Togo/Villes durables : le centre d’excellence régional bientôt érigé à l’Université de Lomé

Le centre d’excellence régional sur les villes durables en Afrique (CERViDA-DOUNEDON) disposera d’ici au mois de décembre prochain, de ses propres installations sur le campus universitaire de Lomé. Les travaux ont été officiellement lancés mardi 07 février dernier, à travers une cérémonie de pose de première pierre. Concrètement, un bâtiment à 2 niveaux, d’une superficie totale de 3.300 m2 avec une surface bâtie de 778 m2 sera érigé, et comportera trois zones : publique, pédagogique et administrative. L’objectif est de rendre plus autonome, cette institution qui accueille au moins 15 nationalités du continent. “Disposer de locaux est vraiment un avantage pour le centre, surtout que la formation dispensée est orientée vers l’ensemble des pays de la sous-région”, a rappelé le Prof et Directeur du centre, Coffi Aholou. Pour le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Wateba Ihou, l’implantation de ce siège à Lomé, “participe au déroulement de la feuille de route gouvernementale, notamment sur les questions de l’environnement et du développement durable”. Pour rappel, le CERVIDA est un projet régional d’enseignement supérieur, soutenu par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD), auquel participent 11 pays d’Afrique subsaharienne. L’objectif est de renforcer les capacités des ressources humaines sur la problématique du développement durable en Afrique subsaharienne. ©République Togolaise
Digital African Tour: Les enjeux de la transformation digitale des territoires

Le 6 octobre 2022, les acteurs de la transformation digitale en Afrique ainsi que les responsables des collectivités territoriales se donnent rendez-vous au Maroc, à Casablanca, pour l’édition 2022 du Digital African Tour (DAT). Organisé par Cio mag et placé sous le thème « Villes africaines, comment concilier développement durable, modernisation et innovation », le DAT Maroc 2022 sera l’occasion d’aborder les problématiques liées à l’urbanisation rationnelle des villes africaines. La crise de la pandémie Covid-19 a précipité le basculement, quasi-forcé, vers le numérique. Ce mouvement touche désormais les collectivités territoriales où le digital est de plus en plus au service de la gouvernance, du développement économique local et de la création d’emplois, surtout pour les jeunes. Aujourd’hui, le digital est au cœur de tout processus de transformation des collectivités. En Afrique, le nombre d’utilisateurs des services mobiles croît deux fois plus vite que la moyenne mondiale. 70% de la population africaine utilisent les services mobiles contre 93% en Europe. A cause du faible déploiement des infrastructures du réseau internet fixe, l’usage des réseaux de téléphonie mobile a été privilégié, si bien qu’il tend à couvrir l’ensemble des territoires. Les pays africains ont été amenés à faire le choix du développement de l’internet mobile à haut débit comme axe stratégique de la connectivité du continent. Il ne s’agit pas d’opposer les infrastructures numériques aux infrastructures physiques, lesquelles sont incontestablement complémentaires, mais en pariant sur le numérique pour anticiper l’insuffisance ou l’absence d’infrastructures, les collectivités font également le pari de la modernité et de l’optimisation des ressources. L’intégration du digital dans les processus de gouvernance a été engagée de façon irréversible pour plus de résilience. C’est dans ce contexte que le Digital African Tour rassemblera les acteurs du numérique, les responsables des collectivités territoriales, ainsi que les gestionnaires des sociétés d’eau et d’électricité pour évoquer, entre autres, les pistes de réflexion pour le développement durable, la modernisation et l’innovation des villes africaines. Le DAT Maroc 2022 ambitionne de jeter les bases d’un modèle africain des Smart Cities sur le continent et ses spécificités. Il s’agira de protéger et valoriser les ressources des territoires en combinant développement local et innovation, aussi bien pour la gestion des énergies, la gestion des déchets, l’agriculture, la santé, l’éducation et de façon globale, l’administration locale. Cette édition 2022 du DAT Maroc va également plancher sur le rôle du numérique et de l’innovation au service des villes africaines. Les experts, décideurs et acteurs attendus à Casablanca devront proposer des mesures urgentes pour construire des écosystèmes d’innovation qui répondent à la spécificité de chaque ville sur le continent. Le DAT Maroc 2022 sera donc l’occasion de mieux comprendre les stratégies « smart » mises en place par de grandes villes africaines comme : Benguerir, Berkane, Casablanca au Maroc, Ouagadougou au Burkina Faso, Yamoussoukro, Abidjan en Côte d’Ivoire, Bizerte en Tunisie ou encore Diamniadio au Sénégal. Les clés du succès de ces études de cas feront l’objet de partage de bonnes pratiques, en vue de faire émerger les meilleurs usages. Ensemble, les acteurs attendus au Maroc réfléchiront aux mécanismes de financement de l’émergence des villes durables en Afrique.
Le rôle des collectivités territoriales d’Afrique dans la transition vers des villes et des territoires durables

