable à l’augmentation des prix de la plupart des céréales et des huiles végétales », a expliqué l’agence onusienne relevant que les prix des produits laitiers et du sucre se sont également affermis alors que le sous-indice des prix de la viande est resté stable.Dans le détail, en s’établissant en moyenne à 132,5 points en septembre, l’indice FAO des prix des céréales a progressé de 2,0% par rapport au mois précédent. En raison d’un resserrement des disponibilités exportables dans un contexte de forte demande, les prix mondiaux du blé ont ainsi connu une augmentation de près de 4%, soit un niveau supérieur de pas moins de 41% à celui enregistré il y a un an. Egalement en hausse, les cours internationaux du riz ont affiché une valeur moyenne supérieure de 38% à celle enregistrée l’année dernière à la même période. S’il apparaît que les prix mondiaux du maïs n’ont que modérément progressé (0,3%) au cours du même mois, la FAO a indiqué toutefois que ceux-ci sont restés élevés, à un niveau supérieur de 38% à celui de septembre 2020. A noter que les prix internationaux de l’orge ont, de leur côté, bondi de 2,6%, en raison principalement «d’une demande soutenue, de la baisse des perspectives de production en Fédération de Russie et des gains enregistrés sur d’autres marchés », a fait savoir la FAO dans son rapport. En s’établissant en moyenne à 168,6 points en septembre, l’indice FAO des prix des huiles végétales a progressé de 1,7% par rapport au mois précédent et de près de 60% depuis septembre 2020. Il s’agit du troisième mois consécutif de hausse et du plus haut niveau atteint depuis dix ans. En effet, comme le fait remarquer l’agence des Nations unies, « les prix internationaux de l’huile de palme ont atteint leur plus haut niveau depuis 10 ans, sous l’effet d’une forte demande mondiale à l’importation et de craintes quant aux conséquences du manque de travailleurs migrants sur la production en Malaisie ». Contrairement aux cours internationaux de l’huile de soja et de l’huile de tournesol qui ont accusé un recul en septembre, il ressort dudit rapport que ceux de l’huile de colza se sont nettement appréciés. Avec  une valeur moyenne de 117,9 points, soit une hausse de 1,7 point par rapport au mois d’août, l’indice FAO des prix des produits laitiers a progressé de 1,5% depuis le mois d’août.Selon l’organisation, cette progression est due à une demande mondiale à l’importation soutenue et à des « facteurs saisonniers en Europe et en Océanie qui ont tiré vers le haut les cours internationaux de tous les produits laitiers, en particulier le beurre ». S’agissant de l’indice des prix du sucre, le rapport de la FAO indique qu’il s’est établi en moyenne à 121,2 points en septembre, progressant ainsi de 0,5% par rapport au mois précédent et de 53,5% par rapport au même mois de l’année écoulée. Selon les explications de l’agence, cette progression est liée aux conditions météorologiques défavorables et à la hausse des prix de l’éthanol au Brésil, le premier producteur mondial de sucre. En ce qui concerne l’indice FAO des prix de la viande, les données recueillies montrent qu’il s’est établi en moyenne à 115,5 points en septembre. Si son niveau est resté pratiquement identique à celui enregistré au mois précédent, il réalise une progression de 26,3% par rapport au même mois de l’année dernière. Il est à préciser que les cours de la viande d’ovins et de la viande de bovins ont augmenté au cours du mois dernier suite à une offre limitée. En revanche, poursuit la FAO, après neuf mois consécutifs de hausse, les cours de la viande de volaille ont diminué, en raison de l’augmentation du volume de l’offre mondiale. Tout comme ceux de la viande de porcins qui ont reculé, « sous l’effet d’une baisse de la demande à l’importation en Chine et d’une demande interne atone, en particulier en Europe », a expliqué l’organisation. Alain Bouithy

