Festival Gnaoua et musiques du monde d’Essaouira: la relève Tagnaouite à l’honneur

Avec “la relève des Gnaoua”, le Festival Gnaoua et musiques du monde d’Essaouira croit en la force de la jeunesse créative. La nouvelle génération des maâlems ainsi sera au cœur de cette 21ème édition. En provenance d’Essaouira, Marrakech et Casablanca, une relève des maâlems foulera la scène Place Moulay Hassan pour perpétuer la tradition, avec une vision nouvelle et des projets d’avenir. Le Maâlem Abdeslam Alikkane directeur artistique et coach de la relève, propose des concerts tous les jours autour d’une nouvelle génération de maâlems issus de trois villes : La relève de Casablanca représentée par les maâlems Khalid Sansi, Ismael Rahil et Brahim Hamam. Jeudi 21 juin – Scène Place Moulay Hassan – 21H30. -MAÂLEM ISMAIL RAHIL Né en 1980 à Casablanca, Ismail Rahil a grandi dans une zaouia de Issawa et de Gnaoua où son père, le Moqaddem Haj Mustapha Rahil, l’a initié à l’art de la trance dès son plus jeune âge. A 14 ans, Ismail Rahil fait partie de plusieurs groupes locaux de musiques traditionnelles, pour finalement se dédier au Guembri. Ismail commença son parcours avec le défunt grand maâlem Hdmida Boussou, comme disciple, puis rejoint la troupe de maâlem Abdennabi El Gadari, jusqu’à en devenir maâlem lui-même et créer sa propre troupe « Oulad bambra ». Depuis, Ismail Rahil enchaîne les tournées dans le monde. Il a aussi été animateur pendant un an au Disneyland Epcot où il a battu un record de plus de 300 spectacles. Ismail Rahil a déjà enregistré son premier album « Aicha » qui a connu un franc succès chez les fans de la world music et prépare son prochain album qui coïncide avec le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira 2018. -MAÂLEM BRAHIM HAMAM Natif de Marrakech, ce grand voyageur s’imprègne des grands orchestres pour parfaire son apprentissage musical. Il travaille avec l’orchestre Oulad Lahssiri et décide de déménager à Casablanca pour apprendre des plus grands maâlems : Sam, Hmida Boussou, Abdelkader Benthami et Ouled Chrifa. Maâlem Hamam s’intéresse à la recherche musicale et à la fusion de l’art Gnaoua avec les musiques du monde. Il participe à de nombreux projets musicaux dans ce sens, notamment avec Amine Serraj, Vivier Lagneau ou encore Boddhi Satva. -MAÂLEM KHALID SANSI Né à Casablanca en 1987, maâlem Khalid Sansi a grandi dans une famille gnaouie. Il est le fils de Hassan Sansi « Moussandaw » grand moqaddem Gnaoua. Comme tout maâlem gnaoui, Khalid commence en tant que Koyo avec plusieurs maâlems dont Saïd & Abderrahim Oughassal « Benthami » qui sont aussi membres de sa famille. Plus tard, le jeune intègre d’autres groupes avec le maâlem Abdenbi el Gadari, Mustapha Baqbou et finalement Hassan Boussou, avant de créer sa propre troupe. Depuis son jeune âge, Khalid s’intéresse à la danse contemporaine et rejoint en 2006 la compagnie 2Kfar, avec qui il développe plusieurs projets de danse en y apportant sa touche Gnaoua. Khalid Sansi collabore aussi avec plusieurs artistes de renommée tel que Karim Ziad, feu Abdellatif Zine, Khalid Benghrib, Jacques Schwarz-Bart, Joss Stone, Oum, Lhiba Kingzoo, Mone Ekang…. En 2010, le maâlem Hassan Boussou lui remet le Guembri sur scène signe de reconnaissance de sa maitrise de la tradition Gnaoua. Khalid crée en 2014 en compagnie du fameux chanteur Malien Malik Diop le projet « Timbuktu » qui regroupe plusieurs artistes marocains et africains de renommée, avec lequel il fait une tournée nationale et participe au Festival Gnaoua et Musique du monde. Il participe aussi à d’autres festivals nationaux et internationaux tel que Elche Live Music Festival en Espagne, Festival de Casablanca, Festival Noujoum Gnaoua, Festival de la musique Diwane en Algérie, L’Boulevard des Jeunes Musiciens. La relève de Marrakech qui regroupe les maâlems Moulay El Taieb Adhbi, Tarik Ait Hmtti et Hicham Merchane. Vendredi 22 juin – Scène Place Moulay Hassan – 20H00. -MAÂLEM MOULAY EL TAYEB ADHBI Moulay El Tayeb Adhbi est né à Marrakech en 1979. Il a grandi dans une famille gnaoui, où il a été éduqué par son père, un maâlem nommé Moulay Abdellatif, et plusieurs maître Gnaoua, dont Mohamed Kouyou et Abdelkabir Ben Salloum connu par “Kabibir”, Mahjoub Al-Khlamousi, Zoukari Hassan et Haj Boujamaa… maâlem Moulay El Tayeb se distingue par les rythmes du patrimoine Gnaoua, ce qui lui a permis de participer à plusieurs festivals avec des artistes de renom. -MAÂLEM HICHAM MERCHANE Fils du maâlem Abdelkébir Merchane, Hicham Merchane est né en 1976 à Marrakech il a été initié à l’Art des Gnaoua dès l’âge de 7 ans, art qui s’hérite de père en fils, son parcours l’a amené à jouer avec plusieurs maâlems : Abdeslam Alikkane en France et en Belgique, Mahmoud Gania au Maroc est à l’étranger, ainsi qu’avec Hamid El Kasri. Il a également eu l’occasion de jouer au Brésil et en France avec Hassan Hakmoun, un maâlem qui vit aux États-Unis. Hicham Merchane marche dans les traces de son père avec lequel il a joué. Il a appris à chanter, danser et jouer de tous les instruments Gnaoua avec le grand maâlem Baqbou. Entre 2003 et 2004, il a participé à trois fêtes Gnaouies à Chicago, au Texas et à New York, où il a joué avec un groupe de jazz et s’est donc initié à l’art de la fusion. -MAÂLEM AIT HMITTI TARIQ Ait Hmitti Tariq, qui est née en 1982 le 23 février, dans la ville Antique de Marrakech, a grandi au sein d’une famille artistiquement particulière appartenant à la tradition de Gnaoua, qui s’hérite de père en fils. Son grand-père et son père étaient surnommés : M’qedmin Gnaoua. Son parcours artistique a débuté en 1998, sous les mains de son père et d’autres maîtres, à savoir : maâlem Mustapha Baqbou, maâlem Abdelkbir Merchan. Il a travaillé depuis, avec plusieurs maîtres et artistes à l’intérieur et à l’extérieur du pays. La diligence du maâlem Tariq le distingue des autres, et ce par le nom de célébrité “Hmitti” qui s’est fait, à travers l’innovation dans la fusion entre la musique Gnaoua et autres rythmes occidentaux, comme l’électro, sur laquelle il travaille depuis 2011, et a participé