Ayoub El Hachmi : Pour le Maroc, en tant qu’acteur influent en Afrique, il est essentiel de consolider les liens avec les pays du Sud

Ayoub El Hachmi : Pour le Maroc, en tant qu’acteur influent en Afrique, il est essentiel de consolider les liens avec les pays du Sud

INTERVIEWS. A l’occasion de la tenue du 2ème Congrès international du Réseau Mena-Latina, qui a pris fin hier à Tanger, « Pagesafrik/Libé » s’est entretenu avec Ayoub El Hachmi, coordinateur exécutif du Réseau Mena-Latina. Ce Congrès, organisé à l’initiative de l’USFP en partenariat avec le Réseau Mena-Latina, a connu la participation de représentants d’organisations internationales et de personnalités politiques des quatre coins du monde. Pagesarfrik/Libe: L’USFP a accueilli le deuxième Congrès du Réseau MENA-Latina à Tanger. Quelle importance stratégique revêt cet événement pour le parti ? Ayoub El Hachmi : Comme vous le savez, il y avait toujours des difficultés pour établir une relation directe avec les acteurs de la région d’Amérique latine. Nous n’avions jamais eu, si vous voulez, un contact direct avec les organisations ou les jeunes partis politiques de cette région. Nous devions toujours passer par l’intermédiation des Européens. Au sein de l’Internationale socialiste, nous avons donc pensé à créer un réseau capable de rassembler les jeunesses de la région MENA et d’Amérique latine. Quel intérêt cela représente pour le Maroc ? Et qu’est-ce que cela apporte à l’USFP ? Pour le Maroc, c’est clair : notre pays cherche de plus en plus à trouver sa place au sein du continent américain. C’est important, non seulement pour notre Cause nationale, mais aussi parce que cette zone a toujours été, si vous voulez, un terrain influencé par nos opposants. Il était donc essentiel d’établir des relations directes et d’expliquer notre vision et nos solutions concernant le conflit du Sahara marocain. Pour un parti socialiste, c’est aussi stratégique : les partis socialistes ont une forte influence en Amérique latine. Nous voulions donc créer des liens directs avec des responsables gouvernementaux et parlementaires pour transmettre nos messages et nos idées, tant au sein des partis qu’au sein des institutions. Ce congrès réunit des organisations progressistes d’Afrique, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Amérique latine. Que peut apporter ce dialogue entre les différentes régions du monde ? C’est une coopération Sud-Sud, ce qui est très important. Jusqu’ici, nous avions surtout des relations avec le Nord. Mais pour le Maroc, en tant qu’acteur influent en Afrique, il est essentiel de consolider les liens avec les pays du Sud. Nous essayons donc de collaborer avec des organisations et des partis politiques confrontés aux mêmes enjeux que nous : immigration, trafic de personnes, problématiques de la jeunesse… Travailler ensemble nous permet de trouver des solutions communes et de faire entendre nos voix auprès du Nord. Les débats ont concerné notamment les conflits, les migrations et la jeunesse. Quel message souhaitez-vous faire passer à travers ces discussions ? Le message principal est d’élaborer des positions communes. Il s’agit de rapprocher nos points de vue pour faire passer nos messages via ces jeunes décideurs au sein de leurs partis et institutions, et plaider pour les causes qui nous rassemblent. Ce congrès marque aussi une nouvelle étape pour le Réseau MENA-Latina avec l’élection d’une nouvelle direction. Quelles sont vos attentes ? Au Maroc, nous occupions le poste de coordinateur exécutif du réseau. Nous sommes maintenant candidats au poste de secrétaire général du Réseau MENA-Latina et nous espérons bien l’obtenir. Plus largement, quel message adressez-vous à toutes les forces progressistes internationales à travers cette rencontre ?  Il faut faire du networking, c’est essentiel. Nous ne pouvons pas relever tous les défis mondiaux sans coopération. Il est donc crucial de consolider nos forces et de travailler ensemble pour affronter les enjeux auxquels chaque région est confrontée. Propos recueillis par Alain Bouithy

Tanger. Les jeunes congressistes débattent des défis migratoires, économiques et politiques

Tanger. Les jeunes congressistes débattent des défis migratoires, économiques et politiques

