Ouverture de la 22ème édition du Printemps du livre et des arts de Tanger

A compter d’aujourd’hui jusqu’au 22 avril, le Printemps du Livre et des Arts de Tanger (anciennement Salon International de Tanger des Livres et des Arts) revient pour une nouvelle édition dédiée à « la rencontre » au Palais des Institutions Italiennes. Sur scène, en débat ou en lecture, accompagnée de musique, en dialogue avec la psychanalyse, le cinéma, la sociologie ou la bande-dessinée, la littérature est à la fête au Palais des Institutions Italiennes mais aussi dans plusieurs galeries d’art contemporain, à la Cinémathèque, dans les écoles, les collèges et les lycées de Tanger. Rencontre avec le monde, rencontre avec le corps, rencontre amoureuse, rencontre des économies… Durant quatre jours de festival artistique et littéraire, d’une table ronde à une lecture musicale, un spectacle ou un atelier, les regards et les propositions artistiques se croiseront pour penser avec le public, jeune ou adulte, cette question de la rencontre, en tant qu’expérience de l’Autre et découverte de soi. Soulignons que depuis 2011, cet événement est inscrit dans la Saison culturelle France-Maroc de l’Institut français du Maroc dont il est l’un des temps forts. Il est organisé en collaboration avec l’Association Tanger Région Action Culturelle et d’autres partenaires culturels et institutionnels locaux.
Le Coréen Hands lance la construction de son usine de production de jantes en aluminium à Tanger

Mardi 10 avril, l’équipementier sud-coréen, Hands, a procédé au lancement des travaux de sa nouvelle usine, à Tanger, spécialisée dans la production de jantes en aluminium. La cérémonie a eu lieu en présence du Ministre marocain de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy; du Président de Hands Corporation, Seung Hyun Chang; et du Président du Conseil de surveillance de TMSA, Fouad Brini. Implantée à Tanger Automotive City, sur une superficie de 23 Ha, l’unité de production nécessite un investissement de 4,33 milliards de dirhams et permettra la création de 1.300 emplois, selon un communiqué du ministère de l’Industrie précisant que l’usine de Hands produira des jantes en aluminium avec une capacité de 8 millions d’unités par an, destinés principalement à l’export. « Hands introduit de nouveaux procédés de production à haute valeur ajoutée et opère ainsi une intégration poussée de la chaine de valeur de l’automobile », a indiqué Moulay Hafid Elalamy. Le Groupe dispose de six usines de production d’une capacité de 13,5 millions d’unités par an et d’un Centre de R&D établis en Corée et en Chine. Il fournit les principaux constructeurs automobiles dont Hyundai Motors, Renault, Ford et Volkswagen et réalise, en 2016, avec ses 2.360 employés, un chiffre d’affaires de 542 millions d’euros. Pour rappel, le projet de Hands compte parmi les 29 investissements lancés dans l’automobile, en décembre dernier, sous la présidence effective de S.M le Roi Mohamed VI. D’un montant global de 13,78 milliards de dhs, ces investissements créent 11.568 nouveaux emplois directs dans le secteur. L’industrie automobile, qui change de dimension et se positionne sur des technologies nouvelles et des activités à forte valeur ajoutée, occupe le premier poste d’exportation du Royaume avec 70 milliards de dhs de chiffre d’affaires à l’export en 2017 (44,5% des exportations industrielles) et emploie 130.000 personnes.
