Congo. Caisses de Retraite des Fonctionnaires : Les retraités boudent le projet de loi de finances 2022

Les retraités émargeant à la Caisse de retraite des fonctionnai0res (CRF) ont déclaré, le 29 novembre 20121 à Brazzaville, leur mécontentement face au projet de budget 2022 du gouvernement en examen au Parlement. Les retraités ont accepté les propos du président du Sénat, Pierre Ngolo, qui leur a dit qu’il travaillera avec la commission Economie et Finances de cette chambre haute du Parlement tout en leur conseillant de demander à leurs adhérents de prendre le mal en patience. Il les a assurés que ce n’était pour le moment qu’un projet susceptible d’être amélioré, ce qui sera fait dans le cas où ce serait possible. Le président de la commission Economie et Finances du Sénat, Jean Marie Epouma, a quant à lui rappelé que sa structure qui a reçu le directeur général du budget le lui a signifié et que le Sénat attend d’auditionner le ministre des Finances. Il s’agit d’un projet de budget comme ils l’ont dit au directeur général. Il leur a dit qu’ils avaient dans ce texte du budget 49 milliards FCFA qui ne leur garantit que quatre mois environ dans l’année sur douze, et ce qui ne s’explique pas. Les retraités émargeant à la CRF qui accumulent trente et huit mois d’arriérés de pensions depuis 2016, ne veulent plus revivre la même situation en 2022. C’est pour cette raison qu’ils rejettent les 49, 853 milliards FCFA inscrits au projet de loi de finances exercice 2022 alors qu’il faut 133 milliards FCFA. Les représentants des trois organisations des retraités dont de la Coordination nationale des fédérations des associations des retraités (CNAFARA/CRF) et la Fédération des associations des retraités (FAR/CRF) se sont félicitées des engagements du Sénat. Ils menaçaient d’organiser des sit-in devant le Palais des congrès à partir du 30 novembre 2021 mais cette initiative est suspendue en attendant la fin des négociations. Florent Sogni Zaou
Congo-syndicat : Les retraités en sit-in devant la primature

Les retraités de la république du Congo organise depuis le 25 octobre 2021 un sit-in devant la primature pour revendiquer trois mois de pensions sur les 36 mois qui leur sont dus par le pouvoir en place. Cette décison est le résultat de l’Assemblée générale du 21 octobre 2021 des organisations des retraités payés par la Caisse des Retraites des fonctionnaires (CRF). Ces organisations ont rendu publique une déclaration dans laquelle leurs présidents respectifs invitent l’ensemble des retraités à l’observation d’un sit-in à durée illimitée devant le siège de la Primature et dans les chefs lieux des départements à compter du 25 octobre 2021. Le communiqué insiste que ce sit-in ne sera levé que conte le le paiement de trois mois de pension. Ce sit-in est la conséquence du refus de dialoguer du gouvernement Makosso ayant introduit une des demandes d’audience auprès du Premier ministre afin de trouver des solutions aux problèmes. Ils ont rappelé que le sit-in du 10 mai 2021 n’avait été que suspendu pour permettre l’installation de l’équipe gouvernementale. La situation des retraités n’ayant pas connu d’amélioration, ils relancent le sit-in suspendu en mai dernier.
Congo-Retraites : Le gouvernement envisage le suivi régulier

«On retiendra que le gouvernement prévoit d’opérer des tirages de 131 milliards FCFA au titre des prêts projets et de 119 milliards FCFA en équivalant des DTS attendus, au titre de l’allocution spéciale décidée par le FMI pour soutenir les économies dans le cadre du Covid. On note que l’amortissement de la dette reste l’épineux problème en financement car il représente les 100% des charges de trésorerie soit 857,9 milliards FCFA», a dit le ministre Ludovic Ngatsé. Il a affirmé que la volonté du gouvernement de relancer la coopération avec les partenaires au développement qui aboutirait à la conclusion d’un programme avec le FMI. Le Congo devrait bénéficier des facilités susceptibles d’apporter quelques solutions au problème de la dette extérieure, de poursuivre les négociations avec le Club de Londres afin d’amener certains créanciers à un accord ferme. Les autres mécanismes étant les recours aux financements des partenaires techniques et financiers, à des conditions concessionnelles, la relance des négociations avec tous les créanciers bilatéraux, le recours au marché financier sous régional, le suivi rigoureux et le respect ferme des engagements des différents partenaires. Le gouvernement envisage le suivi régulier des facteurs internes des risques budgétaires à travers la création d’un comité interministériel de suivi des risques budgétaires. Il entend assurer la régulation budgétaire en fonction de l’évolution de la trésorerie, de renforcer le contrôle sur les caisses d’avance et les caisses de menues recettes, instituer la carte biométrique pour l’ensemble des agents fonctionnaires et contractuels de l’Etat. Il s’agira de renvoyer systématiquement à la retraite les agents en fin de carrière administrative, limiter les missions de l’Etat à l’étranger en privilégiant le télétravail, renforcer le contrôle des budgets de transfert, instituer pour l’ensemble des ministères une revue trimestrielle des dépenses sectorielles, imposer le virement bancaire de l’ensemble des agents publics dépendant du trésor, à partir du compte du trésorier payeur général. L’Etat envisage aussi de renforcer les effectifs des enseignants par le recrutement des enseignants et des personnels de santé dans la limite du tiers du coût des sorties. Florent Sogni Zaou
Congo Brazzaville. Soyez à nos places