Au deuxième jour du Congrès du Réseau MENA-Latina CONGRES. Les forces progressistes du Réseau «MENA-Latina» ont poursuivi leurs échanges, jeudi 2 avril, à Tanger dans une ambiance aussi studieuse que professionnelle. « Immigration et criminalité organisée » et « Tarifs et politique commerciale internationale » étaient au menu de la deuxième et dernière journée du Congrès dont la séance d’ouverture a été présidée, la veille, par le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, entouré des principaux responsables mondiaux de ce mouvement. Des thématiques qui n’ont pas laissé indifférents les congressistes, composés essentiellement de jeunes dont le Premier secrétaire a salué la veille l’enthousiasme et la volonté d’avancer, en soulignant qu’« à l’heure où la montée des populismes et de l’extrême droite s’accentue, où le sens de la liberté et de la justice est dévoyé, vous avez décidé de construire ce pont politique et humain entre le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Amérique latine ». Saisissant cette occasion, Driss Lachguar a rappelé une vérité tenace : « Nos jeunesses partagent les mêmes maux: le chômage, les migrations forcées ou non sécurisées, la défiance envers l’action politique et l’aggravation des inégalités sociales ». Avant de délivrer un message sans ambiguïté : « Mais c’est depuis le cœur de Tanger que nous affirmons aujourd’hui que nous ne partageons pas seulement les souffrances, mais aussi la volonté, les solutions et l’espoir. »   Selon le programme concocté, cette journée prévoyait également des discussions sur la «Ratification des règlements internes et élections des coordinateurs pour le réseau MENA-Latina». Pour rappel, la première journée de cet important rendez-vous a été ponctuée par des échanges et discussions autour de deux thèmes : « La guerre au Moyen-Orient et ses répercussions politiques et économiques »,  « Afrique et Amérique du Sud : Conflits armés et paix fragile ». Deux thématiques qui ont donné lieu à un échange riche entre les panelistes et les congressistes. A noter que le deuxième Congrès du Réseau MENA-Latina a réuni plusieurs responsables et représentants d’organisations issues d’Afrique, du Moyen-Orient, du Bassin méditerranéen et d’Amérique latine. Tanger. Alain Bouithy

Joao Martins Pereira : Construire une vision commune et un avenir partagé pour les jeunes à travers le monde

Joao Martins Pereira : Construire une vision commune et un avenir partagé pour les jeunes à travers le monde

