MONDE DE LA PRESSE. MAYOMB’ : Un nouveau périodique d’information

Bien que la presse en ligne qui, ces dernières années, s’est développée dans la diffusion des informations, la presse écrite au niveau du continent qui continue à résister par l’intermédiaire de la plume de quelques journaux. Au Congo, certains périodiques tels Sel-Piment, Le Patriote, La Semaine africaine, Les Dépêches de Brazzaville, L’Horizon africain essaient, tant bien que mal, d’être sur le marché des journaux. À Paris, est né Mayomb’, un bimensuel d’information socio-économique ayant pour Directeur de publication Andry PethasBoukakat. Mayomb’ se veut panafricaniste, bien qu’il se fonde essentiellement sur les réalités congolaises ; aussi son appellation ne nous rappelle-t-il la forêt ou le mont Mayombe du Congo. Dans ce premier numéro d’un journal qui se présente comme un bi-hebdomadaire (16 octobre-16 décembre 2025), toutes les réflexions semblent êtrecentrées sur les réalités africaines. Dans quelques articles, se révèlent moult regards sur l’espace occidental comme le titre « De gaulle l’ombre de Brazzaville ». Distribué presque dans l’espace francophone (France, Belgique, Suisse et la majorité des pays francophones africains tels le Gabon, les deux Congo, le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad, le Benin, le Rwanda, la Guinée équatoriale,le Sénégal, le Madagascar, le Burundi), Mayomb’ se veut être aussi au service du panafricanisme. Dans ce premier numéro, on peut se documenter sur des réflexions se fondant sur la société, l’histoire et le culturel telles « La viande de brousse en danger », « Sankara-Traoré : un capitaine pour deux », « Les promesses du président gabonais », L’évangile des Sapeurs », « L’île du diable : la forêt préhistorique de Brazzaville », « Sam Mangwana : le sphinx parle », « Le plus grand amour de Koffi ». Mayomb’ apparait ici comme un nouveau journal riche en ce qui concerne les sujets traités qui se fondent sur les réalités du continent. Et le sommaire du journal à la page 7 donne aux lecteurs la possibilité de découvrir d’autres pans de l’histoire contemporaine du Congo. Une particularité de ce périodique : la place qu’occupe la bande dessinée pour mettre en valeur quelques réalités historiques telle une partie de la vie politique du général de Gaulle. Mayomb’, un journal qui, nous espérons, va continuer à promouvoir les réalités congolaises en particulier et africaines en général. Et se justifie ici le panafricanisme comme l’affirme Andry PhetasBoukakat : « L’Afrique est cet œuf qui ne peut jamais séparer les pierres querelleuse ». Noël Kodia-Ramata