Flambée des prix des huiles végétales, du sucre et des céréales

Flambée des prix des huiles végétales, du sucre et des céréales

Les cours mondiaux des produits alimentaires n’affichent toujours pas de changement de tendance. Bien que la production mondiale de céréales soit en voie d’atteindre un nouveau record, ils ont enregistré leur plus forte hausse mensuelle depuis plus d’une décennie. «L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 127,1 points en mai, soit 4,8% de plus qu’en avril et 39,7 de plus qu’en mai 2020», a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant qu’il a atteint son plus haut niveau depuis septembre 2011 et ne se situe plus qu’à 7,6% de son record historique en valeur nominale. En effet, selon les précisions de la FAO, «la hausse enregistrée en mai est la plus forte progression mensuelle de l’indice depuis octobre 2010. Il s’agit également de la douzième hausse mensuelle consécutive de la valeur de l’indice, qui atteint son niveau le plus haut depuis septembre 2011 et s’établit à seulement 7,6% de son niveau record, 137,6 points, enregistré en février 2011». La hausse de l’indice, qui suit l’évolution mensuelle des prix internationaux des produits alimentaires les plus couramment échangés, s’explique par l’envolée des prix des huiles végétales, du sucre et des céréales, a indiqué l’agence onusienne soulignant également le raffermissement des prix de la viande et des produits laitiers. En effet, sous l’effet principalement de la hausse des cours des huiles de palme, de soja et de colza, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a grimpé de 7,8% en mai. Il s’est ainsi établi en moyenne à 174,7 points en mai, soit un gain de 12,7 points par rapport au mois précédent qui marque sa douzième hausse mensuelle consécutive, a souligné l’organisation. «L’augmentation des prix de l’huile de palme s’explique par la faible croissance de la production dans les pays d’Asie du Sud-Est, tandis que la forte demande mondiale prévue, en particulier dans le secteur de l’agrogazole, a tiré les prix de l’huile de soja vers le haut», selon l’agence des Nations unies. Même si les exportations abondantes de l’Inde ont contribué à atténuer la flambée, l’Indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 106,7 points en mai, correspondant à une hausse de 6,8% (6,8 points) par rapport à avril. Cette évolution est « principalement imputable à des retards de récolte et à des craintes concernant une baisse des rendements des cultures au Brésil, le premier exportateur mondial de sucre», a expliqué l’organisation. Egalement en hausse, l’Indice FAO des prix des céréales a progressé de 6% par rapport au mois d’avril et 36,6% par rapport à sa valeur de mai 2020, en raison d’une hausse des prix internationaux du maïs, qui enregistrent une valeur moyenne supérieure de 89,9% à celle de mai 2020. En raison principalement de l’amélioration des perspectives de production aux Etats-Unis d’Amérique, il apparaît cependant que «les prix du maïs ont commencé à reculer à la fin du mois de mai», a constaté la FAO. Tout comme ceux du blé qui ont progressé en moyenne de 6,8% par rapport à avril, alors que les cours du riz sont restés stables. En ce qui concerne l’Indice FAO des prix de la viande, les données recueillies par l’agence montrent qu’il a progressé de 2,2% (2,3 points) par rapport à avril. Et pour cause : les cours de tous les types de viande ont connu une augmentation « en raison de l’accélération des achats à l’importation en Chine, ainsi que de la hausse de la demande interne de viande de volaille et de viande de porcins dans les principales régions de production ». Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, les chiffres de l’agence onusienne font état d’une hausse mensuelle de 1,8%, affichant une valeur moyenne supérieure de 28% à celle de l’année dernière à la même période. A en croire la FAO, « cette hausse est due à la vigueur de la demande à l’importation de lait écrémé en poudre et de lait entier en poudre », a-t-elle relevé notant que les prix du beurre ont de leur côté reculé pour la première fois depuis près d’un an, sous l’effet de l’augmentation des disponibilités exportables en Nouvelle-Zélande. Alain Bouithy