INTERVIEWS. A l’occasion de la tenue du 2ème Congrès international du Réseau Mena-Latina, qui a pris fin hier à Tanger (Maroc), « Pagesafrik.com/Libé » s’est entretenu avec Joao Martins Pereira, président des jeunes socialistes européens. Ce Congrès, organisé à l’initiative de l’USFP en partenariat avec le Réseau Mena-Latina, a connu la participation de représentants d’organisations internationales et de personnalités politiques des quatre coins du monde. Pagesafrik.com/Libe : Vous avez participé au deuxième congrès du Réseau MENA-Latina organisé ici à Tanger. Qu’est-ce qui a motivé votre présence à cet événement ? Joao Martins Pereira : En tant que président des Jeunes socialistes européens, il est important pour nous d’être présents dans ce type de rencontre et de réseaux qui permettent de mettre en contact et en perspective un certain nombre de combats entre plusieurs régions du monde. Et donc, en tant que Jeunes socialistes européens, nous souhaitons accompagner ce mouvement, apporter notre point de vue, mais surtout nous inspirer des échanges et des  discussions entre les composantes d’Amérique latine et de la région MENA. Nous entretenons déjà de nombreux liens entre l’Europe et ces régions, et il est essentiel pour nous de nourrir ces relations et contacts. Ce congrès a rassemblé des organisations venues d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe et d’Amérique latine. Selon vous, que peut apporter cette convergence politique à l’échelle internationale ? Pour nous, c’est quelque chose de majeur. Nous sommes socialistes et sociaux-démocrates et l’internationalisme fait partie intégrante de notre ADN. Il est donc essentiel de développer ce type de relations, de réseaux et de moments de rencontre. Ces espaces permettent de travailler ensemble afin de trouver des solutions communes aux problèmes internationaux. Ils permettent également à la famille socialiste mondiale d’élaborer des réponses partagées face aux grands enjeux de notre époque, notamment face à une extrême droite qui, elle aussi, s’internationalise et dispose de moyens importants. Il est donc vital pour nous  de renforcer ces connexions afin de pouvoir, au final, améliorer concrètement la vie des populations et apporter des réponses rapides et efficaces aux défis auxquels elles sont confrontées partout dans le monde. Les conflits armés et les voies de la paix figuraient parmi les thèmes au cœur des discussions de ce congrès. Quel rôle les forces progressistes peuvent-elles jouer dans un monde marqué par les tensions géopolitiques ? Notre force réside justement dans cette dimension internationaliste dans notre combat. Nous ne sommes pas dans une logique d’opposition entre « eux » et « nous ». Lorsqu’il y a des conflits, nous savons qu’il existe des relais démocratiques et progressistes sur les terrains et territoires concernés. C’est une force que d’autres mouvements politiques n’ont peut-être pas à l’échelle mondiale. Cette capacité de dialogue et de coopération constitue un atout important de notre famille politique Notre rôle consiste à favoriser les rencontres entre ces forces progressistes au niveau national afin de prévenir les conflits, mais aussi d’apporter des réponses lorsqu’ils existent déjà. Nous devons incarner une alternative face à ceux qui promeuvent la guerre, les tensions et les logiques nationalistes. La question des migrations était également au cœur des débats. Quelles solutions solidaires et réalistes peuvent émerger de cette discussion entre les différentes régions ? La perspective européenne est particulièrement toute importante dans ce débat, car la question migratoire occupe aujourd’hui une place centrale dans le débat public en Europe. Cependant, il ne faut pas oublier que cette problématique concerne d’abord les pays d’origine, notamment en Afrique et en Amérique latine. Ce sont des personnes qui quittent leur territoire et leurs racines dans l’espoir de trouver une meilleure vie ailleurs. Je pense que la véritable réponse consiste à créer les conditions permettant à chacun de vivre dignement dans son pays, en sécurité et avec des perspectives d’avenir. Cela suppose une véritable solidarité internationale. Malheureusement, aujourd’hui, les financements destinés à cette solidarité sont fragilisés, aussi bien du côté des pays du Nord que des institutions internationales. Il est donc nécessaire de réactiver ces mécanismes de financement, dans la transparence, afin de montrer à quoi ils servent, de soutenir le développement et  d’éviter que des personnes soient contraintes de quitter leur pays, parfois au risque de tomber dans des réseaux de trafic ou de vivre des situations dramatiques. Notre rôle consiste à créer des conditions de vie meilleures dans les pays partenaires d’Afrique et d’Amérique latine dans l’intérêt de l’Europe. Cela permet de construire des relations économiques, culturelles et humaines équilibrées, tout en évitant la fuite des cerveaux et le départ massif de la jeunesse. La jeunesse et les mutations du monde constituent un autre axe de réflexion. Comment les mouvements progressistes peuvent-ils mieux mobiliser les jeunes aujourd’hui ? A votre niveau, par exemple, avez-vous engagé des réflexions dans ce sens ?  Oui, bien sûr. Les Jeunes socialistes européens sont une organisation dite «parapluie» qui regroupe des organisations nationales de jeunesse. Notre rôle consiste justement à favoriser les rencontres, les échanges et les débats afin de construire une dynamique commune. L’objectif est que les combats internationalistes soient portés simultanément en Europe, en Afrique, en Amérique latine et ailleurs dans le monde, avec un discours et une ambition partagés. Bien sûr, nous devons apporter des solutions aux problèmes hérités des générations précédentes, mais la jeunesse doit surtout construire son propre avenir, avec  les jeunes du monde entier. Elle a cette force particulière : celle de  regarder vers l’avenir. Propos recueillis par Alain Bouithy

La ville du Détroit à l’heure du MENA-Latina : L’USFP réunit les forces progressistes à Tanger

La ville du Détroit à l’heure du MENA-Latina : L’USFP réunit les forces progressistes à Tanger

