Maroc. Contraction significative des indices à l’importation et à l’exportation au 4ème trimestre 2023

Maroc. Contraction significative des indices à l’importation et à l’exportation au 4ème trimestre 2023

Le Haut-Commissariat au plan (HCP) vient de publier les indices du commerce extérieur (ICE) au titre du quatrième trimestre de l’année 2023, lesquels restent sur une tendance baissière observée depuis le deuxième trimestre de la même année. En effet, on peut détecter dans les données publiées recueillies par l’institution publique, chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, une évolution à la baisse des indices des valeurs unitaires à l’importation et à l’exportation. Comparativement au même trimestre de l’année 2022, ces deux indices ont accusé des reculs respectifs de 9,4% et de 8,6% au titre du quatrième trimestre de l’année écoulée. Il s’agit de la troisième baisse consécutive des indices à l’importation et à l’exportation enregistrée au cours de cette même année. L’an dernier, le HCP avait fait état de la baisse des indices des valeurs unitaires à l’importation de 17,2% et à l’exportation de 18,1% au troisième trimestre et de 12,22% et 7,9% au cours du deuxième trimestre 2023. La régression de l’indice des valeurs unitaires à l’importation observée au cours du quatrième trimestre résulte principalement de la baisse des valeurs unitaires de l’«énergie et lubrifiants» de 23,6%, des «demi-produits» de 14,1% et de l’«alimentation, boissons et tabacs» de 10,7%, selon les explications du Haut-Commissariat. Cette évolution s’explique aussi par la baisse des valeurs unitaires des «produits bruts d’origine minérale» de 19,2% et des «produits bruts d’origine animale et végétale» de 17,7%, a indiqué le HCP dans sa note d’information relative aux Indices du Commerce Extérieur (ICE) du quatrième trimestre 2023. La même source fait cependant état de l’augmentation de 3,2% de l’indice des valeurs unitaires des «produits finis de consommation», ce qui a contribué à l’atténuation de la baisse de l’indice global des importations. A titre de rappel, la baisse de l’indice des valeurs unitaires à l’importation au troisième trimestre 2023 avait été liée principalement à celle des valeurs unitaires de l’«énergie et lubrifiants» (34,0%), des «demi-produits» (21,5%), de l’«alimentation, boissons et tabacs» (17,2%), des «produits bruts d’origine minérale» (66,7%), des «produits bruts d’origine animale et végétale» (22,9%) et des «produits finis d’équipement agricole» (4,2%). Sur le volet des exportations, le recul enregistré au quatrième trimestre 2023 est attribué essentiellement à la baisse des valeurs unitaires des «demi-produits» de 22%, des «produits bruts d’origine minérale» de 40,9% et des «produits finis d’équipement industriel» de 6,7%. Les données suggèrent que cette évolution s’explique aussi par la baisse des valeurs unitaires des «produits finis de consommation» de 1% et de l’«énergie et lubrifiants» de 29,3%. Il est toutefois important de noter que cet indice a augmenté dans l’«alimentation, boissons et tabacs» de 4,6% et les «produits bruts d’origine animale et végétale» de 37,4%, comme l’a relevé l’organisme public dans sa note. A titre de comparaison, la régression de l’indice des valeurs unitaires à l’exportation au troisième trimestre de 2023 avait été attribué essentiellement à la baisse des valeurs unitaires des «demi-produits» de 51,1%, des «produits bruts d’origine minérale» de 25,4% et de l’ «énergie et lubrifiants» de 27%. En revanche, cet indice a augmenté dans les «produits finis de consommation» de 4,3%, les «produits finis d’équipement industriel» de 3,8%, les «produits bruts d’origine animale et végétale» de 33,1% et les «produits finis d’équipement agricole» de 12,9%. En fin de compte, comparé au même trimestre de l’année précédente, le Haut-commissariat estime que « les indices des valeurs unitaires du commerce extérieur auront enregistré une baisse de 9,7% pour les importations et de 7,9% pour les exportations ». Alain Bouithy