Les cours mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur envolée

Les cours mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur envolée

Les prix internationaux des produits alimentaires ont poursuivi leur progression au cours du mois d’avril, souligne un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En avril, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une onzième hausse mensuelle consécutive, s’établissant en moyenne à 120,9 points, soit une hausse de 1,7% depuis mars et 30,8% de plus que son niveau enregistré au même mois de l’année dernière. S’il a atteint son plus haut niveau depuis 2014, l’agence onusienne a toutefois noté un recul en valeur nominale de 12% par rapport à son plus haut historique atteint en février 2011. Selon les données disponibles, le sucre a enregistré la plus forte hausse au cours de cette période. En effet, l’Indice FAO des prix du sucre s’est accru de 3,9% au cours du mois dernier et progresse de 60% par rapport à avril 2020. «Le rebond des prix internationaux du sucre constaté en avril est dû à un niveau d’achat élevé, dans un contexte où la lente progression des récoltes au Brésil et les dégâts provoqués par le gel en France ont amplifié les craintes d’un resserrement des disponibilités mondiales en 2020-2021», a expliqué la FAO. D’après l’organisation, l’évolution des prix a « également bénéficié de l’appréciation du real brésilien par rapport au dollar des Etats-Unis, qui a généralement des effets sur les expéditions du Brésil, le premier producteur mondial de sucre». Si l’on en croit l’agence des Nations unies, il apparaît que la pression à la hausse sur les prix a été quelque peu limitée par les importantes exportations prévues en Inde et par le léger recul des prix du pétrole brut, a-t-elle souligné dans un communiqué. En hausse de 2,9 points (1,8%) en glissement mensuel, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a pour sa part connu une progression de 1,8% au cours du même mois, suite à la hausse des cours internationaux de l’huile de palme « sous l’effet de craintes d’une croissance de la production plus lente que prévu dans les principaux pays exportateurs ». Dans son rapport, la FAO a également fait état de la poursuite de la hausse des valeurs des huiles de soja et de colza ainsi que de la contraction modérée des prix de l’huile de tournesol. En s’établissant en moyenne à 101,8 points, l’Indice FAO des prix de la viande a enregistré une hausse de 1,7% par rapport à sa valeur de mars. Il a ainsi enregistré son septième mois consécutif de hausse et un niveau supérieur de 5,1% à celui du même mois de l’année dernière, a précisé l’agence. Dans son communiqué, la FAO a attribué cette évolution à la « forte demande en provenance de l’Asie de l’Est qui a soutenu les cours des viandes de bovins d’ovin et de porcin». L’agence a toutefois relevé une stabilité au niveau des prix de la viande de volaille, en raison de l’équilibre des marchés mondiaux dans leur ensemble. Selon la même source, en avril, « l’Indice FAO des prix des céréales a gagné 1,2%, après un bref repli en mars, et s’établit maintenant à 26% de plus que son niveau d’avril 2020 ». Dans le détail, les données disponibles montrent que « les prix du maïs ont progressé de 5,7% et ont atteint un niveau supérieur de 66,7% à leurs valeurs enregistrées il y a un an ». Comme l’a expliqué l’organisation de même source, « les superficies plantées sont moins importantes que prévu aux États-Unis d’Amérique et les conditions de culture en Argentine, au Brésil et aux Etats-Unis d’Amérique ont suscité certaines inquiétudes ». Si les cours internationaux du blé sont restés stables dans l’ensemble, les données recueillies montrent que ceux du riz, de l’orge et du sorgo ont de leur côté accusé un recul. Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, il s’est établi en moyenne à 118,9 points, ce qui correspond à une progression de 1,2% par rapport au précédent mois. « Il s’agit du onzième mois consécutif de hausse de l’Indice, qui grimpe de 24,1% par rapport à son niveau enregistré il y a un an », a précisé l’organisation notant que les cours du beurre, du fromage et du lait écrémé en poudre ont augmenté sous l’effet d’une forte demande à l’importation en Asie. Alain Bouithy

Maroc. L’approvisionnement du marché en céréales se déroule dans des conditions normales

Maroc. L’approvisionnement du marché en céréales se déroule dans des conditions normales

