Fonds – From One Life to a Journey of Many Lives (D’une vie à plusieurs vies) : Le Président d’Afreximbank rend hommage au Professeur Ghulam Mufti, OBE

Lors d’une conférence commémorative [Festschrift Conference] tenue en l’honneur de l’éminent professeur Ghulam Mufti, OBE, à l’Institut de recherche en médecine fœtale de Londres, le professeur Benedict O. Oramah, président d’Afreximbank et du Conseil d’administration de la Banque, a présenté un vibrant hommage intitulé «From One Life to a Journey of Many Lives ( D’une vie à plusieurs vies) ». Soulignant les profondes contributions du Professeur Mufti aux sciences médicales et son dévouement à l’amélioration des soins de santé dans le monde, le Professeur Oramah a évoqué son lien personnel avec la personne honorée. Rappelant son expérience de mort imminente en 2013, le Professeur Oramah a attribué son rétablissement à l’expertise exceptionnelle et aux soins bienveillants du Professeur Mufti. « À travers une série d’expériences de mort imminente et de guérisons, le Professeur Mufti et moi-même avons construit un lien durable qui a transcendé la relation habituelle médecin-patient », a fait remarquer le Professeur Oramah. « C’est ce lien du destin qui a donné naissance à une initiative de soins de santé transformationnelle visant à sauver des millions de vies en Afrique. » La pierre angulaire de cette initiative est le Centre Médical Africain d’Excellence (AMCE), un réseau de soins de santé et de recherche de classe mondiale conçu pour fournir des soins médicaux accessibles et de haute qualité à travers l’Afrique. Le Professeur Oramah a annoncé que le premier établissement de l’AMCE, situé à Abuja, au Nigéria, devrait ouvrir ses portes en juin 2025 avec un investissement initial de 300 millions de dollars US, à 700 millions de dollars US lors de sa deuxième phase. L’initiative, dirigée par Afreximbank en partenariat avec le Professeur Mufti, King’s Commercial Services et d’autres, vise à réduire la dépendance de l’Afrique à l’égard du tourisme médical à l’étranger, un secteur qui absorbe plus d’un milliard de dollars US par an sur le continent. « L’Afrique a une dette de reconnaissance envers le Professeur Mufti », a déclaré le Professeur Oramah. « Il est l’arbre qui ensemence une riche forêt d’établissements de santé, redonnant espoir à un continent longtemps privé de services médicaux de qualité. » En vue d’honorer davantage l’héritage du Professeur Mufti, Afreximbank a annoncé deux initiatives clés : Un fonds de bourses d’études au nom du Professeur Mufti Le fonds, créé dans le cadre du Fonds de dotation de l’AMCE, soutiendra les étudiants africains éligibles qui poursuivent une formation médicale au King’s College de Londres et à l’école de médecine et de soins infirmiers de l’AMCE. Une subvention de recherche de 300 000 $ US US La Banque a approuvé le financement de projets de recherche en hématologie proposés par le Professeur Mufti, soulignant ses contributions essentielles au domaine des troubles sanguins et des traitements innovants. Le Professeur Mufti, hématologue de renommée mondiale, a été reconnu pour ses travaux novateurs et son engagement inébranlable en faveur de l’enseignement médical et des soins aux patients. Le Professeur Oramah a conclu son allocution en exprimant la gratitude de 1,4 milliard d’Africains, reconnaissant le Professeur Mufti comme une lueur d’espoir et un catalyseur du changement dans le domaine des soins de santé sur le continent. APO
VIH pédiatrique en Afrique de l’Ouest et du Centre: une priorité absolue pour les droits des enfants

Le VIH pédiatrique demeure une crise silencieuse en Afrique de l’Ouest et du Centre. En 2023, moins de 35 % des enfants vivant avec le VIH dans cette région ont eu accès à un traitement. Ce chiffre alarmant, bien en-deçà de celui des adultes, révèle non seulement un problème de santé publique mais aussi une injustice flagrante en matière de droits de l’enfant. Pour ces enfants, le droit fondamental à la santé reste inaccessible, exposant des millions de jeunes vies aux conséquences dévastatrices d’une maladie pourtant gérable. L’importance d’une approche centrée sur les enfants Les enfants vivant avec le VIH sont confrontés à des défis uniques : un besoin de soins spécifiques, de médicaments adaptés et de suivis médicaux continus. Pourtant, le traitement pédiatrique reste