Le Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger fête ses 15 ans

En 2018, le Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger (FCAT) fête ses 15 ans d’existence. Ces années ont servi à faire du FCAT une véritable plateforme pour la diffusion du cinéma africain dans le monde hispanophone. Le festival, qui a accueilli près de 13 mille spectateurs l’année dernière, est parvenu à montrer les réalités diverses et riches du continent en suivant le regard des réalisateurs et réalisatrices africains. Lors de l’évènement de présentation de la 15ème édition du festival qui s’est tenu à Madrid, la directrice du festival, Mane Cisneros, a annoncé que le FCAT 2018 aura lieu du 27 avril au 5 mai à Tarifa (au sud de l’Espagne) et à Tanger (Au nord du Maroc). Elle a aussi souligné que cet évènement « vient combler un vide, celui du dialogue à travers la culture entre les deux continents. Pour l’heure, nous sommes le seul festival transfrontalier et transcontinental ayant lieu simultanément en Europe et en Afrique. » Le maire de Tarifa, Francisco Ruiz, qui considère la culture comme « le meilleur outil » pour le dialogue, a affirmé que « quinze ans ne sont pas suffisants pour changer des comportements sociaux, mais ce festival est un très bon départ pour commencer à nous rapprocher les uns des autres, d’un côté et de l’autre du Détroit [de Gibraltar]. » L’affiche officielle de l’édition 2018 du FCAT, dévoilée pendant la présentation, lance un appel vigoureux pour que les artistes espagnols noirs du cinéma, des arts de la scène et de la musique soient plus et mieux représentés dans les circuits d’Espagne. Parmi ces artistes se trouve l’acteur espagnol Emilio Buale, protagoniste de l’affiche officielle du FCAT 2018, qui a commencé sa carrière en 1996 dans le long-métrage d’Imanol Uribe Bwana. L’affiche fait aussi allusion à l’effort de la part de l’équipe du festival qui travaille pendant toute l’année pour multiplier la portée des productions cinématographiques africaines. Selon Mane Cisneros, « le Festival est devenu une école pour experts en cinéma africain en Espagne. » Le cinéma des afro-descendants espagnols fera l’objet de débat pendant « l’Arbre à palabres », un des évènements parallèles du festival, qui offre aux journalistes, au public et aux invités du festival un moment pour dialoguer et poser des questions. Organisé depuis six éditions, l’évènement bénéficie du soutien du programme ACERCA de l’Agence espagnole de coopération pour le développement (AECID). Cette année, l’Arbre à palabres offrira un espace pour la rencontre, le partage de connaissances et de points de vue entre les acteurs et les professionnels du cinéma venus d’Afrique et ceux de la diaspora basés en Espagne, France, Italie, Royaume Uni et Portugal. L’objectif de cette rencontre est de créer des réseaux qui puissent mener à des projets conjoints entre les deux continents. Lors de l’Arbre à palabres, la complexité de l’industrie du film et de ses différentes réalités fera l’objet d’un débat entre différents réalisateurs tels que Fred Kudjo Kuwornu (Italie-Ghana), Santiago Zannou (Espagne-Bénin) et Newton Aduaka (Royaume Uni-Nigeria) et les acteurs et actrices Iris Peynado (Italie-République dominicaine), Ângelo Torres (Portugal-Guinée Bissau), Armando Buika (Espagne-Guinée équatoriale) et Emilio Buale (Espagne-Guinée équatoriale), entre autres. La poésie, le théâtre et une performance de flamenco contemporaine de Yinka Esi Graves (Royaume Uni-Ghana) mettront la touche finale à l’évènement. D’autre part, le FCAT 2018 consacrera une rétrospective au réalisateur marocain historique Ahmad Bouanani (1938-2011), né à Casablanca et ayant fait des études en cinéma à l’Institut des Hautes Études Cinématographiques (IDHEC) de Paris. Bouanani s’est distingué pour bien d’autres rôles au-delà de la réalisation ; il a été monteur, scénariste, poète et dessinateur. Cette rétrospective fut présentée pour la première fois à la Berlinale en 2017. L’évènement de présentation a démarré avec un concert de Biselé, une chanteuse d’origine guinéenne, née aux Îles canaries. Son nom de scène correspond au nom du groupe ethnique auquel appartient sa mère. Elle apportera une touche de fusion en offrant au public du festival un concert acoustique qui combine le jazz, le flamenco et la musique guinéenne. Le programme complet du FCAT 2018 ainsi que les films en compétition seront disponibles au début de ce mois d’avril (www.fcat.es/fr).