TRIBUNE. J’interviens, ici, comme citoyen congolais, en retraite, après une trentaine d’années de bons et loyaux services rendus à mon pays. Comme moi, retraité, des centaines de compatriotes, n’ayant pas subi la force et la règle de loi de la mise en retraite obligatoire, continuent d’exercer, paisiblement, dans les rouages du pouvoir du Président Sassou Nguesso. Pendant que nous, ordinaires retraités, assis dans nos maisons, fragilisés par l’âge et la maladie, accusons plusieurs mois d’arriérés de pension de la CRF et de la CNSS, nos compatriotes qui sont là-bas, perçoivent, leurs émoluments, même si dit on, ceux ci ne sont pas réguliers. J’écris ces lignes pour m’adresser à ces compatriotes. Exprimer ma forte indignation, devant ce qui apparaît comme leur posture volontaire, au motif qu’ils ne nous donnent pas la preuve de prendre faits et cause pour nous autres, retraités sans fonction. Alors que leurs places ne sont pas, en situation normale, selon les lois de la République, dans le système du Président Sassou Nguesso, mais dans les positions de démobilisation, comme nous. Il circule, sur les réseaux sociaux, une affaire rocambolesque et invraisemblable de disparition de 4 Milliards CFA, affectés par le Trésor public aux malheureux retraités de la CRF que nous sommes. Et Mr François Nguimbi, Directeur en chaire de la CRF, y serait dans tous ses états, face à un tel drame qui est, ni plus ni moins, qu’un crime économique. Vrai ou faux. En tout cas, un audio d’un coordonnateur des récriminations des retraités le clame, haut et fort. Aimerions, là dessus, une explication du Ministre de tutelle, de surcroît, Vice Premier Ministre. On en est à une deuxième histoire de subvention volatilisée de la CRF, d’un montant, quasi similaire. La première s’étant déroulée, il y a quelque temps. Toujours, sans justification des pouvoirs publics. Soyez à nos places, compatriotes, Mesdames Messieurs. Vous qui êtes là bas, au soleil. Comme nous, retraités de la République, vous l’êtes. Notre cause est la vôtre. Plaidez là. Et bien. Par vos rangs et grades, vous serez compris. Et vous pourriez alléger nos souffrances. Sous d’autres cieux, vous seriez, à nos côtés, sur nos colonnes, lors de nos manifestations de protestation et d’exigence de paiement de nos droits. Ouabari Mariotti -Membre de l’UPADS Paris 12.12.2020
Congo. Tous, Congolais, nous le sommes.

TRIBUNE. Le Gouvernement congolais a un rapport singulier avec le corps des retraités du pays. Rapport, tantôt, étrangement complaisant, tantôt, injustement dur. Rapport complaisant dans la mesure où, pour le gouvernement, la retraite de certaines personnalités est synonyme d’enfer pour elles, donc de malheur. D’où, sa logique partiale de laisser ces personnalités poursuivre leurs activités, au-delà de l’âge de la retraite. Rapport dur, dans le cas général de ces retraités, aux pensions irrégulièrement versées, apparaissent comme le cadet des soucis du gouvernement. Aller dénicher Mr Emmanuel Ollita Ondongo, retraité de 84 ans, pour le nommer, en Conseil des Ministres, Président de la Haute Autorité de la Lutte contre la Corruption, parait surréaliste. Cela, dans un pays où le chômage atteint des proportions inégalées et où des cadres de haut niveau, baillent au corner, faute d’utilisation rationnelle. L’adjoint de Mr Emmanuel Ollita Ondongo, désigné dans les mêmes conditions, serait également un retraité. Ces nominations prises en compte, comment ne pas penser que le lot des retraités improductifs qui foisonnent à la Caisse Congolaise d’Amortissement- CCA, à la Trésorerie Paierie Générale du Congo, dans le reste des régies financières et au sein des autres administrations publiques sont la preuve manifeste de la gestion partisane du pays par le pouvoir du Président Sassou Nguesso. C’est au mal et au déshonneur de celui qui commet l’injustice que tourne l’injustice qu’il commet. Et le pire qu’un homme puisse se faire à soi même est de commettre une injustice envers autrui. Congolais, nous le sommes tous. Et la loi doit, indistinctement, s’appliquer à tous. Paris le 9 juillet 2020 Ouabari Mariotti – Membre de l’UPADS.
Congo-Brazzaville: les retraités réclament 21 mois d’arriérés de pensions