rare, difficile d’accès et, dans bien des cas, indisponible. Dans un contexte où la stigmatisation et le manque de ressources viennent amplifier les obstacles, il est de notre responsabilité collective de mettre en place une stratégie de lutte contre le VIH pédiatrique priorisant les besoins de ces jeunes patients. Un enjeu de droits humains Priver un enfant du traitement nécessaire, c’est porter atteinte à ses droits fondamentaux. La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant affirme le droit de chaque enfant à la santé. Or, en Afrique de l’Ouest et du Centre, des milliers d’enfants sont privés de ce droit, faute de financement et de services de santé adaptés. Chaque enfant a droit à un départ équitable dans la vie, et garantir cet accès aux soins contre le VIH, c’est lui permettre d’envisager un avenir en bonne santé. Les défis de la prévention et du dépistage Un autre enjeu critique est le dépistage précoce. Bien que les outils de prévention de la transmission mère-enfant soient disponibles, leur accès reste limité. Trop souvent, les femmes enceintes ne sont pas dépistées, et les enfants naissent sans savoir s’ils sont porteurs du virus. Cette réalité souligne le besoin de renforcer les programmes de santé prénatale et de sensibilisation, afin d’assurer un dépistage systématique et une prise en charge dès les premiers jours de vie. Renforcer les systèmes de santé pour des soins pédiatriques équitables Assurer un avenir sans VIH pour les enfants nécessite des engagements fermes de la part des gouvernements, des bailleurs de fonds et des partenaires. Cela implique de soutenir les systèmes de santé, de former des professionnels spécialisés dans les soins pédiatriques, et de garantir l’approvisionnement en médicaments adaptés. En outre, il est crucial d’impliquer les communautés et les familles dans les campagnes de sensibilisation, pour lutter contre la stigmatisation et encourager un environnement où chaque enfant peut bénéficier du soutien dont il a besoin. Un appel à l’action pour les droits des enfants Il est temps que la communauté internationale et les gouvernements locaux reconnaissent le VIH pédiatrique comme une urgence humanitaire et une priorité pour les droits de l’enfant. Les enfants n’ont pas choisi de vivre avec le VIH, mais nous avons le pouvoir de leur offrir les soins et le soutien qu’ils méritent. Chaque jour sans action est un jour de souffrance pour ces jeunes. Nous devons donc nous mobiliser, accroître les ressources et les efforts pour garantir que chaque enfant en Afrique de l’Ouest et du Centre puisse accéder à un traitement de qualité et vivre une vie pleine et épanouie. L’avenir des enfants vivant avec le VIH dépend de nos actions aujourd’hui. Assurons-nous de respecter leur droit à la santé et à un avenir en bonne santé. La Rédaction
Guinée: Inauguration de l’Institut National de la Santé Publique de Coyah

Le Ministre Secrétaire Général de la Présidence et le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence président l’événement au nom de son Excellence le Général Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République. L’Institut National de la Santé Publique (INSP) de Coyah d’une superficie de 4,5 hectares, a été officiellement inauguré ce jeudi 6 novembre 2024 à Kakoulimayah dans la préfecture de Coyah, marquant une étape importante dans le renforcement du système de santé publique en Guinée. La cérémonie, présidée par le Général Amara, Ministre Secrétaire Général de la Présidence, et le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, a réuni de nombreux membres du CNRD, notamment la haute hiérarchie militaire et paramilitaire, les Ministres du Plan et de Coopération Internationale, celui de la Santé et de l’Hygiène Publique et des acteurs clés du secteur de la santé. L’événement a été un moment symbolique de l’engagement du gouvernement guinéen envers la santé publique et le bien-être de ses citoyens. L’INSP dont la réalisation s’aligne sur les objectifs stratégiques du Programme Simandou 2040, comprend plusieurs départements parmi lesquels on peut citer: . Le département de recherche en santé publique ; . Le département laboratoire national de santé ; . Le département chimie pharmaceutique et toxicologie ; . Le département développement des ressources humaines ; . Le département hygiène, qualité, sécurité et environnement etc. L’INSP