Les travaux du deuxième Congrès international du Réseau MENA-Latina  ont été lancés mercredi 1er avril dans la ville de Tanger, en présence de nombreux invités venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique latine. La séance d’ouverture de ce congrès a été présidée par le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, aux côtés de plusieurs responsables d’organisations socialistes internationales, notamment la présidente de l’Union internationale de la jeunesse socialiste, la coordinatrice générale du Réseau MENA-Latina, la secrétaire générale des Jeunes socialistes européens ainsi que la coordinatrice générale des Femmes socialistes européennes. « Si le premier Congrès avait posé la pierre angulaire de ce projet ambitieux, le retour du Réseau à Tanger en 2026 marque son entrée dans une phase de maturité, d’enracinement et d’influence », a déclaré le Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires, Driss Lachguar. Les conflits armés et les voies de la paix, les flux migratoires et la solidarité internationale, la jeunesse face aux mutations du monde ainsi que la criminalité internationale dans un contexte de bouleversements politiques et économiques profonds alimenteront les discussions prévues dans le cadre de cette rencontre qui accueille une quarantaine de participants. Créé à l’initiative des jeunes de l’USFP, d’Ettakatol en Tunisie aux côtés d’autres des pays d’Amérique latine, le Réseau  MENA-Latina, comme l’a rappelé El Hassan Lachguar, coordinateur du Forum international des jeunes parlementaires socialistes, «joue un rôle important dans le rapprochement des jeunes sur des thématiques qui nous tiennent tous à cœur et dont certaines seront abordées lors de ce congrès». Alain Bouithy Renforcer les espaces de dialogueet de travail commun des jeunes Il est essentiel de renforcer les espaces de dialogue, de coordination et de travail commun des jeunes. Dans ce cadre, je tiens à saluer l’une des initiatives issues de la dynamique du Réseau MENA-Latina: le Forum international des jeunes parlementaires sociaux-démocrates. Depuis 2021, ce forum s’attache à transformer l’esprit militant commun en force de proposition, de plaidoyer et d’influence législative concrète, traduisant la conviction fondamentale que la rue et l’hémicycle ne sont pas des espaces séparés, mais la continuité d’un même combat pour le changement. Driss LachguarPremier secrétaire de l’USFP Rapprocher les jeunes sur des sujetsqui nous tiennent tous à coeur MENA-Latina est le premier réseau qui a permis de créer un lien entre les jeunes des différents partis socialistes de l’Amérique latine et ceux de la région Maghreb et nord-africaine. Partenaire du Forum international des jeunes parlementaires socialistes, il joue un  rôle important dans le rapprochement des jeunes sur des sujets qui nous tiennent tous à cœur dont certains seront abordés lors de ce congrès qui sera aussi et surtout l’occasion de le restructurer   pour s’assurer de l’implication des nouveaux leaders des différents partis en son sein. El Hassan LachguarCoordinateur du Forum inter nationaldes jeunes parlementaires socialistes Partager nos bonnes pratiques La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, notamment sa capitale,  Tanger, a beaucoup d’expériences dans l’organisation de rencontres internationales, surtout celles liées aux mouvements progressistes et démocrates. La rencontre du Réseau MENA-Latina à Tanger n’est d’ailleurs pas une première ; c’est presque   une tradition. Nous sommes convaincus que sans coopération et coordination entre les mouvements et partis socialistes, et sociaux-démocrates, il est impossible de répondre aux besoins et aux attentes des populations.   Accueillir un événement comme celui-ci nous permet de partager nos bonnes pratiques. Cela nous donne  la force d’aller plus loin et de relever les défis. Mohamed AssoualiMembre du Bureau politique/Secrétaire provincial de l’USFP à Tétouan Elaborer des positions communes Le message principal est d’élaborer des positions communes. Il s’agit de rapprocher nos points de vue – la jeunesse socialiste du Maroc et les jeunes socialistes des autres pays d’Amérique du Sud, d’Afrique ou du Moyen-Orient – pour faire passer nos messages via ces jeunes décideurs au sein de leurs partis et institutions, et plaider pour les causes qui nous rassemblent. Ayoub El HachmiCoordinateur exécutif du Réseau MENA-Latina Recueillis par Alain.B

Maroc/Tendance du marché immobilier par ville: Hausse modérée des prix et forte progression des transactions dans les grandes villes

Maroc/Tendance du marché immobilier par ville: Hausse modérée des prix et forte progression des transactions dans les grandes villes

