
DISPARITION. L’AFRIQUE vient de perdre l’un de ses DIGNES fils. L’honorable SAM NUJOMA, père de l’indépendance et premier Président de la NAMIBIE, a tiré sa révérence à 95 ans, un bel âge pour un homme qui a consacré presque toute sa vie à la lutte pour la LIBÉRATION de l’Afrique.
Fils de paysans, illettré, balayeur de rails, il a franchi plusieurs étapes avant de se hisser au sommet de la PYRAMIDE. Fondateur de la SWAPO en 1960, c’est en 1966 qu’il a rejoint le MAQUIS pour combattre le régime INIQUE de l’APARTHEID jusqu’à arracher l’indépendance de son pays, la NAMIBIE en 1990.
L’honorable SAM NUJOMA a enseigné par l’EXEMPLE en traînant UTONI NUJOMA, son fils aîné dans le MAQUIS. Il a d’abord connu l’exil au BOTSWANA, au GHANA, aux USA, un repli tactique qui lui a permis de triompher.
PANAFRICANISTE convaincu, il était coutumier de la RÉPUBLIQUE DE KALAKUTA à Lagos, Nigeria, pour prendre conseil auprès de son ami FELA ANIKULAPO KUTI.
L’une des principales antennes de la SWAPO était située dans la rue Mangunza (ex Surcouf), à Bacongo, au CONGO-MFOA, pays qui a joué un rôle CRUCIAL dans le processus d’indépendance de la NAMIBIE et la libération des militants anti-apartheid. Ce sont les ACCORDS DE BRAZZAVILLE en 1988 qui ont mis fin au régime de l’apartheid en AFRIQUE DU SUD et en NAMIBIE.
Le Président SAM NUJOMA s’est retiré du pouvoir VOLONTAIREMENT à l’âge de 75 ans après l’avoir exercé pendant 15 ans ( 5 ans de transition, 2 mandats de 5 ans). Il est aussitôt retourné sur les bancs de l’école pour étudier la GÉOLOGIE.
La NAMIBIE est le deuxième pays qui détient le taux de représentativité parlementaire de FEMMES le plus élevé au MONDE. C’est une femme qui a accédé à la magistrature suprême lors du dernier scrutin présidentiel.
Cet héritage est à imputer à un homme, l’honorable SAM NUJOMA.
L’étendard du PANAFRICANISME (rouge, noir, vert) est en berne.
MATONDO MASAKILA au guide pour son SACRIFICE et son EXEMPLARITE.
L’AFRIQUE progressiste et souveraine est RECONNAISSANTE.