Maroc. La croissance de l’activité du secteur manufacturier s’accélère à fin 2024

Le secteur extractif a enregistré une croissance de son indice de production de 21%, contre un recul de 5,3% un an auparavant, selon la DEPF Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances, la croissance de l’activité du secteur manufacturier s’est accélérée en 2024. Les données montrent que l’indice de production du secteur manufacturier s’est inscrit en hausse de 5,4% à fin 2024, après une augmentation de 2% un an auparavant, a-t-elle indiqué dans sa note de conjoncture du mois de mars 2025 (N°337). D’après les explications de la DEPF, « cette accélération de croissance fait suite à la bonne dynamique enregistrée au cours des quatre trimestres de l’année 2024, soit des performances de +5% au quatrième trimestre, de +9,2% au troisième trimestre, de +5,8% au deuxième trimestre et de +2% au premier trimestre 2024». Il est important de noter que l’évolution observée au quatrième trimestre de l’année écoulée est justifiée essentiellement par le renforcement des indices de production de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques (+12,5%), de l’industrie chimique (+6,6%), de la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques (+25,7%), de la fabrication de produits à base de tabac (+5,6%), des industries alimentaires (+2,4%) et de l’industrie pharmaceutique (+7,6%), comme l’a relevé la note de conjoncture. Commentant les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib auprès du secteur manufacturier, la DEPF rappelle que ceux-ci font état d’une amélioration de l’activité au premier mois de 2025 par rapport au mois précédent. En conséquence, la production aurait connu une augmentation dans les branches de la « chimie et parachimie» et de « textile et cuir», a-t-elle ajouté. Poursuivant son analyse, la Direction fait état, cependant, d’une stagnation dans le secteur de l’«agroalimentaire» et une diminution dans celui de la «mécanique et métallurgie» ; alors que les ventes auraient augmenté dans toutes les branches d’activité, hormis celle de la «mécanique et métallurgie» où elles auraient plutôt stagné. A souligner également la stabilité du taux d’utilisation des capacités de production (TUC) à 78% en janvier 2025, niveau quasiment identique à celui observé l’année précédente (-0,2 point). La DEPF attribue cette évolution à une hausse du TUC de 1 point au niveau de chacune des industries «agroalimentaire» et de «textile et cuir» et une quasi-stagnation pour celle de la « chimie et parachimie» ; alors que le TUC de l’industrie «mécanique et métallurgie» a reculé d’un point. Dans sa note, la DEPF indique, en outre que « le secteur extractif a clôturé l’année 2024 avec une croissance de son indice de production de 21%, contre un recul de 5,3% un an auparavant». La même source justifie cette performance par des hausses de 28,6% au premier trimestre, de +29% au deuxième trimestre, de +22,4% au troisième trimestre et de +9,2% au quatrième trimestre 2024. Composante importante du secteur extractif, la production de phosphate roche s’est raffermie de 24,5% au terme des onze premiers mois de 2024, contre une baisse de 10,8% un an plus tôt ; tandis que la production des dérivés de phosphates s’est, pour sa part, renforcée de 22%, après un retrait de 3,7% à fin novembre 2023. Toujours selon le document, « au premier mois de 2025, le chiffre d’affaires à l’export des phosphates et dérivés a atteint 5,6 milliards de dirhams, en contraction de 10,7% après une hausse de 17,9% un an auparavant», suite au recul des expéditions de phosphate brut de 36% et de ses dérivés de 7,6%. La DEPF note, en revanche, le raffermissement des ventes à l’étranger des autres extractions minières de 21,2% à fin janvier 2025, après un repli de 24,4% un an auparavant. S’agissant de la production de l’énergie électrique, au niveau national, elle a augmenté de 6,7% au terme du premier mois de 2025, après une amélioration de 9,4% un an plus tôt. «Cette progression a été tirée par un accroissement de la production privée d’électricité de 9,6% et de celle de l’ONEE de 1,1%», selon les explications contenues dans la note qui fait, par ailleurs, état du recul de 3,5% de la production des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 au lieu d’une hausse de 31,5% à fin janvier 2024. Principal baromètre de l’activité de construction, «les ventes de ciment ont continué de s’accroître significativement au cours des deux premiers mois de 2025, avec des performances de +11,5% au mois de février et de +13,8% au mois de janvier 2025», a fait savoir la Direction. Et d’ajouter qu’au total, les ventes de ciment se sont raffermies de 12,6% au titre des deux premiers mois de 2025, après une hausse de 7,5% un an auparavant. Alain Bouithy
