Quid du statut et des fondements idéologiques du consensus nationaliste?

TRIBUNE. Le Consensus Nationaliste n’est ni un parti politique, ni un regroupement politique. C’est juste une dynamique politique transversale situant son action pédagogique et mobilisatrice au-dessus du champs d’action des partis politiques et organisations de la société civile. En d’autres mots, nous dirions que le Consensus Nationaliste est une association politique qui a vocation de promouvoir dans le chef de nos élites et masses populaires se sentant dans une âme nationaliste, indépendamment de leurs bords politiques, un vif sentiment de prise de conscience et d’éveil patriotique devant servir de ferment catalyseur de leur engagement consensuel dans le combat de notre peuple contre son ennemi commun qu’est la mafia impérialiste néocolonialiste proche des multinationales à la base de tous les malheurs qui arrivent à notre pays depuis son accession à l’indépendance dès lors qu’elle fonde par définition sa prospérité sur la provocation des crises politiques et guerres civiles pour des fins de pillage de nos ressources naturelles notamment sur le sang de nos filles et mères violées et de nos nourrissons et vieillards égorgés comme du gibier à l’Est du pays. Voilà pourquoi le Consensus Nationaliste met un point d’honneur à inviter nos élites politiques et notre peuple à intérioriser cette réalité historique que la victoire dans leur combat pour notre salut national implique une bonne identification de sa cible principale qu’est ladite mafia des multinationales. Le Consensus Nationaliste prône un nationalisme alliant la théologie de libération de l’homme noir de Simon Kimbangu à la pensée anticolonialiste de Joseph Kasa Vubu, des idéaux de matérialisation de notre indépendance économique de Patrice Lumumba, aux valeurs de promotion de notre unité nationale et d’implémentation de notre puissance militaire du Maréchal Mobutu et à la philosophie politique de ne jamais trahir la patrie de M’Zee Kabila. Bonne réflexion. A suivre !!! Par Faustin Bosenge
Monsieur Trump a t’il perdu la tête à vouloir changer le statut d’Al Qods Al-Charif ?

Au moment où toutes les lignes rouges ont été franchies par le Président américain Trump sur la question de la Ville Sainte d’Al Qods Al-Charif avec une probable reconnaissance de Jérusalem comme Capitale d’Israël et le transfert de l’Ambassade américaine vers la Ville Sainte, le Roi Mohammed VI lui a transmis, le 05 décembre 2017, un message en sa qualité de Président du Comité Al Qods. Dans ce message, le Souverain marocain évoque sa profonde préoccupation, ainsi que la forte inquiétude des peuples arabes et islamiques suite aux informations faisant état d’une possible annonce par les Etats-Unis d’Amérique d’une reconnaissance de Jérusalem comme Capitale d’Israël et le transfert de l’Ambassade américaine vers la ville Sainte. « Vous n’êtes pas sans savoir l’importance cruciale qu’occupe la ville d’Al Qods, non seulement pour les différentes parties au conflit, mais aussi pour les fidèles des trois religions célestes. Avec sa spécificité religieuse, son identité et sa grande Histoire, ainsi que sa symbolique politique, cette ville doit rester une terre de coexistence et un étendard de tolérance », a écrit le Roi du Maroc dans son message. Il est avéré sur le plan mondial que le Proche Orient vit au rythme de crises profondes, de tensions continues et de périls en nombre qui nécessitent d’éviter tout ce qui est de nature à exacerber les sentiments de frustration et de déception qui font le lit de l’extrémisme et du terrorisme, à porter atteinte à la stabilité précaire dans la région et à amenuiser l’espoir de voir éclore des pourparlers fructueux à même de concrétiser la vision de la communauté internationale sur une solution à deux Etats a écrit le Chef d’Etat marocain au Président Trump. Aussi, « le Royaume du Maroc, constamment soucieux d’instaurer une paix juste et globale dans la région conformément aux principes de la légalité et aux