Selon Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), les prix ont reculé de 0,9% à Rabat au quatrième trimestre 2025, recouvrant des baisses de 0,6% des prix des biens résidentiels et de 7% de ceux des terrains et une hausse de 0,7% de ceux des actifs à usage professionnel. Pour leur part, les transactions ont augmenté de 9,6%. Sur l’ensemble de l’année 2025, les prix ont augmenté de 3,5% et les transactions ont progressé de 15%, soulignent conjointement BAM et l’ANCFCC dans le récent bulletin sur la tendance globale du marché immobilier au titre de l’année 2025.. A Casablanca, les prix ont progressé de 0,3%, reflétant des accroissements de 0,3% pour les biens résidentiels et de 4,8% pour les terrains et une baisse de 1,6% pour les biens à usage professionnel. Parallèlement, les ventes ont progressé de 11,5%. Sur l’ensemble de l’année 2025, les prix ont augmenté de 0,9% et les transactions ont progressé de 7,8%. A Marrakech, les prix ont connu une progression de 0,6%, recouvrant un accroissement de 1,1% des prix des biens résidentiels et des baisses de 0,6% de ceux des terrains et de 0,3% de ceux des actifs à usage professionnel. Pour ce qui des ventes, elles se sont accrues de 28,8%. Sur l’ensemble de l’année 2025, les prix se sont appréciés de 1% et les transactions ont progressé de 24,1%. A Tanger, l’indice des prix a affiché une progression de 0,9%, en lien avec la hausse de 0,3% des prix du résidentiel, de 2,2% de ceux des terrains et de 7,8% de ceux des biens à usage professionnel. Pour leur part, les ventes ont enregistré une progression de 15,2%. Pour l’ensemble de l’année 2025, les prix ont augmenté de 0,6% et les transactions ont progressé de 3,3%.

CAN 2025: Les Lions de la Teranga affronteront le Mali en quarts de finale à Tanger

CAN 2025: Les Lions de la Teranga affronteront le Mali en quarts de finale à Tanger

Le Sénégal a remis de l’ordre. Et de l’autorité. Menés très tôt, les Lions de la Teranga ont renversé le Soudan (3-1), samedi à Tanger, avec maîtrise et caractère, validant ainsi une victoire construite dans la durée, celle des équipes sûres de leur force. Le match a pourtant débuté de travers. Dès la 6e minute, le Soudan a frappé en premier. Abdallah a surgi, profitant d’un espace mal fermé. Un bref silence s’est installé dans les tribunes. Sur le banc, les regards se sont durcis. Le Sénégal a été surpris, mais ne s’est pas désuni. Déclarations d’après-match  Pape Gueye – TotalEnergies Homme du Match :  « Je suis heureux d’avoir remporté ce prix et c’est évidemment grâce à un effort collectif que nous avons obtenu ce prix. C’est donc pour toute l’équipe. Je suis très heureux de notre victoire et surtout de la façon dont nous avons réagi après notre défaite 1-0. C’était difficile de revenir, mais grâce à la détermination dont mes collègues et moi avons fait preuve, nous avons réussi à gagner le match. Nous sommes qualifiés pour les quarts de finale et ce sera plus difficile, nous devons donc nous y préparer avec la même concentration que nous avons depuis le début de la compétition. » Pape Thiaw, sélectionneur du Sénégal :« Nous avons affronté une équipe soudanaise très disciplinée, qui a montré qu’elle méritait pleinement sa place à ce stade de la compétition. Menés au score, nous avons dû puiser profondément dans nos ressources pour revenir et remporter ce match. Je tiens à rendre hommage à mes joueurs pour leur concentration et leur capacité à réagir afin d’aller chercher la victoire. Désormais, nous allons nous projeter sur le prochain rendez-vous, en corrigeant certaines erreurs observées aujourd’hui et en poursuivant nos objectifs avec la même intensité. » Kwesi Appiah, sélectionneur du Soudan :« Bien sûr, je suis déçu par le résultat de ce match, mais je suis fier de l’engagement de mes joueurs tout au long de cette compétition. Nous avons affronté une équipe sénégalaise très expérimentée, mais nous avons montré notre qualité. Malgré le résultat de ce soir, je suis certain que le peuple soudanais sait que nous sommes venus à cette compétition et que nous les avons représentés avec fierté. » Avec Caf

Tanger, lieu d’échange sur les politiques arabes de soutien à l’investissement économique et industriel

