Congo. Université Denis Sassou N’Guesso : le budget 2023 adopté à plus de dix milliards FCFA

Congo. Université Denis Sassou N’Guesso : le budget 2023 adopté à plus de dix milliards FCFA

Le comité de direction de l’Université Denis Sassou N’Guesso (UDSN) présidé par le Pr Théophile Obenga a arrêté, le 7 octobre 2022, le budget 2023 de cette institution à la somme de dix milliards six cents millions de francs CFA.   Le comité de direction de l’UDSN a aussi adopté le règlement intérieur de la Faculté des sciences appliquées et celui de l’Institut supérieur des sciences géographiques, environnementales et de l’aménagement. Ce budget 2023 reprend en compte les actions prévues en 2022, les actions et activités pour l’année prochaine, soit, 10 milliards pour les subventions attendues de l’Etat, 139 millions pour les recettes propres, 600 millions pour les fonds à rechercher auprès des partenaires et plus de 3 milliards pour les charges en personnel et autres. Le comité a pris acte de l’évaluation faite sur le programme d’activité du deuxième trimestre 2020-2021. Pour l’évaluation du premier semestre du programme d’activités 2021-2022, le comité a pris acte du programme et marqué son approbation. Les membres du comité de direction ont suivi plusieurs informations sur l’inauguration du Centre africain de recherche en intelligence artificielle sous financement de la Commission économie des Nations unies pour l’Afrique, sur les actions menées auprès des missions diplomatiques et institutions internationales, sur le master avec l’appui de l’Unesco sans oublier  l’évaluation des délibérations du Comité de direction du 28 octobre 2021 et de l’exécution des délibérations du Comité de direction du 22 octobre 2021. Florent Sogni Zaou

Congo Brazzaville. Théophile Obenga: « L’ éradication du virus du tribalisme, facteur de paix »

Congo Brazzaville. Théophile Obenga: « L’ éradication du virus du tribalisme, facteur de paix »

TRIBUNE. Pour l’Égyptologue et ancien Ministre Théophile Obenga, sur RFI, ce 15 août 2020, à l’occasion du 60 ème anniversaire de l’indépendance du Congo, « tant que le virus tribal n’est pas encore évacué, la paix c’est un truc factice ». Exacte, cette assertion du Ministre. Cependant, conseiller du Président Sassou Nguesso, et directeur du projet Université de Kintele, depuis quelque temps, le Ministre Theophile Obenga ne peut se complaire dans ce constat, tel un simple observateur de la vie politique congolaise. Pour l’intérêt national, aimerions savoir, si le Ministre, de par ses fonctions, auprès du Président Sassou Nguesso, il œuvre à accélérer la désagrégation de ce virus, pour que la paix, chère aux Congolais, s’installe durablement dans le pays? Par sa formation, sa culture, la modernité de son esprit et sa conviction pour les idées humanistes, le Ministre Théophile Obenga est en obligation morale et politique de créer, dans la sphère du régime du Président Sassou Nguesso, l’effet d’entraînement nécessaire du serment contre le tribalisme. Ce serment doit y prendre corps et devenir un engagement partagé. Le scrutin présidentiel de mars 2021 approchant, dans un contexte où les opinions de l’opposition républicaine et celles de la majorité au pouvoir en place, à Brazzaville, s’affrontent, sur la question majeure de la gouvernance électorale, l’apaisement ostensiblement vécu, sur l’ensemble du territoire national, est une des conditions sine qua none pour que les élections se déroulent, « dans la paix des cœurs et la tranquillité des esprits, » comme dirait le Président Sassou Nguesso. L’ action du Ministre Théophile Obenga, en faveur de l’éradication du tribalisme pour que s’établisse la paix est d’autant plus souhaitée qu’en Afrique, ici, dans le cas du Congo Brazzaville, les élections sont source de conflit, donc, non porteuses de paix. Les feux qui brûlent du côté de la Guinée et de la Côte d’ivoire en sont la cause. Ouabari Mariotti (Membre de l’UPADS) Paris 15.08.2020