de Coyah n’est pas simplement une infrastructure moderne, mais un véritable projet stratégique et ambitieux au cœur de la vision du Président de la République, son Excellence le Général Mamadi DOUMBOUYA. L’un des objectifs principaux de l’INSP est de devenir un centre de formation de haut niveau pour les futurs professionnels de santé. Il servira également de centre de recherche pour l’innovation sanitaire, avec un accent particulier sur la recherche en santé publique, les nouvelles stratégies de traitement et de prévention transmissibles et non transmissibles, ainsi que l’amélioration continue des pratiques de soins. L’institut offrira un espace pour les échanges et le partage des meilleures pratiques en matière de santé publique, contribuant ainsi à l’amélioration continue du système de santé guinéen. L’INSP pourra également jouer un rôle clé dans la mise en œuvre des politiques de santé publique plus efficaces, en alignant les stratégies locales avec les normes et les pratiques internationales. Lors de son discours, le Général Amara, Ministre Secrétaire Général et porte-parole de la Présidence a rappelé que l’INSP représente un pilier essentiel dans la lutte contre les défis sanitaires du pays. Pour clôturer la Cérémonie, le Général Amara Camara a souligné que l’INSP incarne la volonté de la Guinée de devenir un leader en matière de santé publique en Afrique de l’Ouest sous le leadership éclairé du présidentde la République le Général Mamadi DOUMBOUYA. L’inauguration de cet Institut National de la Santé Publique de Coyah est une étape clé dans la construction d’une Guinée plus forte, plus résiliente et en meilleure santé. Ce centre d’excellence, de recherche et d’innovation, incarne la volonté politique du gouvernement sous leadership de son Excellence le Général Mamadi DOUMBOUYA, de placer la santé publique au cœur du développement du pays. C’est un pas décisif vers un avenir où chaque Guinéen pourra bénéficier d’un système de santé de qualité, accessible et efficace. L’INSP de Coyah représente ainsi une promesse de progrès, de formation et d’innovation dans un domaine essentiel pour le bien-être de tous. Il deviendra, sans aucun doute, un symbole de l’engagement de la Guinée pour une santé publique durable et inclusive. La cérémonie s’est clôturée par une remise symbolique de cadeaux à l’ambassadeur du Japon en Guinée, suivie de la coupe du ruban et d’une visite des installations de l’institut.
3ème édition Africa HealthTech Summit 2024: Speak Up Africa présente l’initiative «A 8 »

La Chargée de partenariat de l’Ong internationale Speak Up Africa, Madame Sophietou Diop, a présenté l’Initiative « A 8 » (Africa women digital health), qui est une belle et riche expérience pour l’autonomisation des femmes dans la santé digitale. C’était le mercredi 30 octobre dernier erlors de la deuxième journée des travaux de la 3è édition de « Africa HealthTech Summit 2024 », qui se tient à Kigali au Rwanda. « Faire progresser l’équité en matière de santé numérique en Afrique : Rôles du genre et innovation ». Tel était l’une des sous-thématiques abordées ce deuxième jour au cours duquel Mme Sophietou Diop en a profité pour édifier l’assistance et surtout réveiller le leadership féminin, à partir de l’Initiative « A 8 ». « Ca été une très belle opportunité pour nous, parce que ca nous a permis de présenter où est ce que nous en sommes, parce qu’il faut que dire A 8 a été lancée lors de la Conférence africaine en santé publique en 2022. Et donc, trois ans après, l’idée aujourd’hui était de présenter A 8 et dire voilà ce que nous avons eu à faire, voilà l’appel à l’action qu’on a envers tous ces partenaires qui sont là, incluant les jeunes innovateurs, incluant le secteur privé, incluant les médias, incluant toutes les personnes qui sont là pour leur dire on est prêt à travailler ensemble, voilà tout ce qu’on a eu à faire ensemble, donc aujourd’hui nous continuons à œuvrer ensemble (…) », a-t-elle dit lors de ces assises qui ont réuni près de 2.800 participants venus de tous les coins du continent. C’était des moments riches en partages d’expériences et surtout en informations pour cette édition, qui a vu des sommités des différents domaines, mais aussi les représentants des gouvernements et de la société civile s’engager à travailler en collaboration pour une Afrique connectée afin de lui permettre