Réflexions sur les Relations Chine-Afrique : Un Partenariat de Prospérité Partagée

TRIBUNE. Alors que le Ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, entame sa visite en Namibie, République du Congo, Tchad et Nigeria du 5 au 11 janvier, la tradition bien établie des ministres chinois de commencer l’année par une visite en Afrique prend un sens renouvelé. Maintenue depuis 35 ans, cette tradition illustre le profond respect et l’importance stratégique que la Chine accorde à son partenariat avec l’Afrique. Les relations entre la Chine et l’Afrique dépassent la simple diplomatie ; elles incarnent une vision de prospérité partagée. Lors du récent Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FOCAC) à Pékin, les nations africaines ont bénéficié d’une plateforme unique pour examiner les engagements politiques, économiques et sociaux à une échelle mondiale. La visite de Wang Yi peut être perçue comme une continuation des engagements pris lors du FOCAC, assurant leur traduction en actions concrètes pour le développement durable de l’Afrique. Le Rôle de l’Afrique dans la Stratégie Globale de la Chine L’Afrique joue un rôle central dans la stratégie globale de la Chine. Le continent offre des ressources naturelles essentielles, telles que le charbon d’Afrique du Sud, le minerai de fer du Gabon, le bois d’œuvre de la Guinée équatoriale et le cuivre de la Zambie, qui alimentent les industries chinoises. Avec une population africaine prévue à 2,5 milliards d’ici 2050, le continent représente également un marché en pleine expansion pour les produits chinois. En se positionnant comme un centre mondial du commerce et de l’innovation, l’Afrique peut tirer parti de ses partenariats avec la Chine pour catalyser cette transformation. Ces collaborations ne sont pas unilatérales ; le soutien de l’Afrique aux initiatives multilatérales de la Chine renforce également l’influence de cette dernière dans les institutions internationales, comme les Nations Unies, favorisant ainsi un ordre mondial multipolaire. Les Axes Clés de Coopération La coopération économique est au cœur des relations sino-africaines. Au cours des deux dernières décennies, la Chine est devenue le plus grand partenaire commercial bilatéral de l’Afrique subsaharienne, avec des échanges commerciaux atteignant un record de 282 milliards de dollars en 2023. Lors de cette visite, je m’attends à ce que les discussions portent sur le développement des infrastructures, les énergies renouvelables et le transfert de technologies. Des initiatives telles que la Belt and Road Initiative (BRI) visent également à intégrer davantage les nations africaines dans les cadres économiques mondiaux, en surmontant les barrières structurelles au commerce et en créant de nouvelles opportunités pour les produits africains. Pour garantir des partenariats durables et équitables, les pays africains doivent prioriser la transparence, la gestion durable de la dette et la protection de l’environnement. Les investissements doivent générer des emplois locaux, transférer des compétences et offrir des avantages tangibles aux communautés locales. Au-Delà de l’Économie : Échanges Culturels et Sociaux La coopération sino-africaine dépasse les enjeux économiques. Les échanges culturels et interpersonnels jouent un rôle essentiel dans le renforcement de la compréhension mutuelle et de la collaboration. Ces initiatives bâtissent des ponts entre les langues et les traditions, permettant une coopération plus approfondie dans l’éducation, les arts et l’innovation. Des organisations comme le Réseau de la Renaissance Africaine et de la Diaspora (ARDN) sont particulièrement bien placées pour servir de passerelle entre l’Afrique et ses partenaires mondiaux, y compris la Chine. À travers des initiatives telles que la Campagne Carton Rouge, qui lutte contre les violences basées sur le genre et promeut l’égalité des genres (ODD 5), l’ARDN favorise le dialogue et renforce les liens collaboratifs. Notre initiative Pathway to Solutions exploite les partenariats avec les entités des Nations Unies, les communautés locales et les réseaux de la diaspora pour promouvoir le développement durable. Opportunités pour les Partenariats Sino-Africains Les partenariats entre l’Afrique et la Chine renforcent la position de l’Afrique dans la diplomatie mondiale, offrant une plateforme pour défendre une représentation équitable dans les institutions internationales. En tant que Président de l’ARDN, je vois un potentiel significatif pour des efforts collaboratifs visant à autonomiser les femmes, les jeunes et les communautés marginalisées. Les initiatives conjointes dans la santé, l’innovation numérique et les infrastructures peuvent amplifier le développement africain tout en répondant à des enjeux pressants