Secteur manufacturier : L’activité maintient une dynamique positive à fin 2024

L’activité du secteur manufacturier a poursuivi sa dynamique positive au terme de l’année 2024, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Selon ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances, «la valeur ajoutée du secteur manufacturier s’est améliorée, en moyenne, de 4,2% au terme des neuf premiers mois de 2024, au lieu d’une hausse de 1,1% un an plus tôt». Cette progression s’explique par une accélération significative de la croissance observée au cours du troisième trimestre 2024 (+7,5%), suite à une augmentation de 2,9% au deuxième trimestre et de 2,1% au premier trimestre de la même année, a indiqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de février 2025 (N°336). Selon la même source, cette évolution à fin septembre 2024 a bénéficié, d’une part, de la croissance, en moyenne, consolidée des valeurs ajoutées de la «fabrication de matériel de transport» (+15,2%) et de la «fabrication de produits chimiques» (+16,3%). Dans sa note, la Direction ajoute qu’elle est liée, d’autre part, à l’amélioration de la valeur ajoutée des branches de la «fabrication d’articles en caoutchouc et en matières plastiques, et autres produits minéraux non métalliques» (+3,2%), de la «fabrication de produits alimentaires et de boissons» (+1%), de la «fabrication d’ordinateurs, d’articles électroniques et optiques» (+23,7%) et de la «fabrication de produits métallurgiques de base et d’ouvrages en métaux, sauf machines et matériel» (+0,8%). Comme l’indique le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) qui a atteint 77,7% en moyenne durant l’année 2024, cette progression favorable se serait poursuivie au terme de l’année écoulée, réalisant ainsi un record par rapport aux dix-sept dernières années. Il est important de noter que le TUC s’est accru de 3,3 points en une année, après une progression de 2,1 points un an auparavant, d’après les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib menée auprès des patrons opérant dans le secteur manufacturier. La DEPF rapporte dans la note de conjoncture que cet accroissement s’explique par le renforcement du TUC au niveau des industries «mécanique et métallurgie» (+10,3 points), «électrique et électronique» (+3,8 points) et «chimique et parachimique» (+3points). Les exportations du secteur manufacturier ont clôturé l’année 2024 sur une performance des expéditions de l’automobile de +6,3% avec un chiffre d’affaires à l’export record de 157,6 milliards de dirhams, a par ailleurs fait savoir la DEPF dans sa note. Selon la même source, la valeur des ventes des dérivés de phosphates à l’étranger s’est raffermie de 13,5% et celle de l’aéronautique de 14,9% ; tandis que la valeur ajoutée des exportations de l’électronique et électricité et de l’industrie alimentaire est restée quasiment stable par rapport à fin 2023 (+0,1%et -0,1% respectivement). Alain Bouithy
Maroc. L’activité du secteur manufacturier suit une tendance favorable

L’activité du secteur manufacturier a suivi une tendance globalement favorable au titre du troisième trimestre 2023, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). « Le secteur manufacturier a clôturé le premier semestre 2023 sur une quasi-stagnation de sa valeur ajoutée (-0,2% en moyenne), après une légère baisse de 0,5% un an auparavant », a indiqué ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Cette évolution est attribuée à la baisse de 2,1% au titre du deuxième trimestre 2023, atténuée par un accroissement de 1,8% au premier trimestre 2023, a expliqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de novembre 2023 (N°321). « La production du secteur manufacturier semble en amélioration au troisième trimestre de l’année », a-t-elle souligné en se basant sur les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib. Selon