Algérie : le Groupe de la Banque africaine de développement approuve un financement de 747 millions d’euros pour la première tranche de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Ménéa

Algérie : le Groupe de la Banque africaine de développement approuve un financement de 747 millions d’euros pour la première tranche de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Ménéa

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé (récemment, Dnr) un prêt de 747,32 millions d’euros destiné à financer la première tranche du projet de construction de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Ménéa (495 km). Cette infrastructure stratégique vise à renforcer la connectivité territoriale, stimuler le développement économique du Sud algérien et soutenir l’intégration régionale.Cette nouvelle infrastructure ferroviaire figure parmi les projets d’investissement prioritaires du pays. Elle vise à faciliter les déplacements des voyageurs et le transport des marchandises. Elle permettra également de réduire les coûts logistiques et d’optimiser l’acheminement des productions agricoles et industrielles. Enfin, elle favorisera une exploitation durable des ressources économiques des régions sahariennes. « Ce projet ferroviaire structurant contribuera à transformer durablement les dynamiques économiques du Sud algérien. Il ouvrira de nouvelles perspectives pour le commerce, l’emploi et la compétitivité des territoires », a déclaré Abdoulkader Dileita, responsable pays de la Banque africaine de développement en Algérie. « La Banque est fière d’accompagner l’Algérie dans la mise en œuvre de ses infrastructures stratégiques. » La première tranche du projet comprend plusieurs volets, notamment la construction des segments prioritaires de la ligne et l’installation d’équipements ferroviaires modernes. Des systèmes de sécurité et de signalisation de dernière génération seront mis en place. Le projet prévoit également l’aménagement de plateformes économiques et sociales à destination des jeunes, des femmes et des acteurs locaux. Enfin, les conditions techniques et opérationnelles nécessaires à l’extension future du réseau seront préparées. Ce financement s’inscrit dans la vision de transformation nationale portée par le gouvernement algérien, qui considère le développement du réseau ferroviaire comme un levier majeur de diversification économique, de réduction des disparités régionales et de transition vers des modes de transport plus durables. Ce projet ferroviaire contribuera directement aux priorités stratégiques de la Banque africaine de développement et s’inscrit dans le quatrième point cardinal relatif au développement d’infrastructures résilientes et à la valorisation des matières premières. Il marque également une étape clé dans le partenariat entre l’Algérie et la Banque et reflète l’ambition partagée d’investir dans des infrastructures modernes, résilientes et au service de la croissance inclusive. Banque africaine de developpement

La Banque africaine de développement et São Tomé-et-Principe signent trois nouveaux accords de financement sous forme de dons

La Banque africaine de développement et São Tomé-et-Principe signent trois nouveaux accords de financement sous forme de dons

