Congo/Stade de Kintélé : Un état des lieux déplorable

Le ministre des Sports, Hugues Ngouélondélé, a visité, le 22 mars 2022, en compagnie des agents de la société chinoise CSCEC ce qui reste du complexe sportif la Concorde de Kintélé en vue de sa réhabilitation. C’est la compagnie ayant exécuté les travaux de construction en 2015 qui va s’en occuper tout en reconnaissant l’étendue du travail à réaliser. Ces travaux ont eu lieu à la faveur des 11es Jeux africains de Brazzaville 2015. Les actes de vandalisme perpétrés depuis octobre 2015 ont fini par le mettre hors d’utilisation. En outre, la salle médias, les écrans géants, les micros et les écrans projecteurs, les baffles et ordinateurs ont volés, de jour. Dans la salle VIP, le module des ascenseurs a été mis hors service. D’après le directeur du complexe, tous les huit ascenseurs ne fonctionnent plus. Dans la plupart des compartiments de la loge officielle, le système d’éclairage est saccagé. Les vingt-six postes téléviseurs des treize loges officielles ont été emportées. Toute la salle de sono a été saccagée et les ordinateurs disparus, soit deux de sonorisation, un pour le tableau d’éclairage, un autre pour le mat et un tableau d’éclairage. Les câbles ont été simplement coupés. Outre la sonorisation et la table de mixage emportées par les voleurs, les dégâts de vandalisme obligent le gouvernement à remobiliser beaucoup de moyens pour le remettre en l’état. Il faut reconnaitre que les dégâts matériels sont exécrablement déplorables. Dans la salle alarme et incendie par exemple, les ordinateurs et modules de communication ont été emportés. La salle de vidéo surveillance et la centrale de surveillance sont évaluées en millions. Tout le système est à refaire. Les vingt-sept postes téléviseurs et les câbles de connexion ont également été embarqués. Par ailleurs, le salon présidentiel, l’écran, les couvre fauteuils et les rideaux ont été emportés. Dans l’une des salles de la loge officielle, les voleurs n’ont pris que le moteur du réfrigérateur. Tout le palais des sports est paralysé en électricité. Au stade d’entraînement, tous les disjoncteurs sont partis. Plus de deux cent cinquante fauteuils de la salle de réunion ont aussi disparu. Florent Sogni Zaou
Congo : Les Diables rouges sévèrement corrigés par les Black Stars du Ghana (5-1)

La douche a été on ne peut plus froide pour le nouveau ministre congolais des Sport et de l’éducation physique , Hugues Ngouelondélé, qui espérait, sans doute, entamer ses nouvelles fonctions sur une victoire des Diables rouges. Après avoir arraché un nul au math aller à Kumasi au Ghana (1-1), l’équipe nationale de football du Congo s’est lourdement inclinée chez elle, mardi 5, face à des Ghanéens réalistes et certainement vengeurs, lors de la 4ème journée des éliminatoires du Mondial 2018. Des adversaires que les poulains de Sébastien Migné étaient pourtant parvenus à impressionner lors du match aller en arrachant un nul précieux. Mais c’était sans compter sur la rage du jour des Black Stars et particulièrement de Thomas Partey, auteur de trois buts, qui n’auraient visiblement pas apprécié cet affront chez eux. Ce mardi noir, tout semblait ainsi rentrer dans l’ordre pour les joueurs ghanéens qui n’imaginent pas la honte qu’ils viennent d’infliger aux Congolais et particulièrement aux autorités nationales. Car, quand bien même elles ne l’auraient pas dit, celles-ci espéraient une bouffée d’air en ce temps de crise économique et financière. Le sport collectif connaît une évolution en dents de scie depuis plusieurs décennies déjà au désespoir des Congolais qui n’ont plus que de maigres occasions de manifester leur joie lors de grandes rencontres sportives auxquelles participe l’équipe nationale. Cela dit, à vrai dire, la défaite des Diables rouges, fût-elle lourde, ne surprend guère les fins connaisseurs du football congolais. Tant il est vrai que les « Diables » du Congo les ont souvent habitués à ce genre de débandade juste au moment où les Congolais croient retrouver l’équipe des grandes épopées. Les raisons de ces échecs à répétition et retentissants sont à la fois lointaines et actuelles. Tout comme les responsabilités sont partagées. Mais une chose est sûre, il va falloir revoir les logiciels utilisés jusqu’à ce jour pour gérer ce secteur, apprendre à voir ce qui se passe ailleurs sans toutefois céder au complexe et surtout arrêter de se mentir. Car le football congolais est malade.