de faire face à ses défis, surtout liés à la santé. Et donc pour ce faire, personne ne doit être mise à l’écart. « Ce panel de discussions qui a réuni des personnes avec des expériences diverses (…) que ca soit les représentants des gouvernements, le représentant de la société civile, que ca soit GIZ … toutes ces personnes là ont pu apporter leurs expertises. Elles ont pu mettre de l’avant ce qu’elles ont eu à faire pour pouvoir nous assurer que les femmes sont quand même assez représentées. Donc, aujourd’hui ce type de panel là, nous permet d’engager les personnes, ca nous permet d’engager les organisations et ca nous permet également de mettre de l’avant toutes ces personnes avec qui nous travaillons. Parce que notre objectif A 8, c’est de pouvoir positionner les femmes qui aujourd’hui œuvrent dans la santé digitale. Et aujourd’hui à travers ce panel, on a pu les mettre de l’avant », s’est réjouie la Chargée de partenariat de Speak Up Africa, dont l’une des missions principales est focalisée sur la promotion de la femme. Soulignons que l’Initiative A 8 (Africa Women digital health) que l’on traduit en français par « les femmes africaines pour la santé digitale », a vu le jour en 2022 sous le leadership de Africa Cdc, avec comme objectif de s’assurer que les femmes sont impliquées lorsqu’on parle des questions de santé digitale. Cette initiative a trois domaines d’interventions. A savoir: le renforcement des capacités, la création d’un environnement favorable et l’investissement.
Prix du Leadership : Speak Up Africa célèbre les champions et championnes du développement durable en Afrique

Speak Up Africa a distingué les acteurs qui ont marqué l’année 2023 dans le domaine du développement durable en Afrique lors de la 5ème édition du Prix du Leadership Speak Up Africa qui s’est tenue à Dakar, au Sénégal. Ce prix annuel lancé en 2019 par Speak Up Africa vise à reconnaître et célébrer les personnes ainsi que les organisations qui font preuve d’un leadership exemplaire dans le secteur de la santé publique et qui ont eu un impact positif sur le développement durable en Afrique. Pour cette 5ème édition, cinq personnalités et organisation de divers secteurs ont été distinguées lors du Prix Speak Up Africa du Leadership pour leur engagement et leurs réalisations dans la lutte contre le paludisme et les maladies tropicales négligées ou encore la promotion de l’accès universel à l’assainissement et l’égalité des genres. Parmi ces lauréats, l’on compte : • Farida Tiemtore, Fondatrice des Héroïnes du Faso, Voix EssentiELLES du Burkina Faso et Membre du Conseil des Jeunes du Fonds mondial a été distinguée pour son travail et son engagement à l’échelle communautaire sur les questions de l’égalité des genres ; • Dr. Ibrahima Socé Fall, Directeur du Programme des maladies tropicales négligées à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour son rôle essentiel dans la priorisation et l’augmentation de la visibilité sur ce groupe de maladies ; • Amadou Gallo Fall, Président de la Ligue Africaine de Basketball, pour son leadership et la collaboration directe avec Speak Up Africa dans le cadre du programme de mentorat « Les LeadHERs d’Afrique rencontrent la BAL4HER » visant à renforcer l’égalité des genres et le leadership féminin dans les industries du sport en Afrique ; • Dr. Michael Adekunle Charles, CEO du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme pour son leadership dans les efforts communs d’élimination du paludisme à l’échelle mondiale ; et • Oumou Kalsom Diallo, pionnière de la santé digitale au Sénégal et Membre Fondateur du Réseau des femmes africaines dans la santé digitale (AWIDH), avec Africa CDC et Speak Up Africa, mis en place depuis octobre 2022. « C’est un honneur pour moi de recevoir le Prix du Leadership de Speak Up Africa. Nous sommes confrontés à de nouveaux défis en matière de lutte contre le paludisme, à l’image du changement climatique ou de la résistance aux médicaments et insecticides, c’est pourquoi le Partenariat RBM redouble d’effort pour rassembler les acteurs de la lutte contre le paludisme afin de dynamiser et mutualiser nos efforts communs et pour en finir avec cette maladie », déclaré Dr. Michael Adekunle Charles, CEO du Partenariat pour en finir avec le paludisme. Farida Tiemtore, Fondatrice et Présidente des Héroïnes du Faso et Voix EssentiELLES du Burkina