Le Groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement de São Tomé-et-Principe ont renforcé leur partenariat de développement par le biais d’un nouveau financement de 18 millions de dollars sous forme de dons. Ces trois accords, signés jeudi (11 décembre, Dnr) lors du Forum d’investissement de São Tomé-et-Principe à Bruxelles, soutiendront l’énergie, l’agriculture climato-intelligente et le nexus eau-énergie-sécurité alimentaire. Le premier accord alloue 7,5 millions de dollars à la troisième phase du Programme de renforcement de la viabilité budgétaire et de la résilience économique -Financement supplémentaire (FSERP-SF)-, qui s’inscrit dans le cadre d’une opération d’appui budgétaire lancée en décembre 2023. Ce financement porte le montant cumulé à 20 millions de dollars, qui seront versés directement au budget national. Le programme soutient les réformes autour de deux axes principaux : la viabilité budgétaire et la transition énergétique. Dans le cadre de ce programme, le gouvernement de São Tomé-et-Principe s’est engagé à entreprendre des réformes essentielles du système de passation des marchés publics, des douanes et de la gestion de la dette. En ce qui concerne la transition énergétique – une priorité absolue du Plan national de développement du pays -, le programme finance l’amélioration de la gouvernance de la compagnie nationale d’électricité, l’ajustement des tarifs pour le recouvrement des coûts et l’accélération de la transition vers les sources d’énergie renouvelable. Ce cadre politique complète les investissements en faveur de la transformation énergétique dans les infrastructures de production et de distribution. Le Fonds spécial du Nigéria (FSN), administré par la Banque africaine de développement, finance cette troisième phase. Le deuxième accord de financement canalise les ressources du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) vers le Projet de cogestion des facteurs climatiques pour la résilience de l’agriculture et de la pêche (PRIASA III). L’objectif est de renforcer les chaînes de valeur de l’agriculture et de la pêche tout en déployant des technologies résilientes au climat afin de préserver les moyens de subsistance face aux sécheresses, aux inondations et aux pénuries d’eau. Avec un investissement total de 18,9 millions de dollars, dont 10 millions de dollars de financement de la Banque africaine de développement et 8,9 millions de dollars du FEM, le projet sera mis en œuvre à travers trois composantes : l’amélioration des chaînes de valeur et des avantages socio-économiques, la réduction de la vulnérabilité grâce à des technologies climato-intelligentes et au renforcement des capacités, et la garantie d’une gestion de projet efficace pour une adaptation au climat intégrée dans les domaines de l’agriculture et de la pêche. Le troisième accord porte sur une Facilité de préparation de projet (PPF) de 1,4 million de dollars pour le nexus eau-énergie-sécurité alimentaire, dans le cadre de l’initiative NEW-ERA, afin de favoriser le développement durable dans les secteurs de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture. Sur une période de deux ans, cette facilité permettra d’élaborer des études essentielles et des plans directeurs pour la gestion intégrée des ressources en eau, incluant la construction d’un barrage polyvalent, d’une station d’épuration, de mesures de résilience climatique et d’un plan d’assainissement à l’échelle de la ville. Le PPF jette les bases d’investissements futurs visant à assurer l’accès universel à l’eau potable, à explorer le potentiel de production d’énergie hydroélectrique et à améliorer la production alimentaire d’ici à 2030, tout en renforçant la gouvernance et les capacités des parties prenantes. Le projet créera des emplois, renforcera la résilience des écosystèmes et soutiendra les engagements climatiques du pays. « Au moment où São Tomé-et-Príncipe présente à la communauté internationale son Plan national de développement et sollicite des investisseurs pour dynamiser son secteur privé, ces trois accords de financement témoignent clairement de l’engagement de la Banque africaine de développement aux côtés du pays en tant que fournisseur de capital patient et de solutions d’atténuation des risques », a déclaré Pietro Toigo, chef du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Angola et São Tomé-et-Principe. Le 30 novembre 2025, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement à São Tomé-et-Principe totalisait 89,4 millions de dollars environ, répartis entre 12 instruments de financement, avec un âge moyen de 4,2 ans et un ratio de décaissement de 49,5 %. Sa répartition sectorielle est dominée par l’agriculture (43 %), suivie des opérations multisectorielles (23 %), de la finance (17 %), de l’énergie (15 %) et de l’eau (2 %). Le portefeuille du Groupe de la Banque est fortement axé sur la résilience, la sécurité alimentaire, la transition énergétique et les réformes macroéconomiques, et montre un engagement croissant dans l’économie verte et bleue et l’infrastructure financière. Banque africaine de developpement

La Banque africaine de développement exclut J&J Construction Company pour une période de 36 mois pour des pratiques frauduleuses

La Banque africaine de développement exclut J&J Construction Company pour une période de 36 mois pour des pratiques frauduleuses

Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé le 21 novembre l’exclusion de J&J Construction Company, pour une période de 36 mois, ainsi que le paiement d’une restitution par celle-ci au gouvernement du Malawi. J&J Construction Company est une entreprise de construction enregistrée en République du Malawi. Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement a établi que J&J Construction Company a commis des pratiques frauduleuses dans le cadre du contrat de construction d’entrepôts dans les districts de la région sud de Mulanje, Thyolo et Zombo. Ledit contrat concerne le Projet de compétitivité et de création d’emplois, financé par le groupe de la Banque en République du Malawi. Plus précisément, J&J Construction Company a soumis une garantie de paiement et un cautionnement de bonne exécution falsifiés, induisant ainsi en erreur le ministère de l’Industrie et du Commerce du Malawi dans le but d’obtenir une avance de paiement sur le contrat. L’objectif du projet de compétitivité et création d’emplois est de contribuer à l’amélioration des capacités et de la compétitivité du secteur privé en République du Malawi et d’accroître la diversification des exportations et la création d’emplois. Pendant la période d’exclusion, J&J Construction Company et ses filiales ne seront pas éligibles à participer aux activités financées par le Groupe de la Banque africaine de développement. À l’expiration de la période d’exclusion,  J&J Construction Company ne pourra être réadmise à participer aux opérations financées par le Groupe de la Banque africaine de développement qu’après avoir apporté la preuve : (i) du paiement intégral d’une restitution au Gouvernement du Malawi représentant la valeur du cautionnement de bonne exécution falsifié; et (ii) de la réalisation d’un programme de conformité en matière d’intégrité conforme aux standards du Groupe de la Banque africaine de développement. À propos du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement est responsable de la prévention, de la dissuasion et des enquêtes sur des allégations de corruption, de fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque africaine de développement. Le personnel de la Banque africaine de développement et le public peuvent utiliser les canaux sécurisés du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption pour signaler les pratiques passibles de sanctions au sein de la Banque ou dans les opérations financées par le Groupe de la Banque.

La Banque africaine de développement et les institutions saoudiennes renforcent leur partenariat pour stimuler les investissements en Afrique

La Banque africaine de développement et les institutions saoudiennes renforcent leur partenariat pour stimuler les investissements en Afrique

Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Royaume d’Arabie saoudite sont convenus de renforcer leur partenariat pour accélérer les investissements dans les secteurs clés de la croissance en Afrique, à l’issue d’entretiens de haut niveau à Washington. Lundi, le président de la Banque, M. Sidi Ould Tah, a rencontré respectivement le dirigeant de la Banque saoudienne d’import-export (Saudi EXIM), M. Saad Alkhalb, et le dirigeant du Fonds saoudien pour le développement (SFD), M. Sultan Abdulrahman Al-Marshad, en marge des Assemblées annuelles 2025 de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Les discussions ont porté sur l’élargissement du co-investissement dans les énergies renouvelables, les infrastructures commerciales et le développement social, y compris le logement abordable. Les deux parties ont décrit ces réunions comme marquant un nouveau chapitre dans les relations entre la Banque africaine de développement et l’Arabie saoudite, visant à promouvoir une croissance durable et la création d’emplois à travers l’Afrique. Le président Ould Tah et les responsables saoudiens ont noté que la Vision 2030 de l’Arabie saoudite et les priorités stratégiques des Quatre points cardinaux de la Banque africaine de développement étaient fortement alignées, notamment en ce qui concerne l’industrialisation verte, la facilitation du commerce, l’emploi des jeunes et l’intégration régionale. Le président du Groupe de la Banque a souligné les initiatives phares de la Banque, notamment Desert to Power, le programme des Zones spéciales de transformation agro-industrielle et l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique, comme autant d’opportunités clés pour les futurs partenariats et investissements saoudiens. Au cours des discussions avec Saudi EXIM, MM. Ould Tah et Alkhalb ont réaffirmé leur ambition commune d’élargir la collaboration en matière de financement du commerce, de garanties de crédit et de soutien aux exportations saoudiennes dans les projets d’infrastructure et industriels africains. Les deux dirigeants ont convenu d’approfondir leur coopération en matière de connaissance du marché, de renforcement des capacités et de mécanismes de cofinancement conjoints afin d’accroître les opportunités en matière de commerce et d’investissement à travers le continent. Lors des échanges avec le Fonds saoudien pour le développement, le président Ould Tah a souligné la volonté de la Banque de s’associer au cofinancement d’investissements du secteur public dans l’agriculture, l’énergie, les transports et la résilience climatique. Les deux institutions ont convenu d’intensifier leur collaboration structurée afin d’accroître l’impact sur le développement. Ces réunions ont réaffirmé l’engagement de l’Arabie saoudite à honorer sa promesse de 41 milliards de dollars en faveur de l’Afrique, dont 10 milliards de dollars de financements des exportations par l’intermédiaire de Saudi EXIM et 5 milliards de dollars de financement du développement par l’intermédiaire du Fonds saoudien. L’État du Golfe a annoncé ce plan lors du « New Africa Summit » en octobre 2024, s’engageant à établir un partenariat pour aider à combler les déficits de financement, créer des emplois, stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie de millions de personnes en Afrique. La Banque africaine développement collabore avec les deux institutions pour canaliser ces ressources vers des projets transformateurs qui soutiennent la transformation économique de l’Afrique. Les Assemblées annuelles 2025 de la Banque mondiale, qui se sont ouvertes lundi sous le thème « Emploi — la voie de la prospérité », sont axées sur les stratégies mondiales en matière d’emploi et de croissance inclusive. La participation de M. Ould Tah souligne sa vision axée sur le renforcement des partenariats qui débloquent des opportunités à grande échelle pour les jeunes et stimulent une croissance économique durable dans toute l’Afrique. Afdb

Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Niger signent un accord de près de 145 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’énergie, la compétitivité et la résilience économiques

Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Niger signent un accord de près de 145 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’énergie, la compétitivité et la résilience économiques

Le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Mahamane Zeine, et le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, ont signé un accord de financement de 144,70 millions de dollars américains destiné à améliorer l’accès à l’énergie et la compétitivité du secteur privé au Niger. L’accord, signé au siège de l’institution à Abidjan, porte sur un appui budgétaire du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. Il permet aux autorités nigériennes de mettre en œuvre la phase 1 du Programme d’appui à la gouvernance du secteur de l’énergie et à la compétitivité (PAGSEC). Le programme permettra de répondre à deux problématiques majeures. Il lèvera, d’une part, les principales contraintes qui affectent la compétitivité de l’économie, en particulier l’accès à l’énergie, afin de consolider la reprise économique. Il s’attellera, d’autre part, à renforcer la gouvernance financière ainsi que la transparence, avec un accent particulier sur les facteurs de résilience (prise en compte des groupes vulnérables, du genre et des facteurs climatiques). L’appui du Groupe de la Banque vise des objectifs énergétiques ambitieux, avec le développement des capacités d’énergie renouvelable et la viabilité financière du secteur. Il contribuera à augmenter l’accès national à l’électricité de 22,5 % à 30 % d’ici à 2026, tout en stimulant la contribution de l’industrie manufacturière au PIB de 2,5 % à 3,8 %. « C’est avec un grand plaisir que nous venons de formaliser cet accord qui est très important pour le Niger. C’est un accord qui s’inscrit dans le cadre de notre forte coopération avec le Groupe de la Banque africaine de développement », a déclaré le Premier ministre du Niger. « L’appui de notre Banque est venu à un moment important et le processus a conduit aujourd’hui à mettre en place ce programme (qui) a pour objectif de soutenir la compétitivité économique du Niger et sa résilience aux multiples chocs à travers, notamment, l’amélioration de l’accès à l’énergie, la promotion du secteur privé, la consolidation du cadre budgétaire et une meilleure prise en compte des populations vulnérables dans les politiques publiques », a ajouté M. Zeine, qui assure également les fonctions de ministre de l’Économie et des Finances du Niger, et à ce titre, de gouverneur du Groupe de la Banque pour son pays. « Je peux vous garantir que le Groupe de la Banque africaine de développement restera, comme il l’a toujours été, un soutien fort à tous nos États membres régionaux dans leur recherche d’un développement harmonieux et d’une prospérité partagée. Je profite de cette occasion pour féliciter les équipes de la Banque qui travaillent d’arrache-pied et aussi remercier le Conseil d’administration pour le soutien qu’il apporte à nos efforts », a souligné M. Ould Tah. Afdb

La Banque africaine de développement et la République du Congo signent le protocole d’accord pour l’organisation des assemblées annuelles 2026