comme le changement climatique, les crises sanitaires et les lacunes technologiques. Impliquer la diaspora africaine constitue une autre opportunité cruciale. Les ressources, l’expertise et les réseaux de la diaspora peuvent stimuler les investissements et l’innovation sur le continent. Les partenariats avec la Chine qui favorisent l’implication de la diaspora dans le commerce, l’éducation et l’entrepreneuriat ouvriront de nouvelles voies pour la croissance de l’Afrique. Regard Vers l’Avenir Alors que la visite de Wang Yi se déroule, j’espère voir des accords prioritaires sur la création d’emplois, l’éducation et les énergies renouvelables, ainsi que des engagements envers l’adaptation climatique et l’allègement de la dette. Ces résultats permettront non seulement de relever les défis immédiats, mais aussi de jeter les bases d’un avenir durable et prospère pour l’Afrique et la Chine. Cette visite est une occasion de renforcer les liens d’amitié, de favoriser le respect mutuel et de promouvoir une vision commune de prospérité. En adoptant la transparence, la responsabilité et la durabilité, l’Afrique et la Chine peuvent garantir un partenariat véritablement équitable et transformateur. Par Dr. Djibril Diallo Président et Directeur Général du Réseau de la Renaissance Africaine et de la Diaspora (ARDN)
Lutte contre les VBG : le REMPASEN et l’ARDN mutualisent leurs efforts

Les membres du Réseau des médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) ont échangé avec le Président directeur général, du Réseau de la Renaissance Africaine et de la Diaspora (ARDN), Dr Djibril Diallo, mercredi 17 janvier, au cours d’un webinaire sous le thème : « Campagne carton rouge aux violences basées sur le genre (VBG) : Enjeux, défis et perspectives ? » Cette campagne de mobilisation dénommée « Carton rouge contre les violences basées sur le genre (VBG) » a été lancée, le mardi 12 décembre 2023, à Abidjan (Côte d’Ivoire), sera exécutée sur une période de 12 mois, et s’inscrit dans le cadre de la 34ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), qui se déroule depuis le 13 janvier et prendra fin le 11 février prochain, en Côte d’Ivoire. Dans son mot liminaire, le Docteur Djibril Diallo, président directeur général, du Réseau de la Renaissance Africaine et de la Diaspora (ARDN) a affirmé que cette initiative, soutenue par le Comité d’Organisation de la Coupe d’Afrique des Nations et le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant de la Côte-d’Ivoire, vise à sensibiliser les acteurs et amoureux du cuir rond sur l’importance de lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles et surtout obtenir d’eux des engagements fermes pour enrayer ce phénomène mondial pour un réel épanouissement de la gent féminine. A noter que les violences basées sur le genre (VBG) ont depuis des décennies, été reconnues comme un phénomène traduisant des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, aboutissant à la domination et à une discrimination exercée souvent, par les premiers sur les secondes. Ces violences freinent particulièrement la promotion des femmes et portent atteintes à leurs libertés fondamentales. Elles empêchent partiellement ou totalement, les femmes et filles, qui en sont victimes et qui ne sont pas suffisamment protégées, de jouir de leurs droits. Cette campagne va se dérouler en quatre phases principales, à savoir le projet de jumelage entre des mairies des Etats-Unis et celles des pays africains; de l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur dont l’objectif est de favoriser la mobilité des étudiants, des enseignants et du personnel de soutien; du partenariat avec les médias pour renforcer la couverture des sujets porteurs; et surtout de la promotion des investissements entre le secteur privé américain et les opérateurs économiques des pays africains. Rôle du Remapsen (médias) Conscient que les médias constituent un maillon essentiel dans la lutte contre les VBG, l’ARDN, le Dr Djibril Diallo, a annoncé de la signature d’un partenariat entre le REMAPSEN et sa structure afin d’atteindre les objectifs, notamment le bonheur des victimes de ces violences. Notons que le Burkina sera le prochain pays qui va accueillir le lancement de cette campagne, après plusieurs pays d’Afrique, des Caraïbes, d’Amérique latine et aux Etats-Unis par l’ARDN, en partenariat avec l’UNFPA, ONU Femmes, la FIFA, et le PNUD/Afrique. Il sied de rappeler que le Réseau de la Renaissance Africaine et de la Diaspora (ARDN), est présente dans plus de 80 pays et il est basé à New York aux Etats Unis d’Amérique et son objectif fondamental est le renforcement des liens entre l’Afrique et sa diaspora et œuvre également dans l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD). Wilfrid Lawilla D.