La 11ème édition du Festival international du théâtre universitaire de Tanger prévue du 23 au 28 octobre 2017

Après avoir célébré sa première décennie, le Festival international du théâtre universitaire de Tanger (FITUT) revient en sa 11ème édition. Du 23 au 28 octobre 2017, le festival viendra raviver la ville cosmopolite et exposera au public une panoplie de pièces théâtrales de troupes venant des quatre coins de la planète. Pour la même occasion, un hommage aux grandes icônes du théâtre marocain aura lieu. Des ateliers, tables rondes et master class seront également organisés. Le festival sera inauguré par un carnaval dont l’itinéraire, la sélection officielle ainsi que le programme officiel de cette édition seront communiqués très bientôt.
Maroc: DHL Express inaugure un centre de tri à l’aéroport Ibn Battouta de Tanger

Présent au Maroc depuis 30 ans, le leader mondial du transport express international de documents et colis renforce sa présence dans la région Nord et inaugure un centre de tri sous douane, dans la zone de fret de l’aéroport Ibn Battouta à Tanger. Cette ouverture vient renforcer le réseau de DHL Express au Maroc qui compte déjà une plateforme aéroportuaire sous douane à Nouaceur depuis 2011 et marque la poursuite des investissements de la compagnie dans le royaume, qui se chiffrent à plus de 170 MDH depuis 2010. Déployé sur 1 100 mètres carrés, le nouveau centre de tri sous douane emploie plus de 30 personnes et dispose d’importants moyens matériels dont deux scanners aux rayons X, destinés au contrôle des expéditions, en plus d’équipements de manutention en parfaite conformité avec les standards mondiaux en vigueur. Destiné à favoriser les échanges commerciaux avec le reste du monde et contribuer au développement économique de la région Nord, le centre offrira à terme une capacité de traitement de 120 tonnes par jour, ce qui permettra de faciliter les transferts de marchandises et de diminuer les coûts et temps de transit à destination et en provenance des zones franches, où se trouvent de nombreuses entreprises dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et de l’industrie en général. Dans ce contexte, le nouveau centre de tri sous douane contribuera à renforcer l’accès du royaume au réseau mondial de DHL et apportera davantage de valeur ajoutée à l’économie locale. Il marque ainsi une nouvelle étape dans la démarche de la compagnie, qui fait profiter aux entreprises de ses services en import-export en accompagnant le Plan d’Accélération Industrielle (PAI) dans lequel l’aéronautique, l’électronique et la production automobile tiennent une place majeure. Premier exportateur de véhicules en Afrique, le royaume ambitionne en 2020 de produire un million d’automobiles et de doubler le chiffre d’affaires du secteur pour atteindre 100 milliards de dirhams. Dans le secteur de l’aéronautique, le pays entend tripler le nombre d’emplois à l’horizon 2020 pour parvenir à 35 000 postes et doubler le nombre de sociétés pour atteindre plus de 200. D’ici trois ans, le Maroc ambitionne de créer au total près d’un demi-million d’emplois en profitant notamment des nombreux accords de coopération économique signés avec des partenaires étrangers, dont la Chine. Commentant, Jawad Ouaziz, directeur général de DHL Express Maghreb, a déclaré : “A l’occasion de notre 30e anniversaire, nous sommes très fiers à DHL Express Maroc de pouvoir accompagner la stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique, et le Plan d’Accélération Industrielle, grâce à cet investissement majeur de 10 millions de dirhams qui donnera un nouvel élan et une meilleure compétitivité à nos partenaires de la région du nord du Maroc. Cette plate-forme aux standards internationaux, servira de base opérationnelle pour le traitement de tous les flux entrants