La Banque africaine de développement et la République du Congo signent le protocole d’accord pour l’organisation des assemblées annuelles 2026

Le Groupe de la Banque africaine de développement et la République du Congo ont signé, vendredi 19 à Brazzaville, un protocole d’accord ainsi que le premier aide-mémoire en vue de l’organisation des prochaines Assemblées annuelles de l’institution, prévues du 25 au 29 mai 2026 dans la capitale congolaise. La cérémonie s’est tenue en présence de Anatole Collinet Makosso, Premier ministre de la République du Congo ainsi que d’autres membres du gouvernement congolais. Les Assemblées annuelles 2026, du Groupe de la Banque comprendront la 61ᵉ Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et la 52ᵉ Assemblée du Fonds africain de développement, guichet de prêts à taux concessionnels du Groupe destiné aux pays africains à faible revenu. Le protocole d’accord, qui précise le cadre juridique et organisationnel de la rencontre, a été paraphé par Ludovic Ngatsé, ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale et gouverneur de la Banque pour la République du Congo, et par Vincent O. Nmehielle, Secrétaire général du Groupe de la Banque africaine de développement. La signature du protocole d’accord et de l’aide-mémoire intervient au terme de la première mission préparatoire des Assemblées annuelles menée par une délégation du Groupe de la Banque entre le 11 et le 19 septembre au Congo. Pour le ministre Ngatsé, « cette première mission d’organisation des 61ème Assemblées du Groupe de la Banque a été utile et riche. Utile, car elle a permis aux parties d’échanger sur les cadres organisationnels mis en place de part et d’autre, en vue de disposer de structures institutionnelles dédiées … riche, car elle nous a tous permis non seulement de prendre la mesure de nos engagements, mais également de mieux connaitre les différentes tâches qui nous incombent ». Cette signature marque une étape importante dans le programme des Assemblées annuelles 2026. Elle reflète une compréhension commune des conditions nécessaires à sa réussite ainsi qu’un engagement partagé dans des domaines clés comme l’organisation logistique, la sécurité, l’accueil, les services linguistiques, l’hébergement, les transports, les technologies de l’information et les réunions statutaires. « Par la signature de ce protocole d’accord, le gouvernement de la République du Congo s’engage à fournir les biens et services nécessaires à l’organisation efficace et au bon déroulement des Assemblées annuelles, conformément aux règles et procédures de la Banque en matière de passation de marchés. Par un dialogue permanent avec le pays hôte, la Banque s’emploiera également à garantir le respect des normes de qualité des Assemblées annuelles à tout moment », a déclaré M. Nmehielle. Rendez-vous statutaire du Groupe de la Banque, ces Assemblées permettent aux Conseils des gouverneurs et à la direction de l’institution de dresser le bilan de l’année écoulée et d’adopter des résolutions stratégiques pour accélérer le développement du continent. Parallèlement à cette signature et afin de préparer efficacement l’échéance de mai 2026, les deux parties ont également officialisé le premier aide-mémoire de la mission préparatoire. Ce document a été paraphé le même jour par Sylvain Lekaka, directeur de cabinet du ministre congolais de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, et par André Basse, chef de la Division du protocole, des privilèges et immunités du Groupe de la Banque africaine de développement. Premier d’une série de trois, cet aide-mémoire détaille les travaux à réaliser par les autorités congolaises afin d’assurer une organisation fluide et offrir une expérience optimale aux représentants des gouvernements, partenaires et autres parties prenantes. Les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque attirent chaque année plus de 3 000 participants : gouverneurs et administrateurs de la Banque, partenaires du développement, philanthropes, chercheurs, acteurs du secteur privé, représentants de la société civile, médias, ainsi que les équipes dirigeantes et le personnel de l’institution. Leur tenue dans un pays membre obéit à un principe de rotation. La République du Congo accueillera les Assemblées pour la deuxième fois depuis la création de l’institution en 1964, après une première édition en 1984 à Brazzaville. Les Assemblées 2026 seront les premières à se dérouler sous la présidence de M. Sidi Ould Tah, élu le 29 mai dernier à la tête du Groupe de la Banque.   La coopération entre le Groupe de la Banque africaine de développement et la République du Congo a démarré en 1972. Depuis, l’institution a approuvé des projets et programmes pour une valeur cumulée de 1,27 milliard de dollars. Le 30 juin 2025, le portefeuille actif du Groupe de la Banque au Congo comptait neuf opérations souveraines pour un engagement total d’environ 223,3 millions de dollars américains, reparti entre les secteurs suivants : transports, agriculture, finance, énergie et eau & assainissement. Afdb