L’Union pour la défense des intérêts des retraités immatriculés à la Caisse de retraite des fonctionnaires vient d’adresser une lettre ouverte au Premier ministre congolais Clément Mouamba. Ce courrier contient une série de revendications de plus de 26 000 retraités, qui exigent notamment le paiement de 21 mois d’arriérés de pension cumulés depuis 2016. Dans une lettre ouverte à Clément Mouamba, les retraités rappellent au chef du gouvernement que « la pension n’est pas une aumône, ni une bourse, ni un salaire » et lui demandent de diligenter le règlement des arriérés de pension qui s’élèvent à 21 mois. « Nous rappelons au Premier ministre que nous sommes des retraités, des gens qui ont rendu d’énormes services à l’État et nous ne pouvons pas être traités comme des bêtes. Et même les bêtes dans une ferme sont nourries », a déclaré Eugène Bakoula, président du syndicat de défense des intérêts des retraités. Faute de pension, la vie des retraités a pris un tour tragique. « Nous souffrons et nous mourrons de faim et d’autres maladies. Nous ne pouvons pas acheter des produits dans certains cas », affirme Eugène Bakoula. « Ils sont venus me couper l’eau, et les agents de la société de distribution d’eau ont emporté le compteur. J’ai pu avoir un peu d’eau parce qu’il a plu, témoigne, écœuré, un autre retraité. Regardez comment on nous traite pour des sottises. » Pour l’heure, les arriérés de pension concernent 26 600 personnes, tandis que 8 100 nouveaux retraités attendent leur prise en charge, selon leur syndicat. RFI
OCDE : Les jeunes vieilliront dans des conditions moins favorables que les retraités actuels

Les jeunes générations seront durement touchées par le vieillissement démographique et la montée des inégalités, a annoncé l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un nouveau rapport « Preventing Ageing Unequally ». Selon cette organisation internationale d’études économiques, les jeunes générations feront face à des risques accrus d’inégalité à un âge avancé par rapport aux retraités actuels. « L’âge sera vécu de manière radicalement différente pour les générations nées à partir des années 60, sous l’effet de l’allongement de la durée de vie, de la diminution de la taille des cellules familiales, du creusement des inégalités tout au long de la vie active et des réformes qui ont réduit les pensions de retraite », a indiqué l’OCDE soulignant que certains groupes font face à des risque élevés de pauvreté pendant la vieillesse. Dans ce rapport, publié récemment, l’organisation a relevé que les inégalités s’accroissent d’une génération à l’autre et sont déjà plus marquées chez les jeunes qui se lancent aujourd’hui dans la vie active que chez les personnes âgées. Les auteurs du rapport ont ainsi estimé que « les personnes âgées de demain connaîtront donc des situations beaucoup plus variées : elles vivront plus longtemps, mais elles seront aussi plus nombreuses à avoir connu des épisodes de chômage et des salaires bas, tandis que certaines auront mené des carrières stables et bien rémunérées ». Ils ont aussi fait remarquer que les inégalités dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi et des revenus commencent à s’accumuler très tôt. Ainsi, ont-ils souligné « en moyenne sur l’ensemble des pays, un homme de 25 ans diplômé de l’enseignement supérieur peut espérer vivre près de 8 ans de plus que son homologue moins diplômé; pour les femmes, cet écart est de 4.6 ans. À tout âge, les personnes en mauvaise santé travaillent moins et ont des revenus moindres même lorsqu’elles travaillent ». Le rapport a fait également remarquer que pour les hommes peu instruits, « être en mauvaise santé réduit les revenus d’activité perçus tout au long de la vie professionnelle de 33 %, contre une perte de 17 % pour les hommes ayant un niveau d’études élevé ». Dans un communiqué visible sur le site web de l’OCDE, il est aussi relevé que « les personnes aux revenus modestes ont généralement une espérance de vie inférieure à celle des personnes aux revenus élevés, ce qui diminue encore la totalité des prestations de retraite qu’elles perçoivent ». On y apprend aussi que « le relèvement de l’âge de la retraite tend à creuser les inégalités en termes de prestations totales entre les hauts et les bas salaires, mais l’impact est limité ». L’OCDE a toutefois indiqué que les inégalités entre hommes et femmes pendant la vieillesse vont probablement rester considérables, soulignant qu’« à l’heure actuelle, les prestations de retraite annuelles perçues par les plus de 65 ans sont inférieures de 27 % environ en moyenne pour les femmes, et ces dernières sont beaucoup plus touchées que les hommes par la pauvreté au moment de la vieillesse ».