Chérubin Nkoukou: l’agriculture pourrait régler les problèmes liés à l’immigration

La République du Congo possède un potentiel agricole important, mais sous exploité. 98% de ses terres fertiles ne sont pas cultivées et la contribution de l’agriculture dans l’économie nationale demeure insignifiante. La production agricole est faible et artisanale, elle ne permet pas de satisfaire les besoins du pays en produits agroalimentaires. Pour y répondre, le Congo importe chaque année 70% de ses besoins en denrées alimentaires, soit une dépense annuelle de 500 milliards de Francs CFA. Que faire alors face à ce constat? Le magnifique reportage que nous publions ci-dessous nous en dit plus long avec Chérubin Nkoukou, président directeur général des « Doigts verts Congo ».
Armand Mavinga Tsafunenga : « L’ancien Congo n’a pas commencé avec Joseph Kabila, mais doit se terminer avec lui »

« Un grand visionnaire est un missionnaire politique et non un fonctionnaire politique qui s’éternise inutilement au pouvoir », a déclaré Armand Mavinga Tsafunenga. Le Président de la Coalition pour le changement en République démocratique du Congo (3C-RDC) estime qu’une grande vision doit être accompagnée d’une mission. Ainsi, précise-t-il dans un entretien accordé à la chaîne de radio Réveil FM International, sa vision est de bâtir le Grand Congo du XXIème siècle. Concrètement, « il s’agit d’une vision d’une vraie Renaissance du Grand Congo », poursuit-il. Et d’ajouter : « ma mission est d’être une solide charnière entre l’ancien Congo qui se termine avec Joseph Kabila et le nouveau Congo qui débute bientôt sous ma présidence ». A l’entendre, sa mission est donc de jeter les bases du Grand Congo du XXIème que la jeunesse et les générations futures continueront de bâtir. Ceci dit, Armand Mavinga Tsafunenga assure qu’il ne fait pas la politique par rapport à Joseph Kabila et que c’est depuis le 11 juillet 1991 à 13h00 qu’il a décidé de s’engager pour son peuple et son beau pays. A ce propos, le leader politique rappelle que l’ancien Congo n’a pas commencé avec Joseph Kabila. En revanche, pense-t-il, il « doit se terminer avec lui, car son régime représente le point culminant de descente en enfer de notre peuple et de notre magnifique pays en tant qu’héritage de Dieu ». Comme dans chacune de ses interviews, le Président de 3C-RDC ne se lasse pas de répéter qu’«il faudra mettre fin au tennis politique injuste, inefficace et inadapté en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990 ». Le leader politique ne cesse non plus d’appeler à une transition exceptionnelle qui, selon lui, s’impose pour la mise en place d’une vraie démocratie du « Muntu ». Selon lui, « cette transition devra jeter les bases du Grand Congo du XXIème siècle attendu dans le concert mondial des nations libres, démocratiques et prospères ». Et de préciser que la démocratie du Muntu, être humain par excellence dans notre culture, est avant tout une approche spirituelle qui n’est pas liée à une forme physique. Armand Mavinga Tsafunenga, rappelle que dans « Muntu », il y a « Ntu » qui signifie la tête dans les langues congolaises comme le Kikongo. Ainsi, affirme-t-il, « la tête appelle donc le génie de l’être humain, le génie de notre peuple. Grosso modo, il nous faut donc une mobilisation populaire inédite autour de notre vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila ».
Clément Mouamba : Nous devons asseoir une gouvernance publique irréprochable

La rupture évoquée par le chef de l’Etat congolais au lendemain de la présidentielle de mars 2016 « porte sur les comportements antiéconomiques et mafieux, ou de nature à compromettre l’unité nationale », a déclaré le Premier ministre du Congo, Clément Mouamba. « Cela concerne tous les acteurs, aussi bien les politiques et les fonctionnaires que l’ensemble des autres citoyens », a précisé le chef de l’Exécutif congolais dans un entretien accordé à nos confrères de Jeunes Afrique, Cécile Manciaux et Muriel Devey Malu-Malu. Dans cet entretien, Clément Mouamba a estimé que « nous devons respecter les règles établies pour asseoir progressivement une gouvernance publique irréprochable », assurant que des sanctions seront prises à l’encontre de ceux qui ne respectent pas la loi. Explications : « Nous disposons d’un arsenal de textes qu’il s’agit d’appliquer. C’est la justice qui est le garant de l’application des lois. Et notre système judiciaire n’est pas en vacances », a-t-il affirmé. Le Premier ministre en veut pour preuve que « des procès de toute nature se tiennent, liés à la criminalité, à des détournements de fonds publics et à toute autre sorte de fraude ».
Culture et Arts : Le nouveau ministre Dieudonné Moyongo pour la relève de la culture