et sortants qui sont acheminés sur notre avion DHL d’une capacité de 60 Tonnes qui connecte du lundi au vendredi Tanger et sa région à plus de 220 pays.” Nour Suliman, Président directeur général de DHL Express au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, a ajouté : “Alors que la région MENA connaît un développement économique continu, il est impératif pour accompagner cette croissance que les entreprises aient accès à des services logistiques de pointe qui les accompagnent efficacement dans leur volonté d’atteindre des marchés internationaux. Le nouveau centre de tri de Tanger vient non seulement renforcer notre engagement en faveur des clusters industriels au Maroc mais aussi soutenir le nombre croissant d’entreprises à travers le Maghreb qui utilisent le Maroc comme un hub vers l’Europe. Pour que ces industries continuent de dynamiser l’économie marocaine, il est impératif qu’elles soient en mesure de pouvoir profiter d’une logistique fiable et rapide qui relie directement les pôles de production du pays aux centres de demande en Europe et dans le reste du monde. Cette nouvelle installation permettra à cet effet aux industries du nord du Maroc d’accélérer leur croissance ainsi que celle du Maghreb en général.” DHL Express a noué une relation unique avec ses partenaires et clients marocains grâce à la qualité de service de son réseau mondial et à l’engagement de ses collaborateurs. Depuis 2010, DHL Express a doublé son chiffre d’affaires, ses capacités opérationnelles et le nombre de ses salariés. La compagnie ambitionne d’atteindre 20 agences en 2020 et de rendre encore plus accessible l’offre DHL Express au Maroc. Avec CP
14ème FCAT : 26 films en compétition

La 14ème édition du Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger (FCAT) se déroulera du 28 avril au 6 mai 2017 à Tarifa, en Espagne. 70 films dont 20 premières en Espagne, en provenance de 17 pays africains, 6 pays européens et 3 pays du Moyen Orient, sont à l’affiche de cette quatorzième édition. 26 films sont en compétition dans le cadre de cette manifestation cinématographique, considérée comme le plus important événement consacré aux cinémas d’Afrique et sur l’Afrique dans le monde hispanophone, qui décernera cinq prix. A noter que plus d’une trentaine de pays seront représentés à ce festival qui, pour la deuxième année consécutive, aura également lieu à la Cinémathèque de Tanger (Maroc), du 30 avril au 5 mai prochain. Il est à signaler que le nouveau film du cinéaste Alain Gomis, « Félicité » (2017), a été choisi comme film d’ouverture du quatorzième FCAT. Comme le suggère le synopsis, ce long métrage de fiction raconte l’histoire d’une femme indépendante et orgueilleuse qui travaille comme chanteuse dans un bar de Kinshasa. Un jour, son fils est blessé dans un terrible accident. Alors qu’il est à l’hôpital, Félicité essaye de réunir l’argent suffisant pour son opération, souligne dans un communiqué l’Association organisatrice du festival, Al-Tarab. Rappelons aussi que le scénariste et réalisateur franco-sénégalais s’est vu récemment attribuer le Grand Prix du Jury à Berlin. L’artiste a également reçu la plus haute récompense du Fespaco pour la seconde fois dans sa carrière, ce qui n’était arrivé qu’à un seul cinéaste auparavant, ont souligné les organisateurs. Notons qu’outre les rencontres avec certains des auteurs des films, dans les salles ou autour d’un apéritif, le FCAT offre aussi l’opportunité de se former. Ainsi, « cette année l’Arbre à Palabres s’installe à la Cinémathèque de Tanger, incontournable compagne de ce festival, qui accueille aussi, outre une douzaine de films de la programmation, des débats et des séances scolaires », indique-t-on.
Le Roi du Maroc a lancé à Tanger, l’un des plus grands projets d’investissement chinois en Afrique.