les chiffres, entre les mois d’août et de septembre 2023, l’accroissement de la production aurait été observé dans toutes les branches d’activité, excepté dans celle de l’agro-alimentaire où elle aurait plutôt reculé ; tandis que les ventes auraient progressé dans l’ensemble des branches hormis celles de l’agro-alimentaire et de la «chimie et parachimie» où elles se seraient repliées. En amélioration de 4,4 points en une année, après une baisse de 0,6 point l’année dernière, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) aurait atteint 75,7% au terme du troisième trimestre de l’année en cours, signant ainsi sa meilleure performance sur les 14 dernières années. Les données montrent que cette progression a concerné l’ensemble des branches d’activité, notamment le « textile et cuir » (+11,3 points), la « mécanique et métallurgie » (+8 points), l’«électrique et électronique» (+5,7 points), la «chimie et para-chimie» (+3 points) et l’«agro-alimentaire» (+1,7 point), comme cela a été précisé dans la note ajoutant que le TUC se serait accru de 2,3 points au terme des neuf premiers mois de 2023 pour atteindre 73,9%, après une baisse de 0,6 point un an auparavant. Dans sa note de conjoncture, la DEPF fait état des bonnes performances des exportations du secteur manufacturier, en valeur, au troisième trimestre. Des évolutions observées « notamment au niveau de l’automobile, de l’électronique et électricité, et de l’industrie pharmaceutique dont les taux de croissance ont été respectivement de +30,6%, +25,9% et +18,3% ». Soulignons qu’au terme des neuf premiers mois de l’année, les exportations du secteur de l’automobile se sont raffermies de 33,1%, a-t-elle fait remarquer de même source ; ajoutant que celles de l’électronique et électricité ont progressé de 30,7%, celles du textile et cuir de 7,2% et celles de l’industrie pharmaceutique de 19,9%. Quant aux dérivés de phosphates, les chiffres suggèrent que la valeur de leurs ventes à l’étranger s’est repliée de 40% à fin septembre 2023, après +65% un an auparavant; alors que le volume de ces expéditions s’est renforcé de son côté au titre de la même période de 3,3%, en raison d’une performance de +12,9% lors du troisième trimestre 2023. Soulignons également que, pour le quatrième trimestre 2023, les industriels s’attendent à un accroissement de la production et des ventes dans toutes les branches d’activité. Alain Bouithy
Maroc: le secteur manufacturier connaît une évolution favorable au troisième trimestre trimestre

Au troisième trimestre 2023, le secteur manufacturier aurait affiché un accroissement de la production entre les mois d’août et juillet 2023, d’après les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib (BAM) auprès du secteur manufacturier. Cette progression aurait été tirée par une bonne tenue de la production des secteurs de l’« agro-alimentaire », de la « chimie et parachimie » et du « textile et cuir », selon la Banque centrale. Pour mieux apprécier cette évolution, et à titre de comparaison, BAM rapporte que la valeur ajoutée du secteur manufacturier a enregistré une baisse de 2,1% au deuxième trimestre 2023, après une amélioration de 1,8% au premier trimestre 2023. Ainsi, en moyenne, la valeur ajoutée du secteur a clôturé le premier semestre 2023 sur une quasi-stagnation (-0,2%), après un retrait de 0,5% un an auparavant. D’après toujours l’institution, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) aurait enregistré une bonne performance durant les deux premiers mois du troisième trimestre 2023, comparé à la même période de l’année dernière. Le TUC s’est, en effet, accru de 5,6 points, atteignant 75,6%, après une baisse de 1,3 point un an plus tôt. Dans le détail, cette amélioration a concerné l’ensemble des branches d’activité, notamment, le « textile et cuir» (+14 points), la « mécanique et métallurgie » (+10,5 points), l’« électrique et électronique » (+8 points), l’ « agro-alimentaire » (+4 points) et la « chimique et para-chimique » (+3 points), a indiqué BAM notant que le TUC se serait accru de 2,3 points à fin août 2023 pour se situer à 73,7%, après une baisse de 0,8% il y a une année, a-t-elle précisé. En parallèle, la valeur des exportations du secteur manufacturier a poursuivi sa progression notable au cours des deux premiers mois du T3-2023, particulièrement