Congo. Devoir d’ingratitude

Congo. Devoir d’ingratitude

TRIBUNE. Je constate que Théophile Obenga a jeté un vrai pavé dans la marre avec sa sortie sur le virus du tribalisme. C’est bien qu’il se soit rattrapé parce que ces derniers temps il n’a pas brillé par l’exemplarité et nous étions nombreux à ne plus reconnaître le compagnon de Cheikh Anta Diop. Il a certainement raison de pointer le responsabilité du poison tribal dans l’échec de nos États, mais j’y mettrais quand même un petit bémol car je ne peux pas croire que la fin du tribalisme serait le début des Etats rationnels et de la bonne gouvernance. Il y a des pays dans le Sahel qui ne connaissent pas le tribalisme. Pourtant, les politiciens y ont trouvé leurs réseaux d’affinités pour piller l’Etat, jouir des faveurs, soumettre la loi et les élections aux caprices d’un noyau de privilégiés pour au final se retrouver dans la même situation que nous. Haïti ne connait pas le tribalisme et ses citoyens partagent 220 ans de vivre ensemble. Ça reste une calamité. Je pense que la solution est dans des législations organisant mieux la méritocratie, afin de limiter la capacité de nomination des politiques pour éviter le clientélisme et renforcer le devoir d’ingratitude que tout employé public doit avoir vis à vis de celui qui le nomme. Il doit se consacrer à sa tâche dans les règles et non à la reconnaissance du poste ou à l’allégeance envers celui qui fait sa carrière. Par exemple, pour être juge à la cour constitutionnelle la loi pourrait prévoir que ce soit obligatoirement les magistrats les plus élevés au grade et les plus anciens. Le critérium dûment constaté, la signature du décret de nomination n’est plus qu’une formalité. Dans d’autres circonstances on promeut le concours, la vérification des connaissances etc, et que le choix politique s’il le faut parce que plusieurs candidats restent en lisse, ne se porte que sur ceux répondant aux critères. Mais tant que chez nous des ministres cancres ont le pouvoir de nommer des directeurs de cabinets (qui ont fonction de secrétaires généraux de ministères en réalité), sur le seul critère de l’amitié et de la confiance personnelle, sans conditions de diplômes, d’expérience, de connaissance, de filtres quelconque, imaginez ce que sont les subalternes et aux cabinets et dans l’administration! c’est un véritable État catastrophe que nous trainons. Les chargés de finances sont presque toujours de la famille ou du parti du ministre, et personne ne peut rien dire? Aucun système de contrôle ni aucun frein? La notion de conflit d’intérêts et les organismes de contrôle sont inexistants. Ce n’est pas sérieux. Il n’existe même pas d’affichage d’offres d’emplois publics vacants, comme si nous avions acté que c’est légalement du ressort du copinage et du piston à 100% ! Aucune chance de réussite, même avec un taux de tribalisme zéro. Je ne suis pas surpris de voir l’opposition toujours silencieuse sur ce genre de questions (comment allez vous gouverner différemment ? Très concrètement !) car on imagine qu’après des années de lutte, de privation et de sacrifice, elle entend également remercier ses supporters et ses petites mains de cette manière tout en garantissant la prise de contrôle des leurs. Nombreux dans la diaspora militante et prétendue puritaine n’attendent aussi que d’être nommé a des postes ou ils auront tapé dans l’oeil de quelqu’un. Soyons honnêtes. Alors on contourne un peu les vrais nuisances au développement parce que cela ne nous arrange pas de les changer. Eh ben on peut parier que nous perpétuerons la bêtise même si on fait les meilleurs équilibres ethniques sur papier, si on continue comme cela. La condition pour éviter que le contrôle et les contre-pouvoirs ne soient eux-mêmes des boîtes de placement de gens payés pour ne rien dire en remerciement de ceux qui les ont nommés, une partie du contrôle voire du pouvoir de coercition doit être externalisée. Cela peut se faire à travers des organes supranationaux qui assurent le rôle de tribunaux d’ultimes recours, d’organisme de contrôle des élections, ou encore de polices ou d’armées d’intervention conjointes avec des voisins, des organismes internationaux ou des démocraties confirmées. L’autre solution serait d’attendre que nous ayons nos 200 ans d’expérience étatique pour savoir nous autocontrôler. Mais l’expérience d’Haïti suffit à me faire douter. Il y a 30 ans encore nous pensions qu’il suffisait que les présidents et parlements soient élus et la route du bonheur était toute tracée. Nous avons bien vite déchanté. Hervé Mahicka