En dépit de la production nationale limitée de la campagne précédente, l’approvisionnement du marché national en céréales se déroule dans des conditions normales, a affirmé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Une évolution rendue possible grâce, notamment, aux mesures de suspension des droits de douane, a-t-elle souligné dans sa note de conjoncture du mois de décembre 2020 (N°286) dont nous avons évoqué les principaux points dans une précédente édition. A en croire cette direction relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, la cadence actuelle des approvisionnements a permis de renouveler en permanence les stocks intérieurs couvrant une période d’environ 3 à 4 mois des besoins. Pour ce qui est de l’activité de transformation industrielle des céréales, la DEPF a assuré qu’elle « se situe à des niveaux habituels couvrant l’ensemble des besoins des consommateurs en produits, particulièrement les farines et les semoules ». Comme l’a relevé en novembre dernier le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, « les importations sont régulièrement réalisées en quantités et en qualité suffisantes permettant de répondre aux besoins en céréales de l’industrie nationale de transformation (minoteries et semouleries industrielles, fabricants d’aliments composés, …) ». Dans sa note de conjoncture du mois en cours, la DEPF a également soutenu que les dernières pluies qui ont caractérisé le mois de novembre 2020 et celles attendues au mois de décembre devraient permettre « une accélération du rythme des emblavements des grandes cultures d’automne, notamment au niveau des céréales ». Selon la même source, « ce rythme pourrait atteindre 1 million d’hectares par semaine à l’instar des campagnes agricoles similaires, permettant ainsi de rattraper le retard accumulé depuis le début de la campagne ». Selon les statistiques publiées récemment par l’Agence nationale des ports (ANP), les importations des céréales se sont chiffrées à 8,8 millions de tonnes au terme des onze premiers mois de l’année 2020, marquant ainsi une forte progression de 37,2% par rapport à la même période de l’année précédente. La répartition de ce trafic par port fait ressortir une forte concentration de cette activité au port de Casablanca avec 5,1 millions de tonnes, représentant environ 57,4% du trafic global des céréales, a noté le régulateur portuaire dans une note de synthèse. Selon la même source, les chiffres font également état d’une hausse globale des importations en cette denrée dans l’ensemble des ports gérés par l’Agence. A savoir: Jorf lasfar (+30%), Casablanca (+29,1%), Agadir (+40,9%), Nador (+144,6%) et Safi (+113,2%) ». Selon une enquête des rendements des céréales réalisée par la Direction de la stratégie et des statistiques du département de l’agriculture, la production définitive des trois céréales principales au titre de la campagne 2019-2020 est estimée à 32 millions de quintaux. D’après l’enquête, qui a permis de collecter près de 6400 observations sur les rendements des champs de céréales dans les différentes régions du Royaume, la production céréalière a accusé « une baisse de 57% en comparaison avec une année moyenne sous le Plan Maroc Vert (75 millions de quintaux) et une baisse de 39% par rapport à la campagne précédente qui était une année moyenne pour la production des céréales (52 millions de quintaux) ». Dans une note rendue publique en septembre dernier, le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts a ajouté que « la superficie céréalière semée au titre de cette campagne est de 4,34 millions de Ha ». Et de préciser que, par espèce, la production céréalière se présente comme suit : 17,7 millions Qx de blé tendre ; 7,9 millions Qx de blé dur et 6,4 millions Qx d’orge. Dans un rapport publié au début de ce mois, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé que l’indice FAO des prix des céréales s’est inscrit en hausse de 2,5% à l’échelle mondiale par rapport à octobre et a atteint une moyenne supérieure de 19,9% à celle enregistrée en novembre 2019. Dans ce document, l’agence onusienne a ajouté que « les prix à l’exportation du blé ont augmenté, face à des perspectives de récolte moins bonnes en Argentine ». En cause : l’ajustement à la baisse des prévisions de production aux Etats-Unis d’Amérique et en Ukraine ainsi que des quantités importantes achetées par la Chine. Alain Bouithy