Faso n’a pas manqué de réitérer l’engagement son organisation à continuer à agir aux côtés de Speak Up Africa pour renforcer l’impact et le leadership des femmes des jeunes au niveau des plateformes et instances de prise de décision sur le continent. « Je suis ravie de faire partie d’un mouvement et d’une initiative régionale qui visent à magnifier la place des femmes dans les instances de prise de décisions, en tant que jeune burkinabè, c’est un immense honneur de recevoir cette reconnaissance qui me motive d’autant plus à apporter des changements transformationnels au niveau du Burkina Faso, du Conseil des jeunes du Fonds mondial ou des réseaux Voix EssentiELLES », déclare-t-elle. Célébré en 2024, la remise du Prix du Leadership a conclu la « Journée Speak Up Africa : « Sortir des sentiers battus : Célébrer le leadership et promouvoir la collaboration » » qui a rassemblé plus de 100 partenaires gouvernementaux, techniques, financiers et de mise en œuvre afin de promouvoir initiatives, mouvements et campagnes innovantes et impactantes en Afrique. « Aujourd’hui, Speak Up Africa célèbre le leadership africain dans l’atteinte de nos objectifs communs et mondiaux de développement durable. Un leadership que l’organisation catalyse, promeut et amplifie à travers chaque partenariat stratégique et chaque moment clé. L’architecture de la santé et du développement mondiale se ficelle grâce aux individus que nous célébrons et que nous avons rassemblé aujourd’hui et nous leurs en sommes reconnaissantes et reconnaissants », a conclu Yacine Barro Bourgeault, Présidente du Conseil d’administration de Speak Up Africa. La rédaction
L’influence significative et remarquable des femmes dans la lutte contre le paludisme

SANTE. Le paludisme est une maladie endémique qui menace l’ensemble de la population au Burkina Faso. Les plus vulnérables sont les femmes et les enfants, qui sont touchés par cette maladie de manière disproportionnée. Target Malaria est conscient du rôle déterminant des femmes et des jeunes dans la lutte contre le paludisme. En tant que principales dispensatrices de soins et groupe vulnérable, les femmes sont au cœur de notre stratégie. Dans le cadre de ses activités d’engagement des parties prenantes, Target Malaria vise à renforcer l’implication et l’éducation de ces groupes clés sur les méthodes actuelles de lutte antivectorielle, ainsi que sur les nouvelles technologies, comme les moustiques génétiquement modifiés. Cette approche inclusive assure une meilleure compréhension et adoption des outils innovants dans la lutte contre le paludisme. Selon le Ministère de la Santé du Burkina Faso, le paludisme est à l’origine de 43 % des consultations auprès d’un prestataire de santé, de plus de 60 % des hospitalisations et de 30 % des décès. En 2022, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé à 8 millions le nombre de cas de paludisme et à 16 669 le nombre de décès liés à cette maladie dans ce pays. « Étant donné que la maladie ne fait pas de discrimination, ce sont les femmes qui portent le fardeau sociétal et économique du paludisme. Cette maladie se propage dans des situations d’extrême pauvreté, intensifiant de facto les difficultés et accentuant les inégalités existantes », déclare le Dr Léa Paré Toé, Coordinatrice chargée de l’Engagement des Parties Prenantes du programme Target Malaria Burkina Faso. Selon un rapport du RMB Partnership to End Malaria et Malaria no More intitulé « The case for investing in a gendered approach to the fight against malaria », des centaines de millions de femmes enceintes et d’enfants de moins de cinq ans sont particulièrement vulnérables au paludisme. Il convient de souligner que les enfants de moins de cinq ans représentent les deux tiers de tous les décès dus à cette maladie endémique. D’autres, en particulier les adolescentes, se heurtent aux nombreuses lacunes sexospécifiques dans la couverture des services de lutte contre le paludisme, ce qui a parfois des répercussions à vie. Target Malaria, un consortium de recherche à but non lucratif, est un pionnier dans l’utilisation de l’impulsion génétique, un mécanisme génétique naturel, visant à une modification génétique chez les moustiques qui transmettent le paludisme, biaisant de ce fait le taux d’hérédité tout en affectant leur capacité à se reproduire. Cette approche innovante promet d’être une