Culture : «Gourmandise poétique» rend hommage au Pr Théophile Obenga

Culture : «Gourmandise poétique» rend hommage au Pr Théophile Obenga

Les associations «Pen Centre Congo Brazzaville», «Culture Elongo prix des cinq continents» et le «Club de Lecture et Ecriture» en partenariat avec la librairie Les Manguiers du quotidien ‘’Les Dépêches de Brazzaville’’, ont organisé le 25 mai 2018 à Brazzaville, la seconde édition de la «Gourmandise poétique», avec comme Poète à l’honneur, le professeur Théophile Obenga. Cette seconde édition a eu lieu en présence du conseiller du Président de la république, chef du département de la culture, des arts et du tourisme, Mme Lydie Pongault, de l’honorable Abraham Ibela et de plusieurs autres invités. Le Professeur Obenga est l’auteur de deux recueils de poésie, «Stèles pour l’avenir» et «Astres si longtemps» publiés aux éditions Présence africaine en 1978 pour le premier et 1988 pour le second. Dans son mot introductif, le coordonnateur de «Gourmandise poétique», le journaliste-écrivain et président du Pen Centre Congo Brazzaville, Florent Sogni Zaou, a indiqué que cette nouvelle plateforme culturelle s’était donnée pour missions de contribuer à la promotion de la poésie à travers des séances mensuelles de déclamation de poèmes. Il a rappelé que la première édition avait eu lieu le 27 avril 2018 avec comme Poète à l’honneur, le docteur Jean Blaise Bilombo Samba. Cet espace, a-t-il expliqué, est ouvert à tous les amoureux de la poésie et il reçoit les poètes confirmés et ceux dits en herbe, qui n’ont pas encore publié. Les poèmes choisis par les organisateurs ont été déclamés par des membres du Club de lecture et d’écriture en présence de l’auteur. Le poète à l’honneur a reconnu avoir vécu des moments palpitants en écoutant la lecture de ses poèmes dont il ne se souvenait même plus. Qui est le Professeur Théophile Obenga? Le professeur Obenga est né à Mbaya en République du Congo. C’est un homme de culture multidimensionnel et multidisciplinaire. C’est aussi un homme d’Etat qui a occupé de hautes fonctions à différents niveaux de commandement au Congo, en Afrique et dans le monde. A titre d’illustration, il a dirigé en 1998 le département des Black Studies de l’Université de San Francisco et y est resté près de dix ans. Le Professeur Théophile Obenga a étudié l’Histoire à la Sorbonne. Il a également étudié la préhistoire et la paléontologie et s’est initié pendant une année à l’arabe pour avoir accès aux sources arabes de l’Histoire africaine. Il est ensuite allé à Genève en Suisse où il a suivi des formations d’histoire, de linguistique et d’égyptologie. Il est à ce jour l’unique disciple du Docteur Cheich Anta Diop. Sur le plan de la production littéraire et scientifique, le Pr Théophile Obenga a publié plusieurs ouvrages de grande facture et plusieurs articles scientifiques. Prodeo Baptiste