Le Palais Royal de Marchane à Tanger a abrité, le 20 mars 2017, la rencontre entre le Roi Mohammed VI et le Président du Groupe Industriel chinois « HAITE », Monsieur Li Biao. A l’issue de leur entretien, le Souverain marocain a présidé la cérémonie de présentation du projet de création de la nouvelle ville « Cité Mohammed VI Tanger Tech » et de signature du protocole d’accord y afférent. Ce nouveau projet consiste à construire sur près de 3 000 hectares, à la localité Dalia à l’Est de Tanger, un pôle économique capable de générer 100.000 emplois, dont un minimum de 90.000 bénéficiera aux habitants de la région de Tanger en plus d’une zone résidentielle, le tout étant relié au réseau ferroviaire et autoroutier Ce projet, soutenu par l’industrie de fabrication de pointe et l’industrie moderne de service, implique l’installation de 200 compagnies chinoises opérant dans la fabrication automobile, l’industrie aéronautique, les pièces de rechange d’aviation, l’information électronique, les textiles, la fabrication de machines et d’autres industries, l’agro-alimentaire. L’investissement total des entreprises dans la zone après dix ans atteindra 10 milliards de dollars. Cette nouvelle ville contribuera de manière harmonieuse à l’essor rapide des activités économiques à Tanger et dans toute la région Nord du Maroc et est la résultante de la politique de diversification des partenariats économiques avec plusieurs pays, initiée par le Roi du Maroc et ce, à la faveur des nombreuses visites effectuées par le Souverain marocain en Chine, en Russie, en Inde et dans plusieurs pays d’Afrique. La création de la ville nouvelle « Cité Mohammed VI Tanger Tech » s’inscrit en droite ligne de la ferme volonté du Roi Mohammed VI de développer les partenariats stratégiques « gagnant-gagnant » et permettra la création de milliers de postes d’emploi, le transfert de technologies de pointe, le renforcement de la compétitivité de l’économie nationale, tout en érigeant la région en plateforme économique à l’échelle continentale et internationale. Elle constituera, sans nul doute, un hub économique de premier plan vers les pays africains et consolidera la vision du Roi du Maroc pour une coopération Sud-Sud mutuellement bénéfique. Le choix de Tanger pour accueillir ce projet est dû à sa position géographique centrale, à la croisée des continents, à seulement 15 kilomètres de l’Europe et avec une infrastructure notoire, à savoir le port Tanger Med et les installations associées. De plus, la stabilité politique et sociale du Maroc, avec une économie ouverte sur le monde et déjà bien intégrée dans les chaînes de valeur internationales, consolidée par l’installation de leaders industriels mondiaux, dans des secteurs exigeant qualité et compétitivité, font du Maroc l’environnement d’investissement idoine pour les investisseurs chinois. Cette future ville pourra accueillir environ 300.000 personnes et générera un chiffre d’affaire annuel pouvant atteindre 15 milliards de dollars et des recettes fiscales de 300 millions de dollars de même que 6.000 personnes hautement qualifiées seront formées annuellement, ce qui renforcera le développement des innovations technologiques. Elle constituera un puissant accélérateur de développement à même de permettre de donner un réel leadership au Maroc dans la zone Méditerranée. Enfin, le retour triomphal du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine (l’Union Africaine) et sa candidature à la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont des facteurs d’attractivité pour les investisseurs chinois confrontés aux difficultés de décollage de leurs zones économiques spéciales en Afrique, d’autant plus que ce projet a notamment pour benchmark la fameuse « zone économique spéciale » de Shenzhen qui a fait le succès de l’ouverture de la Chine, basée sur le modèle hybride combiné résidentiel-industriel. Ainsi donc, la stratégie maritime du Maroc est un sérieux avantage comparatif qui commence à porter ses fruits : Tanger devient l’un des trois grands hubs mondiaux avec Shanghai et Panama.
Automotive Meetings Tangier-Med 2016: Les acteurs de la filière automobile se donnent rendez-vous à Tanger