Tanger, lieu d’échange sur les politiques arabes de soutien à l’investissement économique et industriel

Un parterre de responsables, d’investisseurs et d’acteurs économiques marocains et arabes prennent part au Forum arabe de l’investissement et de financement dont le coup d’envoi a été donné  lundi dernier à Tanger. Démarrage des travaux du Forum arabe de l’investissement et de financement Placé sous le thème « Stratégies d’attraction des investisseurs et financement des projets entrepreneuriaux », cet important rendez-vous est organisé par la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS) de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Organisation arabe pour le développement administratif (OADA). La tenue de ce forum offre l’occasion d’échanger sur divers sujets visant à renforcer la coopération économique entre les pays arabes et à ouvrir de nouveaux horizons pour la promotion des investissements bilatéraux, a indiqué le président de la CCIS, Abdellatif Afailal. Soulignons à ce propos que les travaux du Forum seront ponctués par des échanges sur les politiques des pays arabes en matière de soutien aux investissements dans les secteurs économiques et industriels prometteurs. Etant donné que le Maroc constitue l’une des destinations privilégiées pour les investisseurs arabes, le Forum arabe de l’investissement et de financement saisit cette occasion pour mettre en avant les efforts du Royaume en matière de promotion de l’économie et de renforcement de l’intégration régionale, a de son côté affirmé sa coordinatrice, Rania Abderrazik. Comme le rapporte la MAP, elle a indiqué que le forum sera marqué par des interventions sur le climat des affaires dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le rôle de l’identité numérique intégrée dans le soutien à l’investissement au Sultanat d’Oman et les partenariats entrepreneuriaux en Arabie Saoudite. Cette rencontre de trois jours braquera aussi ses projecteurs sur le rôle des institutions de « Technopark » dans l’accueil et le soutien des startups émergentes au Maroc, ainsi que sur les défis liés au financement des projets des femmes rurales en Tunisie et les enjeux de l’investissement dans les petites et moyennes entreprises en Egypte, a poursuivi Rania Abderrazik. Ce forum constitue une occasion pour examiner les moyens de créer des réseaux arabes d’investissement et de financement et de renforcer la coopération bilatérale, a souligné pour sa part  le maire de Tanger, Mounir Laymouri, soulignant l’engagement de la commune de Tanger à créer un climat d’investissement favorable et à encourager l’entrepreneuriat. Il est important de souligner qu’un débat autour du rôle de la femme leader dans le domaine de l’investissement est prévu dans le cadre de cette rencontre. Le programme prévoit en outre des visites de terrain permettant aux participants de découvrir les atouts de la ville de Tanger, notamment ses zones industrielles et ses infrastructures d’envergure. Soulignons que la cérémonie d’ouverture a été ponctuée par la projection d’un film institutionnel sur l’OADA et que le programme de ce Forum s’articule autour de deux sessions : la première est axée sur les stratégies d’attraction des investissements, la seconde aborde le rôle de la digitalisation dans le soutien aux projets entrepreneuriaux. Fondée en 1961, l’OADA est une organisation spécialisée issue de la Ligue arabe qui a pour mission le développement administratif dans les pays arabes. Très actif au sein de cette organisation, « le Maroc a été élu pour la 6ème fois membre du Comité exécutif pour un mandat de 2 ans à partir de 2016 », rappelle le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration. Alain Bouithy