résolutions internationales y afférents, ne doute pas de la perspicacité de la vision de votre respectable administration, ni de votre engagement personnel à la paix et à la stabilité dans la région et votre ferme détermination à faciliter la relance du processus de paix et éviter tout ce qui peut l’entraver voire l’arrêter définitivement », a affirmé le Souverain marocain. Ce message Royal vient avant que le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Souverain du Royaume du Maroc, Amir Al-Mouaminine (Prince des croyants) et Président du Comité Al Qods, issu de l’Organisation de la Coopération Islamique, a réitéré, dans une communication téléphonique tenu, le 05 décembre 2017, avec le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, la solidarité forte et constante du Maroc avec le peuple palestinien frère dans la défense de sa cause juste et de ses droits légitimes, notamment concernant le statut d’Al Qods Al-Charif. Le Souverain marocain a, également, exprimé, sa réprobation vigoureuse de toute action de nature à compromettre le caractère multi-confessionnel de la Ville Sainte, ou altérer son statut juridique et politique. Le Roi du Maroc et le Président palestinien ont convenu de maintenir un contact direct et une concertation permanente sur cette question, ainsi qu’une coordination étroite entre les deux gouvernements, afin d’identifier, de concert, les démarches à entreprendre et les actions à mener. A noter les mises en gardes qui n’ont cessé de pleuvoir, avant et après le 05 décembre 2017, à l’encontre de la volonté du Président américain de déclarer Al Qods Capitale d’Israël et d’y transférer son Ambassade. La Jordanie, gardienne des Lieux Saints musulmans de Jérusalem, avait mis en garde, le 03 décembre 2017, contre « une démarche aux conséquences graves » et les risques d’ »escalade ». Pour sa part, le Président français, Emmanuel Macron, a, le 04 décembre 2017, dans un entretien téléphonique avec Trump, a « exprimé sa préoccupation sur la possibilité que les États-Unis reconnaissent unilatéralement Jérusalem comme capitale d’Israël ». S’agissant des réactions internationales condamnant une telle possibilité, on notera : 1/ l’avertissement lancé par le Président turc, Président en exercice de l’Organisation de Coopération Islamique, qui a indiqué à Trump que Jérusalem est une ligne rouge pour les musulmans et précisé qu’un sommet des 57 pays membres se tiendrait « sous 5 à 10 jours » si Washington reconnaissait Jérusalem comme capitale d’Israël, 2/ l’affirmation de la Ligue Arabe au Caire que la décision américaine représentait une « menace pour la stabilité régionale » et « mettrait fin au rôle des Etats-Unis comme médiateur de confiance entre Palestiniens et Israéliens », 3/ la mise en garde de l’Union Européenne contre les « graves répercussions » d’une telle décision américaine et qu’ « Une solution à la problématique de Jérusalem ne peut être trouvée que dans le cadre de négociations directes entre les deux parties ». Quoi qu’il en soit, la question est que le Président américain ne fait que réitérer sa position de principe, maintes fois exprimées en indiquant qu’il allait engager immédiatement le déménagement, une possibilité qui fait craindre une nouvelle escalade de violence dans la région. A vouloir tenir à tout prix une promesse de campagne, Trump risque de faire capoter les efforts de paix de son gendre et Conseiller Jared Kushner. Ce dernier s’est vu confier la lourde tâche de trouver une issue au conflit israélo-palestinien, dossier sur lequel tous les prédécesseurs de Monsieur Trump ont échoué. Toute reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël marquerait « la fin du rôle joué par les Américains » dans le processus de paix, a, notamment, prévenu un Haut Conseiller du Président palestinien, Mahmoud Abbas, Nabil Chaath. Le statut d’Al Qods, annexé par Israël en 1967, ne pourrait être réglé que dans le cadre d’un accord de paix avec les Israéliens, que Trump se le tienne pour dit une fois pour toute.