Le temps est à l’euphorie pour l’automobile au Maroc. Le développement de la filière connaît depuis quelques années une belle évolution. En attestent les chiffres qui caractérisent ce secteur devenu, depuis 2014, le premier exportateur du Maroc. Pour l’année 2014, le chiffre d’affaires à l’export du secteur automobile marocain s’est établi à 40 milliards de dirhams, à 33% de taux d’intégration avec plus de 85.000 emplois et 13 milliards de dirhams (MMDH) de création de richesse contre 12 milliards de dirhams, à 25% de taux d‘intégration pour 3 milliards de DH de création de richesse quatre ans plus tôt (2010) alors que le secteur devrait enregistrer un CA de l’ordre de 60 milliards de dirhams en 2016. Cette évolution laisse augurer de bonnes perspectives et conforte la place de Tanger en tant que capitale de l’industrie automobile en Afrique et dans une grande partie de la région. C’est dans ce contexte euphorique et rassurant que l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (AMICA) organise, les 23 et 25 novembre courant, la cinquième édition de son rendez-vous : Automotive Meetings Tangier-Med (AMT-2016). Le dynamisme du secteur est tel que les organisateurs et leurs partenaires sont apparus très décontractés et confiants lors d’une rencontre tenue récemment à Tanger, au cours de laquelle ont été présentées les grandes lignes de ce rendez-vous dédié aux professionnels de l’automobile. Unique en son genre et incontournable à bien des égards, cet important événement est conçu pour développer les futurs partenariats dans l’industrie automobile euro-méditerranéenne, ont affirmé les organisateurs. Organisée sur le thème «Ecosystèmes en marche», sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, l’édition 2016 sera poncturée de rencontres B to B hautement qualifiées et des conférences et tables rondes thématiques animées par des experts du secteur, ont-ils précisé. «L’Automotive meetings Tangier-Med se veut un lieu de rencontre entre les constructeurs, les équipementiers, les fournisseurs et les institutionnels», a souligné Hicham Zerhouni, président du comité d’organisation de l’AMT 2016. Ce dernier, également directeur général de Denso, a expliqué que «cette prise de contact est une occasion pour toutes les parties prenantes d’exprimer leurs besoins et attentes». A noter que l’AMT 2016 réunira les principaux acteurs de la filière automobile dont Renault-Nissan et PSA-Ford-VW ainsi que plus de 130 équipementiers rangs 1-2-3, des bureaux d’études et des logisticiens. «C’est vraiment un privilège d’être partenaire de cette édition qui ancre Tanger comme capitale de l’automobile non seulement au Maroc, mais aussi de l’Afrique et de toute une grande partie de la région», a déclaré Marc Nassif, directeur général du Groupe Renault Maroc. Et d’ajouter : «Grâce à ce genre d’initiative, cet engagement de travailler en profondeur, nous pensons que l’automobile au Maroc peut jouer le rôle de locomotive et continuer à rester le premier secteur exportateur du pays». Sur les performances du constructeur français, il a indiqué qu’elles sont «le résultat d’un extraordinaire travail qui a été réalisé ces dernières années. C’est le résultat également d’une vision qui a fait de l’automobile le pilier du développement du pays», affirmant que le lien entre le Groupe Renault et le Maroc «est indéfectible». Pour sa part, Tajeddine Bennis, président branche industrie de l’Association sur le développement de la filière automobile au Maroc, a porté son intervention sur les grandes étapes qui ont marqué le développement de la filière automobile au Maroc, soulignant le rôle du Groupe Renault et du projet Tanger-Med dans l’évolution du secteur. «Les projections pour 2020 indiquent que le secteur automobile devrait enregistrer un chiffre d’affaires à l’export de 100 milliards de dirhams, à 65% de taux d’intégration, plus de 175.000 emplois et 65 milliards de dirhams de création de richesse», a-t-il relevé notant qu’en 10 ans, «nous devrions multiplier par 20 la richesse créée grâce à l’industrie automobile». Citant quelques chiffres clés du secteur, ce dernier a indiqué que la capacité des délais de production mise en place au Maroc était de moins de 50.000 unités en 2005. «Avec le projet Renault Somaca, on a dépassé les 400.000 unités en 2010. Nous sommes à plus de 600.000 véhicules engagés en termes de capacité avec le projet de PSA. L’objectif pour 2020 est d’atteindre la capacité engagée de 1 million de véhicules», a-t-il soutenu. S’agissant des emplois créés, il a indiqué qu’«en 2005 on était à moins de 20.000 personnes. En 2010, suite au premier démarrage du projet Renault, on était à 60.000. En 2015, on n’était pas loin de 100.000. Dans le cadre du plan d’accélération industrielle, nous avons un engagement vis-à-vis de ministère de l’Industrie de 175.000 en 2020». Pour ce qui est de la production de véhicules au Maroc, on a recensé pas moins de 25.000 en 2005, près de 300.000 véhicules en 2015. Ce chiffre devait être dépassé en 2016, a assuré ce dernier. Ahmed Bennis, directeur des zones d’activités de Tanger Automotive city, a pour sa part indiqué qu’en termes d’exportation, la plateforme portuaire Tanger-Med a atteint les 5 milliards d’euros et que le secteur automobile est le plus prépondérant. «Ce qui rapporte à peu près 75 à 80% du volume à l’exportation et 80% d’emplois qui sont générés par le secteur de l’automobile au sein de nos zones d’activités. C’est aussi environ 75% en termes de nombre d’entreprises installées dans nos zones».