au niveau de l’industrie automobile (+40,2%), de l’électronique et électricité (+31,4%) et de l’industrie pharmaceutique (+33,2%). A fin août 2023, la valeur des ventes à l’étranger des produits manufacturiers s’est consolidée dansles secteurs de l’automobile (+35,6%), de l’électronique et électricité (+32,8%), du textile et cuir(+9,2%) et de l’industrie pharmaceutique (+23,4%). En revanche, elle s’est inscrite à la baisse auniveau de l’industrie alimentaire (-2,8%), de l’aéronautique (-3,7%) et des dérivés de phosphates(-37,7%), après des performances notables l’année dernière, soit respectivement +27,5%, +56,6%et +66,8%.Pour les mois de septembre, octobre et novembre 2023, les industriels ont anticipé un accroissement de la production et des ventes dans toutes les branches d’activité, à l’exception de l’« agro-alimentaire » et de la « mécanique et métallurgie », où ils s’attendent plutôt à une stagnation de la production. Martin Kam
Maroc. Atténuation du recul de la valeur ajoutée du secteur manufacturier

En se situant, en variation annuelle, à +0,9%, «la progression de la valeur ajoutée du secteur manufacturier a enregistré un ralentissement à fin septembre 2022», a annoncé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Selon ce Département relevant du ministère de l’Economie et des Finances, «cette évolution fait suite à une hausse exceptionnelle de 7,3% l’année dernière qui a succédé à une baisse de 8,4%, à fin septembre 2020, sous l’effet de la crise de la COVID-19». Dans sa note de conjoncture du mois de janvier 2023 (N°311), la DEPF indique que la baisse de la valeur ajoutée du secteur manufacturier s’est atténuée par rapport à son niveau pré-crise. En effet, selon les données recueillies, elle s’est établie à -1,8% à fin septembre 2022, après -2,6% un an auparavant. La même source constate toutefois que «l’évolution, en glissement annuel, de la valeur ajoutée du secteur à fin septembre 2022, renferme un redressement de cette dernière de 2,8% au troisième trimestre 2022 et de 2,3% au deuxième trimestre 2022, après une baisse de 2,4% au premier trimestre 2022 et une hausse de 2,5% au troisième trimestre 2021». Aussi, comparativement à la même période d’avant la crise (troisième trimestre 2019), il apparaît que la valeur ajoutée du secteur s’est améliorée de 0,7%. Selon une analyse de la DEPF, la progression, en glissement annuel, au titre du troisième trimestre 2022 a été portée par l’accélération de la croissance dans plusieurs branches d’activités. Il s’agit, notamment, de la «fabrication de produits alimentaires et de boissons» (+10,1% au T3-2022, après+6% au T2-2022 et +7,4% au T3-2021), la «fabrication de matériel de transport» (+18%, après +13,2% et -4,8%) et la «fabrication de produits pharmaceutiques de base et de préparations pharmaceutiques» (+22,9%, après +0,9% et +8,7%). Cette évolution a été aussi portée par l’accélération de la croissance dans les branches d’activités «fabrication de produits métallurgiques de base et d’ouvrages en métaux, sauf machines et matériel» (+10,8%, après +8,7% et +5,3%). Dans sa note, la DEPF affirme que la dynamique des deux derniers trimestres se serait maintenue pour le quatrième trimestre 2022. Elle en veut pour preuve «l’accroissement du taux d’utilisation des capacités de production (TUC), au titre des deux premiers mois du quatrièmetrimestre2022 de 2,1 points en une année». Selon ses explications, cette amélioration a concerné la majorité des branches d’activités, notamment le «textile et cuir» (+10 points), l’«électrique et électronique» (+10 points), la «mécanique et métallurgique» (+4,5 points)et l’agro-alimentaire (+2,5 points), contre une baisse de 2pointsdans la branche chimique et para-chimique. A noter qu’au terme des onze premiers de 2022, le TUC s’est établi en moyenne à 72,2%, soit quasiment le même niveau atteint l’année précédente (72,3%), quoiqu’inférieur de 2,2 points par rapport à son niveau pré-crise (fin novembre 2019),a-t-elle souligné dans sa note de conjoncture. Il est à rappeler que cette bonne tenue au titre des deux premiers mois du quatrième trimestre 2022 s’est confirmée également par le renforcement de la valeur des exportations du secteur, notamment l’automobile (+35,3%), l’électronique et électricité (+55,6%), les dérivés de phosphates (+8,6%), l’industrie alimentaire (+19,2%), le textile et cuir (+5,5%)et l’industrie pharmaceutique (+19,9%),comme l’a indiqué la DEPF dans sa note. Soulignons enfin qu’au terme des onze premiers mois de 2022, «la valeur des expéditions des dérivés de phosphates s’est raffermie de 54,7%, celles de l’automobile de 35%, du textile et cuir de 22,2%, de l’industrie alimentaire de 21,8%, de l’aéronautique de 39,8%, de l’électronique et électricité de 38,3% et de l’industrie pharmaceutique de 5,8%», a conclu la note. Alain Bouithy