méthode potentiellement durable et rentable pour réduire la population de moustiques du paludisme et, en fin de compte, mettre fin à la transmission du paludisme dans le futur. Selon le Dr Paré Toé, « les domaines de la science et de la recherche ont de plus en plus besoin des femmes et d’un engagement sans précédent auprès de celles-ci, des jeunes et des enfants au sein des communautés ». Elle ajoute que son rôle consiste principalement à impliquer les communautés locales de Bobo-Dioulasso et des villages de Bana et Souroukoudinga. « Notre équipe s’est focalisée sur les femmes et les jeunes, en mettant en exergue leur rôle essentiel dans la sensibilisation des populations au sujet des potentiels interventions et traitements actuels contre le paludisme ». Ces engagements comprennent l’organisation de réunions communautaires, d’ateliers éducatifs, de pièces de théâtre interactives et la participation à la série vidéo Voix du terrain – permettant aux membres de la communauté de partager leur expérience du paludisme et leurs impressions sur le travail de Target Malaria. Ces échanges visent à favoriser une meilleure compréhension du fonctionnement de la technologie de l’impulsion génétique et de son impact potentiel sur les communautés. Ces activités sont essentielles pour permettre aux équipes et aux communautés d’apprendre à se connaître, d’instaurer la confiance et de créer des canaux de communication réguliers. Problématique du genre dans la transmission et le traitement du paludisme « En matière de soins de santé, les femmes sont souvent les premières à intervenir dans leur famille, et les jeunes enfants sont ceux qui souffrent le plus des effets dévastateurs du paludisme », déclare le Dr Paré Toé. « La plupart du temps, les femmes, en particulier dans les communautés rurales et mal desservies, ont une autonomie et un accès aux ressources financières limités, ce qui peut restreindre leur capacité à obtenir des soins de santé adéquats en temps opportun. En outre, les normes sociétales et les responsabilités, telles que la garde des enfants et la gestion du foyer, augmentent leur vulnérabilité aux piqûres de moustiques, tôt le matin et tard le soir, lorsque les moustiques sont plus actifs », explique Krystal Birungi, Coordinatrice de l’Entomologie sur le Terrain – Target Malaria Ouganda. Par ailleurs, les femmes adultes ne sont pas les seules à s’occuper de leurs enfants. Les jeunes filles sont souvent tenues de s’occuper de leurs frères et sœurs malades, ce qui les empêche de poursuivre leurs études. “Au-delà de l’innovation scientifique, notre mission représente un engagement en faveur du co-développement, de l’excellence et de la responsabilité, en reconnaissant les contributions inestimables des femmes africaines dans la lutte contre le paludisme », ajoute le Dr Paré Toé. Imaginer un monde sans paludisme Selon le rapport « The Malaria Dividend » publié récemment à la demande de Malaria No More UK, un avenir sans paludisme aurait un impact considérable sur le développement des pays où la maladie est endémique. Il permettrait notamment d’alléger la charge de morbidité qui pèse sur les femmes et les enfants africains, et donc d’améliorer la santé des familles et des communautés. La baisse des taux de mortalité infantile permettrait à un plus grand nombre d’enfants de réaliser pleinement leur potentiel et contribuerait à une société plus équitable et bien formée, ainsi qu’à une économie florissante. Les femmes, débarrassées des effets dévastateurs du paludisme, pourraient participer pleinement à la vie active et à la vie en communauté, ce qui favoriserait la croissance économique et le développement. « Avec moins de ressources consacrées au traitement du
Burkina Faso/Lutte contre le Sida et les IST : plus de 115 millions de FCA mobilisés au profit de quatre structures