«Notre défi commun de relever la culture, est de travailler la main dans la main pour exécuter le programme du chef de l’Etat dans le domaine qui est le nôtre, à savoir la culture», a dit le nouveau ministre Dieudonné Moyongo, le 28 août 2017 à Brazzaville. Il a fait cette déclaration à l’issue le passation des consignes avec Mme Arlette Soudan Nonault, assurant l’intérim du ministre de la Culture sortant, Léonidas Carel Mottom Mamoni. Les deux ministres ont procédé à la signature du procès-verbal après la lecture du rapport moral portant sur la présentation de la structure, des ressources humaines, des dossiers et des annexes. Le nouveau ministre de la culture et des arts a révélé dans son premier speech qu’après son intégration, il a commencé sa carrière à la bibliothèque nationale où il s’occupait du fichier central et de la banque de prêt. Il a ajouté que le ministre Jean Baptiste Tati Loutard qui allait à la bibliothèque nationale pour ses consultations et demandait toujours après lui, comme s’il voulait lui communiquer quelque chose. Qui est le nouveau ministre de la culture et des arts ? Administrateur en chef des SAF de 12e échelon, Dieudonné Moyongo est un homme d’expérience. Il est né le 21 décembre 1958 à Dongou dans le département de la Likouala. Il a fait ses études primaires à l’école de Dongou de 1964 à 1971 ; les collèges Etienne Monga de Dongou de 1971 à 1973 et Edouard Ombeta de Makoua de 1973 à 1975 avant de se retrouver au Emery Patrice Lumumba de 1975 à 1978. Après l’obtention du baccalauréat (A4) en 1978 au lycée Emery Patrice Lumumba de Brazzaville, il est recruté à la fonction publique, le 18 mars 1982. Une année après son intégration, il bénéficie d’une bourse en Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) pour ses études supérieures. Il est titulaire d’un Master en pédagogie (option bibliothéconomie et bibliographie). Dieudonné Moyongo a occupé tour à tour les fonctions de directeur de la bibliothèque nationale du Congo ; directeur de la Banque internationale d’information sur les Etats francophones (organe de la Francophonie, section Congo) ; directeur par intérim du musée Marien-Ngouabi ; directeur général de la Culture et des arts ; coordonnateur national du Centre international des civilisations bantu (Ciciba) ; commissaire général du festival panafricain de musique (Fespam) ; conseiller aux arts figuratifs, Musées et expositions du ministère de la Culture et des arts ; directeur de cabinet par intérim du ministre de la Culture et des arts ; ambassadeur itinérant auprès du ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger. Le nouveau ministre de la Culture et des arts est chevalier dans l’ordre du mérite congolais en 2010 et officier dans l’ordre du mérite congolais en 2015. Il est marié, père de trois enfants.
Livre : Benoit Moundele Ngollo signe «Les vautours ou charognards de la republique populaire de lokuta capitale mbongwana»

L’écrivain congolais, Benoît Moundélé Ngollo, a présenté et dédicacé, le 25 août 2017 à Brazzaville, son nouveal ouvrage intitulé «Les vautours ou charognards de la République populaire de Lokuta capitale Mbongwana» et sous-titré «Des néologismes qui peuvent enrichir la langue française» aux éditions «Les Impliqués Editeur». Cet ouvrage repose sur 95 pages et comporte 9 textes, parmi lesquels «La familiocratie», «La mangeocratie ou la ventrologie», «La sexocratie», «La griocratie» et «L’incivismocratie», des néologismes introduits par l’auteur pour déplorer sinon dénoncer le comportement des Hommes dans la «République de Lokuta capitale Mbongwana» dans la gestion de leur pays. Le critique littéraire Kadima Nzuji a procédé à la traduction en français des vocables «Lokuta et Mbongwana». «Si lokuta signifie mensonge, Mbongwana, quant à lui, veut dire changement». A son avis, à la lecture de ce livre, il se dégage que le mensonge apparaît comme moyen ou un instrument de gouvernance dans la république imaginée par l’auteur qui recourt à la dérision, sa marque de fabrique, pour mettre en lumière les pratiques déviantes. Pour lui, l’auteur appelle au changement de comportements et de mentalités, qualifiant l’ouvrage présenté d’un livre d’espoir, parce qu’il invite le lecteur à combattre les pessimismes. L’écrivain et éditeur Ramsès Mbongolo qui en a assuré la lecture critique, «Les vautours ou charognards de la République populaire de Lokuta capitale Mbongwana» est un recueil qui s’inscrit dans la pure tradition de l’essai. Partant de l’illustration de la première de couverture qui représente des vautours, il a assimilé ces oiseaux voraces aux «personnes sans scrupules qui profitent des malheurs d’autrui» et, selon le contexte de l’auteur, «dévorent sans vergogne leur pays qu’ils considèrent comme une charogne». Abordant la partie des néologismes utilisés par l’écrivain, Ramsès Mbongolo a indiqué que leurs traits distinctifs résident dans leurs significations très péjoratives. Loin de les avoir inventés pour enrichir seulement la langue française, M. Moundélé Ngollo les a forgés en tant qu’éléments d’une mécanique de mesure de la température de la démocratie ou de la santé démocratique en République populaire de Lokuta. Benoît Moundélé Ngollo est un officier général des forces armées congolaises. Il a exercé plusieurs fonctions militaires. Entre autres fonctions administratives, il a été ministre des travaux publics, administrateur-maire et préfet de Brazzaville. Il est à sa treizième publication en quinze d’exercice littéraire.
Calixte Nganongo: Le Congo bénéficie de la confiance et de la compréhension du FMI

Les rapports entre le Congo et le Fonds monétaire international (FMI) sont loin de ce que suggèrent certains médias et réseaux sociaux, a laissé entendre le ministre congolais des Finances et du Budget, Calixte Nganongo. « La situation avec le Fonds monétaire international (FMI) est à notre avis maîtrisée », a déclaré l’argentier du Congo aux médias nationaux, en marge d’une rencontre de prise de contact et échanges de vue entre les membres de la nouvelle équipe gouvernementale et le Premier ministre, Clément Mouamba, sur les indications et orientations du travail pour les prochains jours. « Je voulais par là vous faire la recommandation de ne pas faire attention à tout ce qui se dit à travers les médias que je n’ose pas citer », a-t-il lancé aux médias présents. Quoi qu’il en soit, ce dernier a assuré que « nous allons nous y prendre de la meilleure manière possible telle qu’on a fait jusqu’à aujourd’hui », soulignant qu’« on bénéficie de la confiance, de la compréhension, je dois le dire, du FMI ». Et d’assurer : « on pense que nous allons conclure un bon programme.»