Le Ministre congolais de l’économie et des finances, Jean-Bapiste Ondaye, préside le Conseil d’administration du 4ème trimestre 2023 de la BEAC

Le Ministre congolais de l’économie et des finances, Jean-Bapiste Ondaye, préside le Conseil d’administration du 4ème trimestre 2023 de la BEAC

Lundi 18 décembre 2023, à l’Agence de la (BEAC) de Douala (Cameroun), s’est tenu le dernier Conseil d’Administration ordinaire de cette Institution financière de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), au titre de l’année 2023. Cette session a marqué, également, la fin du Mandat de la République du Congo à la présidence tournante du Conseil d’administration de cette Banque centrale commune aux six États, que sont le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Guinée Équatoriale et le Tchad. Dans son discours d’ouverture des travaux, le Ministre congolais de l’Économie et des Finances, a, d’abord, exprimé sa gratitude renouvelée à Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, et au peuple camerounais, pour le soutien et l’accueil chaleureux dont il a bénéficié tout au long de son mandat. Ensuite, il a dit toute sa reconnaissance au Président congolais, son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N’GUESSO, Président de la République du Congo, qui, a-t-il souligné , « En désignant, en 2022, ma modeste personne au poste de Ministre de l’Économie et des finances, m’ a offert l’opportunité de me hisser au rang de Président en exercice, pour un Mandat d’un an, à la fois du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) ; de Président du Comité de Pilotage (COPIL) du Programme des Réformes Économiques et Financières (PREF-CEMAC) ; de Président du Groupe d’Action Contre le Blanchiment d’Argent en Afrique Centrale (GABAC) et de Président du Conseil D’Administration (PCA) de la BEAC ». Après douze mois de mandat (année 2023), à la tête des institutions de l’UMAC, le Ministre congolais de l’Économie et des Finances, Monsieur Jean-Baptiste ONDAYE, en a dressé le bilan. Au plan international, a-t-il dit : « nous avons, au cours de notre mandat , œuvré à faire entendre la voix de notre Sous-région et celle de l’Afrique, à l’occasion des différents forums internationaux auxquels nous avons participé, notamment, les Assemblées annuelles du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BM) ;Les Réunions de la Banque Africaine de Développement(BAD) ; les Réunions du Caucus Africain ; les réunions d’AFREXIMBANK ; les réunions CEMAC-France ; et les Réunions tripartites avec le FMI ». Ajoutant qu’« au cours de ces réunions, nous avons joint notre voix à celles des autres Ministres Africains, pour défendre les thématiques liées à la Réforme des institutions de Bretton Woods (FMI-Banque Mondiale) et des banques multilatérales, pour un système financier international plus inclusif et plus équitable ; ainsi que les thématiques liées aux défis de la montée des inégalités et de la pauvreté ; aux changements climatiques ; et à la protection de la biodiversité ». S’agissant des actions au titre du COPIL du PREF-CEMAC, Monsieur Jean-Baptiste ONDAYE a indiqué : « Nous avons conduit des missions de haut niveau ayant débouché sur la Table Ronde des bailleurs de fonds de Paris, organisée mardi 28 et mercredi 29 novembre 2023, pour la mobilisation des financements de la deuxième génération des projets intégrateurs de la CEMAC. A l’issue de cette Table Ronde, le montant total des financements mobilisés s’élève, provisoirement, à 9.210 millions d’Euros, soit 104,2% du financement recherché ». Concluant son bilan sur sa présidence à l’UMAC, l’orateur a rappelé : « Nous avons eu à cœur de faire progresser plusieurs dossiers d’intérêt commun. Au nombre desquels , l’évolution de la coopération monétaire avec la France ; les négociations avec le secteur des industries extractives ; la réflexion sur l’adoption d’une monnaie numérique de la Banque Centrale et l’élaboration d’un Cadre normatif Communautaire encadrant les cryptoactifs dans la CEMAC ; le processus de recrutement des agents d’encadrement supérieur de la BEAC, qui a donné lieu à un point supplémentaire au cours de la présente session du Conseil d’Administration ; et l’examen des textes qui sous-tendent la gouvernance de la BEAC ».