Forum national sur l’assainissement au Tchad : la Banque africaine de développement réaffirme son engagement à accompagner le pays vers l’accès universel aux services d’assainissement

Forum national sur l’assainissement au Tchad : la Banque africaine de développement réaffirme son engagement à accompagner le pays vers l’accès universel aux services d’assainissement

Dans le cadre du tout premier Forum national sur l’assainissement au Tchad, tenu du 2 au 4 septembre derniers à N’Djamena, le Groupe de la Banque africaine de développement a confirmé son engagement à soutenir les efforts déployés par les autorités tchadiennes pour atteindre l’accès universel aux services d’assainissement. Organisé par le ministère de l’Eau et de l’Énergie, l’évènement était placé sous le haut patronage du Premier ministre tchadien, Allamaye Halina, autour du thème suivant : « Enjeux, défis et perspectives de l’assainissement au Tchad ». Il a réuni un large éventail d’acteurs publics, dont les principaux ministères et administrations concernés par la problématique, ainsi que les municipalités de N’Djamena, Abéché et Moundou. Parmi les partenaires techniques et financiers figuraient la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, l’Union européenne, l’UNICEF, l’Ambassade du Royaume-Uni, l’ONG Internationale « Eau et Assainissement pour l’Afrique », la Coopération Suisse, LM international, l’Agence française de développement ou encore l’Organisation mondiale de la Santé. Le forum a pu compter sur la participation d’experts du Burkina Faso, du bureau régional de l’UNICEF pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, d’ONG, d’associations de jeunes, de représentants des communautés, de chercheurs et structures spécialisées. Pour Claude N’Kodia, responsable par intérim du bureau pays du Groupe de la Banque au Tchad, « Garantir un accès universel à des services d’assainissement gérés en toute sécurité n’est pas une utopie, mais un objectif tout à fait réalisable. La Banque africaine de développement est prête à accompagner le Tchad avec ses instruments financiers et son expertise technique pour transformer cette ambition en réalité. » Représentant le Premier ministre, le ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur, Tom Erdimi, a souligné que le Forum constituait un rendez-vous crucial pour l’avenir sanitaire, environnemental et économique de son pays. « L’assainissement est […] un déterminant majeur de la santé publique, un fondement de la dignité humaine et un socle du développement durable. Ce forum doit nous permettre […] de tracer une feuille de route nationale réaliste et de mobiliser toutes les énergies pour améliorer durablement le cadre de vie des Tchadiens », a-t-il affirmé. Le Tchad fait face à d’importants défis dans le domaine de l’assainissement : plus de 82 % des habitants ne disposent pas d’installations sanitaires adéquates, 63 % pratiquent encore l’élimination à l’air libre, et seul 11 % ont accès à des services gérés en toute sécurité. Cette situation, qui engendre des pertes économiques estimées à 129,5 millions millions de dollars par an, constitue une menace majeure pour la santé publique, l’environnement et le développement socioéconomique du pays. Le forum a permis de dresser un état des