Le Directeur de Cabinet du Président de Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH a présidé, ce lundi début d’après-midi, la cérémonie de remise de chèques par le Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST) à quatre structures pour des actions de lutte et de sensibilisation contre le Sida. Les Comités ministériels de lutte contre le Sida des ministères en charge de la Défense, de l’Education nationale, ainsi que les structures, Action citoyenne et communautaire pour la résilience et le développement (ACCORD) et le Conseil national de l’économie informelle, ont bénéficié de l’accompagnement financier du CNLS-IST, d’une valeur totale de 115 529 569 FCFA. Ces structures ont reçu leurs chèques des mains du Directeur de cabinet du Président du Faso, Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, représentant le Président du Faso, président du CNLS-IST. L’enveloppe est repartie ainsi qu’il suit : 28 311 500 F CFA pour ACCORD, 33 815 944 FCFA pour le Comité ministériel de lutte contre le Sida du ministère en charge de la Défense, 20 000 000 FCFA pour le Comité ministériel de lutte contre le Sida du ministère en charge de l’Education et 33 402 125 FCFA pour Conseil national de l’économie informelle. « L’objectif visé de cet accompagnement est d’encourager ces acteurs et l’ensemble de ceux qui sont engagés dans la lutte contre le VIH/Sida à redoubler d’effort au regard de certains facteurs qui découlent de la situation et du contexte sécuritaire », a déclaré le Capitaine MEDAH. Il a invité tous les acteurs à renforcer les méthodes de sensibilisation à l’endroit des jeunes à travers le dépistage et l’accompagnement de tous ceux qui bénéficient de traitement, afin que le taux de prévalence puisse baisser de façon considérable. Selon le Secrétaire permanent du CNLS-IST, Dr Seydou OUATTARA, le taux de prévalence du VIH/Sida au Burkina tourne autour de 0,5%. Toutefois, il a indiqué que des couches spécifiques sont plus exposées au VIH/Sida. Pour lui, les quatre structures ont pour mission de « mener des activités de prévention et de promotion dans la lutte contre le VIH/Sida en faveur des forces de défense et de sécurité, des adolescents en milieu scolaire et de l’économie informelle, des personnes déplacées internes et des routiers ». Le représentant des bénéficiaires, l’Intendant Colonel-major Jean Baptiste PARKOUDA, Secrétaire général du ministère de la Défense et des anciens Combattants, a traduit toute sa gratitude au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, président du CNLS-IST. « Il convient de saluer cet accompagnement financier à sa juste valeur. Au nom des structures bénéficiaires nous prenons l’engagement que nous ferons le meilleur usage qui soit de cet accompagnement financier », a-t-il dit.
La vision des filles pour l’avenir : Un appel à l’action pour la prévention du VIH et l’égalité des sexes

TRIBUNE. Alors que nous célébrons la Journée internationale de la fille de cette année sous le thème « La vision des filles pour l’avenir », nous nous rappelons l’immense potentiel que possèdent les adolescentes et les jeunes femmes pour façonner un monde meilleur. Cette journée s’inscrit dans la foulée du Sommet du futur, offrant une occasion opportune de réfléchir à ce qui doit être fait pour assurer un avenir plus sain et plus équitable, en particulier dans la lutte contre le VIH. Malgré les progrès réalisés à l’échelle mondiale, les adolescentes et les jeunes femmes restent touchées de manière disproportionnée par le VIH. Nos dernières données révèlent un défi persistant : seuls 52 % des programmes combinés de prévention du VIH parviennent à ceux qui en ont besoin, bien en deçà de l’objectif de 90 % fixé pour 2025. La voie à suivre exige des actions audacieuses et stratégiques, non seulement de la part de l’ONUSIDA, mais aussi de la part des gouvernements, de la société civile et de tous les partenaires de développement. Donner la priorité à la prévention du VIH Il est essentiel d’adopter une approche systématique de la prévention du VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes. Nos efforts de prévention doivent être adaptés aux réalités spécifiques des différentes communautés, en reconnaissant que les taux d’incidence du VIH varient considérablement. Pour protéger les plus vulnérables, nous devons intensifier les programmes là où l’incidence est la plus élevée et veiller à ce que ces programmes soient complets. Cela comprend l’élargissement de l’accès aux interventions biomédicales, comportementales et structurelles, l’accès à la PrEP orale et injectable à action prolongée, l’accès à l’anneau vaginal, aux préservatifs et à la Dapivirine. Mais la prévention ne consiste pas seulement à offrir des options, mais aussi à offrir des choix. Nous devons adopter une approche différenciée, centrée sur les personnes, qui tient compte des divers besoins des adolescentes et