Maroc. Quasi-stagnation de la valeur ajoutée du secteur manufacturier au premier semestre

Les données publiées récemment par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances, font apparaître une quasi-stagnation de la valeur ajoutée du secteur manufacturier au titre du premier semestre 2022. Comme l’a souligné la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de novembre 2022 (N°309), cette quasi-stagnation intervient après une hausse de 9,7% enregistrée un an auparavant et un repli de 10,5% observé au premier semestre 2020 sous l’impact de la pandémie de Covid-19. A titre de rappel, en dépit du contexte international peu favorable, la valeur ajoutée du secteur manufacturier s’était redressée de 2,3% au deuxième trimestre 2022, après une baisse de 2,4% au premier trimestre de la même année. L’analyse des données relatives à ce secteur, au terme du premier semestre 2022, montre que l’évolution positive a concerné notamment la «fabrication de produits alimentaires et de boissons» (+2,4%), la «fabrication de matériel de transport» (+6,3%), la «fabrication de produits métallurgiques de base et d’ouvrages en métaux, sauf machines et matériel» (+4,3%) et la «fabrication de matériel électrique» (+8,2%). D’après ces mêmes données, cette évolution a également concerné la «fabrication de produits pharmaceutiques de base et de préparations pharmaceutiques» (+5,1%), la «fabrication de textiles, d’articles d’habillement, de cuir et d’articles de cuir» (+1,4%) et la «fabrication d’articles en bois et en papier; imprimerie et reproduction de supports» (+2%). La DEPF a en revanche noté une baisse de 6,6% au niveau de la «fabrication de produits chimiques» et de 1,2% au niveau de la «fabrication d’articles en caoutchouc et en matières plastiques, et autres produits minéraux non métalliques», a-t-elle indiqué dans sa note. Qu’à cela ne tienne, les données recueillies par le Haut-commissariat au plan (HCP) et élaborées par le DEPF suggèrent que la valeur des exportations du secteur manufacturier a poursuivi globalement sa croissance au troisième trimestre 2022. De ces chiffres, il ressort que « le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) s’est établi à 71,3%, au titre du troisième trimestre 2022, d’après les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib auprès du secteur manufacturier, soit quasiment le même niveau enregistré l’année précédente (- 0,3 point) », a expliqué la DEPF. Des mêmes données, il apparaît que, par rapport à son niveau d’avant la crise, le TUC a baissé de 1 point au troisième trimestre 2022, après avoir perdu 2 points au deuxième trimestre 2022 et le double (4) au premier trimestre de cette année. En se situant à 74%, en septembre 2022, le TUC a connu une amélioration d’1 point par rapport au mois de septembre 2021. Selon les observations de la DEPF, «le TUC du mois de septembre 2022 s’est également accru de 1 point par rapport au même mois de l’année 2019, profitant, comparativement à ces deux années, d’un accroissement dans l’ensemble des branches d’activité, excepté pour celle des industries chimiques et para-chimiques ». S’agissant des échanges avec l’extérieur du secteur manufacturier, la DEPF a fait état d’un raffermissement notable de la valeur des exportations du secteur au troisième trimestre 2022, en glissement annuel. Il s’agit notamment de la valeur des exportations des dérivés de phosphate (+39,2%), de l’automobile (+46,5%), du textile et cuir (+16,8%), de l’aéronautique (+37,2%), de l’électronique et électricité (+39,2%) et de l’industrie alimentaire (+7,6%). Alain Bouithy
Maroc. La valeur ajoutée du secteur manufacturier recule au premier trimestre