La ville de Marrakech sera dans les prochaines semaines sous les projecteurs des médias nationaux et internationaux, à l’occasion de la huitième édition du Sommet Africités et du très attendu Salon international des villes et des collectivités territoriales d’Afrique « Africités ». Evénement panafricain phare de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique, le Sommet Africités est le plus grand rassemblement démocratique organisé sur le continent africain. Ce rendez-vous triennal et itinérant sur les cinq régions d’Afrique se tiendra du 20 au 24 novembre prochain à Marrakech, 20 ans après le premier sommet qu’avait accueilli la ville d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Après Dakar en 2012 et plus récemment Johannesburg en 2015, la cité ocre accueille à son tour cet important rendez-vous, fruit d’une initiative des collectivités locales d’Afrique et de l’organisation (Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique). Soulignons que le choix du Maroc pour accueillir pour la seconde fois en l’espace de 10 ans le Sommet Africités (la première fois c’était à Tanger en 2009) n’est pas fortuit. En effet, sa raison d’être est que le «Royaume jouit d’une forte attractivité pour garantir la réussite de cet événement, grâce à ses avancées remarquables en matière de décentralisation, de développement et d’aménagement du territoire, qui le hissent parmi les pays leaders à l’échelon africain », ont souligné les organisateurs lors d’une rencontre tenue récemment à Salé. Placée sous le signe « La transition vers des villes et des territoires durables : quel rôle pour les collectivités territoriales d’Afrique ? », la nouvelle édition du Sommet Africités entend ainsi inscrire les collectivités territoriales d’Afrique dans une proposition de rupture justifiant l’urgence d’un changement profond des modèles de croissance et de développement et d’un changement de paradigme sur le développement du continent en vue de réaliser la transformation structurelle voulue par l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Organisé sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, en partenariat avec l’Association marocaine des présidents des Conseils communaux (AMPCC), l’Association des régions du Maroc (ARM) et la ville de Marrakech, le Sommet consacrera ainsi la place incontournable de l’Afrique locale dans la définition et la mise en œuvre des politiques et stratégies de développement, d’intégration et de coopération en Afrique, ont affirmé les organisateurs. En outre, l’événement dont le but est de mobiliser les collectivités territoriales africaines et leurs partenaires en vue d’un développement inclusif et durable de l’Afrique, «proposera de nouvelles perspectives pour une contribution plus importante des collectivités territoriales du continent », ont-ils ajouté. Comme cela a été souligné lors de cette rencontre, les participants au Sommet Africités 2018 débattront spécifiquement de la manière dont les collectivités territoriales et l’ensemble des acteurs doivent réorienter leurs politiques et leurs stratégies pour emprunter une voie de développement plus durable et plus inclusive. Cette édition, qui constitue un rendez-vous incontournable pour les collectivités territoriales du continent africain, sera ainsi l’occasion de débattre de différentes thématiques touchant à la démographie, à l’écologie, à la démocratie et à la politique, à l’économie et au social ainsi qu’à la géopolitique, entre autres. Ainsi que le suggère le programme du Sommet Africités, l’édition 2018 sera également l’occasion de lancer l’hymne de «Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique», composé et écrit par David André, maire de la ville de Victoria, capitale des Seychelles, et actuel vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique de l’Est. Faisant partie intégrante du Sommet, le Salon international des villes et des collectivités territoriales d’Afrique « Africités » se tiendra du 20 au 23 novembre au « Village Africités » sur la Place Bab Jdid. Il « mettra en relation plus de 200 exposants de différents secteurs, avec près de 6000 congressistes et décideurs territoriaux qui prendront part au Sommet Africités et qui visiteront le salon », a indiqué le secrétaire général de CGLU-A et président du Salon, Jean-Pierre Elong Mbassi. Plateforme exceptionnelle de rencontres d’affaires, d’échanges et de partenariats, le Salon devrait drainer près de 15.000 visiteurs de différents horizons professionnels, a-t-il poursuivi. « Ce grand rendez-vous sera également une occasion propice pour débattre des problématiques de développement local, partager les expériences et échanges sur les meilleurs choix, et optimiser les investissements », a-t-il affirmé. A noter que cette huitième édition du Sommet Africités bénéficie du soutien du ministère de l’Intérieur et du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Royaume du Maroc. Alain Bouithy