lieux, de partager des expériences et de proposer des solutions concrètes en matière de gestion des excreta, des eaux usées, des déchets solides et spéciaux ainsi que des eaux pluviales. Les participants ont ainsi formulé plusieurs recommandations fortes : renforcer le cadre légal et réglementaire de l’assainissement ; rendre fonctionnel le mécanisme de coordination intersectorielle ; allouer une ligne budgétaire spécifique représentant au moins 0,5 % du PIB ; lancer une campagne nationale inclusive sur la gestion des déchets et la lutte contre l’élimination à l’air libre ; créer un Office national de l’assainissement. Les collectivités territoriales ont été appelées à intégrer l’assainissement dans leurs plans locaux et à renforcer leurs dispositifs de gestion des déchets, tandis que les partenaires techniques et financiers ont été invités à poursuivre leur appui stratégique et à soutenir la numérisation et le suivi-évaluation des programmes. Djamal Yaya Moussa, qui est maire de la commune du 1er arrondissement de N’Djamena, a abondé dans ce sens : « l’assainissement est au cœur de la mission des municipalités. Ce forum constitue un véritable contrat social, qui engage l’État, les partenaires, et surtout la population, acteur principal de l’assainissement. Son enjeu majeur est de susciter un changement durable des comportements afin que chacun adopte des pratiques responsables et contribue à un cadre de vie plus sain et plus républicain. » Chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur « Eau, Hygiène et Assainissement » au Tchad, le Groupe de la Banque a tenu également à rappeler ses engagements à travers des projets structurants :  le Programme national d’alimentation en eau potable et d’assainissement en milieu rural (PNAER), financé à hauteur de 21,67 millions de dollars, a permis la réalisation de 366 latrines, 570 lave-mains et des campagnes de sensibilisation ayant réduit de moitié la prévalence des maladies hydriques ; le Programme d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en milieux semi urbain et rural (PAEPA SUMR) phase I et II, qui couvre onze provinces fragiles du Tchad, vise à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, tout en renforçant la résilience des communautés. Avec des investissements intégrant l’économie circulaire, l’autonomisation des femmes et l’adaptation climatique pour des montants respectifs de 23, 26 millions de dollars pour la phase 1 et de 38, 32 millions de dollars pour la phase 2, le programme contribue à réduire les inégalités, créer des emplois et améliorer durablement la santé publique. Ces projets traduisent l’approche inclusive de la Banque africaine de développement, qui considère l’assainissement comme un préalable à la santé, à la dignité humaine et à la réduction de la pauvreté. En sa qualité de vice-présidente du comité d’organisation de l’évènement, la Banque africaine de développement a joué un rôle moteur dans la conception, la préparation et le déroulement des travaux du forum. Son implication illustre le rôle central qu’elle occupe dans le secteur « Eau, Hygiène et Assainissement » au Tchad, et son engagement constant à accompagner le gouvernement et les communautés du pays dans la recherche de solutions durables et inclusives.