La valeur ajoutée du secteur manufacturier a connu une baisse au premier trimestre 2022 de 2,4%, en glissement annuel, après avoir enregistré +5,1% au quatrième trimestre 2021 et une légère baisse de 0,8% au premier trimestre 2021, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Ce recul intervient après le redressement significatif observé lors des derniers trimestres, et après avoir dépassé son niveau pré-crise au quatrième trimestre 2021, a souligné la DEPF dans sa note de conjoncture de juillet 2022. « Cette évolution est intervenue dans un contexte international difficile marqué par la hausse des prix des matières premières et énergétiques et par des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et de production », a fait savoir ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances constatant que la valeur ajoutée du secteur a diminué de 2,4% comparativement au premier trimestre 2019. Dans le détail, au titre du premier trimestre 2022, le retrait, en glissement annuel, a concerné particulièrement la valeur ajoutée des industries de « fabrication de produits chimiques » (-6,9%, après +2,8% un an auparavant), de « fabrication de produits alimentaires et de boissons » (-1,1%, après +1,3%), de « fabrication de textiles, d’articles d’habillement, de cuir et d’articles de cuir » (-1,9%, après -5,9%). D’après la même source, la baisse de la valeur ajoutée a également été constatée au niveau des industries de « fabrication de matériel électrique » (-4%, après +3,9%), de «fabrication d’articles en bois et en papier; imprimerie et reproduction de supports» (-2,5%, après +0,5%) et de «fabrication de matériel de transport» (-0,6%, après -2,9%). Dans sa note de conjoncture, la DEPF annonce que des hausses ont été enregistrées au niveau du secteur de la «fabrication de produits pharmaceutiques de base et de préparations pharmaceutiques» qui a progressé de +9,2%, après avoir accusé un recul 0,3% au cours de l’année précédente. Des hausses ont également été observées au niveau des secteurs de la «fabrication d’articles en caoutchouc et en matières plastiques, et autres produits minéraux non métalliques» (+1,4%, après +2,4%) et de la «fabrication de machines et de matériel, n.c.a » (+2,7%, après -3,9%). Il faut en outre noter qu’au cours des trois premiers mois de l’année, une quasi-stagnation a été observée au niveau de l’industrie de « Fabrication de produits métallurgiques de base et d’ouvrages en métaux, sauf machines et matériel ». Selon la Direction des études et des prévisions financières, la valeur ajoutée de ce secteur a connu une amélioration de +0,1% après un recul de 2,2%. Il est à rappeler qu’en mai 2022, les résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib, menée auprès du secteur manufacturier, indiquent une poursuite de l’amélioration de l’activité d’un mois à l’autre. De cette enquête, il ressort que la production aurait progressé dans toutes les branches d’activité à l’exception de la « chimie et parachimie » et de l’« électrique et électronique » où elle aurait baissé, a relevé la DEPF. Autres enseignements tirés de la même étude : les ventes auraient stagné suite à une hausse dans la branche «mécanique et métallurgie» et dans l’«électrique et électronique»; mais elles auraient baissé dans le «textile et cuir » et dans la « chimie et parachimie» et une stagnation dans l’«agroalimentaire». Il ressort de la même enquête que « le taux d’utilisation des capacités de production a atteint 72,5% au titre des deux premiers mois du deuxième trimestre 2022, soit le même taux enregistré au cours de la même période de l’année précédente », a également relevé la DEPF dans sa note. Et de préciser que cette évolution incorpore une hausse au niveau des industries de textile et cuir (+9 points), mécanique et métallurgique (+8 points), électrique et électronique (+2 points) et chimique et para-chimique (+0,5 point), contre une baisse de 3,5% au niveau de l’industrie alimentaire. Quant à la valeur des exportations du secteur, le constat est qu’elle a poursuivi « sa progression au titre des deux premiers mois du deuxième trimestre 2022, avec des croissances à deux chiffres dans la majorité des secteurs », a-t-elle noté. Des croissances qui ont notamment concerné les exportations des dérivés de phosphates (+121,4%), de l’automobile (+58,5%), du textile et cuir (+32,9%), de l’industrie alimentaire (+31,2%), de l’aéronautique (+74,8%) et de l’électronique et électricité (+34,8%). Alain Bouithy