Maroc/Exposition. Brahim El Haissan dévoile «Le Désert a une trace» à Tanger

Maroc/Exposition. Brahim El Haissan dévoile «Le Désert a une trace» à Tanger

La galerie d’art du Centre culturel Iklyle de Tanger, sous l’égide de la Fondation Mohammed VI pour la promotion de l’action sociale de l’éducation et de la formation, a accueilli vendredi dernier le vernissage de l’exposition individuelle du plasticien et critique d’art Brahim El Haissan. Organisée surle thème « Le Désert a une trace… », cette exposition, qui se poursuivra jusqu’au 3 juin 2025, donne à voir et à apprécier une série d’œuvres de l’artiste réalisées entre 2017 et 2025. Un catalogue de taille moyenne (44 pages),  publié à l’occasion de cette exposition, comprend une biographie artistique, des représentations d’œuvres d’art, ainsi qu’une interview collective diversifiée sur le contexte thématique et les caractéristiques techniques et stylistiques  qui  marquent  cette expérience créative .L’entretien avec El Haissan a été réalisée par une pléiade distinguée d ‘esthètes et de critiques d’art du Maroc et d’ailleurs à savoirTallalMoualla (Syrie), Mohammed Benhammouda, Fetah Benameur, Sami Ben Ameur et Khalil Gouia (Tunisie), Mohammad Al Ameri (Jordanie), Mostapha Issa, Amal Nasr, Mohamed Mahdi Hemida (Egypte), Ali Najjar (Irak), Fakhriya Al-yahyai  (Sultanat Oman), AbdulrahmanAlSoliman (Saoudite arabe). Pour le Maroc,  on retrouve Abdellah Cheikh, Chafik Ezzouguari,, Noureddine Fathy, BenyounesAmirouche, Aziz Azrhai, Driss Kattir, Hassan Laghdache et Said Kermas, ainsi que deux textes en français du critique français Daniel Couturier et de l’artiste et écrivain Hassan Moukdad. Toujours à l’occasion de cette exposition, une table ronde, organisée le 17 mai 2025 sur le thème «L’expérience de la trace dans l’art plastique», était animée par le poète et journaliste SaidKoubrit, avec la participation des critiques d’art, chercheurs etChafik Ezzouguari, Noureddine Fatihi, BenyounesAmirouche, Driss kattir, Abdelkarim El Azhar, Said Kermas, Ahmed Lotfeallah, Youssef Saadoune, Hassan Laghdache et Brahim Machtat, ainsi que la présentation du projet de livre «Veilleurs de  la trace – Expériences picturales  arabes» de Brahim El Haissan, présenté par le critique d’art  Abdellah Cheikh. Selon Brahim El Haissan: «l’intitulé de cette exposition se veut une extension des titres des précédentes expositions personnelles dans lesquelles j’ai travaillé sur le concept de la trace dans son sens culturel et esthétique visuel, notamment «Le reflet de la Trace» (Laayoune, Boujdour et Tarfaya, 1999), «Enveloppes plastiques» (Casablanca, 2003), «Traces nomades» (Agadir, 2017 et Rabat, 2019), «La cartographie de l’effacement» (Rabat, 2018) et «Éloge  de la trace» (Essaouira, 2020)». L’expérience picturale  ne déroge donc pas à cette tradition, puisqu’elle mise également sur la trace dans des peintures pigmentaires et des objets d’art synchronisés aux étendues du désert… Cette trace apparaît et disparaît, elle est présente et absente autant qu’elle disparaît et s’éteint, imprégnée de dépôts de couleurs et de broderies qui donnent à la peinture une dimension visuelle métamorphosée.  De ce fait, la trace devient une mémoire renouvelée qui reflète le désir de briser la permanence et une forme visuelle qui s’oriente vers l’éphémère en tant que caractéristique esthétique. Et ce, conformément à un concept qui a émergé avec le poète français Charles Baudelaire, qui a témoigné de la tendance de la beauté vers le temporaire, le fugace et l’éphémère, ainsi que les artistes dadaïstes qui ont brandi le slogan de briser les moments du temps du passé et du futur et de préserver le présent fugace. C’est ainsi que la trace dans le désert fuit et s’échappe au rythme de la dualité du nomadisme et de la stabilité. Il a ajouté que les peintures présentées à Tanger  autour de la trace sont le résultat d’une recherche plastique  principalement basée sur l’expérimentation de nombreux matériaux et matières colorantes, à la fois légers et épais (encres et pigments traditionnels).  Cette recherche plastique est également basée sur l’investissement du résultat en «utilisant des supports appropriés en toile, papier et bois, des toiles prêtes à l’emploi et des toiles brutes à partir desquelles sont fabriquées les robes des femmes locales, ainsi que le papier « kraft », doux et grossier, qui m’accompagne depuis des années. Pour lui, la raison de l’usage de ce papier kraft  s’explique  par  sa spécificité, son expressivité et  son intégration dans le corps du tableau, ainsi que sa capacité à absorber et à faire couler la matière colorante, mais aussi à la montrer d’une manière visuellement frappante, et le bois mince, plat et figuré, avec sa beauté et sa capacité d’adaptation. L’effet est donc multiple, expansif et ouvert à la variation.