M. Sidi Ould Tah prend ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement

M. Sidi Ould Tah prend ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement

Une nouvelle page d’histoire s’est ouverte aujourd’hui au moment où M. Sidi Ould Tah a prêté serment en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement. À 11h04 très précisément (heure d’Abidjan), par un lundi matin pluvieux, M. Tah a prêté serment, assumant la direction de la première institution financière de développement en Afrique et succédant ainsi à M. Akinwumi Adesina à l’issue de ses deux mandats successifs. Le président de la Côte d’Ivoire, M. Alassane Ouattara, et son homologue mauritanien, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ont honoré de leur présence la cérémonie officielle qui s’est déroulée au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Les anciens présidents du Groupe de la Banque, M. Akinwumi Adesina et M. Donald Kaberuka, ainsi que les membres du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque, y compris ses administrateurs, le personnel de l’institution et des personnalités internationales de haut rang, étaient présents pour assister à cette passation de pouvoir. Le ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale de la République du Congo, M. Ludovic Ngatsé, en sa qualité de président du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque, a présidé la cérémonie de prestation de serment. De nationalité mauritanienne M. Tah, âgé de 60 ans, a été élu, le 29 mai dernier, avec plus de 76 % des voix des actionnaires, ce qui représente la plus forte marge obtenue par un président élu pour un premier mandat à la tête de l’institution. Le président Ouattara a qualifié ce changement de direction de « jalon historique dans la vie de notre institution panafricaine », et a déclaré qu’il « ouvrait la voie à une nouvelle ère d’espoir pour la Banque ». Dans son discours de félicitations prononcé immédiatement après la cérémonie de prestation de serment, le président Ghazouani a souligné que M. Tah avait « la lourde responsabilité de veiller à ce que la Banque renforce son rôle clé dans la promotion du développement économique et social du continent, afin qu’elle reste un levier à part entière pour répondre aux aspirations des Africains à la paix, à la prospérité et au développement ». Le président Ghazouani a exprimé sa confiance dans la capacité du nouveau président du Groupe de la Banque à tenir ses promesses pour le continent. « Nous serons la banque qui comblera les fossés entre les régions, entre les ambitions et la mise en œuvre, entre le public et le privé, entre l’urgence et la bureaucratie. Allons de l’avant ensemble, avec célérité, avec unité et avec une responsabilité sans faille », a déclaré M. Sidi Ould Tah dans son discours d’investiture, qui a reçu un accueil très favorable. M. Tah a présenté les quatre points cardinaux de sa stratégie, qui comprennent une écoute attentive, le lancement d’un programme de réformes accéléré, l’approfondissement des partenariats et l’accélération des solutions concrètes comme priorités fondamentales qui guideront sa présidence au cours des cent premiers jours de son mandat. Le nouveau président a réaffirmé que la Banque serait « attentive, réactive et capable de fixer les priorités qui comptent ». M. Tah a ensuite souligné que la Banque renforcerait ses partenariats en travaillant en étroite collaboration avec les gouvernements, le secteur privé et les partenaires internationaux, « afin qu’ensemble, nous créions un cadre financier qui serve l’Afrique selon ses propres conditions ». M. Tah a salué la présence des partenaires de la Banque, notamment Finance en commun, l’Alliance des institutions financières africaines, le Club international de financement du développement et le Groupe de coordination arabe, et s’est déclaré prêt « à étendre le partenariat de la Banque à de nouveaux acteurs tels que les fonds souverains, les fonds de pension, et d’autres ». Par ailleurs, il s’est engagé à « revoir d’urgence nos modèles d’investissement afin d’y inclure un pilier dédié à l’investissement dans la paix ». Le président Tah a affirmé son intention d’organiser « dans les prochains jours » une réunion publique pour le personnel de la Banque, qu’il a qualifié de « ressource la plus précieuse de l’institution ». M. Tah a envisagé le rôle essentiel que peut jouer la Banque en tant que guide pour un continent confronté aux défis du 21e siècle en matière de démographie, de technologie et de changement climatique : « L’Afrique doit regarder vers le nord, le sud, l’est et l’ouest, non pas pour imiter, mais pour puiser la sagesse et la force dans toutes les directions, tout en définissant sa propre voie. À l’instar d’un navigateur guidé par sa boussole, la Banque devrait aider l’Afrique à naviguer vers une autonomie accrue, une ambition accrue et une plus grande capacité d’action », a-t-il suggéré. Il a toutefois souligné que ce rôle important de leadership dans l’élaboration de solutions universelles « façonnées par les perspectives, les priorités et l’autonomie africaines » doit être abordé de manière sélective, affirmant que « la Banque africaine de développement ne doit pas chercher à être tout pour tout le monde. Elle doit se concentrer sur les domaines où elle peut avoir le plus d’impact, toujours dans un esprit de partenariat ». M. Tah est l’ancien président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), où il a supervisé une transformation institutionnelle historique. Sous sa présidence, les actifs de la BADEA sont passés de quatre milliards à près de sept milliards de dollars, les approbations annuelles ont été multiplié par douze et les décaissements par fois ; l’institution a obtenu la notation de crédit AA+/AAA. M. Tah apporte à la présidence du Groupe de la Banque africaine de développement plus de quatre décennies d’expérience reconnue dans le domaine des banques de développement, de la politique économique et de la transformation institutionnelle. Il a également occupé les fonctions de ministre de l’Économie et des Finances de Mauritanie entre 2008 et 2015, et de gouverneur de la Mauritanie au sein des conseils d’administration de la Banque africaine de développement, de la Banque mondiale et de la Banque islamique de développement, entre autres. Parlant couramment