des jeunes femmes. Cela signifie qu’il faut leur offrir, ainsi qu’à leurs partenaires masculins, des options de prévention accessibles et rentables, dans un langage clair et approprié, qui leur permet de prendre des décisions éclairées concernant leur santé. Le Pouvoir des Données et de la Coordination Une prévention efficace nécessite une coordination solide, une prise de décision fondée sur des données et une allocation stratégique des ressources. L’ONUSIDA et ses partenaires exploitent les données pour renforcer la collaboration, en veillant à ce que les adolescentes et les jeunes femmes soient prioritaires dans les efforts de prévention du VIH. Cela est particulièrement important surtout si nous avons choisi de concentrer nos efforts et nos ressources autour des populations les plus à risque. Le fait d’allouer des ressources pour la santé des adolescentes et des jeunes femmes ne doit pas être considéré comme un investissement facultatif, mais comme un pilier essentiel de notre riposte mondiale au VIH. Les financements domestiques sont essentiels, si nous voulons avoir des programmes durables et efficaces. Avec un financement à long terme, les gouvernements peuvent préserver l’avenir des jeunes, et s’assurer que les efforts de prévention sont pris en compte et sont bien adaptés aux contextes locaux. Éducation et Autonomisation L’éducation est le fondement de toute stratégie de prévention du VIH réussie. L’éducation sexuelle complète (ECS) permet aux jeunes d’acquérir les connaissances et les compétences dont ils ont besoin pour se protéger du VIH, tout en abordant des questions plus larges d’égalité des sexes et d’autonomisation. Pourtant, de nombreux pays sont encore loin d’offrir un accès universel à l’ECS. Nous devons plaider en faveur d’une augmentation du financement de l’éducation afin que chaque fille ait accès à une éducation sexuelle complète, et inclusive. Cette éducation doit également aborder les intersections entre le VIH, la violence basée sur le genre (VBG) et les contextes fragiles, où les filles sont particulièrement vulnérables. S’attaquer aux Normes Sur le Genre qui sont Néfastes Au cœur de la riposte au VIH on retrouve la nécessité de mettre en place en urgence, des programmes transformateurs en matière de genre qui remettent en question les normes de genre néfastes et les masculinités toxiques. Trop souvent, les filles et les femmes sont privées de l’autonomie et de la capacité d’agir dont elles ont besoin pour protéger leur santé et faire des choix concernant leur avenir. Nous devons soutenir les programmes qui non seulement autonomisent les filles, mais engagent également les garçons et les hommes si nous voulons démanteler les dynamiques de genre néfastes. Il est essentiel de s’attaquer aux causes profondes de l’inégalité entre les sexes, si nous voulons briser le cycle de transmission du VIH. En s’attaquant à des problèmes comme les violences basées sur le genre (VBG) et en promouvant l’égalité des sexes, nous pouvons créer un environnement où les filles sont habilitées à prendre le contrôle de leur santé et de leur vie. Une Vision pour l’Avenir En cette Journée internationale de la fille, nous réaffirmons notre engagement envers les adolescentes et les jeunes femmes. Leur vision de l’avenir, est une vision où elles sont libres de la menace du VIH, libres de poursuivre leurs rêves et capables d’amener le changement. Il est de notre responsabilité de veiller à ce que cette vision devienne réalité. La riposte au VIH n’est pas seulement une question de traitements et de programmes, c’est aussi une question d’équité, de dignité et de justice pour toutes les filles. Continuons à travailler ensemble pour faire de cette vision une réalité, car lorsque les filles réussissent, le monde réussit. À mesure que nous avançons, nous devons prendre des mesures urgentes pour accroître la visibilité des questions transversales telles que celles soulevées par Education Plus et d’autres initiatives mondiales. Nous devons veiller à ce que la prévention du VIH soit prioritaire, financée et intensifiée, et à ce que nous nous attaquions aux facteurs structurels du VIH, notamment les inégalités entre les sexes et les normes sociétales néfastes. Les adolescentes et les jeunes femmes ne méritent rien de moins que notre engagement total envers leur santé, leurs droits et leur avenir. Par Mme